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En mille morceaux, une prévention relationnelle des consommations de psychotropes

Le 30 Déc 20

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En mille morceaux, une prévention relationnelle des consommations de psychotropes

En avril 2015, Nicolas Ancion et Infor-Drogues présentaient «En mille morceaux», un roman et un site internet destinés aux 15-17 ansNote bas de page. Aujourd’hui, ce projet se complète de pistes pédagogiques destinées aux enseignants du secondaire supérieur souhaitant travailler le roman dans leurs classes.

L’idée forte du projet est de confronter les adolescents à des personnages de fiction auxquels ils pourront s’identifier. À travers ces personnages, leurs parcours, leurs relations, leurs familles, leurs espoirs et leurs difficultés, le lecteur découvre comment chacun d’entre eux se débrouille: avec excès… ou pas. Le pari du livre est de faire découvrir les relations entre le personnage de fiction, son environnement et son comportement.

«Il nous semble particulièrement important de travailler la dimension éducative des consommations en faisant réfléchir à leur sens. Nous autres humains agissons bien souvent en fonction de nos relations c’est-à-dire de ce que nous voulons qu’ils pensent de nous, de la qualité des rapports que nous voulons avoir avec eux, etc. Dès lors, pour comprendre des comportements tels que la consommation de psychotropes (mot qui désigne les produits “qui donnent une direction à la pensée” c’est-à-dire les drogues légales et illégales), il nous faut réfléchir aux relations humaines» souligne Antoine Boucher, chargé du projet à Infor-Drogues.

Les pistes pédagogiques partent toutes du roman et des personnages de fiction pour que les élèves les utilisent sans devoir parler d’eux-mêmes. Parler et faire des liens leur procurera une connaissance ancrée dans la réalité, c’est-à-dire véritablement utile.

La brochure est diffusée gratuitement dans toutes les écoles secondaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle est également disponible sur les sites internet www.infordrogues.be et www.enmillemorceaux.be. Pour obtenir la brochure, un renseignement ou un accompagnement, le service de prévention d’Infor-Drogues est joignable au 02 227 52 61.

Voir l’article de C. De Bock, ‘En mille morceaux, un roman et un site internet pour les jeunes’, Éducation Santé n° 314, septembre 2015.

Genre… Tu vois ce que je veux dire?

Le 30 Déc 20

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Genre… Tu vois ce que je veux dire?

L’asbl Le Monde selon les femmes vient d’éditer un livre-jeu sur l’égalité entre femmes et hommes.

Cette ONG féministe est active dans la coopération internationale, l’éducation permanente et les mouvements sociaux.Elle entend «faire avancer l’égalité entre les femmes dans le Sud et dans le Nord» en :

  • favorisant des stratégies où les femmes deviennent actrices de changement capables de remettre en cause collectivement les rapports de genre;
  • menant une approche critique du développement prenant en compte droits des femmes, participation citoyenne, protection de l’environnement et capacité des mouvements sociaux à faire évoluer les sociétés pour répondre aux nouveaux défis qui leur sont posés.

Le but de son dernier outil est de lancer une animation-débat sur ce vaste sujet au départ de 20 cartes qui présentent des moyens d’atteindre les objectifs de l’asbl. Ces cartes sont choisies et discutées en sous-groupes avant de faire l’objet d’un débat en plénière.

Parmi les priorités affichées par les cartes, on trouve par exemple ‘recevoir une éducation sans stéréotypes sexistes’, ‘pouvoir être soi-même sans «dieux» ni maîtres’, ‘être une femme autonome avec son propre revenu’ ou encore ‘amplifier la protection sociale au Nord et au Sud’.

L’ouvrage d’une centaine de pages offre pour chaque carte quatre pages d’informations, de quiz, de mini-sondages etc. qui permettent d’alimenter les discussions.

Genre… Tu vois ce que je veux dire?, livre-jeu composé d’une brochure de 100 pages et d’un jeu de 27 cartes, édité par Le Monde selon les femmes, 2015, 12 euros.Le Monde selon les femmes, rue de la Sablonnière 18, 1000 Bruxelles. Tél.: 02 211 00 28. Courriel: alicia@mondefemmes.org. Internet: www.mondefemmes.org.

Jardin des couleurs

Le 30 Déc 20

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Jardin des couleurs

Description

Matériel

Dossier pédagogique (PDF)

Concept

Le cycle d’animations ‘Jardin des couleurs’ a pour thème l’alimentation durable. Il comprend la création et l’entretien d’un jardin potager biologique avec les participants. Au fil des animations, ceux-ci sont sensibilisés aux enjeux environnementaux liés à l’alimentation. Incidemment, les aspects relatifs à la santé sont aussi abordés. ‘Jardin des couleurs’ se veut également l’occasion de susciter des changements pérennes en matière d’alimentation au sein de l’établissement partenaire.

Le programme s’adresse aux enfants et adolescents, en milieu scolaire ou para-scolaire. Des projets inter-générationnels avec par exemple des parents ou des personnes âgées peuvent aussi être mis sur pied.

Le cahier pédagogique s’adresse en priorité aux instituteurs et institutrices partenaires de ‘Jardin des Couleurs’ (Région de Bruxelles-Capitale), mais il pourra apporter une aide, de l’inspiration, des pistes utiles pour quiconque souhaiterait se lancer dans un projet pédagogique visant à éveiller à une critique constructive du système agro-alimentaire.

Objectifs

  • via le travail au potager, permettre aux participants une appropriation des savoirs par la pratique. Le potager se révèle être un moyen efficace d’éveil et de connexion à la nature.
  • envisager le travail au potager comme vecteur de développement personnel et d’apprentissages en termes de savoir-faire et de savoir-être: découverte de soi dans son rapport à la terre, aux petites bêtes, à l’effort, au rapport aux autres; apprentissage de l’entraide et de la solidarité; organisation collective: outils démocratiques de gestion participative; respect d’un lieu, d’un travail et d’outils collectifs; partage des récoltes; etc.
  • donner aux participants l’outillage conceptuel de base pour, au final, permettre un regard critique sur la façon dont nous nous alimentons.
  • susciter des changements pérennes au sein des partenaires (une ou plusieurs actions sont envisageables, pouvant aller d’une modification du système de collations ou des repas de midi à l’installation d’un compostage collectif, la création et l’accueil d’un groupement d’achat solidaire par des parents, ou la confection de panneaux d’informations…).

Conseils d’utilisation

Le cahier pédagogique propose:

  • dans le premier livret, des informations synthétiques sur les différents thèmes abordés lors des animations, ainsi que deux focus illustrant le caractère systémique des problématiques évoquées. Ces textes, qui vont au-delà des informations données aux enfants et adolescents lors des animations, permettent de se familiariser avec les analyses et points de vue qui sous-tendent celles-ci.
  • dans le deuxième livret, un descriptif des animations ‘hors potager’, classées par thème. Ce livret doit aider les partenaires à réitérer ces animations de façon autonome, après la première année du programme.
  • dans le troisième livret, on trouvera les références des sources utilisées pour la rédaction du premier livret, ainsi que des références de livres, sites internet, outils pédagogiques, documentaires et associations actives dans le secteur de l’alimentation, pour aller plus loin. On y trouvera également un index de mots techniques apparaissant en italique dans le premier livret.

Thématiques abordées:

  • des thèmes liés à la botanique et au jardinage: les différentes parties d’une plante et leur fonctionnement, le cycle de vie d’une plante, le sol et le compostage, les interactions entre la plante et son environnement, la biodiversité, les plantes aromatiques et médicinales, les techniques culturales respectueuses du vivant.
  • des thèmes davantage liés à l’environnement ou la santé: l’évolution et la diversité des façons de se nourrir, la pyramide alimentaire, l’origine historique et actuelle des fruits et légumes, les fruits et légumes de saison, le mode cultural, le conditionnement, les intermédiaires commerciaux, le degré de transformation, la gestion des déchets et le gaspillage alimentaire.

Où trouver l’outil

Chez l’éditeur: Le Début des Haricots asbl, Maison de la Paix, Rue Van Elewyck 35, 1050 Bruxelles. Bureaux situés rue de la Croix de Pierre 85, 1060 Bruxelles. Tél.: 02 644 07 77 – francois@haricots.org – https://www.haricots.org.

Les CLPS de Liège, Verviers, Huy-Waremme, Mons-Soignies, Hainaut occidental, Charleroi-Thuin et le Centre de ressources documentaires provincial de Namur peuvent vous prêter cet outil.

L’avis de PIPsa (www.pipsa.be)

La Cellule d’experts de PIPsa a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil en novembre 2013.

Appréciation globale

‘Jardin des couleurs’ est un programme d’animations de deux ans en milieu scolaire sur le thème de l’alimentation durable autour d’un ‘outil’ principal: un potager, en pleine terre ou en bacs en fonction des possibilités pratiques de chaque établissement.

Le présent avis porte uniquement sur le cahier pédagogique proposé aux enseignants.

Le contenu du cahier est engagé et le ton militant, mais c’est pleinement assumé et clairement déclaré dès le départ. Dans cette même logique, au travers de l’information qu’ils donnent et des animations qu’ils proposent, les auteurs développent leurs arguments et proposent des solutions qu’ils estiment opportunes, au risque que certains utilisateurs perçoivent ces propositions comme autant d’injonctions normées.

La première partie fait une série de constats sur les conséquences du système agro-alimentaire industriel dominant, avant tout du point de vue environnemental et explique qu’une agriculture alternative durable est possible.

Les informations à destination des enseignants se répartissent en 9 chapitres pour une approche systémique de l’alimentation:

  1. Notre alimentation, seulement une histoire de goût?
  2. Les plantes, à la base de toute notre alimentation
  3. Le sol, monde vivant et garde-manger des plantes
  4. Des liens intimes entre la plante et son environnement
  5. La biodiversité dans et autour de l’assiette
  6. Les kilomètres dans notre assiette, hier et aujourd’hui
  7. Fruits et légumes dans la ronde des saisons
  8. L’empreinte écologique et la perspective systémique
  9. Un autre monde est possible… Et moi?

La matière est très vaste et les informations intéressantes.

Beaucoup d’animations se font à l’intérieur, sur base notamment de photos. Les auteurs proposent aux enseignants de faire des rapprochements avec l’environnement, le quartier, les agriculteurs, les épiceries…

On pourrait regretter l’absence de liens avec les socles de compétences et les matières scolaires. L’enseignant devra veiller à éviter de stigmatiser certains élèves lors des animations faisant référence aux habitudes alimentaires familiales. Les auteurs font d’ailleurs judicieusement eux-mêmes cette mise en garde en introduction des animations.

La troisième partie est une énorme mine de ressources ‘pour aller plus loin’, ici encore réparties en 9 chapitres.

Point à relever encore: le cahier pédagogique est téléchargeable gratuitement et les animations proposées ne requièrent que du matériel basique peu coûteux accessible à tous.

Objectifs

Pour les enseignants:

  • leur fournir des informations sur la situation actuelle de notre système agro-alimentaire;
  • leur faire prendre conscience des conséquences du système agro-alimentaire dominant sur l’environnement (un peu aussi sur la santé et le social);
  • envisager ce que l’on peut changer au quotidien au niveau de l’alimentation, notamment au sein de l’établissement scolaire.

Pour les élèves:

  • leur faire prendre conscience d’où provient l’alimentation, comment elle est produite, transformée, transportée, avec une perspective historique (pratiques d’hier et d’aujourd’hui);
  • les sensibiliser aux nombreux problèmes environnementaux (et sanitaires et sociaux) posés par le système agro-alimentaire dominant;
  • découvrir diverses possibilités d’actions à leur niveau, individuellement et collectivement.

Public cible

Enfants et adolescents.Les animations devront être sélectionnées ou adaptées en fonction de l’âge des participants, surtout pour les plus jeunes.

