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Des balises pour les campagnes radiodiffusées gratuites de promotion de la santé

Le 30 Déc 20

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Des balises pour les campagnes radiodiffusées gratuites de promotion de la santé

Remarque préliminaire: cet avis a été préparé par la Commission Campagnes radiodiffusées du Conseil en se fondant sur l’expérience d’une vingtaine d’années de ce dispositif original, du temps où la promotion de la santé était une compétence de la Communauté française (ndlr).

Mécanisme d’attribution des espaces gratuits

Il existe en Fédération Wallonie-Bruxelles un dispositif permettant à des promoteurs de campagnes de promotion de la santé de diffuser gratuitement leurs spots à la télévision et/ou à la radio. Les chaînes de télévision et de radio doivent, en effet, mettre à disposition du Gouvernement du temps de diffusion gratuit équivalent aux temps publicitaires consacrés, au cours de l’année précédente, aux boissons alcoolisées, aux médicaments et aux traitements médicaux (Arrêté du 18 janvier 1995 du Gouvernement de la Communauté française relatif à la diffusion de campagnes d’éducation pour la santé par les organismes de radiodiffusion, M.B. 19/04/1995).Les campagnes de promotion de la santé qui peuvent bénéficier d’espaces de diffusion gratuits doivent être d’intérêt général et concerner l’ensemble de la population de la Fédération Wallonie-Bruxelles ou un groupe-cible de celle-ci et être en concordance avec le Programme quinquennal de promotion de la santé.La gratuité ne concerne que les temps d’antenne, elle ne s’étend pas à la conception et à la réalisation du message à diffuser, qui sont à charge des promoteurs.Depuis 1997, la Commission d’avis ‘Campagnes radiodiffusées de promotion de la santé’ émanant du Conseil supérieur de promotion de la santé examine toute demande d’espaces gratuits de radiodiffusion. L’examen de la demande se base sur des critères de rigueur scientifique, d’éthique, de cohérence, d’intelligibilité du message ainsi que sur ses qualités audiovisuelles. Les demandes sont examinées à deux reprises par la Commission, à l’état de projet puis si un accord de principe a été donné, une fois le projet réalisé. La Commission transmet ses avis au Ministre de la Santé qui est libre de les suivre ou non. Ce dernier transmet sa décision au Ministre ayant en charge l’audiovisuel pour la mise à l’antenne des messages.Le Conseil tient à souligner l’originalité et le caractère unique de ce dispositif et à réaffirmer l’importance de maintenir un mécanisme gratuit de diffusion de spots, à la télévision et/ou à la radio, dans le cadre de campagnes de promotion de la santé. Même si, au cours des dernières années, le développement considérable des nouvelles technologies de l’information et de la communication (réseaux sociaux, internet) permet de mettre sur pied des campagnes nettement moins coûteuses pour les opérateurs, la diffusion de tels spots reste un outil performant pour une sensibilisation à large échelle de la population aux thématiques de promotion de la santé.

Évolution indispensable et urgente du cadre légal

L’arrêté de 1995 avait été pris sur base de trois décrets relatifs:

  • aux réseaux de radiodistribution et de télédistribution et à la publicité commerciale à la radio et à la télévision;
  • au statut de la Radio-Télévision belge de la Communauté française;
  • au secteur audiovisuel.

