Octobre 2019 Par Manon GOBEAUX Lu pour vous
« Le biais comportementaliste », sommes-nous toujours maître de nos choix ?
« Le biais comportementaliste » par Henri Bergeron, Patrick Castel, Sophie Dubuisson-Quellier, Jeanne Lazarus, Etienne Nouguez, Olivier Pilmis. Presses de Sciences Po.

Un panneau à l’entrée de votre quartier vous indique que vous recyclez moins que votre voisin, vous roulez en-dessous de 50 km/h et on vous sourit, vous êtes donneur d’organe par défaut… Ces exemples de notre quotidien sont ce qu’on nomme des « nudges ». Littéralement traduit comme « petit coup de coude », il va permettre au citoyen de prendre la meilleure décision pour lui et/ou pour la société qui l’entoure, tout en en lui laissant son libre arbitre. Facile, peu coûteux et applicable à bon nombre de domaines, vous pourrez alors choisir d’emprunter les escaliers plutôt que l’ascenseur, de rouler prudemment, de manger plus sainement…

Repris dans plusieurs pays, le nudging serait-il la solution aux problématiques et questionnements de nos sociétés ? L’action publique pourrait-elle se résumer à des coups de coude ? Six chercheurs de Sciences Po approfondissent la question dans leur ouvrage « Le biais comportementaliste ».

Table des matières

Introduction

L’économie comportementale dans le monde académique : une success-story

  • Saisir l’économie comportementale dans sa diversité
  • Vingt-cinq ans d’économie comportementale : le triomphe des approches psychologiques
  • Vie et destin de l’économie institutionnelle et de la rationalité limitée
  • La neuroéconomie ou les habits neufs de l’expérimentation comportementale

Corriger les biais

Essor de la politique du nudgeLes nudges en FranceLes raisons du succès

Tout est-il affaire de comportement ?

Une rationalité systématique biaiséeDes acteurs sans capacité d’apprentissage ni réflexivitéDes individus face à des (architectures de) choixLe bien commun peut-il être la somme des modifications comportementales individuelles ?

Conclusion

Bibliographie