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Des repères en évaluation

Le 30 Déc 20

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“Tous les évaluateurs devraient connaître les théories de l’évaluation parce qu’elles sont au centre de notre identité professionnelle. Elles sont qui nous sommes’. C’est ce que soutient William Shadish en 1997 dans son discours inaugural de l’assemblée annuelle de l’association américaine d’évaluation.

À l’époque de l’évaluation de quatrième, voire de cinquième génération (orientée vers les décisions et négociée, participative, émancipatrice…), ne faut-il pas aller plus loin et étendre cette déclaration à l’ensemble des acteurs à qui l’on demande de s’impliquer activement dans des démarches d’évaluation ? L’évaluation devrait-elle devenir une part de leur «identité professionnelle» en promotion de la santé ?

Pourquoi pas ? En effet, quand on parle de théories de l’évaluation, il s’agit bien d’un effort de théorisation des pratiques. En ce sens la théorisation est bien actuellement la meilleure manière d’identifier et de décrire ce qu’est l’évaluation pour chacun d’entre nous. D’autant plus que, comme le montre Françoise Jabot , les pratiques d’évaluation vont bien au-delà de compétences et de savoirs techniques, elles sont porteuses d’enjeux pour les opérateurs et pour les populations. La question du «Comment va-t-on réaliser l’évaluation ?» et ses réponses dépendent du contexte de l’évaluation et de sa finalité. Au-delà des références aux disciplines statistiques et à l’épidémiologie, les fondements de l’évaluation ont été investigués par les sciences politiques et administratives, la sociologie, l’épistémologie, l’anthropologie.

Si évaluer, c’est essentiellement porter un jugement sur la valeur d’un objet clairement défini à partir d’informations méthodiquement recueillies selon des critères explicitement énoncés pour ensuite décider des mesures à prendre qui découlent de ce jugement (Midy) (…) il y a de multiples décisions à prendre avant de démarrer une évaluation et tout au long de celle-ci. Plusieurs chemins s’offrent à l’évaluateur. Entre tous ces choix, certaines solutions plus que d’autres, seront reconnues comme valides, porteuses de sens, praticables, efficaces par les utilisateurs de l’évaluation.

Nous avons fait un pari, celui d’insérer dans ce numéro un glossaire et délibérément évité d’y aborder les techniques de collecte et d’analyse de données. Ce faisant, nous avons voulu donner aux utilisateurs de l’évaluation (qu’ils soient politiques, administratifs, institutionnels ou de proximité) un outil pour soutenir leurs échanges, entre eux et avec les évaluateurs.

De la qualité de ces échanges dépendront la qualité et l’orientation des jugements évaluatifs. Les choix à placer au centre de ces échanges porteront sur les finalités de l’évaluation, les questions évaluatives, les objets à prioriser, les critères et indicateurs les plus pertinents et réalistes, les manières d’impliquer les acteurs, les temporalités…
C’est un vocabulaire pour se parler. Il n’est pas nécessaire de jargonner, mais un minimum de vocabulaire spécifique est nécessaire, car derrière les termes, il y a des concepts, des références, des pratiques particulières. Et ces pratiques définiront par exemple si, in fine, l’évaluation penchera plus ou moins du côté du contrôle des responsabilités ou de l’apprentissage collectif, si elle reposera sur une théorie de l’action qui valorise une approche globale ou ciblée des problèmes en cause, si elle respectera les priorités et les contraintes des différentes parties prenantes…

Chantal Vandoorne, sur la base d’un extrait de la conférence inaugurale de Michel Demarteau lors du colloque des 25 ans de l’APES, novembre 2005.

100 issues

Le 30 Déc 20

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Description

Matériel

• DVD, avec trois courts métrages (moins de 10 minutes).
• Guide d’accompagnement.
Concept

Ce DVD à destination des lycéens aborde la thématique des addictions sous deux angles d’approche : l’un est basé sur les comportements addictifs et les produits, l’autre sur les notions de choix et de responsabilité. Interactif, il permet une participation active du public.
Les courts métrages ont été réalisés par une équipe de professionnels de la prévention et par des lycéens.
Objectifs

• Aborder la thématique des addictions avec les jeunes;
• Permettre d’élever le débat, la mise à distance du public à travers les personnages, et montrer que des choix différents sont possibles.
Bon à savoir

Cet outil a été réalisé par l’ANPAA (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie) du Cher avec la collaboration du lycée Pierre Émile Martin.
Il a été validé par la commission de validation de la MILDT (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, France).
Où trouver l’outil ?

Chez l’éditeur : CODES du Cher, 4 cours Avaricum, 18000 Bourges. Tél. : +33 (0)2 48 24 38 96 – Courriel : codesducher@wanadoo.fr
Dans les centres locaux de promotion de la santé de Bruxelles, Liège, Verviers et Huy-Waremme
Avis de la Cellule d’experts de PIPSA
([L]www.pipsa.be[/L])
La Cellule d’experts de PIPSA a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil.
Appréciation globale

Ce DVD de qualité professionnelle est un support très pertinent pour travailler avec de grands adolescents.
La méthodologie de travail (choisir la suite de l’histoire, ce qui amènera à des issues différentes) est en parfaite cohérence avec le message véhiculé par l’outil (accent sur la notion de choix et la responsabilité).
L’outil permet de travailler les représentations des jeunes par rapport aux consommations et aux comportements à risque, en intégrant la notion de réduction des risques. Les situations présentées dans les films sont proches du vécu de grands adolescents, permettant une identification.
Le guide pédagogique est concis, mais complet. Toutes les étapes d’une animation sont présentées de manière très claire. Les pistes d’animations prévoient une prévention par les pairs. Les séquences de travail proposées (1 h ou 2 h) sont adaptées au milieu scolaire. Des ressources et une bibliographie sont proposées.
Objectifs

• Aborder la thématique des consommations avec les jeunes.
• Faire prendre conscience aux jeunes qu’ils ont le choix et la responsabilité par rapport à leurs consommations et aux comportements à risque et, par delà, développer les compétences psychosociales.
• Faire prendre conscience de certains phénomènes comme la pression du groupe, la solidarité, certaines idées reçues comme quoi seules les filles sont sérieuses.
Public cible

• 15 personnes maximum.
• 15 ans à 18 ans (éventuellement au-delà) dans un cadre scolaire ou extrascolaire.
Utilisation conseillée

• Le guide pédagogique est suffisant pour un professionnel rompu aux techniques d’animation. Pour une personne moins familiarisée avec l’animation, un approfondissement sur la manière de mener un débat avec un groupe de jeunes pourrait s’avérer utile.
• Les jeunes ne doivent pas nécessairement arriver à un consensus, l’important est de les faire réfléchir.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’Outilthèque santé

Le 30 Déc 20

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Vous connaissez sûrement l’Outilthèque santé, ne fût-ce qu’en prenant connaissance chaque mois dans Éducation Santé d’un outil pédagogique jugé particulièrement intéressant par sa Cellule d’évaluateurs. Nous avons voulu aller plus loin, et avons posé quelques questions à un membre de l’équipe promotion santé de la Mutualité Socialiste-Solidaris qui travaille à ce projet.
Éducation Santé: Dites-nous tout d’abord en quoi consiste l’Outilthèque.
Muriel Durant , pour l’équipe : L’Outilthèque Santéì est un centre de référence de jeux et outils pédagogiques en promotion de la santé. Il s’agit d’un programme reconnu et soutenu depuis plus de 10 ans par la Fédération Wallonie-Bruxelles.
«Centre de référence de jeux et outils pédagogiques en promotion de la santé», c’est un peu obscur comme appellation, on en est bien conscients. Concrètement cela signifie quoi?
D’abord, au cœur de notre projet, il y a le site https://www.pipsa.be , qui est avant tout une base de données de jeux et outils pédagogiques, sur une grande variété de thématiques en lien avec la santé. Mais https://www.pipsa.be , c’est bien plus que ça. La principale caractéristique de cette base de données, c’est que pour la grande majorité des outils répertoriés, un avis les accompagne (nous y reviendrons plus tard).
Ensuite, nous proposons le site https://www.creerunoutil.be . Il s’agit d’un guide qui offre des balises théoriques et méthodologiques pour une démarche de qualité dans la construction d’outils pédagogiques.
La plupart des outils référencés sur le site pipsa.be sont disponibles pour consultation dans nos locaux. Sur rendez-vous, nous proposons une découverte des outils, qui peut s’accompagner aussi de conseils méthodologiques. L’espace documentaire comprend aussi des livres, articles et références en processus pédagogiques et en promotion de la santé. Par exemple, la collection complète d’ Éducation Santé est disponible chez nous… et aussi bien d’autres références indispensables!
Parlons aussi de l’aide méthodologique à la conception d’un outil pédagogique. Nous proposons un soutien aux créateurs d’outils pour formaliser et organiser leurs idées et leur démarche… et au final les aider à produire un outil pertinent, utile et… utilisé!
Et enfin, nous dispensons des formations autour de l’outil pédagogique, sur demande. Quelques exemples de formations: où trouver les outils pédagogiques et comment les utiliser; l’outil pédagogique dans un projet de santé communautaire; créer un outil pédagogique (pourquoi, comment?)…
Les services de l’Outilthèque Santé sont proposés gratuitement à tous les intervenants porteurs de projets pédagogiques en santé de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
ES: Que cache le mystérieux acronyme PIPSa?
M.D.: Une des évaluatrices d’outils de notre réseau nous a dit qu’il signifie pour elle «Plaisir Intégral en Promotion de la Santé appliquée»… Ça pourrait être ça! Mais en fait, cela veut dire: «Pédagogie Interactive en Promotion de la Santé». Bref, ça parle de l’outil pédagogique, qui implique interactions, mise en travail!
ES: Quand ce projet a-t-il vu le jour, pourquoi, dans quel contexte?
M.D.: L’Outilthèque Santé est née en 1999. En 1998, la mise en place du nouveau décret (déjà un ‘nouveau’ décret… ndlr) organisant la promotion de la santé en Communauté française changeait le paysage de tout un secteur. Les missions confiées par la Communauté française au Service Promotion de la Santé de la Mutualité Socialiste dans le cadre de l’ancienne «Règlementation en Éducation pour la santé» ne cadraient plus avec ce nouveau décret. La Mutualité a donc fait le pari de lancer ce nouveau projet et a initié l’Outilthèque Santé. C’était le début d’Internet. Tous les inventaires d’outils qui existaient en Belgique étaient sur papier, donc très «périssables». Une belle occasion était donnée de faire quelque chose d’innovant en proposant un catalogue d’outils en ligne. Et puis, bien sûr, il y avait la plus-value que le service voulait proposer: les avis qui accompagnent les outils et qui permettent (on l’espère du moins!) de guider les utilisateurs d’outils dans leur choix, et opter pour l’outil le plus pertinent par rapport à leur projet.
ES: Quel intérêt avait une mutualité de se lancer dans ce genre d’aventure? On est très loin du paiement des indemnités ou du remboursement des soins de santé!
M.D.: Le rôle d’une mutualité va bien au-delà du paiement des indemnités ou du remboursement, même si ça n’est pas toujours connu du grand public. D’ailleurs, la loi sur les mutualités de 1990 le stipule bien: «Les mutualités ont pour but, dans un esprit de prévoyance, d’assistance mutuelle et de solidarité, de promouvoir le bien-être physique, psychique et social». Bref, le domaine de la santé tel que défini par l’OMS.
Outre le cadre légal, il y a une réelle conviction, portée par la Mutualité Socialiste-Solidaris et son secteur associatif, de la pertinence et de l’importance de la promotion de la santé. On constate, comme tout un chacun dans le secteur, la présence (et la croissance!) d’inégalités sociales de santé. Une partie importante des affiliés de la Mutualité Socialiste-Solidaris sont d’ailleurs des personnes fragilisées. On sait bien qu’outre la nécessaire intervention financière, une mobilisation est nécessaire. Le cadre de la promotion de la santé, les stratégies prioritaires définies par la Charte d’Ottawa, c’est quelque chose en quoi nous croyons. D’ailleurs, un grand projet de promotion de la santé se met en place au sein de la mutualité, en plus du projet «Outilthèque Santé»… Il concerne l’alimentation! La suite dans un prochain numéro d’Éducation Santé!
ES: Quels étaient les objectifs de départ de l’Outilthèque, ont-ils évolué au cours du temps?
M.D.: L’objectif premier de ce projet reste le même depuis le début: favoriser un processus de qualité autour de l’utilisation et de la conception des outils pédagogiques en promotion de la santé. Toutes nos actions vont dans ce sens, que ce soit le site PIPSa, les formations, l’accompagnement méthodologique…
ES: Au cœur de votre projet, il y a le site internet https://www.pipsa.be . Pouvez-vous nous le décrire?
M.D.: D’abord, il faut bien le dire, et sans se vanter (quoique !), le site PIPSa représente des heures et des heures de travail.
Il s’agit d’une part d’une base de données, comme nous l’avons déjà dit. Cette base de données est assortie d’avis sur la qualité des outils présentés. Une partie des avis sont émis par un groupe pluridisciplinaire et intersectoriel d’évaluateurs. L’autre partie des avis sont ceux d’utilisateurs-internautes.
Le site propose également un agenda avec toute l’actualité de la prévention et de la promotion de la santé de la Fédération Wallonie-Bruxelles (et même au-delà). Une newsletter mensuelle est envoyée à presque 4000 abonnés. Enfin, vous trouverez sur le site des ressources, des liens, des informations sur la promotion de la santé et sur l’outil et l’utilisation de l’outil dans le cadre de projets de promotion de la santé.
En 2010, le site a été complètement transformé. En 10 ans, Internet a beaucoup évolué, nos besoins aussi: la nécessité d’une refonte était apparue. Le travail a commencé en 2009 par un audit externe. En effet, les membres de l’équipe travaillant quotidiennement sur le site, il leur était impossible d’avoir une vision d’utilisateur «lambda». Deux focus groupes ont été organisés afin d’obtenir les avis, frustrations, attentes et suggestions d’un panel d’utilisateurs. Suite à cela, un cahier des charges a été rédigé et suite à un appel d’offres, un fournisseur de la Fédération Wallonie-Bruxelles a été choisi.
Le nouveau site a été lancé à l’occasion de la journée des 10 ans de PIPSa, le 23 novembre 2010. Entre fin novembre 2010 et décembre 2011, le site a continué à évoluer. La newsletter de PIPSa a été améliorée. Depuis janvier de cette année, il est enfin complètement terminé. Cela ne signifie pas qu’il n’y a plus rien à faire! Cette gestion nécessite un travail quotidien et rigoureux pour diffuser une information de qualité.
Notre espoir pour l’avenir: qu’il y ait de plus en plus d’avis d’utilisateurs sur le site. En effet, les avis de personnes qui ont «testé» l’outil sur le terrain, diffèrent souvent de ceux des évaluateurs PIPSa. Mieux que les grands discours, cette juxtaposition de points de vue parfois contradictoires, permet au visiteur de prendre du recul et de relativiser la toute-puissance de l’outil. Nous mettons en place un réseau d’utilisateurs. Plus d’infos sur pipsa.be!
ES: Comment faites-vous pour dénicher les outils? Scannez-vous la toile en permanence, les promoteurs prennent-ils spontanément contact avec vous, pouvez-vous compter sur un réseau d’informateurs pour vous signaler les nouveautés et les perles rares?
M.D.: Il faut ici parler du travail de fourmi de Maria Sugero , la documentaliste du service. Elle fait un formidable travail de veille documentaire, à l’affût de toutes les nouveautés, en utilisant les ressources du web: newsletters, flux RSS… Par ailleurs, elle fait partie de deux réseaux de documentalistes: le RBD (Réseau Bruxellois des Centres de documentation en santé) et le réseau inter-documentalistes des CLPS.
Certains outils nous sont proposés par les promoteurs eux-mêmes. Les demandes sont examinées en équipe. Nous refusons par exemple d’insérer dans la base de données des outils qui sont issus du secteurs de l’industrie agro-alimentaire, pour des raisons éthiques (refus de faire de la publicité indirecte).
Des internautes nous signalent parfois aussi des outils qui ne sont pas répertoriés dans la base de données.
ES: Comment fonctionne concrètement la sélection des outils qui seront évalués?
M.D.: Sur base des recherches de Maria, nous sélectionnons en équipe les outils qui seront examinés par la «cellule d’évaluateurs».
ES: Qui sont les évaluateurs, combien sont-ils, comment sont-ils recrutés, comment travaillent-ils?
M.D.: La cellule d’évaluateurs est un «groupe pluridisciplinaire et intersectoriel». Autrement dit, on y trouve des personnes issues d’horizons divers, qui sont actives dans le secteur de la promotion de la santé et/ou l’éducation: CLPS, associations actives dans le champ de la promotion de la santé, secteur jeunesse, assuétude, enseignement… Les évaluateurs se retrouvent lors de «cellules». Trois évaluateurs (et un animateur de notre équipe) se penchent de manière approfondie sur un outil. Pour cela, ils se basent sur une grille d’analyse. Élaborée en étroite collaboration avec l’APES-ULg, cette grille permet d’objectiver l’analyse, d’avoir un cadre commun à tous les experts. Elle a d’ailleurs évolué en 11 ans d’expertise, suite aux retours des évaluateurs.
Pour le recrutement des évaluateurs, on fait appel à des gens actifs dans les différents domaines que nous avons évoqués. Il arrive aussi que certaines personnes nous demandent spontanément de faire partie de la cellule. Les évaluateurs s’engagent pour minimum 2 ans. Les personnes intéressées suivent trois jours de formation pour faire connaissance avec la grille d’analyse et avec la démarche d’évaluation des outils.

