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Gynoquid. Un jeu pour sensibiliser les femmes et une formation pour les relais

Le 30 Déc 20

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Devant le constat que le dépistage des cancers féminins est sous-pratiqué en région de Charleroi, des organismes de terrain se sont penchés sur la réalisation d’un jeu de sensibilisation destiné au public bénéficiaire et sur la conception d’une formation à l’utilisation du jeu pour les relais de terrain. Une dizaine de femmes discutant devant un plateau de jeu où se découpe une silhouette féminine. Un seul pion, qu’il faut se partager, pour avancer de case en case. Gynoquid , c’est le nom de l’outil, est un jeu coopératif. On avance ensemble. On discute des réponses à des questions sur les cancers, sur les comportements protecteurs, sur les examens de dépistage ou sur la vaccination.
Des saynètes sont amenées par l’animatrice. Elles peuvent mettre en scène un médecin généraliste conseillant un examen de dépistage ou une femme réticente à pratiquer un tel examen. « Les mises en situation sont aussi proches que possible de la réalité » explique Michèle Lejeune , de Carolo Prévention Santé, cheville ouvrière du projet. « Elles suscitent à coup sûr des réactions . Elles permettent de faire vivre les arguments pour avancer vers le dépistage

4 jours

« Le projet a été porté par une série de partenaires », poursuit Michèle Lejeune. « On compte parmi eux la Ville de Charleroi , via notamment l’Échevinat de la Santé et de l’Égalité des chances , le CPAS et ses Espaces citoyens , les Femmes Prévoyantes Socialistes , la Fondation pour l’Université Ouverte de Charleroi , Vie Féminine , le Centre Régional d’Intégration de Charleroi et le Centre local de promotion de la santé de Charleroi Thuin
Pendant des mois et des mois, ces acteurs ont, avec l’aide de spécialistes en oncologie, remis leur projet sur l’ouvrage. Aujourd’hui, le jeu est là, dans une valisette en bois, à côté de sa version informatisée. Coût : 106 euros.
Mais encore faut-il, pour un usage optimal de l’outil, s’être formé(e) à l’utilisation du jeu. Durée de la formation : 4 jours. « Elle doit permettre aux relais d’acquérir une culture et un langage commun de la sensibilisation au dépistage des cancers féminins », précise Michèle Lejeune. « Elle a aussi pour but d’outiller à une démarche de communication et de sensibilisation appropriée aux différents publics féminins et à leurs contextes environnemental et socioculturel . Nous nous adressons surtout à des femmes d’origine étrangère , des femmes qui connaissent des conditions de vie parfois difficiles et qui ne font pas de leur santé une priorité . Or , la santé est importante pour atteindre les buts qu’elles se sont fixés ».
La formation alterne des exposés théoriques et des mises en situation pratiques, des travaux de groupe, des projections vidéo ainsi bien sûr que des espaces de discussion. Aujourd’hui, plus d’une vingtaine de relais Gynoquid ont été formés à Charleroi. Selon les personnes formées, le jeu constitue un bon prétexte pour parler de santé et de dépistage des cancers en dehors de tout contexte dramatique ou négatif. Apprendre en s’amusant n’est-ce pas déjà promouvoir la santé ?

Relais-population français

On notera encore que des échanges ont lieu avec des collègues français. « Dans le Nord », précise Michèle Lejeune, l’acception de relais santé est différente de celle que nous pratiquons ici , ou plus large , dans la mesure où des associations forment des relais santé au sein même de la population . Des personnes qui dans le cadre de conversations formelles ou informelles transmettent des informations scientifiques correctes et adaptées à d’autres personnes peuvent ainsi devenir des relais santé , dits relais population
Si les approches sont distinctes, elles n’ont pas empêché les partenaires belges de conclure un échange de compétences avec le Réseau des Actions Locales de la Santé du Nord, afin que le jeu puisse aussi être utilisé dans le cadre du travail des relais-population français.

Des formations sont prévues en 2011, et une délocalisation est possible en Communauté française. Contact : Michèle Lejeune, Chargée de projets à Carolo Prévention Santé, Bd Zoé Drion, 1, 6000 Charleroi. Tél : 071 92 53 51. Fax : 071 92 53 52. Courriel : carolo.preventionsante@scarlet.be

Vivre? Un album BD collectif en prévention du suicide

Le 30 Déc 20

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Dans le cadre de ses 40 ans, le Centre de prévention du suicide vient d’éditer une bande dessinée, sobrement intitulée ‘Vivre ?’, dans laquelle 14 auteurs ont la possibilité de partager leur lecture de ce douloureux phénomène. Chacun d’entre eux a contribué à cette œuvre collective à partir de son vécu, de sa sensibilité, de ses émotions, afin de faire prendre conscience aux lecteurs que le suicide et sa prévention nous concernent tous.
Ce bel album, réalisé avec le concours de Dargaud Benelux, échappe à l’écueil rencontré souvent par les bandes dessinées à vocation pédagogiques, qui sont à la fois de mauvais outils et de mauvais albums…
Le corollaire, c’est que l’album ne doit pas non plus être diffusé comme n’importe quelle BD, car il pourrait alors rater son objectif de sensibilisation. Le Centre de prévention du suicide a d’ailleurs réalisé une fiche proposant quelques recommandations de diffusion.
Une exposition itinérante permettra à un large public de découvrir l’album, ses planches originales, et aussi, bien entendu, des repères pratiques en prévention du suicide. Dans chaque lieu, des rencontres, animations, conférences seront organisées, afin que les publics intéressés puissent mieux comprendre les questions posées par la prévention du suicide, et découvrir le travail des auteurs.
Lors de la présentation officielle de l’ouvrage, Étienne Schréder , l’un des auteurs qui a aussi joué le rôle de lien entre ses collègues et le Centre de prévention du suicide pendant le projet, expliquait que certains dessinateurs se sont désistés par crainte de traiter un sujet aussi sensible, mais aussi que les auteurs avaient le sentiment en travaillant sur le projet de faire plus que répondre à une commande comme une autre. Il n’en voulait pour preuve que le fait assez rare pour être souligné qu’ils ont tous respecté le délai de remise de leurs planches à l’éditeur, à la grande stupéfaction de celui-ci !
À noter aussi, le partenariat avec les mutualités chrétienne et socialiste, qui ont permis de financer un tirage de 25.000 exemplaires, ainsi que l’appui de trois provinces wallonnes, Liège, Luxembourg et Brabant wallon. Ces partenaires contribueront à la diffusion de l’album, et proposeront aussi au cours des prochains mois diverses activités en prévention du suicide.
Christian De Bock
Centre de prévention du suicide, av. Winston Churchill 108, 1180 Bruxelles. Tél. : 02 650 08 69. Courriel: cps@preventionsuicide.be. Internet : https://www.preventionsuicide.be

Coup de grâce!

Le 30 Déc 20

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Description

Matériel

Tableau de jeu
Cartes-communauté pour chaque groupe d’âge (enfance, adolescence, âge adulte, âge d’or)
Cartes-handicap
Fiches de profil pour les joueurs
Feuilles de suivi pour le maître de jeu
Jetons de vitalité, 2 dés, 5 jetons-personnages
Guide du jeu (16p.)
Manuel de formation pour le maître de jeu (16p.)
Auteurs : Kate Rossiter et Kate Reeve

Concept

Coup de grâce ! ] est un jeu sur les déterminants sociaux de la santé (les événements sociaux, tendances et conditions sociales qui ont un effet sur notre santé). Les participants commencent par créer des personnages qui, au hasard des coups de dé, ‘héritent’ de caractéristiques biologiques et de circonstances sociales particulières, comme le sexe, le statut socioéconomique et la race. Ces personnages traversent ensuite des événements de la ‘vie’.
Les effets positifs et négatifs de ces événements sur leur santé s’illustrent par l’acquisition ou la perte de jetons de vitalité. Lorsqu’un personnage n’a plus aucun jeton de vitalité, il meurt, et est donc éliminé. Les joueurs, en équipes, s’amusent tout en étant confrontés aux choses de la vie qui constituent des défis au maintien de la santé.

Objectifs

Stimuler la discussion sur les déterminants sociaux de la santé.
Aider le joueur à développer l’empathie à l’égard des personnes marginalisées et une meilleure prise de conscience de sa propre position sociale.
Stimuler l’apprentissage, dans un environnement de jeu et de soutien.

Conseils d’utilisation

Durée d’une partie : entre 1h30 et 3h
Joueurs : 1 maître de jeu, et de 3 à 20 joueurs
Âge : 14 ans et plus

Bon à savoir

Coup de grâce! a été initialement élaboré dans le cadre d’un cours sur la promotion de la santé, à l’Université de Toronto en 2004, sous le titre ‘The Last Straw! A Board Game on the Social Determinants of Health’. Depuis, le jeu a reçu plusieurs prix et a été traduit en français.

Où trouver l’outil

Le jeu se vend 100 dollars canadiens, taxes et frais d’expédition en sus, et peut être commandé auprès de Michael Jackel, Fernwood Books, 20 Maud St. #303, Toronto, ON M5V 2M5, Canada. Tél. : 416-703-3598. Fax. : 416-703-6561. Courriel: michael@fernwoodbooks.ca
Le CLPS du Brabant wallon et le Centre de documentation de Cultures & Santé peuvent vous prêter cet outil.