Il est donc antérieur au décret de 1997 portant organisation de la promotion de la santé en Communauté française.L’arrêté portant exécution du décret de 1997Note bas de page en a modifié l’article 4, passant de la formulation «les demandes de campagnes sont adressées au Ministre compétent en vertu de l’article 2, qui décide, et en informe le Gouvernement. Le Ministre ayant l’Audiovisuel dans ses attributions les transmet aux organismes de radiodiffusion», à «Toute demande de campagne est adressée au Ministre ayant la promotion de la santé dans ses attributions, qui la soumet à l’avis de la Commission que le Conseil supérieur de promotion de la santé constitue à cet effet. Cette Commission vérifie l’éthique du projet, sa rigueur scientifique, sa cohérence avec le Programme quinquennal de promotion de la santé. Le même Ministre donne, s’il échet, son accord de principe sur la poursuite du projet.Une fois réalisé sur support adéquat, le message radiophonique et/ou télévisuel doit, préalablement à sa diffusion, être soumis à l’approbation du même Ministre, sur avis de la Commission portant notamment sur la lisibilité du message.Le Ministre ayant la Promotion de la santé dans ses attributions communique les campagnes qu’il a approuvées au Ministre ayant l’Audiovisuel dans ses attributions; celui-ci les transmet aux organismes de radiodiffusion pour mise en œuvre».Dans le nouveau paysage institutionnel en promotion de la santé, le Programme quinquennal ainsi que le Conseil supérieur de promotion de la santé (et donc la Commission d’avis pour les campagnes radiodiffusées) sont appelés à être remplacés à partir du 1er janvier 2016 par d’autres dispositions légales dans chacune des régions concernées et à la Fédération Wallonie-Bruxelles.Le dispositif tel qu’il est prévu dans l’arrêté de 1995 ne pourra donc plus être assuré.Dès lors, le Conseil recommande qu’une commission d’avis associant des représentants de la promotion de la santé (ce compris des acteurs proches des réalités de terrain) et de l’audiovisuel soit mise en place pour maintenir cette fonction d’analyse des demandes et de soutien à l’évolution de celles-ci, sur base des critères de rigueur scientifique, d’éthique, de cohérence, d’intelligibilité des messages ainsi que sur leurs qualités audiovisuelles. Cette commission devrait aussi inviter des membres des régions et de l’ONE pour rester en phase avec les priorités de prévention, d’éducation pour la santé et de promotion de la santé établies dans les régions wallonne et bruxelloise et à l’ONE.Dans ce contexte, il a semblé également opportun au Conseil supérieur de promotion de la santé de réaliser un bilan qualitatif quant aux mécanismes relatifs à l’octroi d’espaces gratuits de diffusion, aux processus d’élaboration des campagnes radiodiffusées de promotion de la santé et aux thématiques qui les constituent. Ces réflexions ont débouché sur les recommandations développées ci-dessous.

Le mécanisme d’octroi d’espaces gratuits de diffusion

La législation actuelle prévoit que le temps d’antenne que les régies doivent mettre gratuitement à disposition de campagnes de promotion de la santé doit être équivalent au temps d’antenne consacré à la diffusion de publicités pour l’alcool, les médicaments et les traitements médicaux. Donc, plus il y a de publicités pour ce type de produit, plus il y aura du temps d’antenne pour les campagnes de promotion de la santé.Même s’il pourrait être cohérent d’un point de vue éthique de dissocier le temps consacré aux campagnes de promotion de la santé du temps de publicité pour l’alcool ou les médicaments, le Conseil préconise de maintenir le système actuel qui a permis à de nombreuses campagnes en promotion de la santé de bénéficier des espaces gratuits.

Le spot, un outil qui vit mal en solitaire

Le ‘temps d’antenne (radio et tv)’ à mettre gratuitement à disposition de campagnes de promotion de la santé est un bon outil de sensibilisation. Cela permet de toucher un très large public et de soutenir les acteurs de promotion de la santé dans leur travail quotidien auprès de la population.Cependant, l’effet de sensibilisation des spots est fortement lié au moment de la diffusion. Il est donc en partie éphémère. La diffusion d’un spot seul semble être de peu d’intérêt.Le Conseil recommande que le spot s’intègre dans un programme de promotion de la santé en co-construction avec les intervenants de terrain et qu’il soit donc soutenu par d’autres outils, actions, pratiques de terrain s’inscrivant dans des démarches de promotion de la santé et de réduction des inégalités sociales de santé. C’est en effet grâce à cette articulation que l’effet d’un spot pourra se pérenniser.