Utilisation conseillée

Comme expliqué par les auteurs du cahier pédagogique, le programme ‘Jardin des couleurs’ est destiné à des enseignants-animateurs motivés et prêts à s’engager dans une démarche de longue durée.

Vinz et Lou se mettent à table

Le 30 Déc 20

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Vinz et Lou se mettent à table

14 dessins animés, des activités interactives et des fiches pédagogiques pour apprendre aux enfants de 7-12 ans à manger malin tout en se distrayant.

Description

Matériel

Téléchargeable sur le site internet https://www.vinzetlou.net, rubrique ‘Alimentation’

  • 14 épisodes de dessin animés
  • Défis
  • Conseils pour les parents
  • Tableau des ressources pour les éducateurs
  • Vidéos
  • Fiches pédagogiques

Le cédérom ‘Vinz et Lou mettent les pieds dans le plat’ reprend les épisodes, les fiches pédagogiques et les activités interactives.

Concept

Vinz, ado de 13 ans et sa petite soeur Lou, 6 ans, ont les préoccupations, les goûts et le langage de leur âge. Les enfants s’y reconnaîtront! Ce qui permet de faire passer quelques messages forts autour de l’alimentation, l’air de rien, au fil de scènes de la vie quotidienne (l’heure du goûter, les vacances chez les grands-parents, passer à table…).Sans se montrer moralisateur ou pédagogique à l’excès, ‘Vinz et Lou mettent les pieds dans le plat’ entend développer l’intelligence alimentaire des enfants: éveiller les papilles au plaisir de la diversité des goûts, éduquer les jeunes à l’esprit critique face à la publicité sur la nourriture, faire prendre conscience que la façon de se nourrir n’est pas anodine, recréer un lien de la fourchette à la fourche.

Objectifs

Le programme se propose d’accompagner les parents et professeurs dans leur rôle éducatif et de sensibiliser les enfants à l’alimentation à travers ses facettes gastronomiques, nutritionnelles, environnementales et agricoles:

  • Éveiller au plaisir du goût, de la diversité, de la découverte, de la convivialité;
  • Inciter à l’esprit critique, à l’hygiène, à l’activité physique, à l’équilibre alimentaire;
  • Faire prendre conscience que la démarche de se nourrir n’est pas anodine;
  • Ne diaboliser ni pratiques alimentaires ni aliments.

Conseils d’utilisation

Le programme propose aux enseignants et aux éducateurs un ensemble d’outils permettant d’organiser facilement des ateliers interactifs de sensibilisation auprès de groupes d’enfants.

Les 14 dessins animés abordent diverses problématiques liées à l’alimentation des jeunes et permettent de lancer le débat.

Les ‘défis Vinz et Lou’ sont un complément pédagogique des dessins animés pour valider leur compréhension et approfondir les problématiques.

Les fiches pédagogiques guident les professionnels de l’éducation dans la préparation de leurs ateliers.

Le tableau de ressources comporte les différents thèmes et messages clés associés au programme, avec les dessins animés format court (2′), les activités interactives et les fiches pédagogiques correspondantes.

Bon à savoir

Une production Tralalere pour M6, réalisée avec le soutien financier du Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche (France).

L’avis de PIPSa (www.pipsa.be)

Appréciation globale

Les 14 dessins animés en accès gratuit sur le site proposent autant de portes d’entrée concrètes et attrayantes pour aborder la thématique de l’alimentation avec les enfants. Les petits scénarii semblent adaptés au public, les personnages vivent des aventures amusantes qui peuvent être assez proches du vécu en famille.

Un des avantages d’un dessin animé par rapport à un film avec des acteurs réels est que le milieu socioéconomique et l’origine ethnique de Vinz et Lou sont suffisamment flous pour que tout le monde puisse s’y identifier. Avec 14 histoires différentes, l’animateur a tout le loisir de choisir ‘à la carte’ les thématiques spécifiques qu’il veut aborder, dans quel ordre il désire le faire et avec quelles priorités.

L’ensemble de ces thématiques permet à l’animateur et aux enfants de prendre conscience de la diversité des domaines en rapport avec l’alimentation et des liens entre eux: apports nutritionnels, goût, publicité, fait-maison, origine des aliments, repas réguliers, grignotage, activité physique, convivialité, fast-food, autres cuisines, hygiène, local et de saison, fruits.

On est loin de la pyramide alimentaire et d’une approche uniquement nutritionnelle! En complément des dessins animés des documents riches en sources d’information et en ressources pédagogiques sont proposés à l’animateur. Il n’est pas nécessaire de tout imprimer: ici encore, l’animateur fera ses choix en fonction de ses besoins et de ses envies: parcours rapide des contenus, lecture à l’écran ou impression d’un dossier ad hoc.

Les dossiers pédagogiques en rapport avec les différents dessins animés sont particulièrement complets et bien structurés. Ils font clairement référence aux programmes scolaires (français) facilitant l’utilisation du contenu dans différents cours.On y trouve:

  • un résumé et décryptage du dessin animé qui en clarifient pour l’animateur le contenu et les objectifs. 5 ‘indices à ne pas rater’ mettent judicieusement en évidence des éléments à mettre en évidence dans des scènes particulières;
  • des ateliers qui mettent en jeu des compétences diverses et variées et donnent l’occasion aux enfants de ne pas être que spectateurs des dessins animés mais aussi acteurs des animations;
  • des fiches infos intéressantes et bien illustrées;
  • un lexique et des références bibliographiques.

On peut regretter que nulle part ne soient abordés – ne fût-ce que sous forme de mise en garde de l’animateur – des problèmes de santé liés à l’alimentation (allergies, diabète, obésité) ni des difficultés financières que pourraient vivre certaines familles les empêchant d’accéder à une alimentation de qualité. Enfin, modèle agroindustriel dominant, OGM, pesticides… aucune de ces problématiques d’actualité n’est abordée dans les documents.

Objectifs

  • Acquérir des connaissances nouvelles sur différents aspects liés à l’alimentation et comprendre les liens entre eux
  • Prendre conscience de certains enjeux liés aux choix alimentaires
  • Exercer son esprit critique (plats préparés, publicités, déconstruction d’idées toute faites, ne diaboliser ni pratiques alimentaires ni aliments…)
  • Éveiller au plaisir du goût, de la diversité et de la découverte de nouveaux aliments
  • Aider à faire des choix alimentaires responsables en connaissance de cause

Public cible

Le promoteur définit un public cible de 7 – 12 ans. Il n’est pas certain que les dessins animés plaisent aux enfants les plus âgés de cette tranche d’âge, mais bien plutôt aux 7 – 10 ans.

Utilisation conseillée

Le site propose un espace spécialement destiné aux parents qui met en avant quelques conseils clés pour l’alimentation à la maison. Si c’est judicieux, c’est malheureusement assez limité: le mieux sera que l’animateur fasse en plus le lien avec les parents, leur explique le projet et les animations, leur propose de regarder les dessins animés avec leurs enfants à la maison…

L’outil est riche et demande un certain temps d’appropriation que l’animateur devra prévoir avant de démarrer le programme. Chaque thème peut sans problème être abordé séparément des autres, on peut prévoir tant des animations ponctuelles qu’un projet développé tout au long de l’année.

S’il met en place des ateliers de dégustation et de découvertes, l’animateur devra bien entendu s’assurer au préalable qu’aucun enfant de son groupe ne présente une allergie alimentaire. Il sera également attentif à d’éventuelles difficultés financières que pourraient rencontrer certaines familles.

Les questions de santé mentale expliquées aux adolescents

Le 30 Déc 20

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L’association Sparadrap édite un guide illustré destiné aux adolescents pour aborder les situations de mal-être et les informer sur les différents moyens d’être aidés.

Être en bonne santé ne signifie pas seulement avoir un corps qui fonctionne bien. En France, la situation des jeunes en souffrance psychique est préoccupante et le suicide est la deuxième cause de mortalité des 15-24 ans.

À l’occasion des 26e semaines d’information sur la santé mentale dont le thème porte cette année sur ‘Être adolescent aujourd’hui’, l’association Sparadrap vient d’éditer le guide «Et toi, comment tu vas ? Pour ne pas rester seul(e) avec tes problèmes».

Ce guide s’adresse aux adolescents de 13 à 17 ans pour :

  • les aider à repérer les situations de mal-être pouvant conduire à des souffrances psychiques importantes ou à des conduites à risque;
  • les encourager à exprimer leur mal-être ou leurs difficultés ponctuelles;
  • les informer sur les différentes ressources à leur disposition.

Grâce à de très nombreuses situations illustrées, il présente des adolescents en prise avec des problématiques variées auxquelles les jeunes peuvent aisément s’identifier. Il peut aussi les aider à savoir comment réagir lorsqu’un camarade ne va pas bien, même s’ils ne sont pas eux-mêmes concernés.

Tout en abordant certains problèmes qui peuvent n’être que ponctuels ainsi que les bons moments de la vie, il alerte sur la nécessité de trouver de l’aide lorsque les difficultés ou les émotions deviennent envahissantes et se traduisent par des comportements problématiques voire dangereux pour la santé.

Ce document a été réalisé avec l’aide précieuse d’un groupe de travail composé de professionnels exerçant auprès d’adolescents et la collaboration d’organismes référents dans la santé mentale des adolescents (Fil Santé Jeunes, Société française pour la santé des adolescents, Association nationale des Maisons des Adolescents, Fédération Espace Santé Jeunes, Association française de promotion de la santé dans l’environnement scolaire et universitaire, Fondation Santé des Étudiants de France).

Les adolescents peuvent le consulter gratuitement sur une page qui leur est dédiée.

Il peut être commandé sur le site internet de l’association. Prix variable selon les quantités.Association Sparadrap, 48 rue de la Plaine, 75020 Paris – Tél.:+ 33 0(1) 43 48 76 48. Internet: www.sparadrap.org

Internet, médias sociaux et promotion de la santé

Le 30 Déc 20

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Internet, médias sociaux et promotion de la santé

Depuis plusieurs années, internet et les médias sociaux sont devenus des outils d’information et de partage des connaissances de plus en plus privilégiés par la population. L’essor de ces récentes technologies a favorisé « de nouvelles médiations de l’information santé, les professionnels de la santé et des institutions de santé publique n’étant plus désormais les seules sources d’information ».

En outre, ces NTIC (nouvelles technologies d’information et de communication) constituent désormais un moyen essentiel de diffusion, de sensibilisation et d’interventions en prévention et promotion de la santé. Elles permettent d’accroître tant chez l’individu en bonne santé que chez le patient sa capacité d’expertise (et de choix) face à la santé, à la maladie et transforment ainsi le rapport aux professionnels de santé, aux soignants.

Ces technologies ouvrent également la voie à de nouveaux modes d’interventions basés sur une participation plus active des individus et patients (forums, télésanté, coaching thérapeutique, etc.).

Les mots clés suivants ont été utilisés pour mener la recherche dans la base de données DOCTES : ‘santé’, ‘internet’, ‘réseau social’, ‘TIC’. La date du document et sa pertinence ont conditionné le choix des articles retenus. Cinq documents ont ainsi été sélectionnés et font l’objet d’une bibliographie commentée.

  • CHAREYRE L., SMADJA O., (ss.coord.), (2012), Dossier: Prévention et aide à distance en santé, in La Santé de l’Homme, n° 422, novembre-décembre, pp.13-39.

Les dispositifs d’aide à distance en santé ont fortement évolué depuis l’émergence des nouvelles technologies et d’internet. À côté des services téléphoniques d’assistance, d’information aux personnes, se sont développés des forums de discussion, des échanges par questions/réponses, du coaching permettant d’élargir l’offre et d’améliorer l’interactivité avec le public. Ce dossier propose un état des lieux des nouveaux dispositifs et de leur rôle en santé publique. Les auteurs s’interrogent également sur l’évolution des besoins des usagers et leur impact sur la formation des professionnels.

