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Quand le stress paraît

Le 30 Déc 20

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La pré-adolescence est une phase du développement de l’enfant pleine de perturbations. Les signes de la puberté commencent à apparaître, les pulsions sexuelles prennent de plus en plus de place dans son esprit et son corps, le besoin d’intimité et de pudeur s’installe, la recherche de son identité personnelle s’engage confusément. Une période de tension peut aussi apparaître avec le passage dans l’enseignement secondaire.
Peut-on parler de stress à propos des enfants? Comment vivent-ils ces situations et comment réagissent-ils dans leur vie de tous les jours? Comment pouvons-nous (en tant que parent ou enseignant par exemple) reconnaître les signes de stress?
Une brochure réalisée à l’initiative du Centre local de promotion de la santé de Bruxelles tente de répondre à ces questions, en prenant en considération les changements physiques, psychologiques et sociaux qui touchent les enfants à l’âge de la pré-adolescence.
Il ne s’agit pas de faire un manuel de psychologie, mais de pointer quelques moments-clés de l’évolution de l’enfant qui peuvent produire du stress, aussi bien chez lui que chez ses parents. Ici, aucun conseil précis ou recette toute faite concernant l’attitude à adopter, mais les auteurs veulent simplement attirer l’attention des adultes sur des moments importants de la vie de l’enfant: même si ces moments peuvent paraître anodins aux adultes, ils ont souvent pour l’enfant une importance capitale et font partie du processus de développement qui l’amène peu à peu à l’adolescence.
Le CLPS a recueilli des témoignages de spécialistes (psychologues ou médecin IMS) ou d’enseignants, ainsi que de parents et d’enfants entre 10 et 15 ans.
Le message principal est celui-ci: ‘devant toutes les situations de tension qu’elle (la brochure) décrit, des moyens souvent efficaces pour trouver des portes de sortie sont l’écoute, la dédramatisation et le dialogue, qui permettent de comprendre ces états de tension, de les intégrer et de les dépasser, aussi bien pour l’enfant que pour les parents. De même, c’est en multipliant les contacts avec l’extérieur que l’on se sent souvent moins seul, moins démuni, moins isolé face à un problème qui surgit dans l’éducation de son enfant. Alors pourquoi ne pas essayer de communiquer avec votre enfant et/ou d’autres adultes?’.
Adolescence. Quand le stress paraît. Tout ce que les parents ont toujours voulu savoir sur le stress des 10-15 ans, CLPS de Bruxelles/Question Santé, Bruxelles, 2000, 34 pages.
Renseignements: CLPS de Bruxelles, avenue Emile de Béco 67, 1050 Bruxelles. Tél.: 02-639 66 88. Fax: 02-639 66 86. Mél: clps.doc@swing.be

Attention au plomb dans la maison!

Le 30 Déc 20

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Cette brochure a été conçue et produite par Cultures & Santé dans le cadre d’une recherche-action, en partenariat avec l’Institut scientifique de santé publique, l’Office de la naissance et de l’enfance et le Laboratoire intercommunal de chimie et de bactériologie.
Elle sert de support pour les intervenants désireux d’aborder la problématique du saturnisme auprès des personnes occupant un logement à risque. Spécialement étudiée pour un public peu scolarisé, elle peut s’adresser à tout public.
Une première partie reprend les origines possibles des intoxications, la symptomatologie, les moyens de prévention et la démarche de soins en cas d’intoxication.
Dans la deuxième partie, la brochure présente des techniques de remédiation et les précautions à prendre lors de la rénovation des logements.
Enfin, une troisième partie fournit une série d’adresses d’organismes-ressources.
Cultures & Santé organise aussi des formations pour les professionnels intéressés par cette problèmatique (une journée).
Pour tout renseignement: Cultures & Santé, Barbara De Coster, chaussée de Mons 130, 1070 Bruxelles. Tél. 02-558 88 15. Fax 02-520 51 04. Mél: culturesante.claes@skynet.be

Le Réseau bruxellois des centres de documentation en santé

Le 30 Déc 20

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De nombreux centres de documentation dans le domaine de la santé et de la promotion de la santé existent en région bruxelloise.
Devant le volume sans cesse croissant du nombre de publications et le coût de plus en plus élevé du traitement de l’information, certains centres de documentation ont souhaité, à l’initiative du Centre local de promotion de la santé de Bruxelles, créer un réseau. Son fonctionnement repose sur le partenariat et une étroite collaboration entre ses membres.
A ce jour 20 centres de documentation y adhèrent, certains travaillent sur des thématiques précises (allergies, tabagisme, drogue, consommation, habitat, handicaps,…), d’autres couvrent l’ensemble de la promotion de la santé.
L’idée est d’associer l’ensemble des centres de documentation en santé de Bruxelles, d’instaurer un système de partage de l’information, d’échanger la documentation pour une meilleure prise en charge des demandes du public. Un site Internet est désormais accessible : https://www.rbdsante.be
Vous y trouverez:
* une présentation générale du Réseau;
* la présentation des membres du Réseau avec leur adresse, leurs thématiques, leur mode de fonctionnement, les services qu’ils proposent, un lien vers leur propre site…
* un accès thématique;
* des liens vers d’autres sites santé grand public ou plus scientifiques;
* un agenda.
Le Réseau souhaite au public et aux travailleurs de terrain une bonne visite sur ce site qui favorisera l’accès à une documentation de qualité.

Médicaments génériques: ça bouge enfin

Le 30 Déc 20

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Depuis l’introduction d’un système de remboursement de référence (1), la donne a manifestement changé. Dans de nombreux cas, la différence de prix entre la spécialité d’origine et le générique est devenue très importante. C’est à un point tel que certains fabricants ont baissé de manière significative le prix de vente de leurs produits pour ne pas perdre trop de parts de marché.
De quoi inciter les producteurs de génériques, qui ont encore de la marge, à baisser à leur tour leurs prix…
Plus que jamais, les mutualités entendent informer leurs affiliés en cette matière. Elles ont mis à jour leurs publications, et disposent avec l’internet d’un instrument souple pour suivre plus rapidement l’évolution du marché qu’avec des informations ‘papier’.