Les thématiques des campagnes radiodiffusées

Depuis quelques années, les thématiques des campagnes radiodiffusées concernent la prévention de maladies (sida, maladies cardiovasculaires…), la sensibilisation à la participation à des programmes de dépistage de cancers (colorectal, mammotest), la violence faite aux femmes, la promotion du bien-être de l’enfant, l’arrêt tabagique…Le Conseil recommande de privilégier des messages positifs de promotion de la santé; des messages non exclusivement ciblés sur les maladies; des messages qui permettent d’améliorer sa santé et d’agir sur les déterminants de celle-ci.Dans ce cadre, le Conseil suggère que les décideurs politiques des différentes entités fédérées définissent quelques priorités communes qu’ils entendent poursuivre et pour lesquelles la diffusion de spots apporterait une réelle plus-value. Ceci fournirait un cadre de travail aux opérateurs qui souhaitent concevoir et diffuser des campagnes.

Assurer une pluralité des opérateurs, initiateurs de campagnes

La réalisation de campagnes radiodiffusées de qualité nécessite des moyens que peu d’associations ou d’institutions ont à leur disposition. Il est cependant important de garder une diversité de concepteurs et d’initiateurs de campagne. Dans cette perspective, les structures d’appui qui peuvent venir en aide aux opérateurs dans la construction de la campagne sont fondamentales.Le Conseil recommande de favoriser la pluralité des opérateurs et de stimuler la participation de nouveaux acteurs à l’élaboration d’une campagne, afin de permettre une diversité des approches et des thématiques.Le Conseil estime important de veiller à l’appui financier et méthodologique à mettre à disposition des promoteurs pour la construction de campagnes et la réalisation de spots radio et tv.Enfin, il confirme l’utilité d’un mécanisme de soutien pour la réalisation de telles campagnes et la sollicitation d’espaces gratuits tout en soulignant la nécessité de renforcer la visibilité, la publicité autour de l’existence de tels outils (diffusion d’informations sur les espaces gratuits, aide à la rédaction de la demande, guide de construction d’une campagne…).

Limitation de l’accès aux espaces gratuits de diffusion

En ce qui concerne le processus particulier de sollicitation d’espaces gratuits de diffusion, une demande ne devrait pas pouvoir être formulée par une société de production/de réalisation de spots, ni par une société commerciale.Si cela va de soi dans le second cas, pour le premier l’expérience montre que les sociétés de production ne sont guère sensibles aux spécificités de la promotion de la santé. Elles appliquent souvent aux messages de santé des techniques de promotion assez éloignées de la philosophie et des valeurs que la promotion de la santé entend défendre.Par ailleurs, le Conseil suggère de mettre des balises pour que les messages d’intérêt public ne puissent pas être des publicités déguisées.

Accompagnement à l’élaboration des dossiers et des campagnes

Un certain nombre de dossiers de demandes d’espace gratuit arrivant en Commission d’avis n’entrent pas en adéquation avec le cadre de promotion de la santé et les critères définis par le Conseil et ce souvent parce qu’ils sont rédigés par des acteurs étrangers à la promotion de la santé. Un mécanisme de soutien à l’élaboration des dossiers et plus largement des campagnes est donc nécessaire.Le Conseil insiste sur l’importance de l’encadrement dans la réalisation du dossier de demande et plus globalement dans la conception de la campagne dans une logique de promotion de la santé.Enfin, pour permettre au promoteur d’améliorer son projet, que ce soit en cours de construction ou pour une demande de rediffusion ultérieure, le Conseil recommande que les avis formulés par la Commission, qu’ils soient positifs ou négatifs, soient systématiquement transmis au promoteur.