  • DECCACHE C. (2013), Les stratégies d’apprentissage mises en place par les internautes de forums de santé, Mémoire non publié, Université Catholique de Louvain, École de Santé Publique, orientation Éducation pour la santé-Éducation du Patient, 68 p.

Les personnes atteintes de maladies chroniques ont fréquemment recours à l’usage de forums de santé afin d’échanger des informations. Cette recherche étudie les circonstances, les conditions d’utilisation, l’apprentissage et la gestion des informations par les internautes atteints de diabète.

  • THOER C., LÉVY J.J., (ss.dir.), (2012), internet et Santé, Acteurs, usages et appropriations, Éditions Presses de l’Université du Québec, Coll. Santé et Société, 506 p.

Cet ouvrage collectif offre un aperçu détaillé des travaux et recherches sur internet et la santé. Il analyse dans un premier temps les usages d’internet et leurs enjeux dans le domaine de la santé. Les problématiques de l’usage d’internet auprès de populations particulières (migrants, santé mentale, aidants, aînés, toxicomanes, etc.) sont ensuite présentées. Les aspects méthodologiques, éthiques de l’intervention et de la recherche en ligne ainsi que des études de cas complètent cet aperçu.

  • LAURENT B-A., HOUSSEAU B., (ss.coord.), (2012), Dossier: Éducation à la sexualité, du social à l’intime: l’émergence d’internet et des réseaux sociaux, in Santé de l’Homme, n°418, Mars-Avril, pp 9-40.

Internet et les réseaux sociaux ont bouleversé l’accès des adolescents à l’information et leur façon d’interagir avec les autres. Mais quelle est la place d’internet et des réseaux sociaux dans l’éducation à la sexualité chez les adolescents? Comment influencent-ils les représentations et pratiques des adolescents en matière de sexualité? Comment modifient-ils les pratiques en éducation pour la santé? Ce dossier fait le point sur les connaissances et pratiques liées à cette thématique.

  • CHARLIER S., (2014), Les répercussions du développement des NTIC sur la relation soignant-soigné, in Prospective Jeunesse, n°69, avril 2014, pp. 31-35.

Dans cet article, l’auteur met en évidence les bénéfices et limites du développement des usages d’internet sur la relation entre les soignants et les soignés. Il souligne la nécessité de sortir d’une vision dualiste où internet ‘dérange’ la relation thérapeutique ou, à contrario, la ‘favorise’. Charlier propose d’en étudier les conditions ‘d’exploitation’ de façon plus objective.

Abracadabra, goûte-moi ça

Le 30 Déc 20

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Abracadabra, goûte-moi ça

Trois histoires racontées à l’aide d’un kamishibaï pour aborder trois grands thèmes avec les enfants : le plaisir de manger, les contextes dans lesquels ils mangent et l’influence de la publicité sur leurs choix.

Description

Matériel

  • 1 kamishibaï (petit théâtre d’histoires japonais)
  • 3 histoires (31 pages A3)
  • « Le goûter d’anniversaire »
  • « La boîte à tartines »
  • « La course »
  • 1 livret par enfant
  • 1 guide pédagogique
  • Fiche de présentation

Documents à télécharger sur le site www.latitudejeunes.be

Concept

Des aliments inconnus à goûter, le contenu d’une boîte à tartines à répartir sur la journée, une publicité qui devient la panacée… Trois petites histoires racontées à l’aide d’un kamishibaï qui permettent à Emma, une petite lapine, à ses amis et à leurs jeunes spectateurs de réfléchir, de débattre et de réagir sur différents sujets tels que leurs goûts, le plaisir de manger, leurs habitudes et les publicités qui influencent leurs choix.

L’outil s’adresse à des enfants de 4 à 7 ans, au sein d’une structure d’accueil (école, école de devoirs, stage, séjour…). Il propose cinq séances d’environ une heure (selon l’âge des participants).

Cet outil est en lien avec les socles de compétences du Ministère de la Communauté française.

Objectifs

Permettre aux enfants de :

  • découvrir des aliments et se positionner par rapport à leurs goûts, à leurs besoins et à leur plaisir
  • découvrir différentes habitudes alimentaires et définir les leurs dans la structure où ils se trouvent
  • prendre conscience de ce qui les influence dans leurs choix alimentaires et prendre du recul par rapport aux messages publicitaires
  • au regard des expériences vécues au cours des modules, faire émerger et mettre en commun leurs exigences par rapport à l’alimentation dans la structure où ils se trouvent
  • communiquer ces exigences de changement aux personnes concernées.

Conseils d’utilisation

L’animation se fait si possible par demi-classe (10-15 enfants).

Chaque histoire contient 11 planches (au recto se trouve une image, au verso un texte).

Emma, la jeune lapine, vit trois courtes aventures qui lui permettent de se questionner par rapport à l’alimentation :
• dans « Le goûter d’anniversaire », elle se rend compte que ses amis n’ont pas les mêmes goûts qu’elle. Elle cherche alors un moyen de leur faire aimer un aliment qui, à la base, ne leur plaît pas trop.
• dans « La boîte à tartines », elle réalise à quel point il est important de bien gérer sa boîte à tartines, et aussi combien l’environnement dans lequel elle mange peut influencer son plaisir de manger.
• dans « La course », elle s’interroge sur la crédibilité des slogans publicitaires.

Le carnet pour l’enfant contient non seulement les trois histoires d’Emma, mais également des activités à faire avec un enfant ou en groupe.

Séances d’animation :

1) histoire, débat, activités sur le thème de « ce qui est bon pour ma bouche, bon pour mon corps »
2) histoire, débat, activités sur le thème de « mes habitudes alimentaires dans ma structure d’accueil »
3) histoire, débat, activités sur le thème de « ce qui influence mes choix en matière d’alimentation »
4) construction de revendications par rapport à ma structure d’accueil
5) expression et diffusion des revendications auprès d’autres enfants, du directeur, des parents…

Bon à savoir

Vous pouvez faire appel à des animateurs de Latitude Jeunes (qui ont suivi une formation à l’animation du kamishibaï et au débat en maternelle) pour organiser une animation avec cet outil, mais ce n’est pas indispensable. Le guide pédagogique, détaillant les différentes phases du projet et faisant le lien avec les socles de compétences vous permet de réaliser une animation de façon autonome.

Ce projet a été réalisé dans le cadre du programme ‘Goûtez-moi ça!’ de la Mutualité socialiste-Solidaris, qui vise à favoriser l’accès de tous à une alimentation de qualité.

Où trouver l’outil

Chez l’éditeur : Latitude Jeunes, Place Saint-Jean 1-2, 1000 Bruxelles +32 (0)2 515 04 02. Courriel : latitude.jeunes@mutsoc.be. Internet : https://www.latitudejeunes.be

L’avis de PIPSa

Appréciation globale

Plutôt que de déverser des savoirs à/sur l’enfant, cet outil propose d’utiliser l’expression spontanée des enfants (une méthodologie audacieuse et rare pour ces publics) pour amener une vision plus globale de la santé, à partir du goût, du plaisir, des besoins individuels et des contextes des repas.

L’animation stimule la participation active : l’enfant peut prendre une réelle place, il a la permission et le droit de parler de ce qu’il aime/n’aime pas, dans un cadre rassurant et non jugeant.

L’outil élargit à d’autres déterminants de santé que les déterminants individuels, ce qui fournit une perspective globale pertinente et intéressante (« comment on mange, on n’a pas la place, y’a du bruit, on ne boit pas d’eau pour ne pas devoir aller aux toilettes… ») et ouvre à la responsabilité collective.

Cette trop rare présence de la dimension communautaire à travers les revendications des enfants, doit cependant être abordée avec prudence sous peine d’effets contre-productifs possibles (risque de perte de confiance en l’adulte, risque de se sentir trahi) en cas d’échec des solutions proposées par le groupe. L’utilisation devrait idéalement s’inscrire dans un projet pédagogique et institutionnel afin que les revendications des enfants puissent être prises en compte par la structure d’accueil.

Le kamishibaï présente un fort potentiel ludique, d’attractivité et de créativité via un matériel iconographique coloré et sympathique, des histoires très simples de la vie de tous les jours, bien écrites et adaptées aux enfants.

Le cahier de l’enfant propose des activités de retour sur soi qui correspondent bien à l’âge et aux capacités des enfants, alternant activités collectives et individuelles, activités dans le lieu d’accueil et à la maison.

L’outil identifie le lien avec les socles de compétences scolaires, ce qui en facilite l’utilisation en contexte scolaire.

La prise en main de l’outil demande 3 à 4h de préparation (s’entraîner à raconter les histoires, manier la marionnette et utiliser le kamishibaï, préparer les activités).

Objectifs

Pour l’enfant :

  • exprimer sa pensée, son sentiment et son ressenti par rapport à l’alimentation dans sa structure d’accueil
  • exprimer des envies de changement et des pistes d’amélioration par rapport à la structure d’accueil
  • apprendre à écouter et à respecter la parole des autres
  • se rendre compte que sa parole a de l’importance, que les adultes peuvent en tenir compte
  • découvrir l’influence de la pub.

Pour l’animateur, instaurer une démarche qui permette de dégager des pistes d’amélioration dans les lieux de vie de l’enfant (école, milieu d’accueil…)

Public cible

4-7 ans. Pour les plus petits : l’histoire « le goûter d’anniversaire » se suffit à elle seule.

Utilisation conseillée

Inscription dans un projet pédagogique et institutionnel pour prendre en compte les revendications des enfants.
Répéter la prise en main technique (manipulation du kamishibaï, des planches, de la marionnette) pour que l’utilisation avec les enfants soit fluide.
Donner accès à la parole et prendre distance par rapport à ce que les enfants expriment.

L’action communautaire en santé

Le 30 Déc 20

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L’action communautaire en santé

En 2009, le Secrétariat européen des pratiques en santé communautaire (SEPSAC) publiait ‘Action communautaire en santé: un observatoire international des pratiques’ Note bas de page.

S’inscrivant en droite ligne dans la continuité de ce premier document, la Fédération des maisons médicales, Santé Communauté Participation (SACOPAR) et le Centre local de promotion de la santé de Charleroi-Thuin nous proposent ‘Action communautaire en santé, un outil pour la pratique’.

Après un rappel théorique toujours judicieux, huit points de repères essentiels sont présentés.

Les quatre premiers sont spécifiques à l’action communautaire: une ‘communauté’Note bas de page doit bien entendu être concernée, tous les acteurs doivent être impliqués dans une démarche de co-construction, le partage des pouvoirs et des savoirs doit être favorisé, les ressources de la communauté valorisées et mutualisées. Ces points sont amplement développés.Le cinquième repère est d’ordre méthodologique: la mise en place d’un processus d’évaluation partagée et permanente permettant une planification souple.

Il y a encore trois repères propres à la promotion de la santé: une approche globale et positive de la santé; l’action sur les facteurs à la source des problèmes de santé, souvent situés en-dehors du champ sanitaire; le travail en intersectorialité.

Bien entendu, la promotion de la santé se retrouve largement aussi dans les cinq premiers repères. «Il n’y a pas de hiérarchie ni de frontière stricte entre ces points de repères: ils se complètent, s’articulent de manière variable selon le contexte et ne doivent pas forcément être poursuivis tous en même temps. Le cheminement s’élabore au fur et à mesure: tout l’art consiste à saisir les opportunités, les possibilités qui s’ouvrent à certaines étapes, pour rejoindre l’un ou l’autre point de repère au moment adéquat.»

Après ces balises théoriques présentées avec une grande clarté, une troisième partie propose un outil d’aide à la structuration d’une action, de la phase de conception à celle du bilan final. Ses ‘bonnes questions’ sont complétées par une grille AFOM (pour Atouts – Faiblesses – Opportunités – Menaces) combinant la réflexion sur les forces et faiblesses d’une action à celle sur les opportunités et menaces qu’elle rencontre).

En quatrième partie, vous trouverez encore un grand nombre de références, de ressources et de sites complémentaires.