L’avis de la Cellule d’experts de PIPsa ( https://www.pipsa.be )

Appréciation globale

Voici enfin un outil novateur qui s’intéresse aux liens entre déterminants sociaux et problèmes de santé. Basé sur des études scientifiques, il illustre de manière ludique l’interaction entre les aspects individuels de la santé (sexe, race , statut socioéconomique, comportements de santé) et ses aspects collectifs (accès aux soins de santé, sécurité sociale, emploi, environnement…).
Le parcours à travers différentes étapes de la vie de personnages contrastés – mais réalistes – permet l’émergence d’un débat entre joueurs. L’aspect parfois stéréotypé des personnages ou des actions, compréhensible vu le choix du jeu comme support d’animation, sert aussi de support à la discussion et n’est pas dépourvu d’humour.
La simplicité de la mécanique ludique, l’impact des actions individuelles et collectives sur la santé des personnages, le subtil mélange entre hasard et déterminisme garde entier l’intérêt des joueurs tout au long de la partie.
Les situations et le vocabulaire sont parfois décalés par rapport au contexte européen, mais restent toutefois suffisamment concrets pour être utilisés tels quels sans problème. Cet aspect augmente même l’humour de la situation.
Le guide d’accompagnement fournit quelques pistes pour lancer le débat, mais l’initiative personnelle et l’à-propos du ‘Maître de jeu’ restent capitales. Celui-ci doit être à la fois expérimenté en animation et très bien informé du thème. Une recherche bibliographique francophone sera sans doute nécessaire, les références fournies avec l’outil étant presque toutes en anglais. Il devra aussi faire preuve de tact si les situations vécues par les personnages s’apparentaient trop aux réalités vécues par certains des joueurs (maltraitance familiale, alcool, cancers…).

Objectifs de l’outil

Prendre conscience de l’importance des déterminants sociaux dans la venue des problèmes de santé.
Développer de l’empathie pour les personnes marginalisées.
Par association, prendre conscience de sa propre position sociale.

Public cible

À partir de 14 ans.
Très intéressant pour des décideurs en santé publique.

Utilisation conseillée

Réserver du temps ! Même si le jeu est modulable, un temps trop court ne permet pas d’atteindre les objectifs.
Enrichir la dynamique ludique pour jouer en équipes.
À adapter au contexte européen (ou écarter les cartes trop spécifiques au contexte nord-américain).
Voir aussi https://www.passeportsante.net/fr/VivreEnSante/Tests/Test_DeterminantsSante_Index.aspx (quizz en ligne sur les principaux déterminants de santé).

Ado Sexo

Le 30 Déc 20

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Description de l’outil

Matériel

Jeu de 46 cartes et 3 cartes ‘opinion’: d’accord , pas d’accord et je ne sais pas
Un guide pédagogique (PDF).

Concept

Outil conçu pour aider les éducateurs dans leurs interventions avec les jeunes sur 11 thématiques: relation amoureuse, agressions sexuelles, orientation sexuelle, identité sexuelle, puberté, relations sexuelles, IST, contraception, grossesse, IVG, respect de soi et des autres.

Objectifs

Transmettre aux adolescents des informations sur la sexualité.
Faciliter le dialogue entre adolescents et adultes.

Utilisation

Séance d’animation d’1 heure 30 à 2 heures.
Le guide d’utilisation, accompagné de fiches pédagogiques, est à la disposition des animateurs afin de les aider à mener la discussion. Téléchargeable sur le site www.codes03.fr.
Le promoteur propose une formation d’une journée d’aide à l’utilisation de l’outil.

Conseils

Adapter le nombre de cartes et de thématiques abordées à l’âge des participants et à leurs questionnements.
Ado Sexo est disponible au Comité départemental d’éducation pour la santé de l’Allier (CODES 03).
Coût: 30€ + frais de port
Comité Départemental d’Education pour la Santé de l’Allier (CODES 03, 2 place Maréchal de Lattre de Tassigny, 03000 Moulins-sur-Allier, France. Tél.: + 33 4 70 48 44 17. Fax: +33 4 70 48 44 18. Courriel: abes-codes03@wanadoo.fr.

L’avis de la Cellule d’experts de PIPSa

(1)
Le cellule d’experts de l’Outilthèque-santé gérée par le service Promotion de la santé de l’Union nationale des mutualités socialistes, a octroyé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil (mai 2009).

Appréciation globale

Les cartes, constituées de phrases courtes et d’illustrations humoristiques (type BD), permettent un débat de groupe à partir du recueil des opinions individuelles. Les phrases soumises à discussion relèvent de stéréotypes, croyances, idées toutes faites circulant auprès des jeunes. L’utilisation de l’humour renforce le pouvoir évocateur de la phrase et facilite l’expression.
L’intervenant/animateur est sollicité pour corriger les informations erronées mais surtout pour favoriser la prise de parole par les jeunes. Un cahier pédagogique clair, cadré, concis, structuré fournit les contenus nécessaires à l’utilisateur pour préparer son intervention. Fait rare, l’enseignant-utilisateur est ici placé dans son rôle de ‘courroie de transmission’ vers les parents ou d’autres professionnels éventuels.
Vu le nombre de thèmes abordés, de nombreuses séances sont possibles mais le processus répétitif risque de lasser le groupe à moins d’en varier l’utilisation en développant du travail de sous-groupe (voir conditions d’utilisation).
Le graphisme un peu désuet, plus proche de l’adulte que du jeune, ne semble pas nuire à l’implication des jeunes. Par contre, la seule représentation de personnages européens/blancs risque de limiter celle d’un public multiculturel.
On aurait aimé trouver un lien graphique entre les thèmes et les cartes (numéros ou couleurs communs à un thème par exemple).

Objectifs de l’outil

Pour le jeune: exprimer son opinion par rapport à un thème lié à la vie amoureuse (relations amoureuses, agressions sexuelles, etc.) et confronter son point de vue à celui des autres.
Pour les intervenants: informer les jeunes sur les thèmes relatifs à la vie affective et sexuelle (VAS).

Public cible

14-20 ans, professionnels de la VAS.

Utilisation conseillée

– Sélection des cartes selon les questions et l’âge des jeunes (voir les recommandations du promoteur).
– Adapter les références légales françaises au contexte de l’utilisateur.
– 2 animateurs ne semblent pas nécessaires pour 1 groupe de 15 personnes, sauf si l’animateur/enseignant souhaite s’adjoindre les compétences d’un professionnel de la vie affective et sexuelle.
– Partager l’ensemble des cartes selon les thématiques avec le groupe classe. Par sous-groupe, discussion autour d’un thème et présentation des opinions de chaque sous-groupe à l’ensemble de la classe.
(1) Voir sur https://www.pipsa.org

Le Réseau bruxellois de documentation en promotion de la santé

Le 30 Déc 20

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Une initiative volontaire depuis 10 ans

«J’ai dix ans» dit la chanson d’Alain Souchon. Le Réseau Bruxellois des Centres de Documentation en Promotion de la Santé (RBDSanté) a été créé en 2000 sans forme juridique particulière. Au départ, c’est une aventure menée par Question Santé et le CLPS de Bruxelles qui invitent une quinzaine de centres de documentation en promotion de la santé à se concerter. Il s’agit à la fois de rassembler les énergies pour faciliter l’accès à une information pertinente de qualité et de favoriser la formation continue pour les futurs membres du réseau. Aujourd’hui, il est temps de dresser le bilan des actions réalisées par le réseau et d’envisager de nouveaux projets.
L’information dans le domaine de la santé au sens large prend une place importante et les demandeurs viennent d’horizons professionnels différents (hautes écoles, écoles secondaires, maisons médicales, centres psycho-médico-sociaux, promotion de la santé à l’école, Office de la naissance et de l’enfance, centres de planning familial, pouvoirs publics, universités, professionnels de la santé, travailleurs sociaux…).
Trop souvent, le public ne sait pas où adresser ses demandes et ses questionnements dans le domaine de la promotion de la santé. Pourtant, assurer une réponse optimale aux demandes qui parviennent dans les différents centres, ou orienter fructueusement une recherche, font partie intégrante des objectifs des professionnels de la documentation.
L’idée d’un Réseau bruxellois de documentation en promotion de la santé est née de la volonté d’associer les centres de documentation de Bruxelles et de mettre sur pied un système de partage de l’information, de diffusion des connaissances et d’échanges sur la documentation.
La première rencontre a été organisée au CLPS de Bruxelles. Elle s’est attachée essentiellement à faire connaissance, rompre l’isolement et étudier les possibilités d’appliquer une méthodologie permettant la diffusion de l’information documentaire entre nos différents centres de documentation. Ensuite, un consensus s’est dégagé sur l’opportunité de créer un réseau documentaire dans le domaine de la promotion de la santé à Bruxelles, ce réseau devant permettre d’améliorer l’information et l’orientation des usagers et de mieux accompagner ceux-ci dans leurs recherches.