De la co-construction des spots

Certains scripts ou spots passant devant la Commission ne prennent pas suffisamment en compte certains aspects du contexte de vie des personnes que la campagne souhaite atteindre. Afin d’améliorer la qualité des campagnes en termes de promotion de la santé et afin que celles-ci n’aient pas comme effet le renforcement des inégalités sociales de santé, le Conseil insiste pour que les acteurs de terrain soient impliqués dans la construction des spots/sujets.Par ailleurs, pour s’assurer de l’intelligibilité et de l’acceptabilité du message auprès du public cible, le Conseil recommande que chaque campagne radiodiffusée fasse obligatoirement l’objet d’un pré-test. Il préconise que celui-ci soit réalisé auprès de personnes maîtrisant plus difficilement la langue française et que ses résultats soient systématiquement inclus dans le dossier de demande d’espace gratuit.

Les plans media

Certaines campagnes sont diffusées avec un nombre élevé de passages sur une journée et des vagues de diffusion fort longues. Cela peut provoquer de la lassitude, voire finalement un sentiment de rejet vis-à-vis d’une campagne.La réalisation d’un plan media équilibré a donc toute son importance par rapport à l’impact de la campagne elle-même, mais également par rapport au temps d’antenne qu’elle prend et au temps qu’elle laisse aux autres campagnes.Le Conseil recommande que la répartition des minutes disponibles soit objectivée pour permettre à un maximum de campagnes d’être diffusées et que l’élaboration d’un plan media réponde de manière générale à des lignes directrices définies à l’avance.Actuellement le processus d’octroi d’espaces gratuits n’oblige pas les régies à appliquer strictement les plans proposés. In fine, elles décident de diffuser les spots en fonction des espaces disponibles c’est-à-dire des espaces non utilisés par les campagnes publicitaires payantes. Même si les régies font preuve de bonne volonté pour proposer des passages en prime time, rien n’est inscrit en termes d’obligation. Le Conseil recommande que des dispositions soient prévues pour garantir l’application du plan media proposé.

De l’évaluation

Un certain nombre de campagnes reviennent d’année en année et certaines d’entre elles n’ont pas fait l’objet d’une évaluation circonstanciée sur laquelle se baser pour adapter, le cas échéant, leur angle d’approche ou pour documenter la réflexion de futures campagnes (notamment d’autres promoteurs).Le Conseil recommande qu’une évaluation systématique de chaque campagne soit réalisée et transmise à l’organe d’avis, même si cette campagne n’est pas destinée à être rediffusée.Cela permettrait notamment de se rendre compte de l’impact en termes de promotion de la santé, mais également de manière plus pragmatique de l’impact de différents plans media et de déterminer les plans de diffusion les plus adaptés.Avis d’initiative du Conseil supérieur de promotion de la santé rendu le 16 octobre 2015.

Arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 17 juillet 1997 fixant la date d’entrée en vigueur du décret du 14 juillet 1997 portant organisation de la promotion de la santé en Communauté française, et certaines mesures de son exécution (M.B. 29/08/1997).

Adieu Conseil, on t’aimait bien tu sais…

Le 30 Déc 20

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Message prononcé lors de la dernière séance du Conseil Supérieur de promotion de la santé à Bruxelles, le 4 décembre 2015.

Savez-vous combien d’entre nous faisions déjà partie de la première composition du Conseil? J’ai vérifié, nous sommes neuf membres de la première heure, dont sept sont présents aujourd’hui. Comme quoi la promotion de la santé conserve!

Le temps des pionniers

La première fois que j’ai mis les pieds ici au Ministère, c’était en 1992 je crois, du temps de la Cellule permanente éducation santé, qui, bien que permanente comme son nom l’indique, dura beaucoup moins longtemps que notre Conseil.

De cette époque héroïque, je me souviens en particulier de deux choses: d’abord des tout débuts de ce qui allait devenir la Commission d’avis sur les campagnes radiodiffusées, notre petit groupe ayant été épaulé à son démarrage par un grand publicitaire belge à la retraite, qui, confronté à l’enthousiasme des demandeurs d’espaces gratuits nous rappelait régulièrement que «Trop de pub tue la pub».