Vous pouvez obtenir gratuitement ce remarquable outil à la pédagogie raffinée auprès de la Fédération des maisons médicales, Bd du Midi 25/5, 1000 Bruxelles. Tél.: 02 514 40 14 . Courriel: fmm@fmm.be.

Il est aussi téléchargeable gratuitement.

Voir ‘Action communautaire en santé, Éducation Santé n°259, septembre 2010

Les auteurs la définissent par son espace géographique et/ou ses caractéristiques et/ou son intérêt commun et/ou sa situation problématique commune.

Entre-Deux

Le 30 Déc 20

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Entre-Deux

Un court métrage produit par la Fédération des Centres pluralistes de planning familial (FCPPF) pour sensibiliser les jeunes dès 14 ans à une sexualité et une parenté responsables.

Description

Matériel

  • DVD, court-métrage Entre-deux (20 minutes). En annexe, le scénario de la fiction, la loi du 3 avril 1990 dépénalisant partiellement l’interruption volontaire de grossesse et une carte mondiale de l’interruption volontaire de grossesse.
  • Fiches pédagogiques tenant compte de la structure du scénario du film.
  • Livret Sexualité et parentalité à l’adolescence: éclairages juridiques consacré aux implications juridiques de la sexualité et de la parentalité.

Concept

Ce DVD est un court métrage mettant en scène le parcours de Romain et Sonia, jeune couple confronté à une grossesse imprévue. Cette fiction éducative est structurée en chapitres qui tiennent compte des activités développées dans les fiches pédagogiques.Cet outil est destiné aux animateurs-trices, confronté(e)s à la nécessité d’aborder des questions sociales et juridiques auprès d’adolescent(e)s. Il peut être utilisé dans le cadre d’animations spécifiques organisées par les centres de planning familial et d’autres institutions ainsi que par des professeurs ou des éducateurs.

Objectifs

  • Amener les jeunes à prendre conscience des choix qui s’offriraient à eux en cas de grossesse non planifiée.
  • Introduire une perspective culturelle et historique.
  • Faire prendre conscience du statut juridique particulier du mineur d’âge et de ses implications.
  • Éveiller le questionnement et rendre les jeunes acteurs et responsables de leur sexualité.

Conseils d’utilisation

L’exploitation de l’outil pourra se diviser en 3 à 4 temps distincts, selon la disponibilité du groupe et/ou le choix de l’animateur-trice d’aborder plus spécifiquement l’une ou l’autre thématique.

Bon à savoir

Pour projections sur grand écran, un exemplaire du film est disponible en Blu-ray.Pour le public français, une version du carnet pédagogique adapté à la législation française est en cours d’élaboration.Le film est produit par la Fédération des Centres pluralistes de planning familial avec la complicité de Dancing Dog Productions. Avec le soutien financier du Ministre en charge des Affaires Sociales de la Commission Communautaire Française et du Fonds social du secteur de l’Aide sociale et des soins de santé.

Où trouver l’outil

Chez l’éditeur: FCPPF, Avenue Émile de Béco 109, 1050 Bruxelles, Belgique
Tél.: +32 (0)2 514 61 03. Courriel:- info@fcppf.be. Internet: https://www.fcppf.behttps://www.facebook.com/fcppfDans les centres de prêt suivants: Centre liégeois de promotion de la santé, Centre local de promotion de la santé du Brabant wallon, Centre local de promotion de la santé de Huy-Waremme, Centre local de promotion de la santé de Mons-Soignies, Centre local de promotion de la santé de Namur, Outilthèque Provinciale en promotion de la santé (Namur), Centre Local de Promotion de la Santé de Charleroi-Thuin.

L’avis de PIPSa

La Cellule d’experts de PIPSa a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil en 2013.

Appréciation globale

Cette fiction cinématographique, soutenue par un jeu très naturel des comédiens, ouvre le débat en déroulant un scénario dont la fin n’est pas écrite. Chaque jeune, à partir de ses représentations, croyances et préjugés, pourra interroger sa vie affective et sexuelle, particulièrement sous l’angle des droits et devoirs qui y sont liés.Les questions soulevées correspondent bien aux préoccupations des jeunes (quid de la responsabilité, faut-il le dire aux parents…). Le choix de mettre en scène des éléments inhabituels (exemple la visite du garçon chez le juriste) permet de sortir des discours convenus et d’impliquer les garçons.Un seul regret: l’absence des aspects interculturels et religieux (recours au mariage par exemple) lorsqu’on aborde ces questions avec un public multiculturel.Le format léger et ‘passe-partout’ du kit pédagogique nécessite quand même deux bonnes heures pour une prise en main par un utilisateur averti. Le support DVD est facile d’utilisation mais les dialogues sont parfois peu audibles.Le cahier d’accompagnement a l’avantage de rassembler et vulgariser des éléments juridiques qui apportent un rappel intéressant aux professionnels. Les fiches pédagogiques et le découpage des activités sont très soutenants pour un animateur de planning familial. Étant donné que la fiction vise à susciter le ressenti et l’expression des jeunes, l’outil demande un animateur expérimenté capable de susciter l’expression à partir des émotions et ‘d’en faire quelque chose’.Le coût de l’outil est relativement important, mais la thématique permet une utilisation d’année en année.

Objectifs

  • Prendre connaissance des droits et des devoirs en matière de parentalité.
  • Prendre connaissance du rôle du planning familial, des aides qu’on y trouve et de l’existence du site www.loveattitude.be.
  • Se questionner, s’exprimer sur les grossesses non planifiées, les relations amoureuses, la responsabilité par rapport à la sexualité.

Public cible

  • Animateurs/trices de l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle.
  • Animateurs/trices des temps de loisirs des jeunes (avec éventuellement un appui du planning).
  • Professionnels PSE – PMS (avec éventuellement l’appui d’un juriste).

Utilisation conseillée

  • Idéalement, organiser au moins deux séances d’animation de 1h30.
  • Le préservatif – annoncé dans le scénario – n’est pas visible à l’écran. Penser à l’intégrer au débat pour aborder les questions de prévention des grossesses mais aussi des IST (mission préventive des centres de planning).
  • Plastifier les fiches pédagogiques pour en pérenniser l’utilisation.

«A table!»

Le 30 Déc 20

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«A table!»

Description

Matériel

  • 16 photographies de Peter Menzel (couleur, format 42 x 30 cm);

  • Livret pédagogique (64 pages) – Extraits à feuilleter;

  • Un CD-Rom (photographies, fiches d’activités, documents, film) – Extrait du film.

Concept

À Table! permet d’étudier les enjeux locaux et globaux de l’alimentation à l’heure de la mondialisation des échanges, à partir d’un set de photographies de Peter Menzel qui représentent la consommation hebdomadaire de 16 familles de tous les continents.

Objectifs

  • Aborder les différentes habitudes alimentaires en se basant sur les photos et sur les expériences personnelles des jeunes;

  • Prendre conscience que la solution pour le bien-être de chaque être humain est d’agir dans le sens du développement durable, tout en incitant à analyser ses propres comportements;

  • Éveiller l’envie de soulever les couvercles des casseroles et de s’interroger sur nos habitudes alimentaires et nos modes de vie.

Conseils d’utilisation

Le CD-Rom contient divers documents à imprimer, à projeter en classe:- Les 16 photographies de Peter Menzel;
– 19 fiches d’activités pour les élèves;
– Des documents de nature variée: vidéos, cartes, graphiques, statistiques…
– Un film sur le développement durable et le commerce équitable, tourné au Laos;Le livret pédagogique contient des fiches d’exploitation pédagogique, autour de 7 thématiques:- La lecture d’image
– Nourrir les hommes
– L’alimentation, reflet du niveau de richesse ?
– Manger ou ne pas manger de viande
– Vers une uniformisation alimentaire ?
– Modes d’alimentation et production de déchets
– Les kilomètres alimentaires.Il fournit également des données complémentaires pour éclairer le contexte, en proposant une approche plurielle: géographique, sociologique, culturelle, économique et historique.

Bon à savoir

Cet outil a été coédité par Alliance Sud (Suisse) et le CRDP de Lorraine (France), en collaboration avec la Fondation Éducation et Développement (Suisse).Également disponible: À table ! Dossier pédagogique cycle 3Le Service éducation d’Alliance Sud a conçu le dossier pédagogique sur la base du livre ‘So isst des Mensch. Familien aus aller Welt zeigen, was sie ernärhrt’, de Peter Menzel et Faith d’Aluisio.

Où trouver l’outil

  • Alliance Sud, Monbijoustrasse 31, Postfach 6735, 3001 Berne, Suisse. Courriel: mail@alliancesud.ch
  • CRDP de Lorraine, 95 rue de Metz CO 43320, 51014 Nancy cedex, France. Tél.: + 33 3 83 19 11 20. Courriel: vpc@crdp-lorraine.fr. Internet: www.cndp.fr/crdp-nancy-metz
  • Les CLPS du Brabant wallon, de la Province de Luxembourg, l’asbl Cultures & Santé et l’Outilthèque provinciale en promotion de la santé de la Province de Namur peuvent vous prêter cet outil.

L’avis de PIPSa (www.pipsa.be)

La Cellule d’experts de PIPSa a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil en 2012.

Appréciation globale

Voici un excellent outil qui a suscité l’enthousiasme de notre cellule d’évaluateurs. Le simple fait de regarder les photos suscite déjà une réflexion et des idées d’animation. Des dizaines de pistes sont possibles, qui ne se limitent pas à celles qui sont proposées par l’outil. La première activité proposée porte sur l’analyse de l’image. Ce travail sur le médium et ensuite sur le contenu semble très pertinent.Les pistes pédagogiques sont construites de manière cohérente: elles sont très documentées et très convaincantes. Des pistes d’action collective sont prévues, par exemple à la cantine. Des activités de prolongement proposent de revenir à soi. L’outil permet d’aborder différentes facettes de l’alimentation en lien avec le développement durable.

Objectifs

  • Prendre conscience de la diversité des pratiques alimentaires dans le monde;

  • Apprendre à lire une image, la manière dont elle est construite et composée;

  • Susciter une série d’apprentissages variés en termes de savoir, savoir-être et savoir-faire (recherche documentaire sur internet, établir des relations entre les infos, etc.);

  • Aborder un ensemble de thématiques autour de l’alimentation en lien avec le développement durable;

  • Favoriser l’analyse critique autour de questions d’alimentation et de développement durable;

  • Favoriser un travail sur les représentations (dans un second temps);

  • Proposer quelques activités au sein du milieu de vie scolaire.

Public cible

Milieu scolaire et extra-scolaire.
Bien que l’outil soit explicitement destiné aux enseignants, il peut tout à fait être utilisé par des non-enseignants.

Utilisation conseillée

Les photos seules peuvent être exploitées avec des publics plus larges que les 12-18 ans, enfants ou adultes.L’activité 1 (analyse d’image) est adaptée à tous les publics.Chaque séquence démarre par un lien avec les programmes d’enseignement français. Cela est à adapter pour la Belgique, mais peut donner des idées aux enseignants belges.

«La réputation»

Le 30 Déc 20

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«La réputation»

Description

Matériel

  • 1 court métrage d’une durée de 3 minutes
  • 1 fiche ‘aide à l’animation’

Concept

Ce DVD réalisé par des lycéens met en scène une jeune fille tombée amoureuse d’un garçon. Elle se remémore leur premier rendez-vous, leur premier flirt, leurs premières disputes. Elle se souvient également d’un texto qu’elle a reçu de lui, puis de sa réputation!

Le court métrage soulève de nombreuses questions sur les relations amoureuses:

  • Jusqu’où peut-on aller par amour?
  • C’est quoi le chantage affectif?
  • Comment se fait une réputation?
  • Comment y faire face?
  • Faut-il en parler? À des adultes?