Collaborations fructueuses

Actuellement, RBDSanté compte vingt-et-un membres qui se réunissent cinq fois par an pour développer des projets, partager leurs informations, échanger leurs expériences respectives et améliorer la qualité du suivi documentaire. Ces réunions se déroulent chaque fois dans un centre partenaire différent. Les membres du réseau peuvent ainsi visiter le centre de documentation qui reçoit, découvrir différents milieux professionnels et surtout comparer les méthodes de travail, ce qui permet de développer l’esprit critique et de progresser vers une démarche autonome et de renforcer chaque fois des liens de collaboration.
Cette collaboration est précieuse à plusieurs points de vue: elle permet aux membres d’accomplir leurs tâches avec un maximum d’efficacité, elle rend possible l’accès direct à l’information provenant des autres centres de documentation partenaires et aide à éviter les doubles emplois.
Aujourd’hui, RBDSanté n’est pas seulement un dispositif de partage des ressources documentaires entre ses membres. Le partenariat suscité par le réseau a contribué à renforcer les liens entre les membres et a permis de mettre en place une véritable collaboration, où le travail de chacun est reconnu.
Le réseau est géré par un comité de coordination composé d’au moins trois membres volontaires qui en assurent la gestion ordinaire pour une durée d’un an renouvelable. Le comité de coordination se base sur la charte du réseau comme outil de gestion pour accomplir ses missions. L’adhésion et la participation aux activités du réseau sont fondées sur le respect des principes de cette charte car le réseau lui-même n’a pas de personnalité juridique et son fonctionnement se fonde sur la contribution volontaire de ses membres. La charte est aussi un instrument d’adhésion pour les nouveaux venus qui y trouveront les premiers repères pour apprivoiser le réseau et entrer progressivement comme acteurs dans une dynamique de travail et de réflexion qui reste ouverte. Cette charte est disponible sur le site Internet du réseau www.rdbsante.be. Au bout de dix ans de fonctionnement dans une démarche de projet, le réseau s’est structuré, a acquis une expérience et un savoir-faire. Il continue à évoluer pour réaliser ses missions, ses objectifs et ses activités.
De par sa volonté de partage et d’échange d’informations, le réseau propose de temps en temps des séances d’ «(in)formation». Ainsi, parmi les dernières activités, citons une formation sur les droits d’auteurs, une autre sur le marketing social, une formation à la création et la gestion de sites Web, une initiation à FileMakerPro, une initiation à PMB (logiciel de gestion de bibliothèque) et une formation à WordPress, (l’hébergeur du blog) et enfin en 2010 des formations à PubMed (Medline), à BruxellesSocial.be, à Wikipédia, et au HONCode.
Ces séances sont la plupart du temps données à la fin des réunions plénières, mais il arrive que l’on sorte du cadre des réunions bimestrielles si le besoin se fait sentir. Ceux et celles qui y assistent sont toujours enthousiastes. D’autres activités auront lieu dans le courant de cette année.

Diversification et avenir du réseau

La multiplication des ressources électroniques et le souci de garantir, pour tous, le meilleur accès à une information documentaire de qualité et un accompagnement personnalisé, inciteront le réseau à diversifier davantage ses activités dans l’avenir afin de répondre adéquatement aux besoins de ses membres et de leurs usagers dont les activité professionnelles sont reliées aux différents domaines de la santé. Depuis plus de deux ans, le réseau dispose d’une plate-forme d’échanges d’informations sous forme de blog. Malgré quelques débuts difficiles, cet outil permet d’échanger des informations entre les membres sans encombrer les boîtes mails ni devoir mettre à jour les listes d’adresses des membres. D’abord privé et réservé aux membres exclusifs du réseau, le blog (accessible à l’adresse https://reseaublog.wordpress.com ) est ouvert au grand public depuis plus d’un an, avec toujours une partie privée réservée aux membres. Cette ouverture permet à tout un chacun de connaître les membres, de visiter leur site, d’être au courant des activités du réseau et pourquoi pas, d’y prendre part.
Le développement futur du réseau dépendra en grande partie de la volonté de coopération réelle de ses membres et des moyens financiers nécessaires à la réalisation de certains projets. Soulignons l’aide indéfectible du CLPS de Bruxelles. Parmi les projets en cours de réalisation et en quête de financements, épinglons la mise à jour du répertoire des membres du réseau ! Ce répertoire est mis gratuitement à la disposition du public et des acteurs de terrain. Il présente chaque centre de documentation, la gamme des services proposés, les types de documents disponibles (nous signalons qu’il existe une quantité impressionnante de documents gratuits), les conditions d’accueil et d’utilisation. Il permet aussi d’orienter le public vers le partenaire du réseau le plus apte à répondre à sa demande de documentation.
Si vous souhaitez plus d’informations ou si vous souhaitez intégrer le réseau, n’hésitez pas à prendre contact avec l’un de ses membres ! La liste et les coordonnées de ceux-ci se trouvent sur le site https://www.rbdsante.be . Vous êtes les bienvenus, nous vous accueillerons à bras ouverts !
Mourad Benmerzouk , documentaliste Centre de documentation Santé Bruxelles – CLPS de Bruxelles et Samuel Piret documentaliste FARES

Liste des membres du Réseau

Association Nationale d’Aide aux Handicapés Mentaux asbl (ANAHM)
Bibliothèque du FARES (Fonds des Affections Respiratoires)
Centre de Documentation et de Coordination Sociales (CDCS)
Centre de Documentation et d’information de la Fédération Laïque de Centre de Planning Familial (CEDIF)
Centre de Documentation Santé Bruxelles – CLPS de Bruxelles
Centre info-démences: Ligue Alzheimer Asbl
CRIOC
ENTR’AGES asbl
EURIDIS – Service d’information et de documentation
Infor-Drogues
Le Fil d’Ariane
Ligue francophone belge contre l’Épilepsie
La Médiathèque
Observatoire du sida et des sexualités
PIPSa
Prospective Jeunesse
Psycendoc
RESOdoc
SIMILES

Shalimar

Le 30 Déc 20

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Description de l’outil

Matériel

Plateaux de jeu (4)
Règles du jeu (feuilles cartonnées A4) (4)
Cartes personnages (220)
Cartes de présentation (20)
Cartes étapes/thèmes (140)
Cartes information (60)
Cartes oui/non (4)
Cartes épreuves/défi (36)
Fiches de présentation des personnages (10)
Feuille récapitulative des étapes (à photocopier, dans le guide pédagogique)
Guide pédagogique (63 pages)
Fiche d'(auto)évaluation
Carnet d’aide ‘Disposition des cartes pour l’animateur’ (fichier ppt)

Concept

Répartis en équipes, les participants deviennent les scénaristes de l’histoire d’un couple de personnages fictifs (Shalimar propose 20 personnages, 10 garçons et 10 filles d’origine différente et de même âge, 14-16 ans). Le jeu leur propose de parcourir différentes étapes et thèmes relatifs à la vie amoureuse. À chaque étape, ils découvrent ce que leurs personnages pensent et/ou vivent et doivent décider si les deux personnages s’accordent suffisamment que pour entamer ou poursuivre une relation amoureuse.
Chaque équipe (de 4 à 6 jeunes) se réunit autour d’un plateau de jeu. Le parcours est composé de 2 étapes (rencontre, sortir ensemble) et 5 thèmes (parents, religion, fidélité, amis, relation sexuelle).
Chaque étape/thème suit un schéma identique : dans un premier temps, les jeunes discutent entre eux et décident si leurs personnages entament ou poursuivent une relation amoureuse. Dans un second temps, les jeunes présentent à l’ensemble du groupe la décision prise et les éléments qui ont déterminé ce choix. De petites épreuves (mimes et dessins) sont également proposées afin de permettre aux équipes de gagner des informations complémentaires sur leurs personnages.

Objectifs

Favoriser le dialogue entre jeunes autour des influences familiales, religieuses et culturelles liées à la vie relationnelle, affective et sexuelle.
Permettre aux jeunes de prendre conscience de l’influence du contexte familial, culturel et religieux en matière de vie relationnelle, affective et sexuelle (VAS); reconnaître l’influence de son contexte familial, culturel et religieux dans l’expression de ses choix en matière de VAS; stimuler l’expression des représentations des jeunes sur différents thèmes liés à la vie affective et sexuelle; enfin, dans un cadre plus large, favoriser l’apprentissage citoyen de la diversité.

Utilisation

Public destinataire : groupes de jeunes de 14 à 16 ans (groupes de 4 à 24 jeunes). Enseignement secondaire, AMO, associations interculturelles…
Public utilisateur : animateur en vie relationnelle, affective et sexuelle, animateur en éducation interculturelle, professeur de morale/religion, formateur de jeunes animateurs…
Shalimar a été conçu pour être utilisé dans une classe et permet de réunir jusqu’à 24 jeunes. La gestion de l’animation et les débats seront cependant favorisés dans des groupes de 10 à 14 jeunes, répartis en 2 équipes.
La maîtrise de la lecture et de l’écriture par les jeunes est nécessaire afin de participer à Shalimar. Une utilisation alternative de l’outil est proposée afin de réduire le recours à la lecture.