La PIPSaBox Parentalité

Le projet «PIPSaBox» s’inscrit dans l’objectif d’augmenter l’accessibilitéì aux outils informatifs et pédagogiques de qualitéì pour les acteurs de terrain, et de favoriser l’utilisation de l’outil dans un processus de promotion de la santeì.
Les PIPSaBox ont pour ambition de fournir un ensemble choisi de ressources informatives et pédagogiques de qualitéì, actuelles et accessibles via Internet. La préoccupation principale est de proposer des ressources orientées vers l’action concrète et réaliste. Le contenu des PIPSaBox eìvolue au fur et aÌ mesure des nouveautés et des opportunités. La dernière version mise aÌ jour est disponible sur le site www.pipsa.be.
La première PIPSaBox, éditée en 2011, a pour thématique le soutien aÌ la parentalitéì (enfants de 0 aÌ 3 ans). Elle permet aux professionnels débutants de se familiariser avec le thème et de découvrir différents supports informatifs et pédagogiques utiles pour une intervention relative aÌ la parentalité. Les professionnels chevronnés peuvent y découvrir de quoi enrichir leur «boîte aÌ outils» d’information et/ou d’intervention.
Le livre-DVD Un bébé, comment ça marche? (www.bebemarche.be) édité par Latitude Jeunes (Service Jeunesse de la MS-S) à destination des parents et des professionnels fait bien entendu partie de cette PIPSaBox (voir à ce propos Éducation Santé n°235 – https://www.educationsante.be/es/article.php?id=1028 )

Une fois par an, les évaluateurs sont réunis lors d’une plénière. C’est l’occasion de faire un retour sur une année d’expertise, et d’approfondir l’un ou l’autre thème (par exemple, en 2011, nous avons discuté des inégalités sociales de santé, et de la manière d’utiliser un outil pédagogique en les prenant en compte). C’est toujours un moment très riche… et très convivial aussi. Il y a une bonne ambiance. Pour la fête des 10 ans de PIPSa, on a interviewé une série d’évaluateurs et on s’est rendu compte que pour eux, les cellules d’analyse étaient de bons moments. D’ailleurs, une bonne partie des évaluateurs nous accompagnent depuis la création du projet!
ES: Quelle est l’équipe permanente de l’Outilthèque?
M.D.: Commençons par les hommes, ou plutôt l’unique homme du service. Pierre Baldewyns est le responsable du service Promotion Santé. Médecin de formation, il chapeaute l’ensemble des projets (et retrousse en plus ses manches pour mettre ses mains dans le cambouis, je ne le dis pas pour frotter les sus-mentionnées manches, promis !). Catherine Spièce , co-fondatrice du projet, gère plus particulièrement le projet PIPSa, accompagnée de Muriel Durant (moi, quoi). Maria Sugero , dont j’ai déjà parlé, assure la mise à jour quotidienne du site. C’est aussi à elle qu’il faut s’adresser pour une visite de notre centre de documentation. Carine Perin est notre experte informatique et web. Elle travaille aussi sur la communication autour du site. Enfin, Annick Cornelis assure tout le travail administratif et comptable. Les membres de l’équipe travaillent sur le projet «Outilthèque», mais pas uniquement! Nous travaillons également sur des projets de la mutualité. C’est très vaste: ça va de la rédaction de brochures à l’encadrement de projets de promotion de la santé, à la mise à jour de l’Inventaire des groupes d’entraide, etc.
ES: Quelle collaboration avez-vous avec la Pédagothèque de l’INPES en France, avec la Médiathèque en Communauté française, avec les divers centres de ressources documentaires, dans les CLPS et ailleurs?
M.D.: En ce qui concerne les CLPS, comme dit plus haut, notre documentaliste fait partie du réseau inter-documentalistes, ainsi que du Réseau Bruxellois des Centres de documentation en santé. Cela permet de précieux échanges d’informations. Une fois par an, une séance de présentation des «coups de cœur» de l’année est organisée dans nos locaux, afin de présenter au réseau inter-documentalistes des CLPS les outils qui ont été jugés particulièrement intéressants par les évaluateurs (un «coup de cœur», c’est un outil qui a été jugé particulièrement cohérent, attractif, interactif, soutenant pour l’animateur et soutenant pour la promotion de la santé).
Nous sommes également en lien avec la Médiathèque en Communauté française, via son service Éducation pour la santé. Un membre de notre équipe fait partie de la cellule d’évaluateurs de la collection Éducation pour la Santé, et une personne de chez eux fait partie de la cellule d’évaluateurs PIPSa. Nous collaborons sur certains projets. Par exemple, la Médiathèque nous a fourni des références documentaires pour la PIPSaBox Parentalité (voir encadré).
À l’heure actuelle, nous n’entretenons pas de partenariat avec la pédagothèque de l’INPES. En 1999, lors de la mise en place du projet, nous avions reçu un accueil chaleureux et un «coup de pouce» bienvenu pour initier la procédure d’analyse d’outils. Entraînés par les nombreuses activités générées par ce nouveau projet (et des ressources en personnel qui ne sont pas celles d’aujourd’hui!), nous n’avons pas pu entretenir de liens comme nous l’aurions souhaité. Cela dit, nous sommes attentifs à leurs réalisations, et réciproquement! Lors de l’Université d’été en santé publique de Besançon, une documentaliste de l’INPES nous a d’ailleurs dit qu’elle utilisait très régulièrement le site PIPSa.
Fin 2010, l’INPES nous a invité à présenter l’Outilthèque Santé dans le numéro spécial 410 de La Santé de l’Homme intitulé «S’informer, se documenter en éducation et promotion de la santé».
ES: La Fédération Wallonie-Bruxelles vivra prochainement une importante réforme de son dispositif de promotion de la santé et de médecine préventive. Comment l’Outilthèque pourra-t-elle se positionner dans ce nouveau contexte?
M.D.: Quelle que soit la formule qui sera choisie, une Outilthèque santé devra avoir sa place. Nous pensons qu’il est très important que ce soit disponible en Fédération Wallonie-Bruxelles (tout comme une revue de promotion de la santé d’ailleurs!).
ES: Pour terminer, une question à chaque membre de l’équipe: quel est votre coup de cœur personnel parmi tous les outils «PIPSa»?
M.D.: Pour Pierre, c’est Des plumes et des voix de la Médiathèque pour sa richesse thématique, sa simplicité, ses abondantes pistes et sa gratuité! Mais il a surtout plus qu’un faible pour les outils du Service Jeunesse de la MS-S (où il a passé une partie de sa jeunesse) comme Accro , moi non plus !, Sécurité sociale et Un bébé , comment ça marche ? Comme le dit Pierre, ce n’est pas parce qu’il est un peu chauvin que ce ne sont pas les meilleurs outils du monde).
Pour Catherine: Graine de médiateurs , un outil belge, un bel exemple en matière de démarche pédagogique adaptée à l’école, impérissable car il y aura malheureusement toujours des conflits à résoudre. Cette démarche éducative part des interactions entre enfants et enseignants.
Pour Maria: Je vais bien à l’école . Un outil gratuit (téléchargeable donc accessibilité maximale), facile à utiliser, qui propose des activités très concrètes.
Carine a craqué pour Mic Mac , un jeu coopératif qui aborde la non-violence.
Annick choisit Shalimar , un jeu sur les relations amoureuses en contexte multiculturel (et un outil maison! comme le dit Pierre …).
Enfin, j’en sélectionne deux pour ma part. D’abord Une valise pleine d’émotion , qui travaille ce qui me semble être un point primordial en promotion de la santé: la reconnaissance des émotions chez les enfants du maternel. Ensuite, j’ai aussi craqué sur En rang d’oignons de CORDES … pour les illustrations, et bien sûr aussi pour les démarches pédagogiques, c’est un coup de cœur de PIPSa, savez-vous!
Propos recueillis par Christian De Bock

Manger simple pour manger mieux

Le 30 Déc 20

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Le Plan national nutrition santé propose trois nouveaux documents d’information.
Le premier, ‘Manger simple pour manger mieux’ , met en évidence «cinq réflexes simples à acquérir pour vous aider à modifier votre alimentation»: choisir des céréales complètes, manger des légumes secs, consommer moins de viande, penser aux fruits et légumes pour un bon équilibre acido-basique et jongler avec les matières grasses.
Chaque partie est illustrée de recettes appétissantes. Cela va des wraps avocat-poulet au saumon à la florentine , en passant par le houmous , le chili sin carne et les alternatives à la viande (steak de quorn à l’indienne, tofu sauce aigre douce, tortilla au quinoa), sans oublier quand même la mayonnaise maison !
Deux autres brochures visent un public féminin : ‘Enceinte et en bonne santé par une alimentation équilibrée’ met en évidence les recommandations spécifiques à la grossesse (iode, fer, acide folique); ‘Des os solides par une alimentation équilibrée’ rappelle l’importance du calcium et de la vitamine D pour prévenir l’ostéoporose.
Ces deux documents offrent une forte densité d’information, et sont sans doute un peu moins ‘digestes’ que le premier.
Les trois brochures sont téléchargeables sur le site https://www.monplannutrition.be , rubrique ‘la boîte à outils du PNNS’. Ils peuvent aussi être commandés gratuitement à nvgp.pnns@health.belgium.be.

Sida, cartes sur table, une exposition interactive originale

Le 30 Déc 20

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L’exposition «Sida, cartes sur tables» est destinée aux adolescents âgés de 14 à 18 ans, de tous milieux. Son originalité? Ce n’est pas une exposition qu’on «visite» mais une exposition autour de laquelle on s’assied et on parle! Car les diverses situations auxquelles les jeunes sont confrontés dans leur vie amoureuse sont ici évoquées sur des tables basses illustrées!
Il s’agit d’un nouvel outil d’animation sur la thématique du sida, qui permet d’aborder ce sujet avec les jeunes de façon interactive, positive et ludique, dans une approche globale de la vie affective et sexuelle. L’exposition a été conçue par la Plate-forme prévention sida et ses partenaires (en particulier, le Centre local de promotion de la santé du Brabant wallon, Sida Sol et Espace P), avec la très belle contribution de la graphiste Alice Bouillard .
Cette exposition a été réalisée notamment avec le soutien de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a également décidé d’offrir un bel espace d’exposition à la Plate-forme prévention sida pour renforcer la diffusion de ce nouvel outil.

Pourquoi cette exposition ?
Parce que beaucoup de jeunes ont un niveau d’information insuffisant quant aux modes de transmission des IST/Sida et sont loin de se protéger systématiquement lors de rapports sexuels. Une enquête (1) menée en Fédération Wallonie-Bruxelles le confirme encore et révèle notamment que si la quasi-totalité des jeunes sexuellement actifs déclarent qu’ils ont déjà vu ou manipulé un préservatif, seule la moitié d’entre eux déclarent l’avoir utilisé lors de leur dernier rapport sexuel. L’information des jeunes sur la maladie reste donc un objectif prioritaire dans la lutte contre le sida .
«Sida, cartes sur table» vise donc à améliorer le niveau de connaissance et les compétences des jeunes sur le VIH, ses modes de transmission, de protection afin de réduire le nombre de nouvelles infections au VIH et aux autres IST; l’exposition a également pour objectif de diminuer les comportements discriminants à l’égard des personnes séropositives.