Objectifs

  • Identifier les différentes formes de relations aux autres
  • Valoriser les relations respectueuses et responsables
  • Identifier et prévenir les violences

Bon à savoir

Le film a été réalisé par 12 élèves de 1ère du Lycée Jeanne d’Arc (Rennes), en partenariat avec l’association Liberté Couleurs dans le cadre de l’opération ‘Printemps de la Jupe et du Respect’, avec l’aide et le soutien de Anthony Guegan.

Où trouver l’outil

Chez l’éditeur: Liberté Couleurs, 3 rue de la Volga, 35200 Rennes, France. Tél. +33 12 23 30 02 16 –Courriel: info@libertecouleurs.org. Site: www.libertecouleurs.org

Les CLPS du Brabant wallon et de la province de Luxembourg peuvent aussi vous prêter cet outil.

L’avis de PIPSa

La Cellule d’experts de PIPSa (www.pipsa.be) a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil en 2012.

Appréciation globale

Ce petit support pédagogique, très pertinent par rapport à l’actualité (diffusion d’images sur les réseaux sociaux) et aux situations vécues par les jeunes, présente de nombreuses qualités pour l’utilisateur (court, concis, facile à utiliser) ainsi que pour le public (réalisé par des jeunes, bien joué, bien filmé – même si le son est parfois peu audible). Le public s’y identifiera très facilement d’autant qu’il propose un discours nuancé dans les questions/commentaires (point de vue des garçons/des filles notamment).

Le léger cahier pédagogique fournit des pistes adaptées pour un débat avec les jeunes sur les difficultés des relations amoureuses à l’adolescence (le chantage affectif, la 1ère fois, l’influence du groupe d’amis, la diffusion sur les médias sociaux…). Il permet d’analyser l’idée que la jalousie, la prise de pouvoir sur l’autre, ce n’est pas de l’amour et de dénoncer le chantage affectif.

Le support filmé peut être utilisé en illustration du débat mais aussi avant de l’entamer. Il pourrait avantageusement être animé par les jeunes eux-mêmes (pairage) avec un adulte-ressource.

Objectifs

  • Identifier les situations à risque de violence (chantage affectif, diffusion sur les médias sociaux) dans les relations amoureuses en vue de les prévenir.
  • Réfléchir à des scénarios pour s’en sortir: que peut faire l’école? les copains? les parents?

Public cible

À partir de 16 ans

Utilisation conseillée

  • S’adjoindre, si souhaité, des professionnels de planning, PSE, PMS (ou connaître les ressources locales utiles).
  • Penser à installer des règles de confidentialité dans le groupe.
  • Prévoir l’amplification du son pour audibilité par tous.
  • Se documenter au préalable sur le cadre légal et le règlement d’ordre intérieur de l’établissement.

Jouer pour rester en santé

Le 30 Déc 20

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Des millions d’élèves investissent beaucoup de temps à jouer à des jeux en ligne. Pourquoi ne pas utiliser ces jeux pour leur faire adopter des comportements responsables?
Le monde des jeux numériques pourrait en effet aider les jeunes à développer leur autonomie et leur compréhension des relations de cause à effet, surtout en ce qui concerne les décisions qu’ils prennent.

C’est ainsi que des équipes multidisciplinaires et interinstitutionnelles du Centre d’expertise et de recherche sur l’apprentissage à vie (SAVIE) ont mené de nombreuses études pour développer, expérimenter et valider des jeux en ligne auprès de publics différents.

Développement de la participation active et interaction

Diverses théories suggèrent d’intégrer certaines composantes à un jeu numérique afin que celui-ci puisse influencer les attitudes. Les jeux éducatifs doivent ainsi permettre au participant de jouer un rôle réel ou fictif (1) qui lui permet (2) de se confronter à des positions similaires ou différentes de la sienne (3) en interaction avec ses pairs tout en ayant (4) une rétroaction qui lui permette de se réajuster au fur et à mesure de son apprentissage. D’une manière générale, il s’agit de privilégier la participation active et interactive du joueur et non de réduire l’apprentissage à une ‘simple’ transmission d’information.

Lise Renaud et Louise Sauvé (1) et les mêmes auteures avec David Kaufman (2) démontrent que les moyens éducatifs novateurs tels que les jeux éducatifs sont plus efficaces pour changer les attitudes que des techniques plus classiques (exposé en classe, discussion en groupe, etc.). Ces moyens permettent en effet un transfert de pouvoir à l’individu et lui procurent un sentiment de pouvoir sur lui-même et sur sa vie. Parchési au Canada, le Jeu des petits chevaux en Europe, est une coquille générique de jeux éducatifs (CGJE) qui a été développée par le Centre d’expertise et de recherche sur l’apprentissage à vie (SAVIE) afin de soutenir le développement de jeux éducatifs qui favorisent des apprentissages simples à complexes (3). Pour créer un jeu à l’aide de la CGJE, il faut rédiger un minimum de 40 questions ou événements pour susciter du défi chez les participants. Le jeu se déroule avec au moins deux et au plus avec quatre joueurs qui peuvent y participer en même temps.

Exemple de deux jeux éducatifs en ligne

Les deux jeux présentés ici ont été conçus en collaboration avec des praticiens et validés par des experts œuvrant dans le milieu scolaire. Les deux abordent des questions de type cognitif et affectif. Pour chaque bonne réponse, il y a un renforcement positif, et pour chaque erreur, une rétroaction explicative pour mieux ‘performer’ la prochaine fois.

Stopper les infections transmissibles sexuellement (ITS)

Ce jeu permet aux joueurs d’établir les risques de contracter une infection et les solutions pour s’en prémunir, de cerner l’importance des infections transmissibles sexuellement (ITS) au Québec et au Canada et enfin de comprendre l’importance d’avoir des relations sexuelles protégées pour leur propre santé et celle des autres.

79 questions ont été intégrées dans le jeu : 60 de type cognitif et 19 activités de type affectif. Les questions de type cognitif, sous la forme de questions fermées, avaient pour objectifs de structurer les connaissances des jeunes en leur permettant de faire appel à leur connaissances antérieures, d’appliquer leurs connaissances déclaratives, d’établir des différences, des ressemblances et des analogies ou de distinguer les éléments clés d’une situation afin de prendre une décision.

Concrètement, sur le plan affectif, le jeu présente douze activités avec des scénarios imprécis mais néanmoins délimités d’une situation donnée. Par exemple : «Que réponds-tu à la personne qui te dis : c’est à la mode de prendre des risques, à bas le condom ?».

Il inclut également 7 activités d’apprentissage de type modeling qui consistent pour un élève à observer un modèle ou un exemple qu’il doit imiter pour acquérir le comportement désiré. Ce modèle explique au participant en termes concrets ce qu’il doit faire exactement, c’est-à-dire quels sont les comportements attendus de lui et comment les développer.

Asthme – 1, 2,3… Respirez !

Il permet aux joueurs de reconnaître l’asthme et ses symptômes, de différencier les traitements de l’asthme et d’en comprendre les effets, d’établir les facteurs déclenchants de l’asthme afin de les prévenir et enfin, de déterminer les allergies qui affectent les jeunes asthmatiques et d’en réduire les causes.

Les déterminants des comportements à risque, dont certains sont communs à l’ensemble des comportements, ont été pris en compte lors de la création des 105 questions que comporte le jeu. C’est-à-dire : l’influence des pairs, l’environnement proche du jeune, que ce soit son milieu de vie et/ou sa famille plus ou moins soutenants, les déterminants personnels comme l’estime de soi, la capacité à faire face aux événements et les mécanismes d’adaptation…

À l’instar du jeu des ITS, sur le plan affectif, quatorze activités du jeu présentent aussi des scénarios imprécis mais délimités d’une situation donnée.Voici un exemple de question : «Un de tes bons amis pense que ‘L’asthme, ça concerne les enfants, pis c’est héréditaire ! Alors, ça ne nous touche plus !’ Peux- tu lui apporter au moins 2 arguments pour faire évoluer son point de vue ?»

Des perceptions et attitudes améliorées

Des études sur base de questionnaires, en milieu scolaire, ont été menées auprès de jeunes de 14 à 17 ans afin d’analyser s’il était possible de changer leurs attitudes à l’aide de ces deux jeux éducatifs.

Globalement, les résultats aux questionnaires indiquent une amélioration des attitudes tant à l’égard de la santé sexuelle que de l’asthme. Quelques nuances sont toutefois émises. En ce qui concerne la première thématique, la perception générale des jeunes à l’égard des infections transmissibles sexuellement s’est améliorée avec le jeu.
Cependant, peu de changements sont observés en ce qui a trait aux habiletés personnelles face à la sexualité, à la prévention et à la perception de solutions accessibles et pratiques sur le plan des gains personnels et de l’envergure des obstacles à l’action.

Quant aux affections respiratoires, le jeu qui utilise des activités fondées sur quatre éléments clés liés à l’apprentissage affectif (l’improvisation, l’argumentation, la confrontation dans l’interaction et la rétroaction), permettrait une amélioration de la perception générale des jeunes à l’égard de l’asthme, une meilleure perception de la gravité des conséquences, un fort sentiment de contrôle, une perception de leur capacité à contrer les obstacles pour passer à l’action. L’étude montre néanmoins peu de changements sur les habitudes personnelles en matière de prévention et la perception de solutions accessibles et pratiques sur le plan des gains personnels.

Faire adopter de saines habitudes chez les jeunes est un défi de taille en santé publique. Ces deux exemples (4) attestent que l’utilisation des jeux numériques peut être efficace pour changer des attitudes des jeunes à l’égard des maladies sexuellement transmissibles et de l’asthme. Grâce au développement des CGJE, enseignants, formateurs, conseillers pédagogiques et spécialistes de l’éducation ont la possibilité de développer rapidement des jeux éducatifs qui seront accessibles à l’ensemble de la collectivité enseignante et apprenante partout à travers le monde.

Références

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• Sauvé, L., Kaufman, D. et Renaud, L. (2011). Un jeu éducatif en ligne Asthme : 1, 2, 3 … Respirez! Pour sensibiliser les jeunes du secondaire aux problèmes de l’asthme. La Revue Canadienne de l’apprentissage et de la technologie / Canadian Journal of Learning and Technology, 37 (2), 1-16.
• Sauvé, L, Renaud, L. et Kaufman, D. (2010). Les jeux, les simulations et les jeux de simulation pour l’apprentissage : définitions et distinctions. Dans L. Sauvé et D. Kaufman (dir.), Jeux et simulations éducatifs : études de cas et leçons apprises. Presses de l’Université du Québec, p. 13-42.
• Sauvé, L., Delage, M. et Cantin, F. (2006). A generic environment for online game creation for health prevention: design and implementation. E-Learn 2006-World Conference on E-Learning in Corporate, Government, Healthcare, and Higher Education to be held (pp. 886-891). Honolulu, Hawaii, USA, October 13-17, cédérom.
• Sauvé, L., Renaud, L. et Royer, M. (2009). Asthme : 1, 2, 3… Respirez! Carrefour virtuel de jeux éducatifs. https://cvje2.savie.ca
• Tingstrom, D. H., Sterling-Turner, H. et Wilczynski, S.-M. (2006). The good behavior game: 1969-2002. Behavior modification, 30 (2), 225-253.

Extrait de l’article de Louise Sauvé, Ph.D. Professeure à l’UER Éducation, Télé-université Directrice du Centre d’expertise et de recherche sur l’apprentissage à vie (SAVIE)
lsauve@teluq.ca.

(1) Renaud, L. et Sauvé, L. (1990). Simulation et jeu de simulation: outils éducatifs appliqués à la santé. Montréal, Québec: Editions Agences d’Arc.
(2) Renaud, L., Sauvé, L. et Kaufman, D. (2011). Asthme 1, 2, 3… Respirez! Efficacité du jeu éducatif sur les attitudes à l’égard de l’asthme. Revue internationale de communication sociale et publique, n° 6, 71-86.
(3) Pour en savoir plus: Carrefour Virtuel de Jeux Éducatifs : https://cvje2concepteur.savie.ca
(4) Ces résultats vont dans le même sens que d’autres études : Garris et coll., 2002; Tingstrom et coll., 2006; Bottino et coll., 2007; Khazaal, 2010.