Conseils

Pour animer Shalimar, l’animateur n’a pas besoin de connaissances liées au thème du jeu mais il est recommandé de posséder des compétences d’animation de groupe.
Pour faciliter le soutien aux discussions en équipes, les débats en groupe et la gestion du matériel, la présence de 2 animateurs est conseillée.
Le carnet d’aide ‘Disposition des cartes pour l’animateur’ montre une bonne façon de disposer les cartes avant de commencer le jeu. Il décrit les différents types de cartes, avec quelques conseils et des exemples.
La fiche d'(auto)évaluation permet à l’animateur d’évaluer chaque animation du jeu et de repérer si les objectifs sont atteints, de formaliser l’avis et de garder une trace de celui-ci.
Une séance de découverte du jeu peut être organisée sur demande.
Shalimar est disponible auprès du Service Promotion de la Santé de l’UNMS, rue St Jean 32-38, 1000 Bruxelles. Tél. : 02 515 05 85. Fax : 02 515 06 11. Courriel : promotion.sante@mutsoc.be.
Prix unitaire : 50€ + frais d’envoi (Belgique : 6,95€ – Luxembourg :13€ – Europe : 26€ – Hors Europe : 52€)
Les CLPS et Cultures et santé peuvent vous prêter cet outil.

Commentaire

Conçu et édité en néerlandais en 2007 par Sensoa, centre flamand de service et d’expertise pour la santé sexuelle et le VIH, l’outil a été adapté par le Service Promotion de la santé de la Mutualité socialiste en collaboration avec la Fédération des centres de planning familial des FPS et Latitude Jeunes asbl.

L’avis de la Cellule d’experts de PIPSa

Le cellule d’experts de l’Outilthèque-santé gérée par le service Promotion de la santé de l’Union nationale des mutualités socialistes (1) a octroyé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil (octobre 2008).

Appréciation globale

Un thème original (lien entre vie affective et sexuelle et diversité culturelle), un processus psychopédagogique particulièrement interactif et participatif ainsi qu’un graphisme coloré constituent les trois atouts majeurs de cet outil.
La mécanique ludique, centrée sur l’implication individuelle et collective des jeunes, permet l’émergence de leurs représentations. Ce processus, rare dans les outils pédagogiques, renforce le dynamisme de l’outil.
L’animation suppose un cadre et un contexte sécurisants pour installer la confiance et permettre l’expression de chacun. De plus, le temps étant une dimension nécessaire du changement, il vaut mieux inscrire l’utilisation de cet outil dans un projet global, permettant aux jeunes de faire évoluer leurs interrogations, questionnements, résistances.
Le copieux guide d’accompagnement fournit de nombreuses pistes intéressantes d’exploitation pour les intervenants de terrain. Toutefois, l’investissement-temps nécessaire à son appropriation peut constituer un obstacle à l’utilisation de l’outil. Ceci est renforcé par une mise en forme trop complexe du jeu (nombreuses cartes différentes à gérer, nombreux symboles entraînant de la confusion).

Objectifs de l’outil

– Favoriser le dialogue entre jeunes autour de leurs représentations des influences familiales, religieuses et culturelles liées à la vie relationnelle, affective et sexuelle.
– Permettre aux jeunes de s’interroger sur l’influence du contexte familial, culturel et religieux en matière de vie relationnelle, affective et sexuelle.
– Favoriser le respect d’autrui, l’apprentissage du consensus et de la négociation.

Public cible

15-22 ans, en lien avec les premières expériences amoureuses et sexuelles.

Utilisation conseillée

Pour permettre l’évolution/construction des représentations, on évitera l’effet ‘one-shot ‘ (utilisation unique) en inscrivant l’outil dans un projet global de promotion de la santé.
Dans les groupes nombreux, la présence d’un animateur par équipe permettra de relancer et organiser le débat au sein du sous-groupe.
Pré-tester le jeu en famille, avec des amis, etc. pour se familiariser avec la manipulation du matériel.

(1) Voir https://www.pipsa.org

Optimove

Le 30 Déc 20

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Description de l’outil

Ce jeu de stratégie coopérative aborde la question de la responsabilité collective en matière de mobilité. Il invite les joueurs, autour d’un plateau de jeu géant représentant un tissu urbain, à opérer les choix de moyens de transport les plus appropriés en fonction d’une situation donnée. Il projette ainsi le joueur dans son quotidien, autour de missions obligatoires et collectives.
Il attire aussi son attention sur l’impact de ses décisions en matière de mobilité : émission de CO2, sécurité routière, santé et aménagement du territoire. Bref, le jeu aborde de nombreux thèmes transversaux inhérents à notre mobilité.
En 8 tours maximum, tous les joueurs doivent arriver sur le bloc central du plateau, en ayant rempli différentes missions et sans avoir dépassé le quota maximum de CO2 autorisé dans la ville. Traverser le centre après être passé par la gare et par l’école, il faudra bien 8 tours… Mais quelle combinaison de transports choisir? En empruntant quel itinéraire? Avec quelle émission de CO2?
Spécialement conçu pour des jeunes de 14 à 20 ans, Optimove se joue en groupe. Ce jeu est autant adapté à un cadre d’éducation formelle que non formelle. Les écoles, les ludothèques, les maisons de jeunes, les centres pour jeunes, les mouvements de jeunesse… utiliseront facilement le jeu à l’intérieur de leur structure.
Le portefeuille de lecture sur les thématiques abordées par le jeu permet à l’animateur d’aller plus loin dans ses réponses aux différentes questions que les jeunes peuvent se poser.
Ce jeu a été réalisé à l’initiative de l’asbl Empreintes, en collaboration avec la Direction générale des transports du MET (Région wallonne) et l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR). Il est le fruit d’un travail de deux années de tests dans les classes de l’enseignement secondaire. Il répond au manque d’outils pédagogiques pour ce public en matière de mobilité. Il a également fait l’objet de plusieurs confrontations avec des professionnels de la mobilité et de la pédagogie par le jeu.
Éditeur promoteur de l’outil : Empreintes asbl , Thibaut Quintens , rue Godefroid 44 , 5000 Namur . Tél .: 081 22 96 28 . Fax : 081 22 96 31 . Courriel : info @ empreintesasbl . be . Site : http :// www . empreintesasbl . be
Cette association a pour but d’informer, de sensibiliser, de former, de mobiliser et d’interpeller la jeunesse sur les valeurs et les enjeux de l’écologie, sur la vie des hommes et des femmes en société en interaction avec leur environnement. S’y intègrent : la protection de l’environnement, l’éducation à la citoyenneté, la sensibilisation à la démocratie participative, à la tolérance, la promotion d’un développement durable, les relations équilibrées, la coopération et la solidarité entre le Nord et le Sud, la lutte pour abolir les discriminations et pour obtenir l’égalité des chances.
Le jeu Optimove peut être obtenu en prêt à l’asbl Empreintes et dans les centres régionaux d’initiation à l’environnement (liste sur http:// www.crie.be ). Durée du prêt: 1 mois. Location: 10 € pour le mois. À l’achat: 100 € pour une collectivité, 125 € pour un particulier.

L’avis de la Cellule d’experts de PIPSa

(1)
La cellule d’experts de l’Outilthèque-santé gérée par le service Promotion de la santé de l’Union nationale des mutualités socialistes, a octroyé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil (juin 2008).

Appréciation globale

Ce véritable jeu de stratégie coopérative permet d’expérimenter, à travers son processus ludique, les conséquences de choix individuels de mobilité sur la collectivité. En lien étroit avec l’actualité (hausse des carburants, détérioration environnementale, pollution, épuisement des ressources naturelles), le jeu favorise la prise de conscience – parfois surprenante – de la réalité du coût individuel et environnemental de la mobilité. L’aspect ‘santé’ y est abordé de manière globale, en lien avec les déterminants environnementaux de la qualité de vie.
Les cases ‘information’, soutenues par un portefeuille de lecture concis et concret, permettent un recadrage d’éléments de connaissance générale parfois méconnus. Toutefois, l’essentiel du message éducatif se découvre à partir des contraintes et des frustrations (formatrices !) de la dynamique ludique. Tant les règles du jeu que la concertation obligée entre joueurs favorisent, sans culpabilisation aucune, le libre arbitre et le choix éclairé.
Le plan de jeu, les matériaux nobles et les couleurs rendent le jeu particulièrement agréable et attractif. Malheureusement, l’encombrement et le poids de la valise limitent son transport à pied, à vélo ou en transport en commun!
Le durée prévue de l’animation (2 périodes scolaires) semble un peu étroite étant donné le temps nécessaire à la concertation. De plus, l’absence de guide pédagogique semble privilégier une utilisation par un animateur, dans toute structure accueillant des jeunes.
Enfin, malgré leur clarté, les règles de jeu nécessitent de jouer une partie ‘pour du beurre’ de façon à les assimiler et à en comprendre mieux toutes les implications.

Objectifs de l’outil

Prendre conscience de l’impact, sur la collectivité, de décisions individuelles de mobilité.
Penser la mobilité de manière globale, en lien avec l’aménagement du territoire, l’environnement, la santé et la sécurité routière.

Public cible

À partir de 14 ans, pour toute personne qui désire repenser sa mobilité.
En famille.