Facile à installer, à l’école ou en milieu extra-scolaire
Ludique et interactive, l’exposition «Sida, cartes sur tables» a été conçue pour aider les professionnels qui travaillent en première ligne à réaliser une animation sur la thématique du sida. Elle peut être facilement installée, à l’école comme en maison de jeunes ou en d’autres lieux parascolaires. Les accompagnateurs peuvent aussi bien être des professeurs d’écoles (secondaire) que des animateurs, éducateurs, travailleurs des centres de planning familial, centres psycho-médico-social (PMS), services de promotion de la santé à l’école (PSE), services d’aide en milieu ouvert (AMO), maisons de jeunes (MJ), etc.
Concrètement, l’exposition s’articule autour de six modules: la rencontre, le préservatif, les modes de transmission, le dépistage, vivre avec et la discrimination.
Chaque module comporte trois axes:
L’histoire . Chaque histoire est une petite bande dessinée de 5 cases, reproduite sur un feuillet. Cela permet d’introduire le sujet principal qui va être abordé dans le module. Les dessins mettent en scène des ados dans des environnements qui leur sont familiers et l’histoire racontée est toute simple, comme celles qu’ils peuvent vivre à l’école, lors de sorties, dans un club de sport, etc. Les bulles de texte expriment ce qu’ils disent ou, bien souvent, ce qu’ils pensent mais n’osent pas dire…
Les tables . Les tables représentent le cœur de l’exposition. Ce sont de petites tables basses autour desquelles les jeunes vont pouvoir s’installer et aborder la thématique avec l’animateur. Chacune est illustrée et accompagnée d’information. C’est autour de ces tables que les différentes animations auront lieu. Chaque module est composé de quatre petites tables qui, disposées ensemble, forment un carré d’1m10 sur 1m10.
Les fiches d’animation . Pour chaque module, une ou plusieurs fiches d’animation constituent le support indispensable pour les personnes qui accompagnent les jeunes à travers l’exposition.
Les modules sont indépendants. Chaque accompagnateur, animateur, peut choisir les modules qui l’intéressent en fonction du temps dont il dispose ou des interrogations faites par le groupe, par exemple. Il est toutefois recommandé d’utiliser tous les modules si l’on veut aborder la thématique du sida de façon exhaustive.
L’exposition comprend aussi des panneaux d’information à placer dans la pièce. Ces panneaux proposent des informations générales concernant le sida en Belgique et dans le monde; les infections sexuellement transmissibles (IST), l’histoire de la maladie sous forme de ligne du temps, une carte du monde reprenant l’épidémiologie.
Enfin, un guide pédagogique est prévu pour l’accompagnateur. Organiser une animation autour de l’exposition ‘Sida, cartes sur table’ implique d’être prêt à parler de sexualité avec les jeunes. Ce n’est pas toujours facile. Ce guide permet de préparer les animateurs. Il explique comment exploiter l’exposition. Pour chaque module, il présente les différents objectifs, les difficultés, les thèmes abordés, les informations nécessaires pour pouvoir répondre aux questions, etc. Le but est que les animateurs se sentent à l’aise avec leur groupe avant d’aborder des sujets qui sont parfois difficiles et puissent utiliser au mieux toutes les facettes de l’outil mis à leur disposition.
Les écoles ou organisations intéressées par l’exposition peuvent s’adresser à la Plate-forme prévention sida (02 733 72 99) ou aux centres locaux de promotion de la santé du Brabant wallon (010 62 17 62) et de la Province du Luxembourg (084 31 05 04).(1) Godin I., Decant P., Noreau N., de Smet P., Boutsen M. La santé des jeunes en Communauté française de Belgique. Résultats de l’enquête HBSC 2006. Service d’Information Promotion Éducation Santé (SIPES), ESP‐ULB, Bruxelles, 2008.)

Douze fiches d’informations essentielles sur le sida
En 2010, la Plate-forme lançait une campagne qui donnait la priorité à l’information à travers douze fiches proposant chacune un texte informatif sur un aspect du sida à partir d’un visuel et d’un slogan exprimant un message essentiel.
Cette campagne d’information se poursuit plus que jamais en 2012 car l’information reste une priorité. En effet, de très nombreuses personnes en Belgique ne perçoivent toujours pas correctement le mode de transmission du virus VIH et la façon dont il faut s’en protéger lors des rapports sexuels.
Ainsi, l’enquête menée par l’Institut scientifique de santé publique révèle notamment qu’à peine 52% de la population sait que ‘choisir des partenaires sexuels qui paraissent en bonne santé’ est inefficace pour se protéger contre le VIH! Et beaucoup de gens se posent encore des questions sur la question du traitement post exposition, par exemple, ou sur le dépistage.
De manière générale, beaucoup d’idées fausses circulent, tant sur les modes de transmission que sur les moyens de prévention. Ce qui continue à générer des comportements discriminatoires à l’égard des personnes séropositives.
Cette méconnaissance persiste alors que le nombre de nouvelles contaminations est plus élevé que jamais et que les comportements à risque sont en augmentation.
Même si le sida ne fait plus beaucoup parler de lui, le risque de contamination est toujours présent: avec 1.196 nouveaux cas, 2010 détient le record de contamination dans notre pays depuis le début de l’épidémie.
Ces dernières années, les comportements à risque – rapports sexuels non protégés – sont en augmentation, dans toutes les catégories de la population, y compris chez les jeunes, les célibataires, les personnes ayant plusieurs partenaires, mais surtout au sein des groupes les plus exposés comme les homosexuels masculins, par exemple.
L’enquête sur la santé des jeunes menée en Communauté française par SIPES met en évidence que de nombreux jeunes (15 à 22 ans) n’utilisent pas systématiquement le préservatif, et ce qu’ils aient un ou plusieurs partenaires. Or, un seul rapport non protégé peut suffire à briser les rêves d’une vie.
Beaucoup de gens ne se protègent pas car ils ne sentent pas concernés par le sida. À titre d’exemple, l’enquête française KAP 2001 indique que les personnes ayant vécu une rupture dans les cinq dernières années, fragilisées psychologiquement, se perçoivent comme ayant un risque faible d’être contaminées par le VIH et n’utilisent pas systématiquement le préservatif.
Les douze fiches éditées par la Plate-forme prévention sida mettent l’accent sur la nécessité de se protéger et apportent des réponses aux questions que les gens se posent, ou ne se posent pas…

Les thématiques des douze fiches
– Trois nouvelles infections détectées au VIH par jour en Belgique.
– Aujourd’hui, le sida fait moins la une de l’actualité. On n’y pense plus. On ne se sent plus concerné. On prend des risques. Mettez la vie avant tout. Pensez à mettre un préservatif.
– On le fait? On le met …
– Gardons le réflexe. Adoptons le latex.
– On n’attrape pas le sida en vivant, en travaillant, en buvant dans le même verre qu’une personne séropositive. C’est l’exclusion qu’il faut exclure. Pas les séropositifs.
– Syphilis, hépatite, chlamydia…. Vous connaissez? Les infections sexuellement transmissibles sont en augmentation. Protège-toi. Protège les autres. Utilise un préservatif.
– Le préservatif, notre ange gardien au 7e ciel.
– La seule chose qu’on peut attraper en travaillant avec une personne séropositive, c’est un fou rire de temps en temps.
– Le sida se soigne mais ne se guérit toujours pas. Protège-toi. Protège les autres.
– Le dépistage, parce que c’est important de savoir. Positif? Négatif? Le test HIV permet d’y voir plus clair.
– VIH: un rapport à risque. 4 réflexes pour agir: traitement post-exposition, protection, dialogue, test.
– Liste d’adresses utiles.

La diffusion des douze fiches
Ces fiches d’information sont disponibles sur simple demande à la Plate-forme et largement diffusées par l’ensemble des partenaires de l’association. Elles sont, par ailleurs, disponibles sous format électronique via le site https://www.preventionsida.org . Il existe aussi une pochette regroupant les fiches.
Plate-forme prévention sida, rue Jourdan 151, 1060 Bruxelles. Tél.: 02 733 72 99. Courriel: info@preventionsida.org.

«Le corps c’est aussi…» Un outil pour et par les Mineurs Étrangers Non Accompagnés

Le 30 Déc 20

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Les relations sexuelles, la contraception, l’hygiène, le regard des autres… Voilà des thématiques pas toujours faciles à aborder avec les jeunes pour les professionnels de la santé que nous sommes. Elles le sont tout autant lorsqu’il s’agit d’en parler avec de jeunes MENA (1), qui ont (déjà) une expérience de vie particulière. Avec leur nouvel outil «Le corps, c’est aussi…», c’est le pari qu’ont fait le CLPS de Namur, l’asbl Cultures & Santé, le Centre El Paso de Gembloux et le centre Fedasil de Florennes. «Le corps c’est aussi…» a vu le jour suite à la demande de professionnels travaillant en contact avec les MENA. Ils cherchaient un support pour aborder avec eux des thématiques évoquant des représentations trouvant profusion de réponses normatives (vie affective et sexuelle, liens mère/enfant, excision, contraception, hygiène…). Ils souhaitaient disposer d’outils pédagogiques pouvant les soutenir dans leurs pratiques professionnelles. C’est très logiquement qu’ils ont interpellé le CLPS de Namur pour initier cette démarche. Celui-ci s’est associé à l’asbl Cultures & Santé pour lancer le projet de construction d’un outil pédagogique, en partenariat avec le Centre El Paso de Gembloux et le Centre Fedasil de Florennes. Cet outil pédagogique constitué au départ d’une affiche a rapidement été envisagé pour permettre d’aborder la connaissance du corps (faisant le lien entre ces thématiques) au-delà de sa dimension anatomique.
L’élaboration de l’outil a commencé par des rencontres individuelles entre une quinzaine de jeunes MENA issus de centres et des professionnels qu’ils connaissaient. «Qu’évoque pour toi le mot ‘corps’?», l’objectif était de recueillir leurs représentations, tout en les informant, bien sûr, des objectifs du programme dans lequel leur témoignage s’inscrivait.
Des photos leur étaient également présentées, afin de faciliter leur expression. Ces expressions sont précisément celles qui ont servi à réaliser les illustrations se trouvant sur l’affiche. Certaines revêtaient un caractère universel, d’autres un caractère plus spécifique dû à leurs histoires. Elles montrent la grande diversité des évocations possibles autour du corps. Trouvant ces paroles de jeunes très intéressantes, les partenaires du projet ont alors décidé d’en faire un carnet de paroles. Par la suite, des ébauches de l’affiche ont été réalisées par une graphiste, et soumises aux jeunes et aux professionnels. Certaines illustrations ont ainsi été ajustées. Sur base de l’affiche une fois finalisée, ce sont des cartes illustrées qui ont été envisagées, afin d’offrir un support supplémentaire à l’expression.
En fin de processus, une affiche, des cartes et un carnet de paroles, accompagnées d’un guide méthodologique constituent l’outil pédagogique. Il est destiné aux professionnels travaillant avec des jeunes à la fois pour montrer la multiplicité des dimensions attachées au corps et pour en approfondir une ou quelques-unes selon les préoccupations des jeunes ou des professionnels. Les scènes illustrées veulent favoriser à la fois une identification, une appropriation et une prise de distance qui peuvent soutenir l’expression des jeunes. On peut dire que ce long processus d’élaboration aura permis aux partenaires et aux jeunes d’expérimenter une véritable démarche de promotion de la santé.

Les MENA, enfants de l’exil
Depuis la fin des années 90, la problématique de migration des mineurs étrangers est devenue réellement préoccupante. Ces jeunes arrivent sur le territoire européen sans père ni mère, sans tuteur légal. En Belgique, ce sont pas moins de 1500 enfants qui arrivent chaque année (plus de 100 par mois, donc !). Ils ont pour la plupart des parcours chaotiques: certains d’entre eux, ayant fui leur pays par crainte de persécution et de mauvais traitement, introduisent une demande d’asile; d’autres demandent une autorisation de séjour pour raisons humanitaires; d’autres encore sont en transit vers un autre pays où ils espèrent pouvoir résider, parfois pour y rejoindre un membre de leur famille.
La fuite constitue pour la plupart de ces jeunes un déracinement et une déchirure. Ils sont désorientés et se heurtent pourtant en plus à la complexité des procédures de régularisation dans les pays qui les accueillent.
Les MENA ont pour la plupart entre 7 et 18 ans, 2/3 sont des garçons, 1/3 des filles. Ils viennent essentiellement d’Afrique sub-saharienne ou du Maghreb, mais aussi du Moyen-Orient et des Balkans.
On distingue différents profils, entre lesquels la frontière est mince, certains ayant pu passer de l’un à l’autre:
– les exilés: ils fuient des conflits armés dans lesquels ils ont parfois perdu leurs parents. Ils ont vécu de réels dangers et ont même parfois été enfants-soldats;
– les mandatés: ils sont envoyés par leur famille, dans l’espoir de la sortir de la misère;
– les exploités: ils ont été aux mains de trafiquants, de proxénètes et ont connu la mendicité et la délinquance;
– les fugueurs: ils fuient des situations familiales compliquées (mariage forcé, violence…).
– les errants: ils ont vécu dans la rue.
En Belgique, dès qu’un MENA entre en contact avec l’Office des étrangers ou la police, le service des Tutelles (SPF Justice) en est informé. Ce service doit veiller à ce que le jeune soit immédiatement reçu dans une structure d’accueil. Chaque jeune se voit par ailleurs attribuer un tuteur qui l’aide à chercher un avocat, à introduire une procédure de régularisation ou à trouver une école adaptée.
Le premier accueil d’un MENA s’effectue ensuite dans un centre d’observation et d’orientation (COO). Là, un premier profil médical, psychologique et social du mineur est établi (phase d’observation). Sur cette base, il s’agit de déterminer le type de structure d’accueil à laquelle il doit être adressé (phase d’orientation). En principe, les jeunes y restent de deux à quatre semaines.
Après ce premier accueil, le jeune est envoyé dans une deuxième structure collective (centre d’accueil fédéral, Croix-Rouge ou initiative locale d’accueil). Il séjourne dans un groupe de vie autonome avec une équipe propre d’accompagnateurs et d’éducateurs. Après une période allant de quatre à douze mois, quand leur procédure n’a pas abouti, les jeunes de 17 à 18 ans peuvent éventuellement être orientés vers une initiative locale d’accueil offrant aux jeunes un accueil individuel supervisé, dans un logement autonome. C’est la troisième phase du trajet d’un mineur étranger non-accompagné.
Jusqu’à ses 18 ans, le mineur étranger non-accompagné ne peut être reconduit à la frontière que sur base volontaire (il bénéficie ainsi de la protection prévue par la Convention de Genève).
Si, avant ses 18 ans, il est reconnu comme réfugié ou s’il obtient un autre statut de séjour, il a droit à l’aide financière d’un CPAS. Une fois qu’il a 18 ans, le jeune dont la demande d’asile n’a été suivie d’aucune décision est envoyé dans une structure d’accueil pour demandeurs d’asile adultes, et ce jusqu’à la fin de sa procédure (2). Pour les non demandeurs d’asile par contre, la procédure s’arrête.