Les outils

  • Guide pratique Prix de référence , UNMS, Département Communication, rue St-Jean 32-38, 1000 Bruxelles.
  • Site: https://www.mutsoc.be . Possibilité dé télécharger le document.
  • Brochure Médicaments de marque et leurs alternatives : génériques et copies , UNML, SIES, rue St-Hubert 19, 1150 Bruxelles.
  • Site: https://www.mloz.be . Possibilité de faire une recherche sur base du nom de spécialité.
  • Brochure Les médicaments génériques , ANMC, Infor Santé, chée de Haecht 579/40, 1031 Bruxelles.
  • Site: https://www.mc.be . Possibilité de faire une recherche personnalisée (en fonction du statut de l’assuré, de la posologie et de la durée du traitement), et de télécharger le document.

Sans oublier le site du Centre belge d’information pharmacothérapeutique: https://www.cbip.be . Possibilité de faire une recherche d’après le nom de spécialité. Mis à jour en octobre 2001.

Une initiative peu appréciée par l’industrie pharmaceutique

La Mutualité socialiste a adressé en juin dernier un courrier à ses affiliés bénéficiaires d’une autorisation du médecin-conseil pour le remboursement de certains médicaments. Dans ce courrier, le nom du médicament prescrit était indiqué, ainsi que la liste des alternatives moins chères, avec cette question: Pourquoi ne pas en parler à votre médecin traitant?
L’Association générale de l’industrie du médicament a réagi en mettant en demeure la Mutualité socialiste de cesser cette information ciblée, puis en l’assignant en référé devant le Tribunal de première instance de Bruxelles.
Bonjour l’ambiance…(1) Depuis le 1er juin, la base de remboursement d’une spécialité originale pour laquelle existe une alternative moins onéreuse (médicament générique ou copie) a diminué de 16%. Cela signifie que de nombreux médicaments reviennent plus cher au patient, sauf si le médecin prescrit l’alternative, ou si le prix de la spécialité originale diminue.

Tabagisme passif ? Toxicité, danger !

Le 30 Déc 20

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Fumer nuit à la santé. Ne pas fumer ne suffit pas pour échapper au fléau. En effet, les non fumeurs inhalent aussi la fumée répandue dans l’atmosphère par un ou plusieurs fumeurs de cigarette, de pipe ou de cigare. C’est ce que l’on appelle le tabagisme passif.
Et, pour être passive, cette forme de tabagisme n’en est pas moins toxique elle aussi. En effet, la fumée de tabac contient plus de 4000 substances chimiques. Parmi elles, la nicotine, des irritants, le dangereux monoxyde de carbone, etc. Elle contient aussi plus de 60 cancérogènes. L’Académie de médecine française affirme même que la fumée de tabac ‘constitue la source la plus dangereuse de pollution de l’air domestique en raison de sa concentration élevée en produits toxiques mais aussi parce que l’on y est exposé à tout âge et pendant des périodes beaucoup plus longues que celles où l’on subit une pollution atmosphérique extérieure’.
Le Comité français d’éducation pour la santé (CFES) a donc consacré une petite brochure d’information au tabagisme passif. Elle explique ses effets désastreux sur le fœtus, sur le jeune enfant, mais aussi sur l’adulte. Elle rappelle la protection garantie par la loi française (fort proche de la loi belge en ce domaine): interdiction de fumer dans les hôpitaux, les transports en commun (sauf compartiments particuliers) et les réglementations en vigueur dans les cafés, les restaurants, les lieux de travail. Enfin, la brochure donne quelques informations sur l’inquiétude suscitée par ces révélations dans l’industrie du tabac. Celle-ci n’hésite d’ailleurs pas à mettre d’importants moyens en œuvre pour tenter d’influencer les résultats des enquêtes ou dévier l’attention du public en proposant de soi-disant solutions. Une liste de sites internet où recueillir une information sérieuse et complète termine la brochure.
‘Tabagisme passif’ est disponible au CFES, 2, rue Auguste Comte, BP 51, à 92174 Vanves cedex, France.

Le guide de l’hospitalisé

Le 30 Déc 20

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Puis-je choisir un hôpital quand je suis transporté en ambulance? Quels sont les médecins qui peuvent demander des suppléments d’honoraires? Comment connaître les suppléments d’honoraires qui peuvent m’être réclamés? Quel est le coût d’une hospitalisation? Puis-je bénéficier d’une intervention majorée?
Une des missions des mutualités est d’informer leurs affiliés sur les arcanes de notre système de soins de santé, pour leur faciliter l’accès à des soins de qualité à un coût raisonnable, tant pour la collectivité que pour les assurés sociaux.
Parmi les classiques de l’information, il y a évidemment tout ce qui touche à l’hospitalisation. Avec 1,7 millions d’admissions chaque année dans notre pays, cela fait beaucoup de gens intéressés, d’autant que leurs mutualités leur offrent en plus des produits complétant l’intervention financière de l’assurance obligatoire.
Le dernier en date de ces documents est le Guide de l’hospitalisé , une réalisation de l’Union nationale des mutualités libres (avec 1.600.000 de bénéficiaires, elle est la troisième en importance, après les mutualités chrétiennes et socialistes).
Il traite classiquement les points suivants: choix de l’hôpital, déclaration d’incapacité de travail, préparation, choix de la chambre et du médecin, acompte, sortie de l’hôpital, décès, facture, coût d’une hospitalisation, et assurance proposée par les Mutualités libres.
Complément intéressant, le site https://www.mloz.be/sh reprend les suppléments de chambres et d’honoraires des hôpitaux belges.
Pour rappel, l’UNML a aussi édité une brochure spécialement consacrée à l’hospitalisation de jour.
Le Guide de l’hospitalisé et la brochure Hospitalisation de jour sont disponibles gratuitement à l’UNML, Service Communication, rue Saint-Hubert 19, 1150 Bruxelles. Tél.: 02-778 92 11. Fax: 02-778 94 04. Ils peuvent également être consultés sur le site des mutualités libres.

Mal de vivre

Le 30 Déc 20

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Nous sommes nombreux à ne pas savoir vers qui nous tourner lorsque la vie perd de sa saveur et que le mal-être s’installe en nous. Certes, il n’est pas facile de reconnaître que cela ne va plus et d’oser demander de l’aide. Pourtant, cette prise de conscience peut nous aider à sortir de l’impasse.
La brochure Mal de vivre comment trouver de l’aide a été conçue sur base des témoignages recueillis lors d’animations des Mutualités et des Femmes prévoyantes socialistes autour du jeu Plein la tête, Bingo de la santé mentale (1). C’est dire si les informations qu’elle fournit s’ancrent dans la réalité quotidienne de chacun.
Ce document présente aussi bien des réflexions générales sur le bien-être et la souffrance que des informations précises sur les aides individuelles et collectives, et sur les médicaments de l’humeur. Il comprend aussi un important carnet d’adresses utiles.
La brochure Mal de vivre comment trouver de l’aide est disponible gratuitement à l’UNMS – Département Communication, rue Saint-Jean 32-38, 1000 Bruxelles. Courriell: unms@mutsoc.be. Elle peut aussi être téléchargée sur le site https://www.mutsoc.be , qui vient d’être sérieusement rafraîchi. (1) Voir Education Santé n° 162, pp. 13 et 14 pour la description de cet outil de promotion de la santé mentale.