Utilisation conseillée

Intégrer le jeu dans un projet global sur la mobilité permettant, après le debriefing, d’élargir la question à l’échelle de l’école, du quartier, de la commune.
Pour sensibiliser les jeunes à l’empreinte écologique, leur proposer aussi l’excellent outil du WWF: https://www.wwf-footprint.be/fr/ (1) Voir sur https://www.pipsa.org

Apprenons à vivre ensemble

Le 30 Déc 20

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Description de l’outil

Le matériel est composé de 3 classeurs comportant des séquences d’activités ludiques (programme progressif), des supports pour les élèves (à photocopier), un CD audio : ‘Le Roi Bolduck’, par la Cie Rires aux larmes et un cédérom Ressources.
‘Vivre Ensemble Maternelle’ est une véritable démarche pédagogique qui s’appuie sur les situations courantes de la maternelle pour permettre à l’enseignant de développer facilement chez ses élèves des comportements d’aide, d’attention aux autres et de respect.
Les séquences s’appuient sur une programmation d’activités qui mettent en jeu les capacités artistiques, créatives, corporelles et langagières des enfants, pour leur permettre d’expérimenter, d’expliciter et de s’approprier progressivement les composantes essentielles du Vivre ensemble.
Toutes les séquences proposées ont pour base les activités scolaires (arts plastiques, motricité, expression corporelle, musique…). Cela sert à montrer que le ‘Vivre ensemble’ doit exister dans les actes de la vie scolaire et sociale. La participation des élèves dans des situations ludiques mais concrètes leur permettra de prendre conscience et d’intégrer les contraintes de la vie en collectivité.
Chaque série comporte un minimum de 5 séquences. Ces séquences font partie d’un apprentissage, elles doivent donc être véritablement exploitées comme telles, en suivant la progression proposée. Compétences travaillées : expression orale, argumentation, autonomie et prise d’initiative, se connaître et connaître l’autre, respect des règles, respect des autres.
Modalités de mise en œuvre :
-Programmation en 12 séances sur 12 semaines (PS et GS) ou 17 séances sur 17 semaines (MS) ;
-Une séance de 30 minutes par semaine ;
-Travail en groupe, classe, demi-classe, supports visuels ;
-Activités : expression (corporelle, orale, écrite), manipulation, confrontation, débat.
Disponible en librairie ou chez le promoteur. Prix (TTC) : PS = 34,50€; MS = 40,50€; GS = 37,50€
Les Éditions de la Cigale, BP 2653, 38036 Grenoble cedex 2. Courriel : info@editions-cigale.com.
Vous trouverez des informations complémentaires (extraits, vidéos, etc.) sur le site de l’éditeur https://www.editions-cigale.com .
Les CLPS suivants peuvent vous prêter cet outil : CLPS du Brabant wallon, CLPS de Liège, CLPS de Mons-Soignies.

L’avis de la Cellule d’experts de PIPSa

(1)
Le cellule d’experts de l’Outilthèque-santé gérée par le service Promotion de la santé de l’Union nationale des mutualités socialistes, a octroyé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil (octobre 2008).

Appréciation globale

Ce programme, construit en fonction du développement psychomoteur et psychoaffectif de l’enfant, témoigne d’un double regard théorique et pratique. Il s’appuie sur le développement de compétences spécifiques à l’école maternelle, au travers d’activités artistiques, corporelles, d’éveil et de langage. Les activités proposées s’adaptent de manière réaliste au public cible et utilisateur, ainsi qu’au contexte scolaire.
La dimension corporelle est largement prise en compte et permet de faire vivre les concepts pour construire les images mentales et les compétences. Adapté aux situations problématiques parfois rencontrées au sein des groupes classe, il construit des compétences transversales : éducation citoyenne, compétences psychosociales, renforcement du pouvoir d’agir et de dire.
Même s’il est séquençable dans sa forme, le programme demande à être utilisé dans son ensemble pour atteindre ses objectifs.
Le dossier, très soutenant pour l’enseignant, présente de nombreuses qualités : photocopiable, facilement utilisable d’année en année et s’appuyant sur un matériel disponible en classe. Le support théorique argumente avec clarté le pourquoi du programme et une riche bibliographie commentée accompagne la réflexion de l’utilisateur.
Petits plus : le programme fournit des suggestions des enseignants qui ont testé le matériel et prévoit des pistes pour impliquer les parents. De plus, le site du promoteur fournit des témoignages, documents téléchargeables pour ‘ mettre l’eau à la bouche ‘.
Remarque : l’ergonomie du CD Rom date un peu et la production de 3 cahiers différents n’était sans doute pas nécessaire étant donné les nombreux points communs entre eux.

Objectifs de l’outil

-Comprendre la nécessité des règles pour vivre ensemble (distinction entre autorité et toute puissance).
-Se connaître, connaître l’autre dans sa différence et le respecter.
-Comprendre que la loi est pareille pour tous.

Public cible

3 à 6 ans

Utilisation conseillée

Suivre les recommandations du promoteur.

(1) Voir sur https://www.pipsa.org

Vivre avec’, une BD contre la discrimination et pour plus de solidarité

Le 30 Déc 20

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Composée de 17 planches de bande dessinée, cette brochure conçue par la Plate-forme Prévention Sida et ses partenaires est destinée aux adolescents. L’objectif principal est de sensibiliser ceux-ci à la solidarité et à la lutte contre les discriminations à l’encontre des personnes séropositives.
Pourquoi la BD? C’est un moyen de communication important auprès des jeunes, un moyen efficace d’attirer leur attention sur un problème et pour qu’ils se sentent concernés.
Plusieurs textes accompagnent ces planches de BD. Une partie est consacrée au rappel des informations essentielles sur le sida. L’autre partie tente de sensibiliser les jeunes à la discrimination. De manière simple, on aborde les stéréotypes, les préjugés, les mécanismes qui mènent à la discrimination.
La volonté est de mettre à disposition un outil pédagogique qui plaise aux jeunes mais également de pouvoir soutenir les professionnels qui travaillent avec des adolescents.
Une fiche pédagogique accompagne la brochure, qui pourra aider les animateurs à travailler en groupe et à aborder plus facilement la thématique du sida. Cette fiche pédagogique donne des conseils pour parler de sida, et plus largement de sexualité, elle fait état des enquêtes sur la discrimination des personnes séropositives et propose une animation, étape par étape, sur ce thème. Cette animation est directement en lien avec la brochure. Elle propose aux jeunes de créer eux-mêmes les dialogues de planches de BD.
«Vivre avec» s’adresse donc aux écoles, PMS, PSE, Plannings, AMO… et à toutes les institutions et associations qui encadrent des adolescents et qui peuvent en profiter pour discuter avec eux de la discrimination.
Une affiche a également été réalisée pour faire la promotion de la brochure.
Ce matériel est disponible à la Plate-forme Prévention Sida via info@preventionsida.org ou le 02 733 72 99 ainsi qu’auprès du CLPS de votre région ou des associations de prévention sida de Namur et Charleroi.

Un outil de référence en alimentation

Le 30 Déc 20

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Partenariat entre les secteurs public et privé, l’asbl Nubel (pour Nutriments Belgique) gère depuis près de 20 ans l’information nutritionnelle scientifique relative aux denrées alimentaires qui constituent le régime «standard» des Belges. Elle propose aux professionnels de la santé, aux enseignants, aux groupements d’intérêt, ainsi qu’à tous les consommateurs plusieurs outils faciles à utiliser en vue d’équilibrer l’alimentation et de mieux comprendre ses enjeux pour la santé.
Dans ce cadre, Nubel vient de publier la 5e édition de la «Table belge de composition des aliments», qui apporte des informations nutritionnelles complètes sur les denrées les plus fréquentes dans l’alimentation des Belges. Celle-ci reprend quelque 1.200 produits, détaillés en 32 nutriments (énergie, vitamines, minéraux, graisses, sucres…).
Cette nouvelle édition comporte quelques changements majeurs par rapport à l’édition précédente, en vue d’offrir une information plus complète et plus facile à utiliser au quotidien.
Tout d’abord, elle est plus conviviale et pratique à utiliser, grâce à une nouvelle mise en page. Celle-ci présente désormais les aliments par «groupes», en utilisant les mêmes codes couleurs que ceux repris dans la pyramide alimentaire active (par exemple le bleu ciel pour les boissons, le vert pour les fruits et les légumes…).
Pour mieux répondre aux besoins actuels en matière d’information nutritionnelle, Nubel a également ajouté dans cette édition certains nutriments, notamment dans les graisses. Ainsi, dans la structure des acides gras, on retrouve désormais les acides gras oméga-3, oméga-6 et trans. Le sélénium et la vitamine D ont également été intégrés aux minéraux et vitamines.
La Table mentionne aussi les apports journaliers recommandés (AJR) pour les enfants et les adultes.
Enfin, dernier atout, Nubel a effectué un travail de normalisation des quantités et des poids des aliments les plus courants. En effet, les informations nutritionnelles sont présentées, comme dans toutes les informations scientifiques sur l’alimentation, par 100g de produit. Pour faciliter la compréhension des informations, la nouvelle Table propose un tableau des poids et mesures des denrées alimentaires. On y retrouve ainsi le poids d’une pomme de terre cuite de taille moyenne, d’une cuillère à soupe de beurre ou de margarine, d’une orange, d’une tranche de pain carré blanc ou gris, etc.