Une formule qui vaut pour bien des domaines et qui, associée à la publicité, ne manquait pas de piquant venant d’un professionnel qui avait pollué nos cerveaux pendant des dizaines d’années. Cela dit, entre nous, le nombre de campagnes que nous avons dû subir depuis 1995 pour la bonne cause de la promotion de la santé lui donne largement raison!

Deuxième moment mémorable, lorsque le conseiller juridique de la ministre francophone de la santé de l’époque, Laurette Onkelinx, vint nous présenter les grandes lignes du futur décret du 14 juillet (ça ne s’invente pas!) 1997.

Le fait que quelques mois plus tard, la ministre me suggérait (euphémisme) de poser ma candidature pour être le premier président de notre auguste assemblée n’était peut-être pas sans lien avec la verdeur de mes remarques lors de cette présentation. Pourtant ce n’est pas du tout dans ma nature de m’énerver lors d’échanges verbaux empreints d’une parfaite courtoisie!

Le premier des cinq

Toujours est-il que j’ai donc eu la chance de diriger les travaux du Conseil pendant son premier mandat. Mis à part le surcroit de travail que cela représente, ce fut un vrai plaisir. Le contexte était favorable, avec un décret assez original pour l’époque, s’appuyant sur une vision vraiment démocratique et citoyenne de la santé.

Le plus remarquable, c’est que dans l’enceinte du Conseil, je sentais un vrai souffle qui nous éloignait enfin d’une vision de la santé verrouillée par la médecine réparatrice. Fait à souligner (et c’est toujours le cas aujourd’hui), ceux des membres du Conseil appartenant à la profession médicale n’étaient pas en reste en matière d’ouverture d’esprit et de vision globale de la santé.

Avec le recul et aussi il faut bien le dire avec l’aide d’une mémoire habilement sélective, je parlerais d’une forme de légèreté qui inspira quelques-uns de nos meilleurs avis, sur les dépistages, l’éthique, la mondialisation, les partenariats public-privé, les inégalités sociales de santé et j’en passe.

Souvent, nous avons dû remettre avis sur des dossiers d’agrément ou autres qui concernaient directement certains d’entre nous: c’était inévitable, notre Conseil étant constitué pour une bonne part d’acteurs du dispositif de promotion de la santé francophone. Nous n’avons sans doute pas toujours pu éviter les conflits d’intérêt, malgré nos précautions. Mais il y a sans doute pire, comme ce prof d’une de nos facultés de médecine affirmant «Je n’ai jamais eu de conflit d’intérêt, j’ai toujours accepté l’argent de toutes les firmes pharmaceutiques!»

Il est vrai que la modestie des montants en jeu dans notre secteur favorise assurément l’honnêteté…

Un homme et trois femmes

Après moi, il y eut Patrick Trefois, pour un mandat plus court en 2003. Patrick à l’esprit remarquablement modérateur, dont seule une très légère crispation des traits exprimait la protestation muette (il est très fort en matière de mutisme) lors d’un de nos débats aussi passionnants qu’inutiles, une de nos meilleures spécialités.

Inutiles, nos débats, vous trouvez que j’exagère? Que pensez-vous alors de ces trois constats posés par le Conseil:

Étroitesse des moyens et choix budgétaires en promotion de la santé;
Verticalisation et carence des programmes de médecine préventive;
Manque de concertation entre les différents secteurs et niveaux de compétences.

Ils auraient pu être écrits hier, ils datent d’il y a 6 ans quasi jour pour jour!

Ensuite ce fut au tour de Martine Bantuelle, ‘Martine au Conseil’, un des meilleurs albums de la célèbre série de la littérature enfantine, qui mena sa barque avec une poigne de fer dans un gant d’acier. Avec elle à la manœuvre, il fallait être téméraire pour quitter une réunion en cours: on n’a entendu personne dire à l’époque: «Nos échanges sont interminables, je ‘Sacopar’ avant la fin!».