Comprendre le cancer du sein non métastatique

Le 30 Déc 20

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Le cancer du sein est une maladie fréquente. Une femme sur douze développe un cancer du sein au cours de sa vie. Cette vie – vie de famille, vie de couple et vie professionnelle – s’en trouve profondément modifiée.
Grâce aux résultats de la recherche, on connaît mieux aujourd’hui le cancer du sein. Ces études ont permis d’améliorer son diagnostic et ses traitements.
Cette (grosse) brochure, réalisée par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer à Paris (1), est destinée en premier lieu aux femmes, mais aussi aux membres de leur famille et à leur entourage. Elle aborde exclusivement le cancer du sein non métastatique, forme la plus fréquente. Elle tente d’expliquer, avec des mots que les auteurs ont souhaité simples et clairs, ce que les médecins savent actuellement du cancer du sein, de ses traitements et de ses conséquences.
Ce guide a pour objectif de faciliter le dialogue entre la patiente et le médecin, d’aider les femmes et leurs proches à mieux comprendre la maladie et ses traitements, sans remplacer la relation individuelle et personnelle avec le médecin. Il est là pour aider à mieux poser ses questions au médecin et à l’équipe médicale, et mieux participer à la décision thérapeutique.
Le document comprend des résumés à la fin de chaque chapitre, correspondant aux informations clés identifiées et formulées par des patientes et d’anciennes patientes.
Un glossaire situé en fin de brochure explique le vocabulaire médical souvent utilisé par les médecins et les équipes soignantes.
Enfin, des fiches expliquent le déroulement des différents examens.
Renseignements: Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer, rue de Tolbiac 101, F-75013 Paris. Tél.: +1 44 23 04 62. Fax: +1 44 23 04 17. Courriel: fnclcc@fnclcc.fr. Internet: https://www.fnclcc.fr (1) Ce guide est issu du projet SOR SAVOIR PATIENT (Standards, Options et Recommandations pour le Savoir des Patients), projet mené par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer et les 20 centres de lutte contre le cancer, en collaboration avec la Ligue nationale contre le cancer et la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS).

Vieillir… et aimer

Le 30 Déc 20

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N’est-il pas vrai que le plaisir de la table n’est pas plus réservé aux ‘vieux’ que ne l’est le plaisir sexuel aux ‘jeunes’?
Depuis l’âge foetal jusqu’à la mort, nous sommes en effet des êtres sexués et, à tous les âges, l’humanité oscille entre désir et plaisir. C’est encore plus vrai aujourd’hui qu’il y a quelques décennies puisque l’espérance de vie augmente, puisque la vitalité se prolonge. Malgré cela, la sexualité des aînés représente encore un tabou dans notre société.
L’Union chrétienne des pensionnés (UCP), mouvement social actif et participatif des aînés, a brisé cette loi du silence en publiant une brochure intelligente et claire: ‘Vieillir et aimer’.
La première partie de la brochure explique la relation entre sexualité et vieillissement. Elle rappelle l’anatomie et la physiologie chez la femme, abordant aussi la ménopause et les modifications anatomiques et psychologiques. Elle fait de même avec l’anatomie et la physiologie chez l’homme, expliquant l’andropause et les diverses modifications liées à l’âge.
La deuxième partie, intitulée ‘Pour une sexualité épanouie du couple âgé’, se penche sur le désir, les zones érogènes, les caresses et aborde aussi les problèmes de diminution du désir ou de la puissance sexuelle, les maladies qui affectent la sexualité et les traitements appropriés.
La troisième et dernière partie de la brochure traite du problème de la solitude et de la sexualité.
Judicieux, un ‘forum’ propose un choix des questions que les couples vieillissants se posent le plus fréquemment. Enfin, un petit lexique, utile à tout âge, termine ce travail.
‘Vieillir et aimer’ est disponible au prix de 2,97 € à verser au compte 799-5500203-14 de l’UCP, 579 (boîte 40) chaussée de Haecht, 1031 Bruxelles. Tél.: 02 – 246 46 76. Courriel: ucpbe@skynet.be

Cap sur le handicap

Le 30 Déc 20

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L’an dernier, l’ACIH (Association chrétienne des invalides et handicapés) du Brabant wallon a été interpellée par une enseignante qui souhaitait aborder la thématique de la personne handicapée dans sa classe, et plus particulièrement l’accès de ces personnes aux endroits qui leur permettent une vie sociale (théâtres, magasins, banques, infrastructures communales…).
L’ACIH a dès lors conçu un module en 5 animations avec l’enseignante et le service Infor Santé de la Mutualité chrétienne. L’initiative a rencontré un tel succès que les partenaires ont décidé de réaliser un dossier d’animation qui permet aux enseignants intéressés de reproduire ce projet dans leur école.
Le dossier d’animation peut être obtenu gratuitement auprès de l’un des partenaires:
ACIH, Fabrice Laurent, bd des Archers 54, 1400 Nivelles. Tél.: 067-22 19 09.
Infor Santé, Eric Jauniaux, bd des Archers 54, 1400 Nivelles. Tél.: 067-89 36 87.

La promotion de la santé, une utopie bien réelle ou une réalité bien utopique

Le 30 Déc 20

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Cinq petites histoires

A la crèche, les enfants de la section des grands (2-5 ans) se chamaillent beaucoup. Après mûre réflexion, les puéricultrices décident d’instaurer deux ‘moments de folie’. Juste avant le repas et dans le milieu de l’après-midi, on pousse tous les meubles, on sort les grands coussins et les vélos. Les enfants sont invités à crier, à lancer les coussins en l’air, à les boxer, à foncer dedans avec les petits vélos… Ils doivent se donner à fond…
‘C’est bon pour eux’ , nous dit une puéricultrice. ‘Ils apprennent qu’on ne peut pas exploser à tout moment, qu’il y a d’autres moyens de se défouler que de mordre un copain. C’est comique, nous dit l’une d’entre elles, on dirait qu’ils sont plus cool après tout ça’.