Les acides gras trans: une évolution positive dans l’industrie alimentaire

De récentes études ont mis en évidence que les valeurs des acides gras trans d’un certain nombre de produits alimentaires avaient évolué positivement par rapport au passé. Largement en baisse, ces valeurs témoignent des efforts engagés par l’industrie alimentaire, et notamment du secteur de la biscuiterie.
La Table de composition des aliments Nubel peut être commandée en versant 12,14€ sur le compte bancaire n° 435-2015961-90 de Nubel, en indiquant en communication «TCA» ainsi que le nombre d’exemplaires souhaités.
Pour de plus amples informations: Nubel asbl, Carine Seeuws, Eurostation – Bloc II, Place Victor Horta 40 boîte 10, 1060 Bruxelles. Tél.: 02 524 72 20. Fax: 02 524 73 98. Courriel: carine.seeuws@health.fgov.be. Site : https://www.nubel.com .

Nubel en quelques mots

L’asbl Nubel (Nutriments Belgique) a été créée en 1990, dans le but d’aider les consommateurs belges à composer un régime alimentaire équilibré et à améliorer leurs habitudes alimentaires. Pour ce faire, Nubel utilise le NIMS (Nubel Information Management System), une base de données multilingue unique conçue par ses soins. Celle-ci rassemble de nombreuses informations scientifiques et nutritionnelles sur les nutriments que contiennent les denrées alimentaires consommées en Belgique.
Nubel met toutes ces données à la disposition des diététiciens et des médecins, du corps enseignant, des organismes et associations scientifiques, des consommateurs…
Nubel est le fruit d’un partenariat entre les secteurs public (le Service public fédéral Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et de l’Environnement, Direction générale Animaux, Végétaux et Alimentation et l’Institut scientifique de Santé publique (ISP) et privé (la Fédération de l’Industrie alimentaire FEVIA et la Fédération des Entreprises de Distribution FEDIS).
Elle diffuse ses informations via sa Table belge de composition des aliments, son site Internet, son planning alimentaire en ligne et sa Banque de données des produits de marques.

Oh Lila!

Le 30 Déc 20

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Description de l’outil

Cet outil pédagogique basé sur le théâtre d’images (kamishibaï) permet de travailler la thématique de la recherche d’aide et de soutien. Parfois, il est indispensable de pouvoir trouver de l’aide pour se sortir d’une situation difficile et se sentir mieux. C’est ce que la petite lièvre Lila fait dans l’histoire «Oh Lila!».
Le set complet contient
– un théâtre d’images avec 16 images en couleur (format 27,5 cm x 37 cm), texte en français et en allemand;
– un cahier pédagogique;
– des cahiers de jeux pour les enfants ‘Lila et moi’ (20 exemplaires).
Éditeur – promoteur de l’outil : Institut Suisse de Prévention de l’Alcoolisme et autres toxicomanies (SFA / ISPA), Case postale 870, 1001 Lausanne, Suisse. Tél.: + 41 021 321 29 11. Fax: + 41 021 321 29 40. Courriel: info@sfa-ispa.ch. Site:[L] https://www.sfa-ispa.ch[/L]
Le set complet coûte 55 CHF (environ 42 euros). Les éléments qui constituent l’outil peuvent être commandés séparément. Le cadre en bois, dans lequel s’insèrent les images étayant l’histoire racontée, ne fait pas partie de l’outil, mais peut aussi être commandé séparément.

L’avis de la Cellule d’experts de PIPSa

(1)
La cellule d’experts de l’Outilthèque-santé gérée par le service Promotion de la santé de l’Union nationale des mutualités socialistes, a octroyé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil (avril 2008).

Appréciation globale

Cet outil pédagogique permet, à l’aide d’une histoire simple et proche du vécu quotidien de tous les enfants, d’aborder la demande d’aide lors de situations difficiles. La technique du théâtre d’images permet de faire passer le message sur deux modes: visuel (via de très belles illustrations) et auditif (via la voix de l’adulte).
Le thème est universel, lié au questionnement existentiel, mais concrétisé intelligemment en lien avec les situations quotidiennes de tous les enfants. L’identification est immédiate. L’utilisation en groupe amène le débat entre enfants et la richesse de pouvoir partager des idées.
Le manuel, quoique condensé, fournit dans un langage simple et concret l’essentiel pour animer l’outil. Neutre, nuancé, il rappelle aussi à l’adulte les attitudes éducatives qui freinent/favorisent l’estime de soi.
Aucune compétence particulière n’est requise. D’utilisation souple et facile, l’outil se laisse rapidement apprivoiser. Le séquençage possible permet une utilisation à long terme. Un petit plus : l’outil ‘Oh Lila !’ prévoit aussi une information pour les parents.

Objectifs de l’outil

Apprendre à décoder une situation et son degré de gravité (douleur, peur, désarroi, tristesse…).
Repérer les aides existantes.
Encourager et dédramatiser la demande d’aide en cas de difficulté.

Public cible

De 4 à 8 ans.

Utilisation conseillée

L’outil s’adapte aussi à une utilisation dans le suivi d’un problème rencontré à l’école. Par ailleurs, d’autres outils pédagogiques travaillent le même thème : Amidou (en l’intégrant dans la thématique plus large de l’estime de soi) et Clever Club pour des enfants plus âgés, tous deux présentés sur www. pipsa.org.

(1) Voir sur https://www.pipsa.org .

Action communautaire en santé

Le 30 Déc 20

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En 2004, le SEPSAC (voir encadré) a créé un observatoire transnational des pratiques de santé communautaire. À partir de l’analyse des observations réalisées sur le terrain en Belgique, en France et en Espagne et dans une perspective de promotion de la santé communautaire, des recommandations destinées au monde politique ont été élaborées.
Ces 8 propositions sont les suivantes:
La plupart des problèmes de santé sont étroitement liés à des conditions de vie, à des facteurs collectifs bien identifiés, qui relèvent de différents secteurs. Il est donc recommandé d’organiser la collaboration de l’ensemble des secteurs de la vie publique , à tous les niveaux, pour qu’ils prennent des décisions favorables à la santé/bien-être de tous.
Les inégalités sociales face à la santé ne cessent de croître: la nécessité de s’attaquer aux déterminants sociaux de la santé est de plus en plus évidente. L’action communautaire est particulièrement indiquée pour atteindre et accompagner des publics fragilisés, marginalisés, voire exclus. Il est nécessaire de construire une politique de promotion de la santé basée sur l’analyse des déterminants de la santé.
Un travail de proximité permet de concevoir des politiques adaptées aux différents publics concernés et de favoriser la compréhension et l’adhésion à ces politiques. Il est essentiel d’intégrer dans les politiques de santé , les démarches communautaires qui se développent dans une relation de proximité avec les populations locales.
Le cloisonnement institutionnel et la logique des financements thématiques entravent considérablement le travail en intersectorialité. Il est recommandé de faciliter le cofinancement des projets touchant à des champs de compétences différents (social, économique, santé, culturel…).
L’action communautaire en santé participe à une amélioration de la santé globale en agissant sur les facteurs qui déterminent la plupart des besoins de santé. L’organisation actuelle des soins de santé ne répond que très partiellement à ces besoins. L’action communautaire doit dès lors être reconnue dans la politique de santé , y compris au niveau budgétaire .
Les démarches communautaires partent de là où sont les gens et sont inscrites dans la durée. Les dispositifs de financement doivent donc être adaptés aux contraintes des projets et notamment à la contrainte temps .
Les démarches communautaires s’inscrivent dans une dynamique de changement. Les méthodes de travail et d’évaluation sont spécifiques; elles relèvent de différentes disciplines, sont de nature participatives, et s’intéressent avant tout aux processus. La pertinence de ces méthodes spécifiques doit être reconnue .
L’approche globale et communautaire de la santé est peu abordée dans les formations de base des professionnels de la santé et du social. Le concept de santé globale et l’approche collective doivent être renforcés dans les dynamiques de formation du côté des professionnels et dans la culture citoyenne du côté de la population.
Ces recommandations sont détaillées dans la (belle) brochure «Action communautaire en santé: un observatoire international des pratiques», qui fournit aussi de précieux repères pour l’action à destination des acteurs de terrain.
Trois repères sont propres à une démarche de promotion de la santé: avoir une approche globale et positive de la santé; agir sur les déterminants de la santé; travailler en intersectorialité.
Un repère est méthodologique: mettre en place un processus d’évaluation partagée et permanente pour permettre une planification souple.
Enfin, quatre repères sont spécifiques à la stratégie communautaire: concerner une communauté; favoriser l’implication de tous les acteurs concernés dans une démarche de coconstruction; favoriser un contexte de partage des pouvoirs et des savoirs; valoriser et mutualiser les ressources de la communauté.
Le document présente aussi quelques projets concrets, tant en Belgique qu’en France.
La brochure «Action communautaire en santé» est disponible à la Fédération des Maisons Médicales, Boulevard du midi, 25/5 à 1000 Bruxelles. Elle peut-être commandée/ réservée par téléphone au 02 514 40 14 ou par courriel à france.defrenne@fmm.be

Le Secrétariat Européen des Pratiques de Santé Communautaire (SEPSAC)

Le Secrétariat Européen des Pratiques de Santé Communautaire (SEPSAC) s’est créé en 1986, dans la foulée de la Déclaration d’Alma Ata et de la Charte d’Ottawa. Son but est de tisser des liens entre les professionnels de la santé du secteur primaire, qui développent des pratiques novatrices pour mettre en œuvre une approche globale et intégrée de la santé: appréhender les déterminants de la santé, promouvoir la participation de la communauté à la définition de ses besoins et à l’élaboration de solutions efficientes.
Les professionnels des centres de santé primaire veulent, à travers le Secrétariat européen, se donner les moyens de promouvoir la santé pour tous par l’approche communautaire en optimisant la synergie entre les expériences communautaires et les résultats de la recherche, entre les politiques et les pratiques, entre la planification et la participation des citoyens.
La branche belge du SEPSAC est représentée par la Fédération des maisons médicales francophones qui regroupe près de 85 maisons médicales implantées en Communauté Wallonie-Bruxelles. Elle a pour objectif général de promouvoir un système de santé organisé à partir des soins de santé primaires, et en particulier de soutenir le travail pluridisciplinaire et communautaire des maisons médicales.