«Le corps c’est aussi…» a pour vocation de créer un espace d’échange et de réflexion autour du corps, abordé sous ses multiples dimensions. Plus spécifiquement, il vise à permettre de mener une réflexion sur les représentations que chacun peut avoir au sujet du corps, à en offrir une vision multidimensionnelle, mais aussi des portes d’entrée pour aborder des thématiques plus particulières (vie affective, hygiène, sport…). Il vise enfin à permettre de recueillir les représentations sur certaines problématiques.
«Le corps c’est aussi…» comprend différents supports:
– l’affiche est constituée d’une mosaïque d’images, destinées à évoquer chez ceux qui la regardent diverses représentations du corps. Elle invite à se détacher du corps anatomique pour s’intéresser à des dimensions telles que l’estime de soi, le rapport à l’autre, etc.;
– les cartes illustrées reprennent les illustrations de l’affiche, offrant ainsi un autre support pour une approche plus individuelle. Elles peuvent aussi servir de porte d’entrée à l’affiche;
– le recueil de paroles reprend les propos des MENA lors de la phase de conception de l’affiche. Il reprend leurs propres représentations du corps. Ce recueil est destiné à divers usages: il est un support à la réflexion pour l’animateur ou lors de l’animation;
– le guide d’accompagnement sert de support (et de soutien) à toute personne qui voudrait utiliser l’outil. On y retrouve notamment 3 fiches d’animation offrant des pistes pour la mise en œuvre d’animations. Ces pistes peuvent être adaptées en fonction du contexte de travail et du public visé. Elles sont là pour faciliter une première prise en mains de l’outil.
Chaque composante de l’outil peut être utilisée séparément, on y retrouve les mêmes éléments mais elles proposent des manières différentes de favoriser l’expression, de manière individuelle ou collective.
Initialement, l’outil a été construit pour soutenir des professionnels travaillant avec un public d’adolescents ou de jeunes adultes. L’affiche et les cartes illustrées peuvent facilement être utilisées avec un public maîtrisant peu la langue française, voire la langue écrite puisque la communication est principalement visuelle. Le recueil requiert de savoir lire mais peut être utilisé en présence d’une personne assurant la lecture des paroles (3).

Les acteurs du projet
Le CLPS de Namur
Créé en 2009, le tout jeune CLPS de Namur compte aujourd’hui une équipe de 6 personnes parmi lesquelles un directeur, 3 responsables de projets, une chargée de la gestion administrative et une documentaliste.
Outre le décret du 14 juillet 1997 portant organisation de la promotion de la santé en Communauté française, son cadre de travail est défini par le contrat de gestion conclu avec la Province de Namur et par les décisions prises par le CA et l’AG, dont notamment la réduction des inégalités sociales de santé et la formulation d’offres équitables vers tous les acteurs du territoire provincial.
Pour en savoir plus sur le CLPS de Namur et découvrir ses projets, surfez sur https://www.clpsnamur.be .
Le CLPS de Namur est à votre disposition sur rendez-vous du lundi au vendredi: bld Cauchy, 16/18 – appartement C03, 5000 Namur. Tél.: 081 75 00 46. Courriel: info@clpsnamur.be.

Cultures & Santé
Cultures & Santé est une association sans but lucratif de promotion de la santé, d’éducation permanente et de cohésion sociale, située à Bruxelles et active sur la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Elle a pour objet social l’amélioration de la qualité de vie des populations dans une perspective d’émancipation individuelle et collective. Son travail vise à permettre aux individus et à la collectivité d’agir sur les déterminants sociaux, économiques, environnementaux et culturels, en privilégiant l’engagement des populations dans une prise en charge collective et solidaire de la vie quotidienne alliant choix personnel et responsabilité sociale.
L’association met en œuvre plus spécifiquement des actions à destination des personnes vivant dans des contextes où les inégalités sociales se font particulièrement sentir. Ces projets se réalisent avec les populations concernées et avec les relais associatifs de différents secteurs. Depuis quelques années, Cultures & Santé s’est construit une expertise dans la communication adaptée envers des publics pas ou peu scolarisés. Elle conçoit des outils et démarches pédagogiques en vue d’augmenter la puissance d’agir et l’esprit critique des populations.(4)
Pour en savoir plus sur Cultures & Santé, surfez sur https://www.cultures-sante.be ou lisez notre article «Cultures & Santé, un accès à la santé pour tous» , Éducation Santé 263, janvier 2011 par FEULIEN C, LONFILS M., MANNAERTS D.

Le Centre El Paso de Gembloux
Le centre El Paso est un centre résidentiel pour mineurs étrangers non accompagnés, agréé depuis le 1er juillet 2006 par la Communauté française en tant que Projet Pédagogique Particulier(5).
Le centre dispose d’une capacité d’accueil de 13 places agréées comme Initiative locale d’accueil et 25 autres places réservées aux mineurs pris en charge par l’Aide à la jeunesse. De plus, 6 kots supervisés sont disponibles sur Gembloux et permettent aux jeunes de se préparer à l’autonomie.
Le centre El Paso permet une prise en charge individuelle de chaque jeune au cours de son hébergement, à la fois sur le plan psychologique, médical, scolaire, administratif, social et éducatif. L’ensemble des membres de l’équipe travaille en étroite collaboration afin de le guider, de l’encadrer, de l’orienter dans sa vie de tous les jours vers un meilleur épanouissement.
La préparation du jeune à la vie d’adulte en Belgique ou ailleurs est un objectif de travail commun à l’ensemble des services.Le centre El Paso met également en œuvre pour chaque jeune un projet éducatif individualisé depuis son arrivée au centre jusqu’à son départ. Cela permet de faire un bilan régulier avec l’ensemble de ses référents sur sa situation de vie, en tenant compte de ses progressions et difficultés.
Pour en savoir plus sur le centre El Paso, n’hésitez pas à consulter la page internet qui lui est dédiée sur le site du Guide social: https://www.guidesocial.be/associationdenamur/page.php?page=1

Le centre Fedasil de Florennes
Le centre d’accueil de Florennes fait partie des 22 centres d’accueil pour demandeurs d’asile en Belgique directement gérés par Fedasil (agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile). Le centre a une capacité de 408 places.
Ouvert en urgence en 1992 en tant qu’extension du Petit-Château de Bruxelles, le centre est ensuite devenu autonome en 1997. Assistants sociaux, éducateurs, personnel d’accueil, infirmiers… environ 70 personnes y travaillent à temps plein. Vous l’aurez compris, le centre d’accueil ne se contente pas de répondre aux besoins de base (comme le gîte et le couvert), mais les demandeurs d’asile y reçoivent un véritable accompagnement social, juridique et médical. En outre, le centre organise diverses activités et formations afin que les résidents puissent occuper leur temps de manière utile.
Mineurs étrangers non accompagnés
Les mineurs étrangers non accompagnés qui arrivent en Belgique résident dans un premier temps dans un centre d’observation et d’orientation (COO). Ils sont ensuite dirigés vers une structure d’accueil standard adaptée à leur situation. Le centre d’accueil de Florennes accueille ainsi environ 40 MENA. Ils y résident au sein d’une unité de vie séparée, avec leur propre équipe d’accompagnateurs et d’éducateurs.
Une aile réservée aux familles
En août 2009, la capacité du centre d’accueil de Florennes passait officiellement de 325 à 408 personnes. Cette augmentation fut rendue possible grâce à l’ouverture d’une nouvelle aile accueillant spécifiquement des familles de demandeurs d’asile.
Pour en savoir plus sur le centre de Florennes et connaître ses initiatives, consultez le site: https://www.fedasil.be/Florennes/

Les Centres locaux de promotion de la santé (CLPS)
Les Centres locaux de promotion de la santé, au nombre de dix en Fédération Wallonie-Bruxelles, sont des organismes agréés pour coordonner, sur le plan local, la mise en oeuvre du programme quinquennal et des plans communautaires de promotion de la santé. Les CLPS répondent aux demandes de tous les acteurs du ressort de leur territoire. Ils ont reçu les missions suivantes:
– Accompagner les acteurs locaux dans le développement de leurs projets/actions, notamment via l’accompagnement méthodologique: identifier, planifier, agir, évaluer; la mise à disposition d’un centre de ressources, l’accompagnement personnalisé dans la recherche documentaire et dans la découverte d’outils pédagogiques et la diffusion d’information; la mise en place de formations.
– Valoriser les actions et projets locaux et les diffuser afin de favoriser leur transférabilité.
– Appuyer les autorités locales dans la définition ou l’intégration de priorités relatives à la promotion de la santé dans leurs politiques ou plans territoriaux.
– Initier et/ou renforcer les réseaux des acteurs locaux, notamment via la coordination des acteurs, la mise en place de concertations intra et/ou intersectorielles, le développement et/ou la participation aux dynamiques locales, la création de groupes de travail et d’échanges de pratiques ou de journées d’études, etc., la mise en oeuvre de points d’appui aux écoles en matière de prévention des assuétudes.
– Assurer l’interface entre le niveau local et le niveau communautaire notamment via le relais des attentes et des besoins des acteurs de terrain vers les décideurs, la remise d’avis dans le cadre de la définition des politiques de promotion de la santé, la diffusion de la politique de promotion de la santé de la Fédération Wallonie-Bruxelles vers les acteurs locaux.
– Organiser une concertation inter-clps en vue de l’élaboration d’un référentiel commun.
– Constituer une Commission d’avis des projets locaux, chargée de remettre avis sur les programmes d’action et sur les recherches en promotion de la santé menés à l’échelle locale.(6)

L’outil complet «Le corps c’est aussi» est disponible en location au centre de documentation de Cultures & Santé (caution de 30 €) ainsi qu’en téléchargement sur https://www.cultures-sante.be/nos-outils/promotion-de-la-sante/le-corps-cest-aussi.html (à l’exception de l’affiche). Il sera également bientôt disponible dans les CLPS.
L’affiche (60x85cm) et le recueil de paroles (32 pages) sont aussi disponibles gratuitement en version papier (sauf frais de port). Pour les obtenir, contactez Cultures & Santé, Rabia Benamar, rue d’Anderlecht 148 à 1000 Bruxelles, par téléphone (tous les jours entre 9h et 13h, sauf le jeudi) au 02 558 88 18 ou par courriel à rabia.benamar@cultures-sante.be.
(1) MENA: Mineurs étrangers non accompagnés (voir encadré dans cet article)
(2) Extrait du site de Fedasil (Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile): https://www.fedasil.be/fr
(3) Extrait du Guide d’accompagnement
(4) Extrait du site https://www.cultures-sante.be
(5) Projet particulier et exceptionnel d’aide aux jeunes en difficulté selon des modalités non prévues par les arrêtés spécifiques, afin de leur permettre de réussir une expérience de vie originale et positive. Les services qui mettent en œuvre ce type de projet peuvent travailler avec ou sans mandat.
(6) Extrait du site https://www.clps-bxl.org

SEXcursion 12-15 ans

Le 30 Déc 20

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SEXcursion est un outil d’éducation à la sexualité qui s’adresse aux enseignants et aux élèves de 2e et 3e secondaires (Québec) ou aux adolescents âgés de 12 à 15 ans. Un outil identique existe aussi pour les 15-18 ans (1).

Description

Matériel

DVD, avec une fiction éducative de 30 minutes (sous-titres en français).
Guide d’accompagnement pour l’intervenant.
Concept

Cet outil pédagogique d’éducation à la sexualité aborde les thèmes suivants :
-les transformations à l’adolescence ;
-les relations amicales, affectives, amoureuses et sexuelles ;
-l’orientation sexuelle ;
-la cyberintimidation et les comportements sécuritaires sur le web.
Objectifs

Amener les jeunes à
-exprimer leurs émotions et sentiments face aux représentations de la sexualité présentées dans le film ;
-comprendre les manifestations physiologiques, psychologiques et sexologiques découlant de la puberté tout en favorisant l’intégration d’une image positive de soi-même ;
-prendre conscience des différentes formes que peuvent avoir les relations à l’adolescence tout en favorisant le respect de soi et des autres ;
-mieux saisir le concept de l’orientation sexuelle et réfléchir aux différentes approches de la séduction, tout en favorisant le respect des différences ;
-réfléchir aux comportements qu’ils adoptent sur Internet; les conscientiser face aux pièges tout en favorisant des comportements responsables
-prendre conscience des enjeux entourant la cyberintimidation tout en encourageant des attitudes d’ouverture, de respect de soi et de l’autre.
Conseils d’utilisation

Le guide pédagogique fait office de mode d’emploi pour 6 activités de 60 à 75 minutes chacune et oriente l’intervention afin d’atteindre des objectifs d’apprentissage préétablis.
Le DVD contient le film (activité 1) et des extraits clés pour les activités 2, 3 et 4.
ACTIVITÉ 1 – Visionnement de la fiction
ACTIVITÉ 2 – Les transformations à l’adolescence
ACTIVITÉ 3 – Les relations amicales, amoureuses et sexuelles : formes de relations ; préférences sexuelles et séduction
ACTIVITÉ 4 – Le cyberespace, lieu de communication privilégié des adolescents : les rencontres sur Internet ; la cyberintimidation

Où trouver l’outil

Chez l’éditeur: Productions Pas de Panique, 4317 rue Jean-Brillant, H3T 1P2 – Montréal, Québec – Canada. Tél: 514-585-7373. Courriel: arielifergan@pasdepanique.ca
Le prix est de 200 euros. Si vous achetez aussi la trousse «SEXcursion (15-18 ans)», le prix revient à 350€.
Les CLPS (Centres locaux de Promotion de la Santé) suivants peuvent vous prêter cet outil :
CLPS du Brabant wallon, CLPS de Liège, CLPS de Verviers
Avis de la Cellule d’experts de PIPSA
([L]htp://www.pipsa.be[/L])
La Cellule d’experts de PIPSA a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil.
Appréciation globale

Sexcursion (12-15 ans) est un outil particulièrement soutenant pour l’animateur. Il aborde la puberté et les débuts de la sexualité d’une manière positive, non dramatisante et en adéquation avec le public cible. Ces thématiques intemporelles sont judicieusement enrichies d’autres thématiques d’actualité (séduction et harcèlement sur internet, hypersexualisation).
Le guide pédagogique est bien structuré, précis et complet. Pour l’utiliser au maximum de ses possibilités, l’animateur/enseignant veillera à bien en intégrer le contenu avant de se lancer dans les animations. Il évaluera également si l’outil lui semble être adapté ou non au milieu culturel des élèves.
Le film de fiction est proche du vécu des jeunes. Il permettra la réflexion et les échanges autour des relations, des représentations et des sentiments. L’approche des thématiques est multi-facettes, les points de vue sont multiples, ne fût-ce que via les différents personnages avec leurs personnalités différentes et leurs maturités différentes.
La partie concernant les ‘rumeurs’ dans l’école accusant à tort de pédophilie un professeur qui a par ailleurs vis-à-vis des élèves des comportements indiscrets voire intrusifs offre peu d’intérêt et risque d’entraîner une confusion avec les problèmes liés à internet.
L’évaluation concernant la cyberintimidation, très scolaire et consistant surtout en une restitution des connaissances, semble en décalage par rapport à l’ensemble de l’outil.
Les modes vestimentaires, les expressions, les attitudes des personnages font parfois très ‘Québec’! L’animateur devra au besoin commenter certaines scènes voire traduire certains mots (comme ‘clavardage’).
Le jeune héros de la fiction est particulièrement ‘sage’, poli, sérieux, respectueux… Les jeunes vont-ils vraiment s’identifier à lui ?
On regrette le prix de vente élevé de Sexcursion.