C’est le nouveau concierge qui a lancé le mouvement. Il trouvait l’immeuble morose. ‘ Ca me foutait le bourdon’ . Il veillait à mettre des petits mots gentils dans les boîtes, à souhaiter les anniversaires… Maintenant, tout le monde s’ y est mis. Le samedi, quand le temps le permet, les locataires se réunissent dans la cour intérieure. On profite des meubles de jardin qu’on a achetés collectivement. Quand quelque chose ne va pas, on en discute tous ensemble: les poubelles qui encombrent le couloir, le manque d’espace pour les jeux des enfants…
On cherche des solutions, on réfléchit à la meilleure façon de les mettre en œuvre. Une école connaît des problèmes récurrents de pédiculose. Elle se met en contact avec le personnel du CPAS qui propose d’offrir un soutien concret aux familles pour gérer le problème. Il se déplace à domicile pour aider au nettoyage des literies, du matériel de toilette, pour l’achat des shampooings…
Les familles minimexées sont aidées pour l’accès économique aux remèdes. ‘ C’est quand même plus logique de s’attaquer aux causes du problème plutôt qu’à leurs symptômes… et puis c’est notre travail aussi d’aider à améliorer la vie quotidienne de ces personnes’ . La dirigeante d’une petite entreprise familiale décide d’aménager un coin repas confortable et convivial. Pendant un week-end, toute l’équipe rénove un local, y installe un frigo, un four à micro-ondes, une radio. Cette responsable explique: ‘J’en avais marre de voir les ouvriers manger leurs tartines dans un coin de l’atelier et puis, comme ça, ils se parlent et arrêtent de manger tous les jours n’importe quoi…. Ils sont plus détendus après la pause…’ Le personnel d’une section de la Croix-Rouge décide de ne plus donner les vêtements aux personnes qui se présentent à la permanence mais de vendre chemises, pantalons, robes… pour un prix symbolique. De plus, il choisit d’impliquer les personnes en difficultés dans la tenue du petit magasin…’ Ca leur rend une certaine dignité, un réseau social, des responsabilités …’ Savez-vous que vous venez de lire quelques exemples d’actions de promotion de la santé? Pourtant, les personnes qui les ont initiées ne se qualifient pas de promoteurs de santé. A les entendre, la santé ne serait pas leur affaire. Ils font de la promotion de la santé sans le savoir ou le revendiquer….

Qu’est-ce qui nous permet d’avancer de telles affirmations?

Plusieurs éléments interviennent dans notre diagnostic:
– ces interventions reposent sur une vision large de la santé. Elles font référence à la santé morale (avoir le bourdon, être stressé….), sociale (ne pas se parler, s’agresser…)… en plus de la santé physique (mal manger, avoir des poux…);
– ces interventions ont pour effet d’améliorer, à long terme, la santé du public concerné (les enfants apprennent à gérer le stress et la vie en groupe, les familles gèrent les causes de la pédiculose, les ouvriers acquièrent de nouvelles habitudes alimentaires, les personnes en difficulté retrouvent leur dignité, les habitants retrouvent des relations sociales…);
– ces interventions mettent en œuvre une ou plusieurs des stratégies sur lesquelles repose la promotion de la santé (les services du CPAS élargissent leurs missions habituelles et permettent aux personnes d’acquérir de nouvelles capacités, la responsable d’entreprise modifie le milieu en collaboration avec le public, les puéricultrices changent le milieu pour permettre la mise en pratique de nouvelles capacités…).
Ces exemples illustrent donc bien les critères clés de l’intervention en promotion de la santé. Ils montrent qu’au-delà de l’amélioration de l’état de santé (objectif classique de la santé publique, de la médecine préventive et de l’éducation pour la santé), il s’agit de renforcer l’emprise de la population sur les différents facteurs qui déterminent sa santé. Ce qui donne à la promotion de la santé non seulement un objectif de changement sanitaire, mais aussi de changement social.

Afin de vous permettre de poser à votre tour un diagnostic par rapport à vos activités ou de vous donner l’envie de vous lancer dans l’action, nous vous rappelons brièvement ici les indices qui permettent de parler d’une intervention en promotion de la santé.

L’intervention en promotion de la santé repose idéalement sur la conjonction de plusieurs stratégies

L’action communautaire
Promouvoir la santé, c’est inscrire celle-ci à l’ordre du jour des communautés (village, quartier, entreprise, école..) en renforçant la participation et le contrôle de la population sur sa santé.
Exemples: un hôpital consulte son personnel pour définir ce qui est favorable/défavorable à sa santé, une entreprise organise des groupes de réflexion où les ouvriers évoquent leurs inquiétudes liées à la manipulation de produits dangereux, le personnel éducatif et les élèves d’une école choisissent comme priorité de rénover les WC de l’établissement, les décideurs, les habitants et les professionnels d’une commune décident d’agir ensemble pour rénover les sentiers communaux, des habitants d’un quartier décident d’embellir les maisons…

L’amélioration du milieu de vie
Promouvoir la santé, c’est inscrire celle-ci à l’ordre du jour de tous les milieux de vie (là où on travaille, où on étudie, où on habite, où on se détend,…) en modifiant les conditions matérielles et organisationnelles qui influencent directement le bien-être des personnes.
Exemples: un réfectoire où l’espace est fractionné en petites cellules pour diminuer le bruit, une entreprise organise des cours de gymnastique pour son personnel sur le temps de midi, un magasin d’articles de sport met des fontaines à eau à disposition du public… Le développement des aptitudes individuelles et sociales
Promouvoir la santé, c’est inscrire celle-ci à l’ordre du jour de chaque individu , au sein de son groupe social, en lui donnant les aptitudes nécessaires (les savoirs, les savoir-faire, les savoir-être) pour poser des choix personnels favorables à sa santé.
Exemples: un dentiste montre à l’enfant comment se brosser les dents correctement (savoir-faire), une entreprise organise des ateliers où les ouvriers apprennent des postures qui ménagent leur dos (savoir-faire), un groupe de femmes apprend ce qu’est un médicament générique (savoir)… La réorientation des services de santé
Promouvoir la santé, c’est inscrire la santé à l’ordre du jour des professionnels de différents secteurs en leur apportant le soutien nécessaire pour pouvoir intégrer dans leurs pratiques professionnelles la prise en compte du bien-être de leur public. Cette stratégie bien sûr peut déboucher à terme sur une mise en question institutionnelle et organisationnelle.
Exemples: une formation à la promotion de la santé est organisée pour le personnel d’une prison, une pièce de théâtre sur le dialogue patient-médecin à propos du sida et plus globalement de la santé est proposée aux médecins… L’élaboration d’une politique publique saine
Promouvoir la santé, c’est inscrire celle-ci à l’ordre du jour des responsables politiques des divers secteurs (et pas seulement de la santé) en les éclairant sur les conséquences que leurs décisions peuvent avoir sur la santé et en les aidant à situer leur responsabilité à cet égard.
Exemples: l’établissement de normes de sécurité pour les jouets, le port obligatoire de la ceinture de sécurité, la création de pistes cyclables sécurisées, l’interdiction de la publicité pour le tabac, les mesures favorables au transport en commun, la création d’un espace vert dans une ville sont des décisions politiques qui ont un lien étroit avec la santé même si elles n’appartiennent pas à la sphère de compétence du ministre de la santé.