Keski handicap jeunesse

Le 30 Déc 20

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Description

Mallette pédagogique de sensibilisation au handicap, pour les jeunes, les familles, les écoles, les associations, les centres de vacances…

Matériel

• Un plateau de jeu
• 100 cartes: 56 cartes ‘Informations’, 24 cartes ‘Actions’, 20 cartes ‘Handicaps’
• Bloc de feuilles de joueur, pions
• Matériel pour expérimenter des situations de handicap: 12 lunettes (vision floue, vision tubulaire, vision borgne), 4 casques anti-bruits, 8 bandeaux, alphabet braille, guide carte postale…
• Livret de règles, bibliographie, guide d’animation

Concept

Un jeu pour faire évoluer le regard sur le handicap et développer des attitudes plus justes en adéquation avec les attentes et les besoins des personnes en situation de handicap.

Il s’adresse à tout public jeunesse dans le cadre du milieu scolaire, de centres aérés, de centres de vacances, pour sensibiliser sur le handicap et faciliter l’intégration d’un camarade en situation de handicap.

Le jeu se pratique soit individuellement, à partir de 3 joueurs, soit par équipe de 2 ou 3 joueurs.

Objectifs

• Comprendre l’univers des personnes en situation de handicap et ainsi faciliter leur intégration.
• Mieux connaître les différents types de handicap et leur impact.
• Changer son regard: sortir de ses représentations et croyances sur le handicap.
• Développer des attitudes plus justes, facilitant le contact, réduisant les maladresses et l’autocensure dans la relation.

Conseils d’utilisation

Cartes ‘Informations’ : on recueille de l’information avec des mini-quiz, des ‘vrais’ ou ‘faux’, des témoignages, pour mieux connaître les différents types de handicaps et leur impact.

Cartes ‘Actions’: invitent à réaliser des épreuves simples handicapantes ou en lien avec un handicap.

Cartes ‘Handicaps’: pour expérimenter de mini situations de handicap pendant 1 ou plusieurs tours afin de ‘ressentir’ et de comprendre de ‘l’intérieur’ le vécu d’une personne en situation de handicap.

Une fiche personnelle permet à chaque joueur de garder en mémoire les informations, réflexions et prises de conscience les plus importantes pour lui. Au cours de la partie, les joueurs sont invités à échanger sur ce qui les étonne et ce qu’ils découvrent.

Durée d’une partie : entre 1h et 1/2 journée, selon le type d’animation choisie.

Bon à savoir

Il existe aussi en version adulte pour faciliter l’intégration de travailleurs handicapés dans le contexte professionnel (cf. https://www.keski.fr).

Où trouver l’outil

Chez l’éditeur: KESKI / Benoît Carpier, 19 rue de la Grenouillette , 78180 Montigny Le Bretonneux. Tél.: (0)1 80 78 60 30 ou (0)6 03 46 24 30 (portable). Courriel: contact@keski.fr. Internet: https://www.keski.fr

Les CLPS de la Province de Luxembourg et l’Outilthèque provinciale en promotion de la santé (Namur) peuvent vous prêter cet outil.

L’avis de PIPSa (https://www.pipsa.be)

La Cellule d’experts de PIPSa a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil en 2012.

Appréciation globale

Le postulat de base de travail est ‘la personne handicapée = une personne normale’, le jeu introduit bien ce concept.

L’humour est bien présent ce qui renforce le plaisir de la découverte. La méthode d’expérimentation (se mettre à la place d’une personne en situation de handicap, ou d’un aidant) est pertinente pour une prise de conscience des difficultés réelles. La notion d’entraide est bien mise en œuvre. La démarche permet l’expression des ressentis via une feuille personnelle à reprendre chez soi.

La question de motivation du groupe est importante au départ. En effet, il ne s’agit pas de simplement s’amuser mais d’approcher de manière ludique une problématique sensible et difficile à aborder.

Cet outil est beau, attractif, le matériel est adéquat (sauf les lunettes, un peu fragiles) mais coûteux, idéal donc pour les centres de prêt. La prise en main est facilitée par la clarté du mode d’emploi. De nombreuses sources fournissent beaucoup de pistes d’approfondissement. Les cartes ‘Information’ font appel à des connaissances particulières et ne sont pas accessibles aux plus jeunes.

Cet outil peut être utilisé une ou deux fois sur une année, pour pointer l’évolution des représentations. Le temps minimum est de 2h.

Objectifs

• Connaître des handicaps.
• Prendre conscience des multiples obstacles que rencontrent au quotidien les personnes en situation de handicap.
• Faciliter l’intégration des personnes souffrant d’une limitation due à un handicap.

Public cible

À partir de 10 ans jusqu’à 16 ans (sans les cartes ‘Information’, sauf si suite à un cours). À partir de 16 ans, avec les cartes ‘Information’.

Utilisation conseillée

Adapter certains contenus au contexte belge.
Recomposer les cartes ‘Information’ si utilisées avec des jeunes de moins de 16 ans.

Alimentation responsable

Le 30 Déc 20

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Description

Matériel

Guide pédagogique – partie 1 : apports de connaissances (35 pages)
1. Petite histoire de l’homme et de son alimentation
2. Alimentation, des enjeux
– sociaux
– en matière de santé
– en matière de ressource en eau
– en matière de consommation d’énergie et de changement climatique
– en matière de déchets
– en matière de biodiversité
– en matière de sols
3. Pour aller plus loin : fiches thématiques

Guide pédagogique – partie 2 : fiches d’activités
30 fiches pratiques décrivant des activités pédagogiques (jeux de plateau et jeux de cartes, expérimentations, enquêtes…) à mener avec un public de petits ou de jeunes, à partir du cycle 1 jusqu’au lycée.

Concept

Ce guide a été réalisé pour les Journées de l’Éducation Relative à l’Environnement (ERE) qui ont eu lieu en Bourgogne en 2009, et dont le thème choisi était celui de l’alimentation responsable.

Se soucier de l’origine des produits que nous consommons, de la façon dont ils ont été produits, se préoccuper des substances qui les composent, réfléchir sur la manière de les utiliser, se demander ce qu’ils deviennent quand on s’en débarrasse… Voilà les questions à se poser lorsqu’on parle d’alimentation responsable.

Parler de l’alimentation permet de nombreux liens avec d’autres thèmes: énergie, déchets, biodiversité, eau, changement climatique, aménagement du territoire, rapports Nord-Sud, santé, goût; les liens et les ponts sont nombreux et permettent des projets pluridisciplinaires et transversaux.

Objectifs

• Aider à susciter, dans les structures éducatives et établissements scolaires, des projets pédagogiques sur le thème de l’alimentation responsable
• Apporter des connaissances, pistes d’activités et ressources sur le thème de l’alimentation responsable aux animateurs scolaires

Où trouver l’outil

Chez l’éditeur : Alterre Bourgogne, 9 boulevard Rembrandt , 21000 Dijon, France. Courriel: sffere@alterre-bourgogne.org. Internet: https://www.alterre-bourgogne.org

Les CLPS de Verviers, du Brabant wallon, de Huy-Waremme et de la Province de Luxembourg peuvent vous prêter cet outil.

L’avis de PIPSa (https://www.pipsa.be)

La Cellule d’experts de PIPSa a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil en 2012.

Appréciation globale

Le nom quelque peu austère de l’outil cache en réalité un dossier au contenu très riche et aux grandes qualités pédagogiques.

Le parti pris des auteurs est d’aborder la thématique de l’alimentation par le prisme du développement durable. Leur vision est large et englobe de façon très naturelle les liens avec la santé. On regrette le fait que la problématique de l’accessibilité, entre autre financière, ne soit pas abordée en tant que telle.

Le ‘Guide pédagogique’ de 35 pages donne à l’utilisateur des informations essentielles sur les liens entre alimentation d’une part et santé, social et – surtout – environnement d’autre part. Sa mise en page est sommaire et peu attrayante mais sa lecture est facile et agréable, les choses sont dites simplement et en peu de mots.

Les 31 ‘fiches d’activités’ et leurs annexes sont autant de propositions de réflexions, échanges et actions autour de multiples enjeux liés à l’alimentation. Elles sont claires, richement illustrées, variées dans les thématiques abordées et les activités proposées. À noter le compromis intéressant entre d’une part une présentation structurée d’une manière parfaite pour une utilisation dans un cadre scolaire et d’autre part des actions et des prolongements favorisant les ouvertures vers l’extérieur. Nous apprécions tout particulièrement que chaque fiche propose des activités ‘à la carte’, donnant la possibilité d’aller d’une mise en œuvre relativement modeste à des prolongements plus approfondis.

La première étape (fiche 1) consiste en un travail préparatoire de recueil des représentations : c’est une démarche essentielle en promotion de la santé qui mérite d’être soulignée ! Pour certaines fiches, les références auraient pu être étoffées. On apprécierait également davantage de renvois des fiches d’activités vers les informations du dossier.

Objectifs

• Acquérir de nouvelles connaissances sur les enjeux de santé et d’environnement liés à l’alimentation;
• Comprendre les liens entre alimentation et environnement;
• Prendre conscience de certains problèmes dus à l’alimentation, aux modes de production agricole et aux pratiques agro-industrielles;
• Exprimer les points de vue des enfants et des jeunes sur ces problématiques;
• Stimuler les actions individuelles et collectives

Public cible

De 3 à 18 ans.
Variable d’une fiche à l’autre. Certaines fiches pourraient être utilisées avec un public d’adultes.

Utilisation conseillée

Les informations du dossier sont importantes à lire avant de se lancer dans les activités, pour acquérir les connaissances nécessaires, choisir les activités qui seront développées et en déterminer les objectifs pédagogiques.

Un Guide-repères sans tabou pour parler sexualité avec les jeunes

Le 30 Déc 20

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Aujourd’hui, les enfants sont très tôt poussés dans une sexualité qui n’est pas de leur âge. Mise sur le marché de strings petites tailles, clips sexys, pubs à connotation sexuelle voire semi-pornographiques, starification, télé-réalité… Le sexe est partout et s’affiche aux yeux de tous, ignorant les frontières de l’âge.

Ce climat consumériste érotisé freine l’enfant, considéré comme un mini-adulte, dans son développement. Il met à mal les repères des parents et les contraint à modifier leurs schémas éducatifs (1). Les animateurs de Latitude Jeunes (2) se trouvent confrontés aux mêmes réalités qui les désarçonnent lors des séjours et plaines de vacances qu’ils encadrent. C’est pourquoi ils ont créé un Guide-repères portant sur la manière de réagir aux situations d’hypersexualisation en collectivité. Éducation Santé vous en parle…

Vous avez dit hypersexualisation ?

L’hypersexualisation, aussi appelée sexualisation précoce, peut être définie comme un phénomène sociétal qui pousse les jeunes à adopter des attitudes et des comportements à caractère sexuel jugés trop précoces. La société actuelle leur offre en effet des codes de séduction essentiellement axés sur le corps et la sexualité. À travers les médias, les industries diffusent un modèle de sexualité réducteur, s’inspirant des stéréotypes véhiculés par la pornographie : homme dominateur, femme-objet séductrice et soumise… (3)

Ainsi, les jeunes vont utiliser ce modèle dans leur communication au quotidien en adoptant publiquement des comportements sexuels avec des personnes avec qui ils n’ont pourtant aucune relation intime (s’embrasser pour rire, simuler la jouissance…), ou des postures qui envoient un signal sexuel (ouvrir la bouche, se lécher les lèvres…), en mettant en évidence des parties du corps liées à la sexualité (décolleté, sous-vêtements apparents…) ou en utilisant des accessoires tels que maquillage, piercing, talons aiguilles, soutiens-gorge rembourrés, etc.