Objectifs

Outre les objectifs déjà relevés plus haut :
-aider les jeunes à se positionner face à leurs réalités, les inciter à la prise de conscience de leurs valeurs et de leurs besoins ;
-donner une vision ‘responsable’ de la sexualité et encourager une attitude collectivement respectueuse.
Public cible

Jeunes en début de secondaire, plutôt 13-14 ans, mais à adapter en fonction de la maturité des élèves et du milieu culturel.
Utilisation conseillée

Le temps prévu pour chaque animation semble court si l’on veut laisser de l’espace aux échanges. En milieu scolaire, il faudra probablement prévoir 2 périodes de 50 minutes pour chaque activité. Il n’est cependant pas obligatoire de les mener toutes les 6 : après une première activité pendant laquelle tout le film sera visionné, il est tout à fait possible de choisir l’une ou l’autre activité ‘à la carte ‘…
Si l’on désire aborder le sujet, les pages concernant la législation devront être adaptées au contexte belge.
En fonction du public, de son âge, de sa maturité et de son vécu, l’animateur pourra envisager d’aborder, même de manière peu approfondie, les questions de la contraception, du préservatif et/ou des IST, celles des relations avec les parents.
Pour répondre à d’éventuelles demandes d’aide ou d’infos complémentaires, l’animateur préparera un fichier de ressources locales.
(1) Voir la rubrique Outil d’Education Santé n° 270, septembre 2011, page 17 et 18

Mission mallette poux 2011 : objectif memory !

Le 30 Déc 20

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Petit retour dans le passé… Née en 2004 à l’initiative de la Ministre de l’Aide à la Jeunesse et de la Santé, la mallette «Danse avec les poux», tirée à 500 exemplaires, a connu un beau succès dépassant même le cadre de nos frontières (notamment auprès du réseau des Comités départementaux et régionaux d’éducation pour la santé en France). Et elle est encore demandée longtemps après l’épuisement du stock.
À l’origine, la mallette pédagogique devait répondre aux interpellations de parents, d’enseignants et/ou de professionnels de la santé préoccupés par la présence récurrente de poux à l’école et par les désagréments qu’ils entraînent (contamination d’autres enfants, exclusion scolaire temporaire, conflits entre parent et enseignant…). Le Service communautaire Question Santé avait donc réuni l’ensemble des outils présents dans une mallette, dont la plupart furent créés pour l’occasion.
En 2011, sous l’impulsion de l’asbl Question Santé et avec le soutien de la Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des Chances, une nouvelle version a vu le jour avec des outils plus faciles à utiliser.
Pour nous guider dans cette réédition, des acteurs utilisant la mallette ont en effet été consultés afin de savoir ce qu’ils avaient aimé ou non dans la première version. Le principal grief concernait le jeu de l’oie : celui-ci s’était révélé mal adapté au nombre d’élèves et au temps disponible pour une animation en classe. En outre, son format (A3) était peu pratique pour le stockage et le transport. La disparition du jeu de l’oie au profit d’un nouveau jeu a permis le passage au format A4.

Les nouveautés
Un jeu de mémoire, «Trouv’pou» , basé sur les règles du Memory, permet une approche ludique et pédagogique de tout ce qu’il faut savoir sur les poux pour mieux s’en débarrasser.
Une version DVD de la cassette vidéo « Danse avec les poux » reprend le même contenu sur un support plus moderne pour des animations en classe ou avec les parents.
Le conte « Antoine et le bateau Pouh », destiné aux plus jeunes, remplace le livre «Rendez-moi mes poux» de Pef, qui convient mieux à des enfants plus âgés.
Une partie des cartes du jeu de mémoire sont en rapport direct avec la brochure «Antoine et le bateau Pouh», pour des animations avec les plus petits.
S’agissant d’une réédition et d’une réactualisation plutôt que d’une refonte totale, les informations qui se trouvent dans la brochure « Danse avec les poux » sont quasiment identiques à celles de la version 2004. Les différences suivantes sont toutefois à noter : le chapitre sur les produits efficaces de lutte contre les poux a été enrichi des derniers produits en vente et de leur mode d’utilisation ; une présentation des nouvelles réglementations en matière d’éviction, selon le texte paru au Moniteur belge, est également reprise dans la brochure.

Que faire de l’ancienne mallette ?
La version 2004 est-elle devenue une pièce de musée ?… Non, sauf si on a une âme de collectionneur ! Le jeu de l’oie (avec des groupes de taille réduite), le livre de Pef et la cassette vidéo peuvent toujours servir, et aucun copyright ne doit être renouvelé pour leur utilisation.

Et maintenant ?
La mallette a été distribuée aux Services PSE, aux CLPS et aux Centres PMS (avec mission PSE) à la fin de l’année dernière par la Direction Générale de la Santé (Service PSE).
Vous pouvez contacter sa responsable, Madhy Kosia, au 02 690 89 96 pour obtenir un exemplaire supplémentaire de cet outil.
Nous espérons que les nouveaux outils permettront de lutter contre les poux encore plus efficacement et de manière tout aussi ludique lors des animations en classe. Nous sommes à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.Contact : Christophe Ruaux, Question Santé asbl, 02 512 41 74 ou à info@questionsante.org Vous pouvez aussi consulter le site https://www.danseaveclespoux.be
Article initialement paru dans Promouvoir la santé à l’école n° 36 (décembre 2011)Alain Cherbonnier et Christophe Ruaux , chargés de projets à Question Santé asbl

Jeune et homo sous le regard des autres. Un outil d’intervention contre l’homophobie

Le 30 Déc 20

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DVD, support d’animation, ayant pour but de favoriser la réalisation d’actions de prévention de l’homophobie en direction d’adolescents et de jeunes adultes.

Description de l’outil

Matériel

DVD composé de 5 courts métrages: En colo , Basket et maths , Les incroyables aventures de Fusion Man , Pauline et Omar
Livret d’accompagnement
Concept

Support d’animation, cet outil s’adresse aux professionnels de la prévention, de l’éducation et de l’animation socioculturelle (centres de loisirs, centres de vacances) qui souhaiteraient s’impliquer dans la réalisation d’actions de prévention de l’homophobie en direction d’adolescents, de jeunes adultes.
Objectifs

Objectif principal: favoriser le respect de la diversité sexuelle et prévenir les attitudes, paroles et comportements discriminants (homophobes) et leurs conséquences chez les jeunes de 11 à 18 ans à partir de courts métrages écrits par des jeunes.
Cet objectif principal se décline en trois objectifs spécifiques:
-favoriser l’expression des représentations sur l’homosexualité, la bisexualité, plus globalement des orientations sexuelles (diversité sexuelle), et des conséquences de paroles ou comportements homophobes;
-participer à l’évolution des représentations de l’homosexualité;
-transmettre des informations sur la loi en matière de discrimination et d’homophobie.

Conseils d’utilisation

Le livret d’accompagnement est structuré autour de 5 parties:
-une présentation générale de l’outil (contexte, objectifs, destinataires…);
-des éléments de connaissances (définitions, conséquences de l’homophobie, discrimination, facteurs de risques et facteurs de protection);
-l’animation de séquences de prévention de l’homophobie (recommandations, préparation, généralités sur l’animation, logistique, règle du groupe et du débat);
-des propositions de débats à partir des 5 courts métrages (tous structurés de la même manière: présentation du court métrage, public destinataire, objectifs spécifiques de l’animation, déroulement de la séance d’animation et proposition d’éléments pour le débat);
-des ressources complémentaires (pour les éducateurs et pour les jeunes).
Bon à savoir

Le Ministère français de la Santé et des sports et l’INPES ont lancé en octobre 2008 un concours de scénario ouvert aux filles et garçons de 16 à 30 ans sur le thème de la prise de conscience de son homosexualité ou de sa bisexualité dans une société où persistent des discriminations sur la sexualité. Les 5 meilleurs scénarios ont été adaptés et réalisés sous la forme des 5 courts métrages et diffusés sur des chaînes TV et au cinéma.
Afin de prolonger cette action, l’Inpes a décidé de favoriser un accompagnement de ces courts métrages par des professionnels en proposant un outil qui permette de dépasser leur simple diffusion.
Où trouver l’outil

Chez l’éditeur: Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), 42, boulevard de la Libération, 93203 – Saint Denis Cedex – France. Tél: +33(0)1 49 33 22 22. Fax: +33(0)1 49 33 23 90. Courriel: inpes@inpes.sante.fr. Site: https://www.inpes.sante.fr
Les CLPS (Centres locaux de Promotion de la Santé) suivants peuvent vous prêter cet outil:
CLPS de Huy-Waremme, CLPS de Verviers
L’avis de PIPSa
( https://www.pipsa.be )
La Cellule d’experts de PIPSA a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil en 2010.
Appréciation globale

Chacun des cinq courts métrages présente un élément cinématographique spécifique, original et intéressant, le rendant passionnant. C’est d’autant plus remarquable que les scénarios ont été écrits par des jeunes dans le cadre d’un concours.
Réalisation de qualité, jeu d’acteurs qui sonne pro et juste. Tout est très pensé, cadré, précis…
Le seul bémol concerne la typographie du support papier, qui est assez difficilement lisible. Mis à part cela, les contenus sont complets, intelligemment structurés et agréablement présentés. Sont particulièrement appréciés:
– les nombreuses références;
– le fait que les ressources soient commentées;
– le ‘mur des insultes’ et la ‘boussole du langage’;
– le caractère concret et pratique des exemples d’animation;
– le fait qu’à propos de chaque court métrage soient proposées la même structuration de l’animation et d’abord des questions sur le film puis des questions plus générales.
Il est dommage que toutes les animations (sauf les ‘Fins alternatives’) proposent uniquement des activités basées sur la parole: pour certains participants, ce ne sera pas évident. C’est vrai que s’ils ne désirent pas ‘parler’, ils pourront ‘écouter’, ce qui fait également partie des activités proposées…
Objectifs

-Comprendre et analyser comment se construisent des phénomènes de stigmatisation et de rejet des personnes homosexuelles;
-Prendre conscience de l’impact de ces comportements sur la vie et la survie des personnes concernées;
-Oser prendre position dans les différents milieux de vie pour un respect de la diversité des choix en matière de sexualité.
Public cible

Les cinq courts métrages peuvent être proposés dès le début du secondaire même si la forme moins ‘dynamique’ de ‘Pauline’ intéressera peut-être davantage les plus âgés.
Utilisation conseillée

L’animateur veillera à préparer l’animation en pensant entre autres à préparer des ressources belges spécifiques et à intégrer les informations concernant la loi belge sur l’homophobie. Pour préparer un tel sujet, il est important également qu’il s’interroge sur ses propres représentations.
En ce qui concerne l’âge des jeunes à qui proposer l’animation, il est indiqué ‘du début à la fin des secondaires’, mais c’est à l’animateur de décider en fonction de la maturité des jeunes du groupe. Les règles de l’animation devront être bien expliquées et strictement respectées par tous.
Le dossier pédagogique fixe le nombre maximum de participants à 15-20, mais peut-être est-ce déjà trop ! Peut-être sera-t-il indiqué de diviser la classe en 2.
Éventuellement, proposer une ou plusieurs activités autres que verbales (imaginer d’autres scénarios, en écrire de nouveaux, proposer des scènes à jouer…).

Mic Mac

Le 30 Déc 20

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Mic Mac est un jeu de société coopératif et de stratégie abordant le concept des violences avec un focus sur les stéréotypes de genre dans un objectif de prévention. Il souhaite également promouvoir les relations égalitaires.

Description de l’outil

Matériel

Une boîte en bois contenant :
* 92 cartes : 45 cartes Aventure et 3 cartes Montagne sacrée , 29 cartes Chemin (dont 5 cartes Chemin Joker ) et 1 carte Tipi , 12 cartes recto Symbole de paix et verso Hache de guerre , 2 cartes Légende
* 5 pions Membres de la Tribu : le/la chef, cuisinier(ère), chaman(e), chasseur(euse), couturier(ère)
* 2 dés à 6 faces
* Sablier
* Règles du jeu
En option, un guide pédagogique téléchargeable sur https://www.latitudejunior.be/spip.php?article116

Concept

Mic Mac est un jeu de société coopératif et de stratégie, conçu pour être joué en famille.
La tribu Mic Mac doit rejoindre le tipi en récoltant les 6 symboles de la paix avant que leurs ennemis, les Shavapaoukwa, n’aient déterré leurs 6 haches de guerre. La tribu vivra des aventures, des défis et des obstacles, répartis en 6 grandes thématiques.
Mais le jeu peut également être joué en groupe avec un animateur, car Mic Mac est aussi un jeu de prévention des violences. Il aborde surtout les relations égalitaires hommes/femmes. Le guide pédagogique propose des informations théoriques et des pistes pour exploiter le jeu.