La promotion de la santé s’appuie sur quelques postulats fondamentaux

La santé, ce n’est pas seulement l’absence de maladie. La santé est physique mais aussi morale, affective, sociale…
La santé est influencée par de nombreux facteurs: l’habitat (le logement, l’aménagement du quartier…), l’espace (ville, village…), les relations avec les collègues, avec les copains, l’ambiance familiale, les modes de vie (pratique d’une activité sportive, consommation régulière de fruits et de légumes, rythme du sommeil…), les décisions politiques, les mesures législatives… Lorsqu’on agit sur ces facteurs, on intervient en faveur ou au détriment de la santé.
La santé est vécue et engendrée dans tous nos cadres de vie quotidiens: la maison, le lieu de travail, le lieu de loisir… La santé, c’est l’affaire de tous. Ce n’est pas une matière à part, une affaire de spécialistes.
La santé résulte de la prévenance que l’on s’accorde et que l’on dispense aux autres, de l’aptitude à prendre des décisions et à contrôler ses conditions de vie…
La santé nécessite des conditions préalables: la paix, un logement, de la nourriture, un revenu…Toute amélioration du niveau de santé s’ancre solidement dans ces éléments de base. Si on agit sur ces conditions, on agit sur la santé.

A vous de jouer, sans complexe

Nous sommes convaincus que beaucoup d’entre vous développent des actions de ce type. Mais vous ne les identifiez pas comme promotrices de santé ou alors vous n’osez pas en parler parce qu’elles vous semblent bien trop modestes pour mériter l’attention.
Nous sommes donc tentés de considérer que:
Soit, vous vous êtes lancés dans l’action. Que vous ayez mis sur pied une action modeste ou un projet très ambitieux, vos récits d’expériences intéressent la revue Education Santé . Elle peut vous soutenir pour la rédaction d’un article. N’hésitez pas à la contacter.
Soit, vous avez envie de vous lancer dans une action de promotion de la santé mais vous n’osez pas. N’hésitez pas à solliciter les professionnels du secteur qui se feront un plaisir et un devoir de vous aider dans vos démarches.

Nous espérons que la lecture de cet article vous a permis de réaliser que quels que soient votre statut et votre position, vous pouvez être un promoteur de santé.
Vous pensiez peut-être que la promotion de la santé était une pratique extrêmement compliquée, que seul un professionnel spécialisé était capable de mettre en œuvre. Nous avons voulu contribuer à nuancer cette vision qui nous paraît tout à fait improductive. En effet, les résultats de promotion de la santé seront significatifs si d’autres acteurs que les experts (les professionnels de tous bords, les décideurs institutionnels, les citoyens, les politiques…) adoptent cette démarche et l’intègrent dans leur quotidien.
Carine Lafontaine , APES-ULG
APES-Ulg, Sart Tilman, B 23, 4000 Liège. Courriel: stes.apes@ulg.ac.be. Internet: https://stes-apes.med.ulg.ac.be

Tout savoir sur la contraception

Le 30 Déc 20

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Les jeunes se croient souvent très au courant de tout ce qui concerne les relations sexuelles et la contraception. En réalité, leurs connaissances sont souvent imprécises et lacunaires. C’est le constat posé notamment par les responsables des centres de planning et les éducateurs. La petite brochure Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans oser le demander paraît donc à point nommé. Colorée, réalisée sous forme de questions-réponses et donc aisément accessible, elle propose des informations claires et précises. Sa présentation multicolore, illustrée de nombreuses photos de jeunes et grands adolescents, la destine essentiellement aux jeunes. On peut se la procurer dans les pharmacies, les salles d’attente des médecins, dans les écoles qui acceptent de la distribuer,… Cette manière discrète d’avoir accès à l’information convient bien aux jeunes souvent pudiques sur le sujet. Cette brochure est réalisée par la firme pharmaceutique Schering, mais elle évite l’écueil du message publicitaire et favorise une large information large.

Une brochure claire pour les jeunes

L’information véhiculée par Tout ce que vous avez toujours voulu savoir … est centrée sur la pilule contraceptive puisque c’est le moyen de contraception le plus utilisé. Selon une étude réalisée pour Schering1, 49 % des femmes belges utilisent la contraception. De plus, de nombreuses adolescentes de 15 ans sont déjà sous contraception: parmi elles, 25 % utilisent la pilule. Ce chiffre atteint 59 % pour les jeunes filles de 18 ans, 69 % chez celles de 19 ans et 63 % chez celles de 20 ans. Mais la brochure fournit aussi une information claire sur le préservatif (moins efficace que la pilule en matière de contraception, mais seule protection contre les maladies sexuellement transmissibles), le stérilet, les implants hormonaux. Elle aborde également les questions relatives à la pilule du lendemain.
Les auteurs n’ont pas voulu limiter l’information à ses aspects les plus « techniques ». La brochure traite donc aussi de nombreuses questions périphériques à la contraception que les femmes, et singulièrement les jeunes femmes, se posent souvent: la manière efficace de prendre la pilule, la durée d’efficacité d’un stérilet, l’efficacité des différents préservatifs. Elle fait également le point sur le chapitre de l’acné, si pénible pour de nombreux ados et pour bien des adultes: est-il lié à l’alimentation ? La pilule a-t-elle un effet négatif ou positif sur les boutons ? Enfin, elle traite de question comme pilule et prise de poids ou incompatibilité entre pilule et tabac.