Ainsi, on parle d’hypersexualisation lorsque la surenchère à la sexualité envahit tous les aspects de notre quotidien et que les références à la sexualité deviennent omniprésentes dans l’espace public : à la télévision, à la radio, sur Internet, dans les objets achetés, les attitudes et comportements des pairs… (4)

L’hypersexualisation remet en cause les acquis en matière d’égalité femmes-hommes. Elle conditionne l’image des filles et des femmes véhiculée dans les médias et accentue les inégalités hommes-femmes.

D’après diverses recherches et organismes travaillant sur la question, les conséquences de l’hypersexualisation peuvent être exposées en 5 points.

• Elle contribuerait aux agressions sexuelles et à la violence faite aux femmes. En effet, «un nombre grandissant de magazines, vidéos, calendriers, jouets, vedettes de la chanson, sites Internet pornographiques et publicités de toutes sortes accentuent quotidiennement le message que le corps des filles et des femmes peut être utilisé, exploité, vendu, agressé.» (Poirier et Garon)

• Les impacts de la mode sexualisée: les auteurs estiment qu’ «aucune génération n’est épargnée par les diktats de la mode sexy, pas même les bébés! Depuis quelques années, on trouve des vêtements pour bambins portant des inscriptions qui font référence au sexe. (…) Il existe une forte pression médiatique exercée sur les jeunes filles par les images qui réduisent une personne à son attrait sexuel. Les conséquences se répercutent sur l’ensemble de la société: en adoptant cette mode, les adolescentes ont rajeuni la norme. Ça influence les femmes de tous âges.» Ainsi, toutes les femmes sont fragilisées par la mode sexy qui dévoile et moule leur anatomie (Julien et Maher) (5).

• La sexualisation précoce : «les enfants développent des attitudes et comportements sexués ne correspondant pas à leur stade de développement psychologique et sexuel. Puisqu’ils apprennent du monde des adultes, ils sont particulièrement vulnérables face aux campagnes de marketing qui les visent spécifiquement. Or, les modèles et les produits qu’on leur propose sont très sexualisés, tels poupées, vêtements, jeux, dessins animés ainsi que les programmes de télé-réalité diffusés aux heures de grande écoute.» (Poirier et Garon)

• Dépendance à l’appréciation des autres : «les jeunes filles ainsi que les adolescentes subissent quotidiennement les pressions des médias et de leur entourage. Le message qui leur est transmis est clair: elles doivent être belles, sexy et disponibles sexuellement. Plusieurs sont ainsi amenées à croire que leur seul pouvoir réside dans leur apparence, et elles feront des efforts quotidiens pour accéder à ce modèle de femme physiquement parfaite et sexy. En misant sur le paraître, les jeunes filles deviennent dépendantes de l’appréciation des autres et, par le fait même, fort vulnérables avec des conséquences néfastes sur leur santé mentale.» (Poirier et Garon)

• «Cette survalorisation de l’apparence et de la séduction comme mode de rapport à l’autre comporte aussi des risques pour la santé physique des jeunes filles parmi lesquels les troubles alimentaires, l’utilisation récurrente de régimes amaigrissants au plus jeune âge, la consommation de drogue et d’alcool, le tabagisme, le recours à la chirurgie esthétique, les relations sexuelles. Selon des études, même si les filles sont meilleures dans plusieurs domaines, leur estime de soi serait plus faible que celle des garçons.» (Poirier et Garon)

Gérer sans faux-fuyants

Lors des débriefings organisés en fin de séjours et plaines de vacances pour permettre aux animateurs de discuter des difficultés qu’ils ont rencontrées et pour faire évoluer leurs pratiques, ceux-ci expriment de plus en plus souvent leur désarroi face aux situations d’hypersexualisation auxquelles ils se trouvent confrontés avec les enfants et les ados. Photos sexys, achat de préservatifs, tenues inappropriées, simulation de l’acte sexuel… les animateurs ne sont pour la plupart pas formés pour savoir comment réagir et quelles règles faire respecter.

Ainsi, 100 jeunes concernés de près ou de loin par la gestion de la problématique de l’hypersexualisation (6) ont été rencontrés afin de mener une réflexion à ce sujet; de récolter des situations vécues et d’y trouver ensemble des pistes de solution; de faire des mises en situation afin d’anticiper les réactions; et d’augmenter les ressources et connaissances de terrain. Des experts ont également été sollicités, les centres de planning familial, l’asbl SENSOA (7) et le Y des femmes de Montréal (8).

De cette réflexion et de ce travail de recherche est né un guide pratique très concret et sans tabou, à destination des animateurs de centres de vacances et de toute personne côtoyant des enfants ou adolescents en collectivité. Il a pour but de les mener à une réflexion sur le phénomène de l’hypersexualisation mais surtout à les aider à aborder le sujet avec les plus jeunes qu’ils rencontrent. Il présente 8 cas vécus et propose des pistes de réflexion et des repères pour réagir, en équipe.

Très concrètement, on y retrouve :
– des situations vécues réparties en 2 catégories: les comportements inappropriés et les jeux/activités à connotation sexuelle;
– le ressenti des animateurs face aux situations qu’ils rencontrent (la manière dont ils les ont déjà gérées y est aussi parfois décrite);
– des pistes de solutions: il s’agit d’un panel assez large de propositions de solutions, parce que sur le terrain, il n’est pas toujours possible de s’en tenir à une seule ligne de conduite;
– l’avis des experts: des personnes connaissant bien la problématique y apportent un regard éclairant et font part de leur expertise;
– des repères: à la fin de chaque situation, un encadré reprend les valeurs entrant en jeu dans la situation décrite, valeurs souvent mises à mal par l’hypersexualisation;
– des fiches thématiques: il s’agit d’outils permettant d’ouvrir le dialogue dans les équipes
un questionnaire personnel permettant à l’animateur de découvrir ses propres limites et de mieux se connaître;
une check-list permettant à l’équipe de prendre une position commune et de lancer le débat sur la sexualité des jeunes encadrés. Elle aborde des thèmes qui ne sont pas toujours discutés en équipe;
deux outils développés par SENSOA parmi lesquels un tableau permettant d’établir un système de référence basé sur des drapeaux de couleur (vert, jaune, rouge ou noir), où on peut identifier les attitudes à caractère sexuel normales, problématiques ou tout à fait inadéquates en rapport avec l’âge de l’enfant.

Huit situations problématiques en collectivité

Un poster «hot» en centre de vacances
La diffusion d’une photo de nu
Des bruits étranges la nuit
Une découverte déstabilisante dans une chambre
Du temps libre pour l’achat de préservatifs
Le jeu de la bouteille
Un concours de mannequin
Une séance de photos sexy

Vous avez déjà vécu ce genre de situation ? Vos collègues les ont déjà vécues ? Vous pensez pouvoir un jour y être confronté ? Commandez sans plus attendre le guide-repères de Latitude Jeunes !

Pour se procurer le guide, adressez une demande par courriel à latitude.jeunes@mutsoc.be ou téléchargez-le sur https://www.latitudejeunes.be.

Une formation à la thématique et au guide est également possible : 25€, repas de midi compris. Place St-Jean 1 à 1000 Bruxelles. Ouvert à tout animateur ou toute personne côtoyant des enfants ou des jeunes dans les milieux de vie (centres de vacances, plaines, activités extra-scolaires…). Intéressé ? Rendez-vous sur https://www.latitudejeunes.be , rubrique « Activités-Formations-Formations à nos outils », ou par courriel à latitude.jeunes@mutsoc.be ou encore par téléphone au 02 515 04 54.

Pour en savoir plus…

‘Hypersexualisation? Trop, trop tôt, trop vite’, Latitude Jeunes, Bruxelles, 2009. En téléchargement sur  https://www.latitudejeunes.be (rubrique Vie affective et sexuelle).
Module sur la pornographie sur https://www.ifeelgood.be (rubrique Société).
‘Sexcursion : pour une sexualité intelligente et responsable dans les écoles secondaires’, Productions Pas de Panique, Montréal (Canada).
‘Trousses d’activités Jeunes et sexualisation: approches novatrices en matière d’intervention’, Y des femmes de Montréal, 2009.
‘Over de grens? Seksueel opvoeden met het vlaggensysteem, gids voor ouders, Sensoa, Antwerpen, 2011.
https://www.yapaka.be/thematique/hypersexualisation

Latitude Jeunes

Latitude Jeunes est une organisation de jeunesse reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles et partenaire de la Mutualité socialiste-Solidaris.

Elle s’adresse aux enfants et aux jeunes de 3 à 25 ans. Elle propose des outils pédagogiques en promotion de la santé, de l’information à destination des jeunes… Elle propose aussi via ses antennes régionales (11 associations et services locaux à Bruxelles et en Wallonie) des formations d’animateur/coordinateur et diverses activités (séjours de vacances, stages, animations scolaires, etc.).

Elle entend développer à l’attention des enfants et des jeunes des actions caractérisées par des approches actives, positives et critiques, à même de favoriser le développement de leur bien-être et de leurs comportements citoyens, lesquels constituent des conditions essentielles à la construction d’une société démocratique, solidaire et égalitaire.

L’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle à l’école (EVRAS) – soutien aux établissements

En juin 2013, un protocole d’accord a été signé entre la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Commission communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale afin de généraliser l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) en milieu scolaire. Celui-ci précise que «les acteurs scolaires sont responsables de l’élaboration et de la mise en œuvre de l’EVRAS en milieu scolaire. Ils ont l’obligation de prendre des initiatives en la matière, dans le cadre de leur autonomie.»

En novembre dernier, la Ministre Laanan rappelait dans un communiqué de presse que 10 points d’appui à l’EVRAS (9) ont été mis en place pour faciliter les partenariats entre acteurs du milieu scolaire et associations (plus particulièrement les centres de planning et les organismes de promotion de la santé) et proposait 6 jours de formation à destination des écoles. Ces formations ont pour objectif de préciser et d’échanger sur les objectifs de l’EVRAS et de permettre aux directions et aux équipes éducatives de recevoir une information concrète sur les dispositifs et les initiatives prises en matière de promotion et de prévention dans le domaine de la santé sexuelle des jeunes.

Complémentairement à ces formations, une brochure explicative a été envoyée à l’ensemble des écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Celle-ci, brève et très concrète, rappelle en quelques lignes ce qu’est l’EVRAS et dans quel cadre elle s’inscrit. Elle propose des pistes de réflexion et d’actions à mettre en œuvre à l’école, ainsi que des thèmes porteurs ou des approches à développer. Enfin, elle liste une série de partenaires internes et externes utiles au développement de la dynamique.

Une intéressante réalisation de la Plateforme liégeoise de promotion de la santé affective, relationnelle et sexuelle.

Pour découvrir la brochure: https://www.loveattitude.be/L-education-a-la-vie-affective-et?retour=1 ou pour en savoir plus, dans tous les CLPS de la Fédération: https://www.sante.cfwb.be/index.php?id=clps00

(1) Blairon et al. (2012), Hypersexualisation des enfants, Yapaka.be, Temps d’arrêt/Lectures, n°62, 63p.
(2) Mouvement de jeunesse lié aux Mutualités socialistes, voir encadré dans cet article.
(3) Réseau québécois d’action pour la santé des femmes, 2006.
(4) Poirier L., Garon J. (2009), Hypersexualisation? Guide pratique d’information et d’action, Éd. L’Avantage, 78p.
(5) Julien M., Maher I. (2010), La mode hypersexualisée – Symptôme d’un malaise, Gazette des Femmes, Août 2010.
(6) 8 rencontres ont eu lieu: 6 lors de formations d’animateurs Latitude Jeunes, avec des jeunes âgés de 16 à 21 ans, ayant déjà une expérience de séjour en centre de vacances; 1 avec des étudiants en communication et 1 avec des adultes professionnels dans le cadre d’un échange sur la parentalité, organisé par un CLPS.
(7) Centre flamand d’expertise sur la santé sexuelle: https://www.sensoa.be.
(8) Institution québécoise contribuant à la prévention de la violence, au développement des compétences, de l’estime de soi et de l’autonomie, ainsi qu’à l’épanouissement personnel des femmes et des filles à travers différents programmes adaptés à leurs besoins: https://www.ydesfemmesmtl.org.
(9) Il s’agit d’un dispositif intégré au sein des Centre locaux de promotion de la santé depuis septembre 2013. Ceux-ci ont été chargés de sensibiliser et d’encourager la mise en œuvre de l’EVRAS au sein des écoles, de faciliter les partenariats entre écoles et secteur associatif, de mettre à disposition des outils méthodologiques et pédagogiques, de soutenir la concertation des acteurs et de réaliser un cadastre des ressources EVRAS et des besoins des écoles secondaires.