Objectifs

•Aborder le concept des violences et les stéréotypes de genre.
•Découvrir et valoriser des attitudes de gestion de la violence et d’alternative à la violence: connaissance de soi, négociation, coopération, empathie, écoute, communication non violente, maîtrise de soi, affirmation de soi et sentiment d’appartenance.
•Promouvoir les relations égalitaires.

Conseils d’utilisation

Malgré le fait que le jeu s’adresse d’abord aux familles, avec des enfants à partir de 8 ans, le promoteur propose également que ce jeu soit utilisé par des éducateurs, enseignants, parents, animateurs… Il pourrait, par exemple, s’inscrire dans un programme global de prévention de la violence et se combiner avec d’autres animations.

Il peut être joué avec des groupes d’enfants d’environ 8 joueurs, pour autant qu’un adulte accompagne la première partie.
Temps de jeu : environ 30 minutes
Latitude Junior propose une formation d’une matinée dans ses bureaux, à Bruxelles.
Renseignements au 02/515 04 02 ou par mail latitude.junior@mutsoc.be

Bon à savoir

Les MicMacs sont les membres d’une tribu vivant actuellement en Gaspésie (Québec). Le jeu s’inspire largement des principes égalitaires de leur tribu. Latitude Junior a cependant pris la liberté d’imaginer une légende et des aventures sans rapport direct avec des faits historiques.
Vous trouverez plus d’information concernant le jeu sur le site https://www.latitudejunior.be

Où trouver l’outil

Chez l’éditeur : Latitude Junior, Place Saint Jean 1-2, 1000 Bruxelles. Tél: 02 515 04 02. Courriel: latitude.junior@mutsoc.be. Vous pouvez le commander en ligne sur https://www.latitudejunior.be .
Prix :
– 15€ pour les particuliers affiliés de la Mutualité socialiste
– 20€ pour les particuliers non affiliés
– 20€ jeu et guide pédagogique pour les institutions
Frais de port : 4€
Les CLPS (Centres locaux de promotion de la santé) suivants peuvent vous prêter cet outil :
CLPS du Brabant wallon, CLPS de Huy-Waremme, CLPS de Liège, CLPS de Mons-Soignies. Le Centre de documentation de Cultures & Santé peut aussi vous prêter cet outil.

L’avis de PIPSA

La Cellule d’experts de PIPSa ( https://www.pipsa.be ) a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil en 2010.

Appréciation globale

Autour d’une dynamique ludique attrayante et réellement amusante, Mic Mac aborde le thème de la violence et des facteurs de prévention, avec un focus sur les stéréotypes de genre.
L’animateur pourra faire le lien avec des situations proches du vécu, dans la mesure où Mic Mac permet de faire vivre par le jeu des valeurs bien réelles et propose un travail sur les représentations des enfants. La prévention des violences est particulièrement bien mise en action par les exemples de vie de la tribu.
Le guide d’exploitation propose des fiches ‘résumé’ pour aborder le jeu rapidement avec un minimum de concepts-clés, ainsi que des explications approfondies. Clair, il guide l’utilisateur pas à pas dans les valeurs et concepts qui sous-tendent le jeu et la mise en oeuvre de celui-ci. Les références théoriques sont nombreuses, solides et opérationnelles pour aller plus loin si l’animateur en ressent le besoin.

Objectifs de l’outil

•Faire vivre des exemples de situations quotidiennes au cours desquels des résolutions de conflits et d’égalité sont à résoudre.
•Comprendre certains phénomènes (genre et inégalités).
•Découvrir et valoriser des attitudes de gestion de la violence et d’alternative à la violence: connaissance de soi, négociation, coopération, empathie, écoute, communication non violente, maîtrise de soi, affirmation de soi et sentiment d’appartenance.
•Susciter réactions et débats sur le thème de la violence et de l’égalité.

Public cible

À partir de la 2e primaire (il est préférable que les enfants maîtrisent la lecture).
En famille, en contexte scolaire, maison de jeune, mouvement de jeunesse, école de devoir, milieu associatif en général.

Utilisation conseillée

Le guide d’exploitation du jeu demande un certain temps d’appropriation par l’animateur afin d’en utiliser correctement la symbolique. Temps de jeu d’environ 1 heure.

Un guide pour être bien dans son corps et dans son assiette

Le 30 Déc 20

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Mangez 5 fruits et légumes par jour; arrêtez de fumer ou ne commencez surtout pas; faites du sport; veillez à la composition et à l’origine des aliments, etc. On ne compte plus le nombre de messages sanitaires que l’on voit, lit ou entend au quotidien et qui nous rappellent combien nous sommes responsables de notre hygiène de vie.
À tel point qu’un sentiment de culpabilité peut parfois nous envahir lorsque nous omettons de suivre l’une ou l’autre de ces recommandations si bienveillantes.
Comment se repentir d’avoir manqué son entraînement sportif et d’avoir, à la place, privilégié la position assise dans le canapé à regarder un film, une série ou pire, si on ose (se) l’avouer, une émission de télé-réalité ? Ces programmes qui sont d’ailleurs bien souvent entrecoupés de publicités pour des barres chocolatées ou autres produits rappelant, en bas de l’écran, qu’il faut «éviter de manger trop gras, trop sucré, trop salé».
Et c’est notamment ce hiatus entre ce que l’on nous vend et ce que l’on nous dit de faire pour notre santé qui renforce l’incohérence et donc la confusion parmi l’ensemble des messages qui nous parviennent en matière d’alimentation.
Comme pour toute autre thématique de santé, une démarche en matière d’alimentation et d’activité physique se conçoit à travers une vision globale, en faisant intervenir plusieurs approches complémentaires. Si l’on sait que l’information n’est pas suffisante pour donner envie de manger équilibré et de respecter son corps et sa santé, elle est pourtant nécessaire pour permettre à chacun de faire un choix éclairé quant à ses modes de consommation. Savoir, c’est déjà pouvoir…

Bouger et manger à l’université

Et l’Université, sensée développer le savoir, n’en est pas exemptée pour autant, bien au contraire. Pas toujours évident de combiner temps d’étude, guindailles, loisirs et mode de vie équilibré. Les pizzas, pitas et spaghettis bolo régalent les papilles des étudiants mais il serait dommage de ne pas profiter des autres plaisirs que l’alimentation peut offrir avec quelques bénéfices sur la santé.
Mais «bien manger» et «bouger» concernent aussi le personnel. Il est souvent plus facile de prendre un sandwich en route que de s’arrêter pour un repas équilibré en toute convivialité. Le mode de vie actuel est peu propice à prendre le temps pour se retrouver, se préparer des plats sains ou encore bouger.
Les messages à faire passer sont par conséquent similaires, malgré des contextes de vie et de travail différents (ex. le membre du personnel aura souvent une panoplie de robots ménagers à son domicile alors que l’étudiant aura pour seul outil un couteau, ou, s’il est ‘bien’ équipé, un éplucheur).
C’est pour ces différentes raisons que le Groupe «Bouger-Manger» a décidé d’éditer un guide sur l’alimentation et l’activité physique destiné à l’ensemble de la communauté de l’Université Catholique de Louvain.
Ce groupe rassemble l’asbl Univers santé et cinq acteurs de l’Université qui ont choisi d’unir leurs compétences au service de la promotion de la santé: le Service des sports, les restaurants universitaires, le CPPT (Comité pour la protection et la prévention au travail), le Service d’aide aux étudiants et l’Assemblée Générale Louvaniste des étudiants.
Le groupe est né à l’été 2008, lorsque les différents services, qui collaboraient déjà, ont choisi de se regrouper pour créer une page web sur le portail de l’UCL consacrée à l’alimentation. Les partenaires souhaitaient en effet montrer que l’alimentation est une notion beaucoup plus large qui englobe d’autres thématiques telles que l’activité physique, la santé mentale… d’où l’intérêt de mener ensemble des actions globales de promotion de la santé.
En mai 2009, le Service d’aide aux étudiants a organisé un colloque sur la santé des étudiants, intégrant un atelier sur la thématique «Bouger-Manger». Le groupe s’est officialisé à cette occasion et a décidé de continuer des actions en faveur d’une approche globale de la santé pour l’ensemble de la communauté universitaire.
Un guide pour informer et pratiquer

Suite à de nombreuses demandes et certains constats, le Groupe «Bouger-Manger» a décidé de créer, à partir du portail Internet sur l’alimentation, un support papier pour sensibiliser chacun à l’intérêt d’une alimentation équilibrée et d’une activité physique pour la santé.
Le guide «Bouger-Manger» complète d’autres actions initiées sur le terrain: travail sur la disponibilité des produits dans les restaurants universitaires, offre du Service des sports, cours de cuisine et fiches d’information d’Univers santé, promotion des pauses-midi de qualité pour le personnel, etc.
Informations, conseils pratiques et recettes y sont proposés afin que chacun puisse s’initier au plaisir de cuisiner une alimentation équilibrée, savoureuse, de saison et durable, et poser des choix éclairés pour conjuguer plaisir, santé et solidarité. Le guide a par ailleurs reçu le logo du Plan national nutrition santé, dont l’objectif est d’encourager l’alimentation saine et l’activité physique.
En parallèle, le Groupe «Manger-Bouger» a encouragé l’installation de fontaines à eau dans les grands halls d’auditoires. Une façon efficace de mettre en avant les bienfaits de l’eau du robinet, tant pour la santé que pour l’environnement. Des gourdes avec le logo du groupe ont été distribuées aux étudiants de première bac à la rentrée 2011.
Une évaluation de cet outil sera réalisée en cours de diffusion, afin d’envisager l’intérêt et les modalités d’une réimpression et de l’étendre éventuellement à d’autres partenaires de l’UCL (nouveaux sites: Mons, Tournai, Bruxelles…).
Le guide s’adresse prioritairement à la communauté universitaire mais il peut intéresser un plus large public, et il en existe une version pdf (3,28 Mb), téléchargeable sur le portail Internet du Groupe: https://www.uclouvain.be/bouger-manger .
Anne-Sophie Poncelet , chargée de projets à Univers santé, coordinatrice du Groupe «Bouger-Manger».
Adresse de l’auteure: Univers santé, Place Galilée 6, 1348 Louvain-la-Neuve. Tél.: 010 47 27 47. Courriel: anne-sophie.poncelet@uclouvain.be

Potes et despotes

Le 30 Déc 20

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Saynètes interactives pour parler du respect, des violences et des différences. ‘Potes et despotes’ propose 15 saynètes sur les différences, les insultes, les relations garçons-filles, les relations ados-adultes, dans le but de promouvoir un changement des comportements et de prévenir le recours aux violences.

Description de l’outil

Matériel

• Un classeur plastifié et joliment illustré (23 cm x 13 cm x 5 cm).
• Un livret d’accompagnement ( historique , guide d’animation …).
• Des fiches pour les animateurs avec pour chaque saynète:
-le thème et les objectifs
-le message à faire passer
-des questions suggérées pour animer la discussion
-quelques clefs (lois, terminologie…)
• Des fiches pour les jeunes avec le texte de chaque saynète
( nombre de fiches en fonction du nombre de personnages dans la saynète ).
• Un questionnaire d’évaluation photocopiable.
Toutes les fiches sont cartonnées et plastifiées.
Repère des thèmes par couleur.
Concept

‘Potes et despotes’ vous propose 15 saynètes sur: les différences, les insultes et leurs conséquences, les relations garçons-filles, les risques, les relations ados-adultes. Conçu à partir des situations préoccupant les jeunes de 11 à 17 ans, ce support cible particulièrement cette tranche d’âge.
Objectifs

• Promouvoir un changement des attitudes et des comportements afin de prévenir le recours aux violences utilisées pour dominer et contrôler une personne.
• Faire prendre conscience que la personne qui reçoit notre violence éprouve des sentiments qui risquent de l’atteindre, parfois gravement.
• Faire prendre conscience de l’importance de se parler sans s’insulter, de négocier, de donner son avis, de s’autoriser à exprimer ce que l’on ressent lorsqu’on nous agresse.
• Faire réfléchir à ce qu’est une réelle amitié, une vraie camaraderie.
Conseils d’utilisation

Cet outil peut être utilisé dans le cadre d’une classe, d’un foyer de jeunes, d’un camp de vacances… pour des séances d’information et de sensibilisation, où les jeunes participent activement.
La présence de 2 professionnels est conseillée pour une animation réussie.
Bon à savoir

Cet outil a été conçu et élaboré par le réseau Information Jeunesse des Côtes d’Armor, l’ADIJ 22, la Direction Départementale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse 22, la Compagnie Les Comédiens Associés de Plombières-Les-Dijon (Antenne Théâtre en Armorique Plougrescant), la classe de 5e C (année 2007-2008) et le personnel du collège E. Renan de Tréguier et des jeunes costarmoricains.
Où trouver l’outil

Chez l’éditeur: ADIJ 22, 28 Boulevard Hérault Bp114, 22001 Saint-Brieuc cedex 1, France. Tél: +33(0)2 963 337 36. Fax: +33(0)2 966 118 08. Courriel: ADIJ.22@wanadoo.fr. Internet : https://www.ij-bretagne.com/blogs/adij22/
Prix: 50 €. Frais de port en Belgique: 15€ (1 à 2 exemplaires), 17€ (3 à 4), 18€ (5 à 6), 20€ (7 à 8).
Pour un nombre supérieur, contactez le promoteur.
Les CLPS (Centres locaux de promotion de la santé) suivants peuvent vous prêter cet outil:
CLPS du Brabant wallon, CLPS de Huy-Waremme.
L’avis de PIPSA
( https://www.pipsa.be )
La Cellule d’experts de PIPSA a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil en 2010.
Appréciation globale

Au départ de saynètes, ‘Potes et despotes’ permet d’aborder la violence au quotidien. Les situations mises en scène permettront aux adolescents de s’y retrouver, dans la mesure où elles sont issues du terrain et que si chaque jeune ne les a pas personnellement vécues, il y a au moins assisté.
Les situations interpellent, suscitent le débat et permettent un travail de distanciation sur les valeurs et les représentations.
D’une grande homogénéité, cet outil permet de formaliser des choses simples avec des objectifs profonds (concernant des fondements de la vie en société). Les consignes pédagogiques proposées sont claires et pertinentes, mais l’on déplorera le manque de cadre théorique. L’animateur est invité à se documenter par ailleurs et à être au clair avec son vécu personnel de la violence, de l’agressivité et du conflit.
Cet outil peut être exploité en court, moyen et long terme. Il est soutenant dans une démarche de promotion de la santé, dans un projet plus global à long terme.
Objectifs de l’outil

Alimenter, via les 15 saynètes qui brossent un large tableau des types de violence possibles, la réflexion au sujet de la violence, du respect et de la différence.
Partager les vécus par rapport aux notions de violence, respect et différence, prendre la mesure du vécu de l’autre.
Analyser son propre vécu et des situations de violence, par la mise à distance permise par le jeu et le débat.
Faciliter la compréhension par des mises en situation concrètes.
Construire ensemble une autre perception des problématiques concernant l’agressivité (participer à la construction d’un système de valeur).
S’exercer à construire des formes alternatives de réponse à l’agression.
Public cible

11 à 17 ans, en milieu scolaire et extra-scolaire, avec des adaptations nécessaires et des nuances en fonction de l’âge et du milieu scolaire. Moyennant un apport théorique supplémentaire: formation à la délégation d’élèves et formation d’enseignant.
Utilisation conseillée

De préférence avec deux animateurs. Il est important que les deux s’impliquent. La suggestion d’un animateur-observateur ne semble pas pertinente car cela risque d’être vécu comme jugeant.
Il semble davantage être un outil de prévention, et non de gestion de conflits.
La proposition de théâtre-forum semble la plus pertinente par rapport aux objectifs de l’animation.