Vision positive, connaissances erronées

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans oser le demander constitue donc un outil pratique, efficace, bien adapté au public des jeunes. Tout y est bien pensé jusqu’au titre, amusante allusion à l’un des premiers films de Woody Allen. La brochure est conçue pour renforcer l’information des jeunes sur des sujets qu’ils maîtrisent mal et sur lesquels circulent encore beaucoup de clichés erronés. Ainsi, pas moins de 18 % des jeunes filles interrogées pensent que le tout premier rapport sexuel ne peut pas provoquer de grossesse et 8 % d’entre elles disent que la pilule offre une protection contre le sida…
L’étude menée pour Schering recoupe donc le constat des travailleurs de terrain: manifestement, les jeunes filles surévaluent leurs connaissances et elles font preuve d’un excès de confiance en elles-mêmes. Si elles ne connaissent pas toujours correctement son mode d’emploi, les jeunes filles âgées de 15 à 20 ans ont une vision plutôt positive de la pilule: 92 % d’entre elles estiment que c’est un moyen de contraception pratique, 81 % qu’elle donne davantage de liberté à la femme. Elles apprécient aussi le fait qu’elle rend les menstruations plus régulières (52 %) et moins douloureuses (28 %). Certaines d’entre elles (14 %) apprécient son effet bénéfique sur l’acné. mais 33 % estiment malgré tout qu’il est nécessaire de suspendre de temps en temps la pilule pour permettre à son corps de souffler et 20 % estiment que prendre la pilule n’est pas bon pour la santé en général.

La pilule payée par les parents

Autres éléments intéressants apportés par cette enquête: une fille âgée de 15 à 20 ans sur deux prend la pilule. Cela va de minimum 25 % d’utilisatrices dans le groupe des moins de 15 ans jusqu’à maximum 69 % d’utilisatrices dans le groupe des 19 ans. Pourtant, 60 % des jeunes filles seulement la considèrent comme un moyen de contraception très fiable.
Important: dans 80 % des cas, ce sont les parents qui paient le contraceptif. La confiance dans le médecin traitant, mise en avant par d’autres enquêtes dans d’autres domaines, se retrouve également ici: en effet, la majorité des jeunes filles le considèrent comme la première source d’information sur la contraception. Viennent ensuite les pharmaciens, les parents et enfin l’école. Le gynécologue ou le planning familial ne viennent que bien après dans l’ordre des réponses. En revanche, l’internet n’est jamais considéré comme une source d’information importante en la matière. On peut y voir deux explications: un certain nombre de jeunes ne disposent pas encore de cet outil et il existe peu de bons sites sur le sujet.
La brochure « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir », réalisée en collaboration avec le docteur Roux, est éditée par N.V. Schering S.A., Mommaertslaan, 14, à 1831 Diegem (Machelen). Plus d’informations sont disponibles sur le site https://www.themax.be ouvert par la firme pharmaceutique. (1) Schering a fait réaliser par le bureau MediStrat une enquête par téléphone auprès de 300 jeunes filles sur la contraception et le comportement sexuel.

Le suicide, problème sous-estimé

Le 30 Déc 20

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Quand une personne affirme qu’elle veut mourir, que veut-elle signifier à ceux qu’elle veut quitter et à elle-même? Plutôt que de vouloir mourir, ne chercherait-elle pas, d’abord, à vivre autrement ?’ Ces questions, on se les pose peu. Le suicide est, en effet, un problème sous-estimé. De nombreuses idées fausses circulent d’ailleurs à son propos, comme par exemple: ‘ les personnes qui menacent de se suicider ne passent jamais à l’acte ‘ ou ‘ les personnes qui ratent leur suicide ne veulent pas vraiment mourir ‘. Rien de plus faux!
La Ligue belge de la dépression, lieu d’échange et d’information, a pour but d’oser parler de la dépression comme d’une maladie grave qui peut affecter chacun à un moment de sa vie. Elle veut également corriger le non-fondé de certaines allégations liées aux attentes et à l’apport des traitements et apporter ses conseils dans les cas controversés. Pour concrétiser ces objectifs et lutter contre la méconnaissance du suicide, elle a édité, voici quelque temps, un petit dépliant accessible et très documenté: ‘ Dépression – Idées suicidaires’ sous-titré ‘ Peur de demain ? Pourquoi tout arrêter ?’. La Ligue en effet est souvent confrontée à cette problématique puisque la dépression conduit au suicide dans un nombre non négligeable de cas.
Le dépliant détaille les facteurs de risque, attire l’attention sur les signes d’appel. Il donne quelques informations sur les possibilités de prise en charge. Il se termine sur une liste d’idées fausses sur le suicide, idées qu’il est urgent de connaître et de combattre. Une liste d’adresses et de références utiles complète ce travail.
Ce dépliant est disponible à la Ligue belge de la dépression, 30, rue de la Vinaudrée, à 1370 Jodoigne. Tél.: 070- 23 33 24 (lundi et vendredi de 10h. À 13h30). Fax: 010 – 81 31 88. Courriel: ligdepr@yucom.be

Protéger le dos des ados

Le 30 Déc 20

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Bouger, c’est sain. Le sport, c’est bon pour la santé. Toutefois, le geste sportif peut être dangereux notamment pour le dos des jeunes. En France, le mal de dos concerne un jeune sur cinq à l’âge de 12-13 ans et presque un sur deux à l’âge de 18-19 ans. L’adolescence est, en effet, une période où le dos est particulièrement fragile: au moment de la puberté, les deux tiers de la croissance se portent sur la colonne vertébrale. Or cette accélération de la croissance vertébrale est en décalage avec la croissance osseuse qui ne s’achève que bien plus tard et la croissance musculaire qui n’est pas aussi rapide.
Le rôle de l’encadrant sportif est donc essentiel pour que les activités sportives soient un moment privilégié d’éducation corporelle et de prévention du mal de dos et non une source possible de traumatismes ou d’aggravation de ce mal. Le CFES (Comité français d’éducation pour la santé) a donc publié une brochure pratique à l’intention de toutes les personnes qui encadrent des adolescents au cours d’activités physiques et sportives.
Réalisée avec la participation de spécialistes de la santé des sportifs (médecins, kinésithérapeute, etc.) et de professeurs d’éducation physique, elle donne des repères simples, mais insuffisamment mis en pratique, sur la santé du dos et la prévention. Cette brochure est organisée autour des cinq temps de la pratique sportive qui forment les cinq chapitres de cette brochure: l’échauffement (préparation de l’activité), le dos durant l’activité, les étirements ou le travail de la souplesse, le renforcement musculaire et, quand on a mal au dos, la relaxation.
‘Sport, ados et dos. Guide pratique pour les encadrants sportifs ‘ est disponible au CFES , 2, rue Auguste Comte, BP51, à 92174 Vanves cedex, France.