Santé mentale des adolescents : soyons à l’écoute

Le 30 Déc 20

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L’adolescence est une phase de changements physiques et psychiques importants durant laquelle les troubles de santé mentale ne sont pas rares, même s’ils sont souvent méconnus, mal diagnostiqués ou traités de manière inappropriée.

Ado en crise ou en détresse ?

Il n’existe hélas aucune recette miracle, aucune marche à suivre infaillible face à un adolescent en détresse. Dès lors, quels sont les signes auxquels prêter attention ? En tant que parent, enseignant, éducateur ou proche, comment faire la différence entre un comportement normal ou passager et une situation problématique ? Comment agir ?

Dans un premier temps, la brochure ‘Ado en crise ou en détresse ? Soyons à l’écoute !’ donne un aperçu des enjeux qui se jouent durant cette période cruciale.

Vous trouverez ensuite une liste de signaux d’alarme à ne pas négliger et quelques conseils pour offrir une aide bienveillante. Enfin, la dernière partie de cette brochure est consacrée à des adresses utiles: professionnels et services de santé mentale, associations, blogs, sites web, etc.

Ce document a été réalisé avec la collaboration du Centre PMS de la Communauté française de Woluwé-Saint-Lambert, de Martine Goffin (psychologue, responsable du département ‘Adolescents et jeunes adultes’ du Centre Chapelle-aux-champs et du Prof. Philippe Van Meerbeeck (UCL).

La brochure ‘Ado en crise ou en détresse ? Soyons à l’écoute !’ peut être téléchargée sur https://www.mloz.be ou commandée gratuitement à promotionsante@mloz.be.

Traitement inapproprié ?

Le suivi de la dépression chez les ados est-il adéquat ? Les résultats d’une étude des Mutualités libres sont édifiants : seule une minorité des adolescents sous antidépresseurs suit une psychothérapie et 31% des jeunes prennent ces médicaments pendant moins d’un mois ! Or, selon les recommandations en vigueur, la psychothérapie doit être le premier choix dans la prise en charge de la dépression chez les 12-18 ans et la durée de traitement oscille entre 6 et 9 mois pour une dépression majeure.
L’étude ‘Adolescents, antidépresseurs et psychothérapies’ peut être téléchargée sur le site https://www.mloz.be.

Aliment’Terre

Le 30 Déc 20

Publié dans la catégorie :

Description

Matériel

• Plateau de jeu
• 1 dé spécial, 1 sablier
• 131 cartes: 84 cartes ‘Aliment’ (7 catégories), 20 cartes ‘Question’, 19 cartes ‘Événement’ et 8 cartes ‘Menu’
• 240 jetons: ‘empreinte’ (110) et ‘€’ (130)
• 7 fiches-mémo, indiquant les grandes étapes du jeu

Concept

Le but de ce jeu est de composer un menu original (entrée, plat, dessert, boisson) à partir de différents aliments tout en respectant un contexte de repas déterminé. Mais attention à ne pas dépasser l’empreinte écologique supportable pour la planète!

Objectifs

Amener les participants à :
– tisser un lien entre leurs choix alimentaires et leur impact sur l’environnement;
– identifier les éléments qui influencent l’empreinte écologique;
– modifier leurs choix alimentaires (diminuer le gaspillage, choisir des aliments moins polluants).

Conseils d’utilisation

En complément du jeu, l’asbl Empreintes a élaboré un document qui fournit quelques repères et des pistes d’animation pédagogique.

Bon à savoir

Ce jeu est une initiative des communes de la Province de Namur, du BEP Environnement et de l’asbl Empreintes . Il existe aussi une version ‘organisation de jeunesse’ (développée avec les scouts et l’asbl Green Challenge).

Où trouver l’outil

Chez l’éditeur: Empreintes asbl, Mundo N, Rue Nanon 98, 5000 Namur. Tél.: 081 39 06 60. Courriel: info@empreintesasbl.be. Internet: https://www.empreintesasbl.be.

Les CLPS de Liège, Verviers, Brabant wallon, Bruxelles, Huy-Waremme, Mons-Soignies, Hainaut occidental, Luxembourg, Namur, Cultures & Santé et l’Outilthèque provinciale en promotion de la santé de la province de Namur peuvent vous prêter cet outil.

L’avis de PIPSa (https://www.pipsa.be)

La Cellule d’experts de PIPSa a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil en 2012.

Appréciation globale

Ce jeu est attractif, agréable à jouer et convivial, et aborde un thème d’actualité pertinent. Les pistes d’exploitation proposées sont intéressantes et permettent de nombreuses ouvertures. Des sources et des ressources sont proposées. Le jeu n’est pas culpabilisant parce que ludique et qu’une décentration est permise. Il peut constituer une animation ‘one shot’ ou servir de départ pour une exploitation plus approfondie (mais dans ce cas, il reviendra à l’animateur de créer des pistes, car l’outil n’en propose pas).

Notons que certaines questions ne sont pas claires ou pas faciles, et que la manière dont les aliments sont classés (en famille) pourrait être discutée. Une empreinte écologique est indiquée pour chaque aliment, sans expliquer son pourquoi.

Cet outil a été conçu dans une optique ‘environnement’ et non ‘santé’, mais est adapté à un projet de promotion de la santé en raison du lien qu’il établit entre l’environnement et la santé (approche globale et transversalité).

Objectifs

• Prendre conscience du lien entre les choix alimentaires et l’environnement
• Identifier les éléments qui influencent l’empreinte écologique
• Favoriser les échanges et les interactions autour de la question de l’empreinte écologique
• Possibilité d’aborder l’équilibre alimentaire via les activités complémentaires

Public cible

À partir de 9 ans.

Utilisation conseillée

– Important de lire le guide pédagogique en plus des règles de jeu, parce qu’il apporte des clarifications.
– Jouer plusieurs fois comme conseillé dans le guide.
– Contextualiser la crise écologique dans quelque chose de plus vaste, les choix individuels étant loin d’en être les seuls responsables.

Promotion de la santé des aînés, perceptions et représentations

Le 30 Déc 20

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La société pose souvent un regard négatif sur l’avancée en âge et réduit fréquemment le vieillissement à un problème médico-social et économique. Comme le souligne Sylvie Carbonnelle (voir référence ci-dessous) : «De telles représentations se déclinent comme une succession de changements négatifs: perte de rôles sociaux, de relations sociales, isolement, dépendance, dégradations et autres diminutions de soi» .

Mais à quel âge devient-on vieux? La plupart du temps, l’âge biologique et la sortie de la vie active définissent le statut du senior ou de la personne âgée et «leur statut dans la société et leur reconnaissance sociale servent souvent de toile de fond aux plans de santé publique concernant cette population (dossier de La Santé de l’Homme, voir référence ci-dessous)». Pourtant, contrairement à ces représentations sociales, la majorité des aînés ne partagent pas cette vision stéréotypée (1). Le processus de vieillissement ne recouvrerait pas de réalité prédéfinie mais se déclinerait sous une multiplicité de modes de vie et de parcours de santé. Il était donc important de penser la promotion de la santé de cette population dans une approche plus humaniste et d’ouvrir de nouvelles perspectives; non plus sous la vision des incapacités naissantes mais sous une vision plus proche de leur vécu afin de donner une image plus exhaustive du vieillissement.

Le sujet de cette bibliographie commentée concerne les perceptions et représentations du vieillissement ainsi que les nouvelles approches de promotion de la santé des aînés. En interrogeant la base de données DOCTES (2) avec les mots-clés ‘personne âgée’ ou ‘vieillissement’, on identifie 3695 documents. Parmi ceux-ci, les documents les plus pertinents et récents ont été retenus. Au total, cinq documents sont ici présentés.

Bibliographie commentée

BARTHÉLÉMY L., IMBERT G., PIN LE CORRE S. (2009), Dossier: Promouvoir la santé des personnes âgées in La Santé de l’Homme, n° 401, mai-juin, pp. 11-44.
Ce dossier propose d’interroger les connaissances, pratiques et perspectives en matière de promotion de la santé des personnes âgées et est structuré en trois parties. La première partie aborde les enjeux sociétaux dans lesquels s’inscrit la promotion de la santé des ainés à travers l’étude du statut et des représentations sociales du vieillissement. La deuxième partie étudie l’évolution des politiques de prévention en France et souligne la nécessité de les adapter aux particularités de cette population afin d’éviter toute exclusion. Enfin, la troisième partie de ce dossier questionne les pratiques d’intervention en promotion de la santé des aînés et plus particulièrement le projet ‘Vieillir en bonne santé’ sous l’angle d’une approche globale et d’une démarche participative.

MOULAERT T. (ss. coord.) (2013), Le Vieillissement actif, à quelles conditions? in L’Observatoire, n° 75, Mars, pp. 5-72.
Ce dossier s’intéresse au vieillissement actif, cadre de politique de santé émanant de l’Organisation Mondiale de la Santé, dans une perspective multidimensionnelle. Les questions des représentations, de l’emploi des seniors, des politiques publiques en Belgique, des inégalités sociales sont abordées. La diversité et la richesse des formes d’engagement des aînés et personnes âgées au-delà du travail sont également explorées.

BARTHÉLÉMY L., PIN S., RICHARD L., FILIATRAULT J. (2011), Dossier: Les déterminants socio-environnementaux de la santé des aînés in La Santé de l’homme, n° 411, janvier-février, pp. 11-42.
Souvent négligés, les déterminants socio-environnementaux tels que le lien social, l’aménagement de l’environnement, la participation à la vie collective, la solidarité de la communauté jouent un rôle fondamental dans la qualité de vie et la santé des aînés. Ce dossier propose d’étudier ces dimensions et de démontrer la pertinence d’une approche ‘écologique’ en matière de promotion de la santé des aînés.

CARBONNELLE S. (ss. coord.) (2011), Penser les vieillesses, Regards sociologiques et anthropologiques sur l’avancée en âge, Paris, Seli Arslan.
Cet ouvrage rassemblant diverses études, propose un éclairage historique sur les représentations sociales de la vieillesse, sur la question de l’identité, de l’ancrage social et de la retraite au quotidien. Il invite à repenser les vieillesses comme ‘construction individuelle et sociale’ et à reconsidérer les parcours de vie dans la diversité de leurs formes.

HENCHOZ K., CAVALLI S., GIRARDIN M. (2008), Perception de la santé et comparaison sociale dans le grand âge, in Sciences Sociales et Santé, Vol. 26, n°3, septembre, pp. 47-70.
Cet article s’intéresse au lien entre état de santé et perception de la santé chez les personnes de grand âge. Il explore les différents mécanismes de comparaison à l’œuvre permettant d’expliquer le décalage entre l’état de santé observé et la perception subjective que les personnes de grand âge en ont.

(1) Voir la présentation de l’étude ÉNEO dans ce numéro.
(2) Base de données du RESOdoc, service de documentation de l’UCL-RESO, disponible en ligne sur https://www.uclouvain.be/reso .