Puis, dans un tout autre genre, Chantal Leva, dont l’esprit extrêmement diplomatique en énerva plus d’un à l’époque bénie où la ministre confia à une officine privée l’évaluation de notre secteur. Un exercice grassement rétribué, dont les résultats firent grincer bien des dents et suscitèrent une levée de bouclier quelque peu excessive, soyons de bon compte.

Après un de nos travaux inutiles les plus réussis, la co-construction d’un nouveau code de la santé francophone avec le cabinet de notre ministre de tutelle, code qui fila à la poubelle des réformes institutionnelles alors qu’il était pratiquement terminé, le Conseil obtint quand même un sursis de 18 mois.

Cela me permet d’une certaine manière de boucler la boucle aujourd’hui en assistant notre ultime présidente, Chantal Vandoorne, qui sous ses dehors d’institutrice à l’ancienne cache des trésors de patience et une volonté d’atteindre ses objectifs dont peu d’obstacles la détournent, pas même deux cabinets régionaux qui, au départ, nous snobaient avec une belle unanimité!

Indispensable soutien

Et pour terminer, un brin de pathos: quand je songe aux nombreuses amitiés nouées ici au fil des ans, ce n’est pas sans un pincement de cœur que je me retrouve dans ce bâtiment pour nos dernières réunions depuis quelques mois.

Je pense aussi à tous ces collaborateurs de la DG Santé qui nous ont secondés avec une rare gentillesse et une belle efficacité au fil des ans, avec une pensée toute particulière pour le regretté Dr Brunson et aussi pour celles et ceux qui vont quitter ‘Molenbek’ pour d’autres horizons professionnels et leurs incertitudes.

Merci à tous!

Nouveaux enjeux de la prévention combinée du VIH/Sida

Le 30 Déc 20

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Le Plan national belge de lutte contre le VIH 2014-2019 consacre le paradigme de prévention combinée en préconisant la mise en œuvre d’une stratégie intégrée, qui articule de façon conjointe prévention primaire, dépistage et traitement.Ce nouveau cadre de référence, tout autant que la situation épidémiologique, encouragent la mise à jour et la diversification des approches préventives à Bruxelles et en Wallonie, et ce notamment en cohérence avec les recommandations européennes.Le cycle de conférences 2014-2015 de l’Observatoire du sida et des sexualités proposait de faire le point sur les connaissances scientifiques actuelles en matière de lutte contre le VIH/sida et les autres IST et de réfléchir aux différents impacts de celles-ci en termes de campagnes et de pratiques de prévention.Il était destiné aux intervenants de terrain, aux chercheurs, aux communautés et aux associations concernées par la promotion de la santé sexuelle. Cela entrait logiquement dans notre mission d’appui en tant que centre de recherche en sciences humaines et sociales et en tant qu’acteur de concertation et de planification stratégiques.Mêlant conférences multidisciplinaires et tables rondes, le programme a permis de réunir des chercheurs de renommée internationale et des acteurs clés dans la lutte contre le VIH et les IST en Belgique et en Europe. Il était organisé en quatre journées thématiques:

  • Traitement comme prévention: enjeux actuels;
  • Stratégies alternatives de dépistage;
  • Prophylaxie pré-exposition (PrEP);
  • Santé sexuelle des personnes vivant avec le VIH.

Les motifs scientifiques et de santé publique concourant à l’émergence et à la consolidation de l’approche de prévention combinée ne sont pas neufs. Pourtant, il nous semblait qu’il est encore nécessaire de renforcer les acteurs et ce d’autant plus que les éléments issus de la recherche et leurs impacts stratégiques faisaient et font encore l’objet de débats et d’appropriations contradictoires.Cette activité répondait à un besoin de formation des acteurs et à notre volonté de pallier l’absence d’un programme structurel de mise à jour des connaissances.Pezeril Charlotte, dir., Metten Delphine, coord. (2015) Les nouveaux enjeux de la prévention combinée du VIH/sida: des apports scientifiques aux pratiques de terrain, actes du cycle de conférences 2014-2015, Observatoire du sida et des sexualités, Université Saint-Louis – Bruxelles.Actes disponibles à l’Observatoire du sida et des sexualités, Université Saint-Louis, Bd du Jardin Botanique 43, 1000 Bruxelles. Tél.: 02 211 79 40. Courriel: observatoire@usaintlouis.be. Internet: www.observatoire-sidasexualites.be. Les actes y sont également téléchargeables (13 Mo).