La promotion du tabagisme dans les institutions de santé

Le 30 Déc 20

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La Fédération Belge contre le Cancer en collaboration avec le service de prévention du tabagisme du VIG ( Vlaams Instituut voor Gezondheidspromotie) et avec le soutien du Réseau Européen Hôpital sans Tabac a réalisé un guide méthodologique pour aider les institutions de soins de santé à mener à bien une politique de prévention du tabagisme au sein de leurs établissements.
On le sait, le tabagisme est une des principales causes de maladie et de décès prématuré. En accord avec les objectifs de protection et de promotion de la santé, de nombreuses institutions de soins de santé, hôpitaux et maisons de repos souhaitent s’attaquer à cette problématique au sein même de leurs établissements. Le but: créer un environnement sans tabac. A long terme, outre la protection de la santé de leurs travailleurs, les institutions en retirent de nombreux avantages comme la diminution des frais d’entretien, l’accroissement de la productivité, la diminution des primes incendies ou encore une meilleure image de l’entreprise.
Comment s’y prendre, que faire, avec quels moyens… sont les questions auxquelles ce guide tente de répondre. Le contenu du document repose sur des données d’études nationales et internationales, des expériences pratiques et des manuels axés sur l’instauration d’une politique de prévention du tabagisme dans les hôpitaux, les entreprises et les écoles.

Pour réussir

Quand le tabagisme est abordé verbalement entre fumeurs et non-fumeurs, les personnes impliquées risquent d’entrer en conflit. Ces confrontations peuvent détériorer les relations professionnelles et apportent rarement des solutions aux problèmes soulevés.
La Fédération Belge contre le Cancer propose d’aborder la thématique de manière systématique et globale, conforme à une politique déterminée. On parlera donc de ‘politique de prévention du tabagisme’. Cette politique prend comme point de départ le droit du non-fumeur à un environnement sans fumée de tabac.
Elle ne s’arrête pas seulement à la réglementation de l’usage du tabac, elle tend aussi à diminuer le nombre de fumeurs, la consommation de cigarettes et le nombre de fumeurs occasionnels qui pourraient passer au tabagisme quotidien.
Pour réussir, ce processus de changement doit être accepté par toutes les parties mais aussi être élaboré et appliqué de façon progressive.

Travailler par étape

La méthodologie proposée est fondée en 6 étapes qui s’appliquent aussi bien aux grosses qu’aux petites structures. Le guide peut servir de fil conducteur pour l’élaboration et la mise en œuvre de ce type de politique de prévention du tabagisme. On y trouve une description de chaque étape de manière standardisée, chacune construite sur le schéma ‘qui fait quoi, quand et comment’. On trouve également des suggestions, des conseils pour prévenir et contourner certains obstacles prévisibles et aussi de nombreux supports appropriés (présentations de transparents, posters, ouvrages…).
Histoire de vous donner envie de passer à l’action, voici un bref descriptif des étapes proposées.

Etape 1 – Mettre le sujet ‘tabagisme’ à l’agenda

Souvent, au sein de l’institution, on trouve la décision de ‘faire quelque chose’ à propos du tabagisme, de s’occuper des plaintes ou des problèmes inhérents: odeurs, affections, manque d’aération, incendie… L’initiative d’inscrire le tabagisme à l’ordre du jour (par lettre ou en discutant autour de soi) peut venir de tout un chacun: employé, ouvrier, membre de la direction, conseiller en matière de prévention… Par contre, la décision et l’engagement d’entreprendre une action doit toujours venir de la direction et/ou du management. Afin d’éviter de grosses tensions au sein du personnel, c’est elle qui en assume les responsabilités.

Etape 2 – Créer une structure de base au sein de l’institution

Pour constituer un groupe de travail, on doit savoir de qui on a besoin pour élaborer une politique de prévention. Il est possible d’avoir recours à une équipe déjà formée dans l’institution qui s’occupe par exemple d’un autre aspect de la santé, de la sécurité ou du contrôle de la qualité. Si l’institution est de très petite taille, une seule personne peut s’occuper de préparer et d’exposer les travaux à toute l’équipe.
La mission du groupe de travail est de définir un plan de la politique à suivre sur base d’une analyse et d’une stratégie de mise en œuvre qui sert de cadre pour réaliser cette mission. Les membres du groupe devront désigner qui fait quoi, qui fait les compte rendu et le suivi.

Etape 3 – Analyser la situation

L’élaboration d’une telle politique doit être précédée d’une préparation importante qui inclut une identification précise des situations exposant au tabagisme passif. La première étape est d’analyser la situation actuelle en matière de tabagisme au sein de l’institution en posant des questions du type: combien de personnes fument pendant les heures de travail, où fument-elles, vend-on des cigarettes sur le lieu de travail, quelle est la position du personnel à l’égard du tabagisme au travail…

Etape 4 – Rédiger un document définissant la politique à suivre

A ce stade, il faut définir par écrit: les buts et les objectifs, les groupes cibles, les interventions et le plan. Ce document vise au consensus entre la direction et le personnel de l’institution. Il sert également de base pour introduire la politique de prévention choisie.

Etape 5 – Introduire la politique

En deux phases: une période de transition au cours de laquelle le personnel est informé et consulté puis, l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions à une date convenue. Ici encore, le soutien et la collaboration du personnel restent essentiels.