Sexcursion (15 – 18 ans)

Le 30 Déc 20

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Description de l’outil

Matériel

DVD, avec une fiction éducative de 25 minutes, sous-titres en français.
Guide d’accompagnement pour l’intervenant.

Concept

SEXcursion est une trousse d’éducation sexuelle destinée aux professeurs et à tous les intervenants qui travaillent auprès des jeunes de secondaire 4 et 5 (Québec).

Objectifs

Approfondir les connaissances entourant la sexualité humaine.
Apprendre à s’accepter et se respecter en tant qu’être sexué.
Réfléchir sur les besoins et les attentes dans la sexualité.
Développer des habiletés relationnelles et affectives.
Exprimer ses valeurs, ses sentiments et ses idées.
Favoriser la tolérance et respecter les différences.

Conseils d’utilisation

Le guide pédagogique fait office de mode d’emploi pour 3 activités (de 60 à 75 minutes chacune) et oriente l’intervention afin d’atteindre des objectifs d’apprentissage préétablis. Le DVD contient le film (activité 1 de visionnement) et des extraits clés pour les activités 2 (pressions sociosexuelles et authenticité) et 3 (conduites sexuelles responsables et sécuritaires).
Les thèmes abordés: hypersexualisation, séduction et authenticité, stéréotypes et réputation, fausses croyances, performance, ITS et grossesses non désirées, protection sexuelle.

SEXcursion (15-18 ans) est disponible chez l’éditeur: Productions Pas de Panique, 4317 rue Jean-Brillant, H3T 1P2 – Montréal, Québec – Canada. Tél: 514-585-7373. Courriel: arielifergan@pasdepanique.ca. Site : https://www.pasdepanique.ca Le prix est de 200 euros. Si vous achetez aussi la deuxième trousse SEXcursion (12-15 ans), le prix revient à 350 euros. Les CLPS suivants peuvent vous prêter cet outil: Brabant wallon, Liège, Luxembourg.

Avis de la Cellule d’experts de PIPSA

( https://www.pipsa.be )
La Cellule d’experts de PIPSA a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil.

Appréciation globale

Cet outil de très bonne qualité professionnelle aborde avec humour un aspect important souvent peu abordé en éducation affective et sexuelle: l’hypersexualisation et la pression à la performance. Grâce à ces thèmes spécifiques, il est complémentaire à une introduction à l’éducation sexuelle et affective.
Cette fiction québécoise (sous-titrée en français !) colle au vécu des jeunes et les amène à réfléchir et à débattre sur leurs représentations des relations affectives et de la sexualité ainsi qu’à se positionner les uns par rapport aux autres.
Très structuré et complet, le manuel pédagogique est soutenant pour l’animateur. Cependant, la durée prévue pour chaque activité parait quelque peu insuffisante pour permettre l’expression et le débat.
Un seul regret, le prix élevé de l’outil.

Objectifs de l’outil

Exprimer ses émotions et sentiments face à la représentation de la sexualité.
Se positionner face aux pressions socio-sexuelles susceptibles d’influencer la sexualité.
Favoriser l’authenticité.
Réfléchir quant à l’adoption de comportements sexuels responsables (préservatif).

Public cible

15 – 18 ans.

Utilisation conseillée

Connaissance du groupe.
Utilisation dans le cadre d’un projet de promotion de la santé.
L’outil abordant un sujet difficile et personnel, il est indispensable que l’animateur soit expérimenté et au clair avec ses propres valeurs.

Balanza, la planète des équilibres

Le 30 Déc 20

Publié dans la catégorie :

Jeu de sensibilisation, à la fois coopératif et compétitif, permettant d’aborder une série de thématiques en lien avec le développement durable: consommation responsable, commerce équitable, inégalités sociales…

Description de l’outil

Matériel

Plateau de jeu
Pour chacune des 6 familles:
1 grande fiche ‘famille’
1 grand pion tronqué
5 petits cubes de visite
80 cartes (40 cartes ‘choix’ et 40 cartes ‘événement’)
50 cartes ‘déplacement’
1 sac avec 80 petits dominos en bois
La balance à monter
Un sac de graines
Les règles du jeu
Feuillet pédagogique (téléchargeable)

Concept

Balanza c’est un monde comme les autres , il y fait bon vivre mais on y rencontre aussi des injustices . Sur cette planète vivent des familles de producteurs , de commerçants et de consommateurs . Laquelle incarnerez vous ? Quel que soit votre rôle , vos actions et vos décisions peuvent changer le monde ! Allez vous privilégier votre famille en essayant de combler ses besoins vitaux , ou le bien commun en tentant d’équilibrer la balance ?
Ce jeu de sensibilisation, à la fois coopératif et compétitif , est destiné aux enfants de 10 à 12 ans .
Ils y incarnent des familles du monde, et doivent poser des choix qui influenceront leur propre situation mais aussi l’état du monde.

Objectifs

Sensibiliser les enfants aux déséquilibres mondiaux et aux interdépendances des régions du monde.
Initier chez eux la réflexion sur la problématique des échanges commerciaux traditionnels et l’alternative qu’est le commerce équitable.
Montrer l’importance des choix que nous posons, et des leviers d’action possibles.

Conseils d’utilisation

Nombre de joueurs: 3 à 6 joueurs ou équipes.
Durée d’une partie: environ une heure.
Balanza est à la fois un jeu de coopération et de compétition. Le but du jeu est double:

1. La balance est déséquilibrée. Tous ensemble, il faut la redresser le plus possible, en y ajoutant des graines. On peut rééquilibrer la balance en tirant des cartes et faisant des échanges avec les autres joueurs. 2. Les familles ont besoin de certaines choses pour vivre: de la nourriture, des amis, une maison… Les joueurs gagnent les dominos représentant ce qu’il leur manque en se déplaçant sur le plateau pour tirer des cartes et échanger avec les autres joueurs. La partie est gagnée…
Pour tous, si la balance est équilibrée.
Pour une famille, si sa situation s’est améliorée.
Balanza est conçu à la fois comme un jeu familial, et comme un outil de base pour une animation ou une réflexion plus approfondie sur les sujets liés à la consommation responsable, au commerce équitable, et à la citoyenneté.
Un feuillet pédagogique a été rédigé à destination des enseignants et des animateurs.
Six récits accompagnent également le jeu. On y retrouve les enfants des six familles du jeu, qui racontent, chacun à leur façon, un aspect plus compliqué du commerce équitable.

Où trouver l’outil

Chez l’éditeur: Latitude Junior ( https://www.latitudejunior.be ), Place Saint Jean 1-2, 1000 Bruxelles. Tél: 02 515 04 02. Courriel: latitude.junior@mutsoc.be.
Ce jeu de société est une coproduction d’Oxfam-Magasins du monde ( https://www.oxfammagasinsdumonde.be/2010/11/balanza/ et de Latitude Junior.
Pour les institutions et les affilié ( e ) s à la Mutualité Socialiste , il coûte 25 € + 5 de frais de livraison ( en Belgique uniquement ). Pour les particuliers , il revient à 30 € + 5 de frais de livraison ( en Belgique uniquement ).
Le jeu est en prêt gratuitement , auprès du service éducation d’Oxfam Magasins du monde : 010 43 79 63 – education@mdmoxfam.be
Les CLPS du Brabant wallon , de Liège et de Luxembourg peuvent vous prêter cet outil .

L’avis de PIPSa

(1)
La Cellule d’experts de PIPSa ( https://www.pipsa.be ) a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil en 2010.

Appréciation globale

Le jeu Balanza constitue un outil de sensibilisation citoyenne très intéressant pour les professionnels de l’animation.
Via une dynamique ludique bien pensée, il permet d’aborder au travers des choix faits par les familles une série de thématiques en lien avec le développement durable: consommation responsable, commerce équitable, inégalités sociales…
Balanza a-t-il sa place sur un site qui traite avant tout de la santé et de sa promotion ? Oui, parce que le jeu aborde la santé au sens très large. Les besoins figurés par les dominos constituent autant de déterminants de santé qu’il faut tenter d’obtenir. Par ailleurs, les événements décrits sur les cartes, qu’ils soient le fruit du hasard ou du choix d’un joueur, ont souvent des conséquences directes sur la santé des familles.
On regrette un manque d’explications concernant certains dominos: leur signification (par exemple le domino ‘balanza’) et les raisons pour lesquelles telle famille les reçoit et telle autre pas ne sont pas toujours évidentes. Par ailleurs, certaines cartes ‘événements’ paraissent un peu simplistes, suggérant un choix de réponses orienté et évident.

Objectifs de l’outil

-Développer et encourager un esprit de coopération et de solidarité.
-Permettre à l’enfant de découvrir et de comprendre le mode de vie de familles dans d’autres cultures, leurs besoins, leurs difficultés, leurs richesses; les impacts de la commercialisation des produits et les enjeux humains qui en découlent; la responsabilité de chacun dans ses choix de consommation, le fait qu’un acte individuel peut avoir un effet au niveau collectif; l’impact financier et humain de nos choix de consommation.
-Faire prendre conscience de l’importance, à côté des besoins matériels (nourriture, logement, vêtements…) de déterminants ‘immatériels’ du bien-être comme le temps, les loisirs, les relations humaines, le fait d’avoir du travail, les conditions de travail…
-Donner à l’enfant l’occasion de s’exercer aux échanges verbaux, à l’écoute et à la prise de parole, éventuellement à la négociation.

Public cible

À partir de 10 ans, mais utilisation possible avec des plus jeunes. Le jeu convient particulièrement aux jeunes en début d’enseignement secondaire.

Utilisation conseillée

Pour une exploitation optimale de l’outil, l’animateur aura intérêt à prévoir avant utilisation une information sur le commerce équitable, l’agriculture biologique, les déséquilibres Nord/Sud (pourquoi la balance est-elle déséquilibrée en début de partie?). Par ailleurs, comme pour toutes thématiques, si lui-même ne connait pas bien le domaine, il devra au préalable enrichir ses propres connaissances. Oxfam-Magasins du Monde propose des dossiers intéressants sur ces sujets.
Balanza pourra probablement être utilisé avec des adultes, en particulier avec des personnes peu scolarisées. Quant à une utilisation en famille, ce serait à tester…

(1) Nous entamons dans ce numéro la publication des ‘coups de cœur’ accordés en 2010. Il y en a eu 8, dont un pour la BD ‘Vivre avec !’ de la Plate-forme prévention sida (voir Éducation Santé numéro 258) et un pour ‘Des plumes et des voix…’ , le projet de la Médiathèque déjà présenté dans le numéro 264 d’ Éducation Santé .

Santé et inégalités

Le 30 Déc 20

Publié dans la catégorie :

La Mutualité chrétienne (MC) a fait de la lutte contre les inégalités (sociales) de santé une de ses priorités.
Dans ce but, la MC Hainaut Picardie et l’Alliance nationale des mutualités chrétiennes ont réalisé un dossier d’animation qui vise les objectifs suivants, s’inscrivant dans une démarche d’éducation permanente :
– proposer des animations et supports informatifs;
– permettre aux animateurs d’entamer une sensibilisation, une action, un projet sur le sujet;
– faire partager sa conviction que ‘si on veut réduire les inégalités en matière de santé, il ne faut pas seulement modifier les habitudes individuelles, mais aussi travailler sur les déterminants de santé’.
L’outil se présente sous forme d’un classeur contenant un DVD et 12 fiches pédagogiques ‘papier’. Certaines d’entre elles sont destinées à sensibiliser le public, d’autres proposent des techniques d’animation. Chaque fiche propose aussi des références permettant aux animateurs d’approfondir leur démarche.
Le DVD reprend l’ensemble des fiches, mais aussi des diaporamas complétant ces dernières et d’autres documents utiles.
La MC Hainaut Picardie accompagne aussi ce dossier d’un module de formation pour en stimuler l’appropriation.
Le public visé par cette initiative est principalement interne: le personnel, les élus, les volontaires des groupes locaux, les militants de la Mutualité chrétienne et des organisations du Mouvement ouvrier chrétien; par extension, le dossier d’animation intéressera aussi les associations actives sur ce terrain (soins à domicile, maisons médicales…), et, in fine, les membres de la mutualité pour qui la solidarité n’est pas un vain mot…

Les 12 fiches

Fiche 1 – Synthèse de l’étude ‘Les inégalités de santé, ou pourquoi pauvreté ne rime pas avec santé’ (voir aussi Éducation Santé n° 239 novembre 2008 et 242 février 2009).
Fiche 2 – Initiatives pour favoriser l’accès aux soins de santé (tiers payant social, maximum à facturer, intervention majorée, statut omnio…).
Fiche 3 – Santé et travail (inégalités selon niveau hiérarchique, métier ou secteur, taille de l’entreprise, ancienneté dans l’entreprise, sexe, type de contrat de travail).
Fiche 4 – Santé et femmes (indicateurs socio-économiques, taux d’emploi, santé subjective…).
Fiche 5 – Santé et jeunes
Fiche 6 – Logement (le loyer pèse 30% du budget d’un ménage qui loue son logement, mais ne compte que pour 6 % dans le calcul de l’index-santé…).
Fiche 7 – Relations avec les prestataires (dossier médical global, empowerment des patients, carnet de santé).
Fiche 8 – Consommation de médicaments
Fiche 9 – Isolement social, précarité sociale et financière (importance du réseau social, différences hommes-femmes, services sociaux, mouvements socio-éducatifs proches des mutualités).
Fiche 10 – Santé mentale (en particulier des aînés).
Fiche 11 – Invalidité
Fiche 12 – Pour une promotion de la santé émancipatrice (rappel des principes fondamentaux).
Pour en savoir plus : Bernard Van Tichelen, collaborateur staff à la Mutualité chrétienne (bernard.vantichelen@mc.be).