Quels effets des démarches communautaires sur la santé publique ?

La santé est liée à de nombreux déterminants, qui agissent en synergie. Dès lors, si l’on veut améliorer la santé globale, dans toutes ses dimensions, de manière significative à l’échelle d’une population, il conviendrait de développer une stratégie globale qui intégrerait la prise en compte de l’accès au travail, à l’éducation, à l’habitat, dans le respect de la dignité… En l’absence d’une telle démarche globale, les actions communautaires tout comme d’ailleurs les autres stratégies de promotion de la santé – campagnes d’information, transformation des services de santé, développement de milieux favorables à la santé – ne peuvent amener que des progrès limités. La complémentarité des actions, leur intersectorialité et transversalité est un facteur essentiel d’efficacité des actions de promotion de la santé.
Comment mesurer les effets de l’action communautaire? Les indicateurs classiques en santé publique mesurent la morbidité, la mortalité, la létalité… De tels indicateurs sont utiles, mais pas suffisants dans une optique de promotion de la santé, puisqu’on cherche ici à améliorer la santé, le bien-être, en amont des phénomènes de morbidité et de mortalité.
Mais d’autres indicateurs peuvent être utilisés pour mesurer les effets des actions communautaires. Ceux-ci s’évaluent en termes de résultats intermédiaires et/ou de processus: amélioration de la salubrité ou de la sécurité dans un quartier, amélioration des conditions de vie dans un établissement scolaire ou un lieu de travail, augmentation de l’estime de soi dans des groupes marginalisés, renforcement du dialogue entre habitants et services, diminution de certains comportements à risque, développement de l’entraide et de la solidarité, meilleure appréhension des mécanismes sociaux liés à la santé, augmentation de l’autonomie et de la capacité d’agir sur certains déterminants, etc.
Extrait, page 12

« Une année… aux petits oignons »

Le 30 Déc 20

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Le nouvel outil de la Coordination Éducation & Santé – Cordes asbl pour démarrer l’année scolaire avec des questions !

Apprendre, c’est notamment se poser des questions, les formuler, chercher des réponses seul ou en petit groupe et les confronter à celles des autres pour tirer des conclusions ou… se poser d’autres questions.
Ce principe est à la base de l’apprentissage mais aussi de l’esprit critique que l’école a pour mission de développer chez les élèves. L’affiche «Une année aux petits oignons» invite les élèves à explorer des questions et faire des liens entre les différents facteurs qui influencent nos habitudes alimentaires et nos modes de consommation. Une manière d’intégrer le thème «santé» dans les apprentissages.
Cette affiche (encartée dans ce numéro d’Éducation Santé) est diffusée à l’intention des classes du dernier degré primaire et du premier degré du secondaire.
Pour l’obtenir, les élèves sont mis à contribution afin de les impliquer dès le départ en suscitant leur curiosité. L’asbl Cordes attend de leur part une lettre collective présentant un fruit ou un légume bizarre. C’est le début d’une correspondance avec la classe si elle le souhaite. L’affiche permet d’aborder – au gré des centres d’intérêt des élèves et des objectifs de l’enseignant – les multiples facettes des fruits et des légumes, depuis les modes de production jusqu’aux recettes préférées en passant par l’environnement, les prix de consommation ou encore les habitudes de repas. Apprendre, c’est aussi exercer des compétences. L’école, la maison, l’environnement sont des lieux de vie où individuellement et collectivement, il est possible de les mettre en œuvre.
Pourquoi démarrer l’année avec les fruits et les légumes? Pour plusieurs «bonnes» raisons !
Tout d’abord, l’enquête européenne « Santé des jeunes en âge scolaire» réalisée en Belgique par le SIPES-ULB a démontré que même si depuis 1994, les jeunes consomment davantage de fruits et de légumes, ceux-ci pourraient être consommés plus fréquemment. Le Plan national nutrition belge recommande en effet la consommation de 400 gr de fruits et légumes par jour.
Par ailleurs, consacrer la plus grande part de son assiette aux céréales et légumineuses et aux fruits et légumes locaux, de saison, produits sur un mode agro-écologique, constitue un plus pour la santé de chacun et réduit l’impact de notre consommation sur l’environnement.
Enfin, les Régions et la Communauté française proposent, avec l’aide de l’Union européenne, un programme de distribution gratuite de «Fruits et légumes à l’école» (1) et des outils pédagogiques (2) encourageant les apprentissages tout en préparant et en dégustant ces aliments en classe.
Susciter la curiosité des élèves et l’appétit de goûter en s’assurant que ces aliments soient accessibles à à tous, que ce soit dans les cantines scolaires ou dans les pique-niques, voilà un des défis que les acteurs scolaires et les partenaires éducateurs peuvent relever ensemble pour mener à des choix et à des environnements plus favorables à la santé, à l’école comme à la maison.
L’affiche «Une année aux petits oignons» ne donne pas de solutions mais peut motiver les troupes !
Pour plus de renseignements: cordes@cordes-asbl.be (1) Voir https://www.agriculture.wallonie.be , https://www.bruxelles.irisnet.be et https://www.cfwb.be .
(2) L’outil précédent «En rang d’oignons», édité également par l’asbl Cordes avec le soutien de la Communauté française, est toujours disponible pour les classes maternelles et primaires. Informations : cordes@cordes-asbl.be ou 02 538 23 73 (tél – fax – répondeur). L’outil «Petite bibliothèque gourmande» est disponible au Service Général des Lettres et du Livre de la Communauté française de Belgique – 04 232 40 15.

Ma santé, j’en prends soin

Le 30 Déc 20

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Description de l’outil

Cahier de 49 pages («Tic Tac: découvertes et activités pour les 3-6 ans» n° 9, avec La Classe maternelle) contenant:
– un Cahier de découvertes , pour inciter les enfants à prendre soin de leur santé, observer, constater, apprendre à travers de courtes histoires et des comptines, se familiariser avec l’écrit, s’exercer au graphisme, s’ouvrir à des genres littéraires et plastiques variés;
– un Cahier d’activités , pour fabriquer une poupée avec un cœur gros comme ça, se détendre, se reposer et chasser ses peurs, réaliser un porte-brosse à dents, une boîte à pharmacie, faire des bulles géantes, etc;
– un poster double face (80 x 50 cm) représentant, d’un côté, une salle de consultation d’un médecin avec différents objets et, de l’autre, six parties de son corps que l’on ne voit presque jamais;
la Lettre de Tic Tac n ° 9 aux enseignants , qui propose quelques pistes d’exploitation.
Éditeur – promoteur de l’outil: La Classe/La Classe Maternelle département des Éditions Martin Medias SAS, Av. Victor Hugo 10, 55800 Revigny-sur-Ornain, France. Tél.: numéro indigo 0 825 82 63 63. Fax: 03 29 70 56 74. Courriel: contact@laclasse.fr. Site: https://www.laclasse.fr/
Diffusion en Belgique: Mme Godelieve Dechamps, Rue de Paris 20, 4020 Liège. Tél.: 04 344 02 44. Fax: 04 384 88 18. Courriel: godelieve.dechamps@skynet.be
Prix: 9,90 €; tarifs dégressifs à l’achat de plusieurs exemplaires
.

L’avis de la Cellule d’experts de PIPSa

La cellule d’experts de l’Outilthèque-santé gérée par le service Promotion de la santé de l’Union nationale des mutualités socialistes, a octroyé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil (avril 2008) (1).

Appréciation globale

L’outil propose une vision de la santé en lien avec la perception subjective du corps, du bien-être psychique, des rythmes et des contextes de vie. Il fournit un support à partir duquel la diversité des représentations et expériences peut s’exprimer.
Adapté à la manière concrète dont on aborde la santé avec les petits (5 sens), il propose diverses expériences ludiques et plastiques, faciles à réaliser en contexte scolaire ou péri-scolaire. L’attractivité des photos et du graphisme, renforcée par la présence d’une dimension culturelle, facilitent l’implication des enfants.
La fiche pédagogique, courte, concrète, facilement utilisable, propose plusieurs pistes d’utilisation et de prolongement. L’absence de message prescriptif renforce l’attrait pour la démarche.