Etape 6 – Evaluer la politique

Cette étape consiste à vérifier si la politique est exécutée comme prévu et si elle aboutit aux résultats souhaités. A ce stade, l’objectif est double: démontrer et améliorer la qualité de la politique de prévention du tabagisme.
Si vous désirez établir ou améliorer la politique de prévention du tabagisme dans votre établissement, vous pouvez vous procurer ce guide auprès de la Fédération Belge contre le Cancer, chaussée de Louvain 479, 1030 Bruxelles. Tél: 02-736 99 99. Fax: 02-734 92 50. Site web: https://www.cancer.be Courriel: commu@cancer.be

Vieillir et garder son autonomie

Le 30 Déc 20

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Participer à la vie en société, pouvoir continuer à comprendre le monde dans lequel nous vivons, à s’exprimer et à se faire entendre, à faire des choix de vie et à les confronter aux autres, tout cela implique de pouvoir se déplacer, se soigner, se loger, s’informer, se cultiver.. dans les meilleures conditions.
Les personnes âgées ne resteront citoyennes à part entière que s’il leur est possible de conserver un degré d’autonomie permettant de continuer à vivre dans la dignité, à exercer pleinement leurs droits en toute responsabilité et à offrir aux autres le meilleur d’elles-mêmes.
Ce double constat a amené l’Union chrétienne des pensionnés (UCP) à mobiliser ses membres sur le thème de l’autonomie de la personne âgée.
Quatre brochures viendront en appui de la démarche d’éducation permanente qui sera conduite au cours des deux prochaines années; l’autonomie sera en effet abordée selon quatre angles d’approche: psycho-médical (les facteurs de prévention et/ou de remédiation à la perte d’autonomie); sociologique (l’environnement en terme de services); philosophique (la question du sens); institutionnel (les normes légales et réglementaires ainsi que les ressources financières).
La première brochure de cette série détaille d’abord le processus du vieillissement, système par système, en insistant sur la prévention lorsqu’elle est possible et sur les facteurs qui vont influencer la perte d’autonomie.
Un deuxième chapitre s’attarde sur la notion de fragilité, état de santé de la personne âgée en équilibre instable, aboutissement du vieillissement en l’absence de maladies graves, sur lequel la moindre perturbation ou agression peut entraîner une perte d’autonomie.
Enfin, l’évaluation du degré de dépendance est passée à la loupe, avec la description de l’échelle de Katz utilisée par les professionnels.
‘Vieillir et garder son autonomie. Approche psycho-médicale’ est disponible pour la Belgique au prix de 4 € (frais d’envoi compris) à verser au compte 799-5500203-14 de l’UCP, chaussée de Haecht 579/40, 1031 Bruxelles. Tél.: 02-246 46 76. Courriel: ucpbe@skynet.be. Pour l’étranger, veuillez envoyer un chèque de 4 € au nom de Madame Arlette Crapez à la même adresse .

Acheter pour bébé un matériel sûr et adapté

Le 30 Déc 20

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Comment prévoir au mieux l’équipement nécessaire à la vie d’un bébé, vite devenu petit enfant? Quel matériel acheter pour assurer son confort et sa sécurité? Ces questions, tous les jeunes parents se les posent, tiraillés entre leur désir de bien faire, la séduction de la mode et les contraintes financières. L’O.N.E. a réactualisé à leur intention la brochure «Pour préparer la venue de bébé. Comment choisir le matériel de puériculture».
L’objectif de ce petit guide très pratique et illustré de manière charmante est de garantir la sécurité maximale de l’enfant. Il présente donc un schéma du matériel idéal et il met en évidence et commente les points auxquels il faut accorder une attention particulière. Le matériel inadéquat en revanche est barré. Enfin, la brochure propose quelques conseils d’utilisation. Sont ainsi passés en revue couffin et landau, table à langer et chaise haute, relax, lit-cage, buggy, siège pour l’auto ou le vélo, porte-bébé ventral ou dorsal, tapis pour le bain…
Ce guide a été réalisé par le Service éducation à la santé de l’Office de la naissance et de l’enfance et son collège de pédiatres en collaboration avec l’Institut belge pour la sécurité routière. Il ne conseille évidemment aucune marque, mais insiste sur les détails auxquels il faut apporter une vigilante attention. Le guide rappelle que la durée de vie moyenne du matériel de puériculture est limitée à l’utilisation pour deux enfants. On peut toutefois trouver un matériel d’occasion adéquat; dans ce cas, l’O.N.E. conseille de bien vérifier l’état de solidité et la conformité aux normes de sécurité en vigueur au moment de l’achat.
Cette brochure peut être commandée au Service éducation à la santé de l’O.N.E., 2, route de Gembloux, à 1450 Cortil-Noirmont.

Dépistage du cancer du sein

Le 30 Déc 20

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Le programme de dépistage du cancer du sein visant les femmes âgées de 50 à 69 ans démarre ces jours-ci en Communauté française Wallonie-Bruxelles, avec quelques mois de retard sur le calendrier initial. Il est vrai que l’agrément officiel des radiologues et des installations techniques, les accords de partenariats multiples à finaliser n’étaient pas une mince affaire.
Pour obtenir une adhésion importante des femmes au programme, le choix stratégique qui a été fait en matière de communication est de ne pas recourir à une campagne de publicité massive, mais de travailler plutôt à la conviction, dans une démarche plus proche de l’éducation permanente.
Dans cette perspective, notons les documents d’information réalisés récemment par les mutualités chrétiennes et socialistes.
Les premières ont publié, avec l’appui de la Fédération belge Contre le Cancer, une brochure de 12 pages assez exhaustive. Le document donne d’abord des explications générales justifiant la mise en place du programme (utilité et limites), avant de décrire la procédure par un jeu de questions et réponses.
Les secondes ont réalisé un dépliant moins détaillé mais précis quant aux bénéfices à attendre du mammotest et à son organisation pratique. Ce document sera envoyé systématiquement aux affiliées aux alentours de leur cinquantième anniversaire, ce qui peut être de nature à renforcer l’impact de la lettre d’invitation officielle qui émanera des Provinces.
Sur le même sujet du cancer du sein, l’approche des Mutualités libres est quelque peu différente, puisque sa récente brochure ne traite pas en priorité du dépistage mais fournit des conseils de surveillance (auto-examen, examen clinique, mammographie).
Nous reviendrons prochainement de manière détaillée sur ce programme important de santé publique.
Le dépistage des cancers du sein, Mutualités chrétiennes, Infor Santé, chée de Haecht 579/40, 1031 Bruxelles. Internet: https://www.mc.be
Mammotest, nous participons, Mutualités socialistes, Service promotion santé, rue St-Jean 32-38, 1000 Bruxelles. Internet: https://www.mutsoc.be
Le cancer du sein, Mutualités libres, Service IES, rue St-Hubert 19, 1150 Bruxelles. Internet: https://www.mloz.be/ies