La cigarette, faut qu’on en parle!

Le 30 Déc 20

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Description de l’outil

Matériel

DVD, 105 min
Livret d’accompagnement, 72 pages
Auteurs : Monique Osman et Céline Buhler

Concept

Ce DVD rassemble 75 témoignages d’adolescents et adultes autour du tabagisme (fumeurs, anciens fumeurs, non-fumeurs de tous âges, experts du monde de la santé). Ils sont répartis en 4 thèmes: fumer, c’est quoi; je vis en société; les risques du fumeur; l’argent des cigarettes.

Objectifs

Lancer le débat auprès des jeunes sur des thèmes liés à la consommation de cigarettes afin de trouver le moyen de dire non au tabac.
Mieux comprendre ce qu’est la cigarette.

Conseils d’utilisation

Utilisateurs : intervenants en éducation pour la santé, enseignants, animateurs.
Les témoignages permettent d’animer des actions de prévention auprès de jeunes de 8 à 15 ans.
Le livret d’accompagnement propose analyses et pistes d’exploitation. Les témoignages sont autant de points de départ et d’illustrations des débats à mener avec les jeunes, au terme desquels ils pourront trouver eux-mêmes les moyens de dire non au tabac.

Bon à savoir

Cet outil a été réalisé par le CRDP de Franche-Comté, avec le soutien financier de la ville de Besançon et de la Caisse primaire d’assurance maladie de Besançon, en collaboration avec la Ligue national contre le cancer. Il a reçu le Prix du Jury au Festival du film d’éducation à la santé de Montpellier en 2008.
Disponible chez l’éditeur : Centre Régional de Documentation Pédagogique, 5 Rue des Fusillés – BP 1153, 25003 – Besançon cedex, France. Tél: +33 (0)3 81 25 02 73. Fax: +33 (0)3 81 25 02 55. Courriel: crdp.commercial@ac-besancon.fr
Les CLPS suivants peuvent vous prêter cet outil : Brabant wallon, Huy-Waremme (antenne de Huy), Namur, CVPS (Verviers). Aussi disponible au FARES.

Avis de la Cellule d’experts de PIPSA ( https://www.pipsa.be )

Appréciation globale

Ce DVD présente 75 témoignages autour du tabac, dont la variété (tranches d’âge, motivations, professionnels et usagers) permet de montrer la complexité de l’accroche au tabac. Les témoins présentent leur vécu (pour les usagers) ou point de vue (pour les professionnels) de manière naturelle, non jugeante et non normative, et les différentes séquences se renforcent et se complètent.
Le découpage en grandes thématiques présente un panorama varié et complet des divers aspects du tabac (en ce compris l’aspect ‘plaisir’), et rend cet outil tout à fait modulable, en cohérence avec les objectifs pédagogiques visés. Le contenu informatif est en lui-même peu innovant, mais la traduction en témoignages courts facilite l’implication des jeunes.
Le cahier d’accompagnement présente un résumé des contenus, ainsi que les analyses possibles et des pistes de discussion, le tout de manière claire et opérationnelle. L’animateur pourra dès lors facilement sélectionner les témoignages selon le type de réflexion qu’il souhaite susciter.
Le livret d’accompagnement manquant de consignes sur la gestion des émotions et du conflit, le respect de la parole de l’autre et des libertés individuelles, il est conseillé à l’animateur d’être particulièrement attentif à bien préparer les débats en utilisant des ressources externes.
Malgré une manipulation un peu fastidieuse, ce DVD présente une bonne qualité professionnelle.

Objectifs de l’outil

Ouvrir le dialogue à partir de témoignages liés à la consommation tabagique.
Susciter une réflexion relative à sa consommation tabagique et son impact sur la vie en société, repositionner sa consommation.
Éveiller le sens critique par rapport au tabac et aux mécanismes de dépendance.

Public cible

À partir de 12 ans (adolescents et adultes, public scolaire et extrascolaire).
Peut s’adresser aux fumeurs comme aux non-fumeurs.

Utilisation conseillée

Choisir les séquences selon les objectifs de l’animateur et les préoccupations des jeunes.
Visionner toutes les séquences avant d’exploiter le DVD.

Une valise pleine d’émotions

Le 30 Déc 20

Publié dans la catégorie :

Description de l’outil

Matériel

Contenu de la valise :
-4 grands personnages représentant chacun un sentiment (tristesse, joie, colère, peur);
-16 cartes avec les visages des grands personnages (4 par sentiments);
-4 boîtes ‘Maisons des émotions’;
-48 cartes illustrant une situation où soit un enfant, soit un adulte ressent une émotion;
-16 marionnettes à doigts;
-4 masques des émotions;
-1 ‘émomètre’;
-1 ‘roue des émotions’;
-1 CD avec 4 morceaux de musique qui illustrent les 4 émotions;
-1 carnet de suggestions pédagogiques, avec fiches d’activités et matériel photocopiable.

Concept

‘Une valise pleine d’émotions’ permet aux enfants d’apprendre à connaître et à exprimer les 4 sentiments de base (tristesse, joie, colère, peur), mais aussi à les reconnaître chez les autres. Le matériel riche et varié de la valise, ainsi que les suggestions pédagogiques qui les accompagnent, offrent aux enseignants la possibilité d’aborder les émotions de différentes manières: par la parole, la lecture, le jeu avec des masques, des marionnettes, par la musique, etc.

Objectifs

Familiariser les enfants avec ce qu’ils éprouvent.
Les amener à reconnaître, admettre, nommer et différencier les émotions, chez eux et chez les autres. Leur apprendre ainsi à se mettre dans la ‘perspective’ de l’autre, ce qui contribue à forger leurs compétences sociales.
Prévenir l’apparition de problèmes socio-émotionnels; contribuer à ce que des enfants souffrant de problèmes socio-émotionnels retrouvent une base émotionnelle saine.

Conseils d’utilisation

Cet outil peut être utilisé durant toute l’année dans les classes de maternelles, mais aussi en 1e et 2e primaires, dans les crèches et dans l’enseignement spécialisé.
Les 4 grands personnages (tristesse, joie, colère ou peur) peuvent représenter aussi bien une fille qu’un garçon. Sur une face figure un enfant blanc, sur l’autre un enfant de couleur. Ces personnages peuvent être suspendus en classe. A chaque ‘ maison des émotions ‘ est attribuée une émotion de base. Elles peuvent également servir de boîte aux lettres.
Au verso des 48 cartes illustrant des situations (à chaque émotion correspondent 12 images) se trouve une petite histoire expliquant la situation ainsi que quelques questions pour entamer la discussion avec les enfants. Ces cartes peuvent être ‘postées’ dans les ‘maisons des émotions ‘.
Les marionnettes à doigts permettront aux enfants de communiquer leurs émotions par le jeu, tandis que les masques pourront être utilisés aussi bien par les adultes que par les enfants.
L’émomètre permet aux enfants de représenter symboliquement comment ils se sentent.
La ‘ roue des émotions ‘ peut être utilisée dans différents jeux.
Le carnet de suggestions pédagogiques, outre différents textes sur l’utilité de travailler les émotions avec les enfants, comporte 21 fiches d’activités et 23 pages de matériel photocopiable.

Bon à savoir

Cet outil a été développé par le Centre pour un Enseignement Expérientiel (CEGO, Leuven).
Auteurs : Marina Kog, Julia Moons, Luk Depondt.
Collaboration rédactionnelle : Editions Averbode
Disponible chez l’éditeur: CEGO Publishers – Service Clientèle, BP 54, 3271 Averbode. Tél: 013 78 01 16. Fax: 013 78 03 83. Courriel: bestelservice@averbode.be
Prix du set complet ‘Une valise pleine d’émotions’ avec un émomètre : € 139,00
Emomètre (par 30 ex): € 9,90
Posters des quatre émotions de base (extra) 4 ex A3 : € 8,00
Le CLPS de Mons-Soignies et le Centre de documentation de Cultures & Santé peuvent vous prêter cet outil.

Avis de la Cellule d’experts de PIPSA

( https://www.pipsa.be )
La Cellule d’experts de PIPSA a accordé la mention ‘coup de cœur’ à cet outil.

Appréciation globale

Sur base des quatre émotions fondamentales, cette valise pédagogique permet aux enfants d’apprendre à ‘reconnaître, admettre, nommer et différencier les émotions’. Très cohérent, il présente les émotions comme étant saines et positives, et encourage leur expression dans un climat de respect et d’écoute. Le graphisme est à l’avenant: coloré, joyeux, adapté à la tranche d’âge.
De nombreuses pistes d’activités sont présentées selon une gradation qui permet aux enfants de s’approprier progressivement le matériel et d’évoluer dans la découverte des émotions. Elles se prêtent également à une ‘re-création’ en classe (bricolages, photos, etc.). L’ensemble s’inscrit dans le cadre du développement des compétences psycho-sociales, il est en cela soutenant pour la promotion de la santé.

Objectifs de l’outil

Apprendre aux enfants à reconnaître leurs propres émotions.
Donner les moyens d’exprimer les émotions (en être capable – s’autoriser à les exprimer).
Apprendre à reconnaître les émotions chez les autres, et par là développer les capacités d’empathie.

Public cible

De 3 à 8 ans (de la maternelle à la fin du cycle 5-8) .
Enfants présentant une déficience mentale (maternel et primaire).

Utilisation conseillée

En projet de classe (voire d’école) plutôt qu’en activité ponctuelle, utilisation possible en milieu extra- ou périscolaire.
L’utilisation de l’outil présuppose que l’enseignant soit au clair par rapport à ses propres émotions, et également qu’il y ait une cohérence entre les moments du programme et les moments hors-programme (au cours desquels l’expression des émotions ne devrait idéalement pas être réprimée).
L’enseignant s’entourera éventuellement de personnes compétentes (PMS – PSE) en cas de difficultés particulières.

Favoriser l’estime de soi à l’école

Le 30 Déc 20

Publié dans la catégorie :

Description

Matériel

Livre de 134 pages
Lyon : Chronique Sociale, 2006
Collection : Savoir communiquer
Auteurs : Dalith Meram, Geneviève Eyraud, Denis Fontaine, Agnès Oelsner
Préface de Philippe Meirieu – Postface de Jean-Pierre Deschamps
Il aborde les points suivants:
-pourquoi promouvoir l’estime de soi à l’école dès 5 à 7 ans?
-comment réaliser un programme d’éducation à l’estime de soi?
-comment concevoir et animer un projet d’éducation à la santé en lien avec l’école?
-comment réaliser l’évaluation d’un projet d’éducation à la santé?

Concept

Ce livre est destiné à tous ceux qui œuvrent dans le champ très large de l’éducation ou de la santé et qui sont motivés pour un travail de prévention. Il propose un cadre et des outils pour mettre en place, en milieu scolaire, une démarche préventive axée sur la promotion de l’estime de soi et des compétences relationnelles des enfants de 5 à 7 ans.

Objectifs

Proposer une démarche et des outils pour mettre en place des projets d’éducation pour la santé fondés sur la promotion de l’estime de soi auprès d’enfants de l’école maternelle et primaire.
Susciter chez ses lecteurs le désir de s’ouvrir à ce type d’aventure collective à visée préventive et éducative.

Où trouver l’outil

Disponible au prix de 12,9 euros en librairie ou chez l’éditeur, Chronique sociale, 7 rue du Plat, 69002 Lyon (France), www.chroniquesociale.com
Tél: 04 78 37 22 12. Fax: 04 78 42 03 18. Courriel: secretariat@chroniquesociale.com
Les CLPS du Hainaut occidental et du Luxembourg peuvent vous prêter cet outil.

L’avis de la Cellule d’experts de PIPsa

( https://www.pipsa.be )

Appréciation globale

Ce livre/guide constitue un outil rigoureux et exhaustif pour tout intervenant souhaitant concevoir un programme destiné à soutenir l’estime de soi des enfants dans le cadre scolaire. Cette démarche inscrite de manière explicite dans un cadre de promotion de la santé rencontre une des missions de l’école envers, notamment, les populations défavorisées.
L’accent est mis sur le cadre théorique de l’estime de soi et sur la démarche méthodologique de construction de projets au détriment de l’aspect ‘activités concrètes avec la classe’. Si ce dernier ne présente pas de réelle originalité, la démarche permet cependant de revaloriser les pratiques effectives des enseignants de maternelle et de leur donner un ‘ poids ‘ nouveau, en lien avec les préoccupations du ‘vivre ensemble’ à l’école.
L’utilisation d’un langage clair, compréhensible, non-jargonnant, facilite la lisibilité du document et l’appropriation pédagogique (construction des apprentissages) de ces contenus psychologiques. Le manuel identifie aussi les obstacles (contraintes) dans la mise en place de ce type de programme et recommande de le penser en équipe éducative et pédagogique. En effet, réfléchir en commun un programme d’action est nécessaire pour mobiliser toutes les ressources humaines utiles au projet et pour favoriser la cohérence des pratiques pédagogiques dans l’école, notamment la collaboration entre 3e maternelle et 1e primaire.

Objectifs de l’outil

Pour les équipes éducatives et pédagogiques :
-se (ré)approprier un savoir théorique et méthodologique pour concevoir un programme sur l’estime de soi à l’école
-mettre en place les conditions favorables au développement de l’estime de soi des enfants en classe, en augmentant leurs compétences relationnelles
-promouvoir et expérimenter la coopération
Pour les enfants :
-se connaître et connaître l’autre
-percevoir et identifier ses sentiments et ses émotions
-résoudre des difficultés relationnelles.

Public cible

Enfants âgés de 4 à 7 ans, équipes éducatives et pédagogiques (direction, enseignants, garderie…).

Réserves

Une telle démarche nécessite de l’inscrire dans le temps.

Utilisation conseillée

Enseignants en binôme avec intervenants extérieurs, capables de soutenir et de calmer/recadrer l’expression émotionnelle (CPMS, PSE, professionnels de santé).
Prévoir des moments d’intervision entre partenaires du projet.