Objectifs de l’outil

Identifier les représentations des enfants liées à certains déterminants de la santé (perception de soi, modes de vie, comportements, rythmes et lieux de vie).
Démystifier les peurs de l’enfant et lui permettre de les dépasser (symbolisation, lecture, activité plastique).

Public cible

Maternel et cycle 5-8.

Utilisation conseillée

S’adapte bien à une utilisation extra-scolaire.
Favorise l’acquisition de différents savoir-faire à travers des techniques plastiques.

(1) Voir sur [L]www.pipsa.org[/L].

Intoxication au CO

Le 30 Déc 20

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Malgré les nombreuses campagnes de prévention, ce ‘meurtrier silencieux’ a fait en 2008 à nouveau 1.434 victimes, dont 41 mortelles. 40% de ces accidents se sont produits dans la salle de bain. Un chauffe-eau ou une chaudière anciens ou qui fonctionnent mal en combinaison avec une aération insuffisante expliquent souvent ces accidents.
Bien que tout le monde puisse être victime du CO, les personnes défavorisées et certaines minorités constituent un groupe à risque important. Elles habitent dans des maisons plus anciennes, avec des appareils de chauffage plus vieux et/ou moins chers et n’ont pas toujours l’argent nécessaire pour un entretien annuel de ces appareils ou un contrôle de la cheminée.
« En outre , elles ne sont pas toujours conscientes du danger , étant donné que les campagnes traditionnelles les touchent difficilement », explique la Ministre fédérale de l’Intérieur, Annemie Turtelboom . «C’est pourquoi nous avons décidé de mettre sur pied une campagne pour laquelle nous faisons appel à des organisations qui sont directement en contact avec ces groupes à risque.»
« Avec l’aide du SPP Intégration sociale , du Centre Antipoison et de la Brandweer Vereniging Vlaanderen , nous avons contacté les CPAS , les associations de lutte contre la pauvreté , les organisations de défense des minorités , l’Association royale des gaziers de Belgique , les magasins de seconde main et les mutuelles afin qu’ils collaborent à cette campagne ».
Le SPF Intérieur a élaboré un photo-roman que les partenaires peuvent utiliser pour expliquer les risques de l’exposition au CO et les solutions.
Ce document de sensibilisation, qui met en scène un couple ‘dans l’air du temps’, Marie et Karim, se veut très didactique. Originalité: il est disponible en pas moins de 10 langues (néerlandais, français, allemand, anglais, arabe, turc, polonais, roumain, espagnol et portugais) afin de pouvoir sensibiliser un maximum de personnes. En outre, une brochure générale et des affiches ont également été élaborés.
Gare au… tueur silencieux, matériel disponible à infodoc@ibz.fgov.be ou par fax au 02 557 35 22. Brochure aussi téléchargeable sur https://www.besafe.be , rubrique ‘nos publications’.

50 activités pour vivre ensemble

Le 30 Déc 20

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Description de l’outil

Cet ouvrage propose 50 activités propices à créer des situations pour:
favoriser l’autonomie : le conseil d’évaluation entre enfants, les «missions» d’exploration…;
instaurer le dialogue : le jeu des paires (le hasard attribue à chaque enfant «un copain» du jour, pour faire les activités à deux), les questions à l’enseignant…;
susciter la curiosité intellectuelle : le livre surprise (amené par un enfant pour le faire découvrir aux autres), le jeu des objets devinettes…;
mettre en jeu la collaboration : la fresque collective, la compétition par équipes…;
apprendre à gérer ses émotions : débat avec magnéto, le jeu de la colère et du câlin (mimes)…;
faciliter l’échange entre l’école et l’extérieur : la correspondance avec une autre classe/ école, la promenade dans le quartier…;
découvrir le monde institutionnel : le jeu du vote, la découverte des monuments institutionnels de la ville…;
éveiller à la protection de l’environnement et au développement durable : totem en récupération dans un lieu proche (jardin public, petit bois…), mesure de l’eau qui coule et «qui pleut» (apprentissage des notions de renouvellement, gaspillage)….
DORANCE S., 50 activités pour apprendre à vivre ensemble, Paris, Ed. Retz, 2007, 136 pages, 15,40 € (disponible en librairie) .

L’avis de la Cellule d’experts de PIPSa

La cellule d’experts de l’Outilthèque-santé ( https://www.pipsa.org ) gérée par le service Promotion de la santé de l’Union nationale des mutualités socialistes, a octroyé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil (mars 2008).

Appréciation globale

Cet outil se propose de travailler à la mise en place de compétences psychosociales (assertivité, confiance en soi, estime de soi, expression et gestion de ses émotions) auprès de jeunes enfants, quel qu’en soit le milieu économique et culturel. Il fournit une approche éclairée et éclairante des notions de citoyenneté. En installant, dès les premiers apprentissages, les réflexes d’empowerment citoyen et la capacité de dire, il participe de manière indirecte à la réduction des inégalités devant la santé.
L’utilisateur, même novice, se situe rapidement grâce à un propos structurant et cadré, sans toutefois être directif. Simple, pratique, concret, applicable directement, l’outil – intemporel – permet une appropriation rapide… pour des heures d’activités, ponctuelles ou à plus long terme.
Des pistes bibliographiques pour explorer le thème auraient été bienvenues.

Objectifs de l’outil

Comprendre la vie en société (parents, copains, commune, environnement).
Stimuler des compétences (dialogue, gestion des émotions, autonomie, collaboration).
Ouvrir à la différence par la découverte valorisante de l’autre.
Stimuler la curiosité, l’envie d’apprendre et d’agir, donner le goût d’entreprendre.
Stimuler l’action sur l’environnement (découvrir le monde institutionnel, favoriser les échanges entre école et extérieur).

Public cible

Maternelle et cycle 5-8.

Utilisation conseillée

Adapter certaines activités au contexte belge.
L’utilisation auprès d’enfants plus âgés (5-8) est possible pour plusieurs activités.

Joko. La chasse aux dangers de la cave au grenier

Le 30 Déc 20

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La European Child Safety Alliance a réalisé une étude sur la sécurité des enfants dans 24 pays, avec des résultats moyens pour la Belgique.
Vu la fréquence élevée des accidents dans et autour de la maison, la Mutualité libérale a fait de la promotion de la sécurité des enfants une de ses priorités.
Le projet ‘Joko, une maison sûre pour les petits malins’ propose un jeu interactif en ligne à destination des enfants âgés de 5 à 7 ans.
L’objectif du jeu est que les enfants partent à la découverte de la maison du singe Joko en sa compagnie. Le rôle des enfants est d’apprendre à Joko, qui est un peu turbulent, comment jouer en toute sécurité, et de lui faire découvrir les risques spécifiques à chaque pièce. Pas question d’interdire l’accès à certaines parties ‘dangereuses’ de la maison, cela ne ferait qu’en accroître l’intérêt aux yeux des petits intrépides. Un jeu de stimulation permet au contraire de décoder les risques domestiques d’une manière sûre et pédagogique.
Le jeu en ligne est complété par un livret de coloriages.
Union nationale des mutualités libérales, rue de le Livourne 25, 1050 Bruxelles. Pour jouer, https://www.mlsante.be .

Mon fils, ma fille est homo… Qu’est-ce que ça change ? Une brochure d’information pour les parents

Le 30 Déc 20

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Dans la plupart des cas, c’est un choc pour les parents d’apprendre que leur enfant est homosexuel. Bien souvent, ils n’y sont pas préparés et s’adapter à cette situation prend du temps.
Pour aider les parents dans ce cheminement, les associations Tels Quels et Ex Aequo ont réalisé un nouvel outil d’information en collaboration avec des parents de gays et de lesbiennes.
L’homosexualité étant moins taboue dans notre société qu’auparavant, on pourrait croire qu’elle n’est plus un problème pour personne. Et pourtant, à des degrés divers, lorsqu’elle se pose à des parents pour leur propre enfant, l’homosexualité reste une vraie question au sein de la famille. L’acceptation par les parents ne se fait pas en un jour et leur demande souvent, comme aux enfants, de dialoguer et de se remettre en question.
La brochure n’offre pas de «recette miracle» ou de réponses toutes faites aux questions des parents, mais vise à renouer une dynamique de confiance entre les parents et leur enfant et propose des pistes de réflexion: en quoi l’image que les parents se faisaient de leur enfant se trouve-t-elle modifiée par l’annonce de son homosexualité? Quid du désir d’être un jour grands-parents? Quelle différence entre l’enfant réel et l’enfant idéalisé? Si les parents cherchent à changer l’orientation sexuelle de leur enfant, celui-ci ne risque-t-il pas de se rendre malheureux en essayant de leur plaire? Etc.
La brochure vise également à vaincre les idées préconçues et les stéréotypes liés à l’homosexualité. Elle offre quelques éléments théoriques qui permettront aux parents de mieux comprendre l’homosexualité de leur enfant: «Mon enfant peut-il guérir de son homosexualité?», «A-t-il choisi son orientation sexuelle?», «Sera-t-il heureux?» «Quels risque encourt mon fils par rapport au VIH/Sida?»
La brochure informe aussi sur les différentes ressources disponibles en Communauté française et sur les possibilités d’établir des contacts avec d’autres parents. Elle est disponible gratuitement chez Ex Aequo (02 736 28 61) ou chez Tels Quels asbl (02 512 45 87).