«Et pour vous, ça compte?»

Le 30 Déc 20

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Fragilisées, les associations d’éducation à l’environnement lancent une campagne de sensibilisation

Les associations d’Éducation relative à l’Environnement (ErE), regroupées au sein du Réseau IDée, lancent sur le web et les réseaux sociaux la campagne de sensibilisation «Et pour vous, ça compte?», illustrant l’importance et la plus-value de l’ErE, mais aussi sa fragilité.

En Wallonie et à Bruxelles, plus de 100 associations éduquent à l’environnement au quotidien. Dans les écoles, les quartiers, la nature. Elles touchent chaque année des dizaines de milliers d’enfants et d’enseignants, de jeunes et d’adultes, de familles. Au programme : classes vertes, balades ou stages nature, animations mobilité ou bruit, ateliers créa-déchets ou éco-culinaires, audit énergétique réalisé par les élèves, sensibilisation en entreprise, formations, accompagnement de projets dans les quartiers, création de jeux et ouvrages pédagogiques… Objectifs : éveiller, émerveiller, impulser le changement. Tout au long de la vie. Pour une société plus juste et solidaire, respectueuse de la planète et de ses habitants.

Aujourd’hui, ces associations sont fragilisées par les mesures d’austérité. Des emplois ont déjà été supprimés, d’autres sont menacés. Pourtant, alors que les crises environnementales et leurs effets socio-économiques se multiplient, l’urgence d’une éducation à l’environnement pour tous s’impose.

Pour découvrir la campagne et marquer votre soutien, rendez-vous sur www.cacomptepourvous.be

Le site du FARES fait peau neuve!

Le 30 Déc 20

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Le site du FARES fait peau neuve!

Vous l’aurez peut-être remarqué, depuis le 24 mars dernier, le FARES s’est doté d’un tout nouveau site web à l’adresse bien connue www.fares.be.

Celui-ci, plus dynamique et esthétique, permet une navigation pratique et agréable. Au top des dernières technologies, il est également accessible sur supports mobiles (smartphones et tablettes).

Afin de faciliter un maximum votre recherche, le site internet du FARES vous propose quatre sections.

La section ‘FARES’ reprend les informations générales de l’asbl. Vous y trouverez également des renseignements tels que les formations proposées par les différents services ou encore le calendrier des disponibilités des salles de réunion qui peuvent être louées.

La section ‘Tuberculose’ propose une présentation générale sur la tuberculose pour tous publics. Elle présente désormais aussi une nouvelle partie, dédiée aux professionnels du secteur médico-social, qui comprend notamment des informations concernant le diagnostic, la déclaration, le traitement de la tuberculose et le suivi des patients.

La section ‘Tabagisme’ est essentiellement dirigée vers les professionnels de la santé, de l’éducation et du social, touchés de près ou de loin par la question du tabagisme. Le grand public peut également y accéder. Les projets et campagnes menés par le FARES y sont repris.

La section ‘Autres affections respiratoires’ est consacrée à l’asthme, aux allergies et à la bronchopneumopathie chronique obstructive.

Enfin, pour chaque section, vous pourrez accéder à une partie ‘Publications/documentation’ regroupant l’ensemble des recommandations et outils réalisés par le FARES, à télécharger et/ou à commander.

Bonne visite !

FARES, rue de la Concorde 56, 1050 Bruxelles. Tél. : 02 512 29 36. Courriel : information@fares.be.

Préservatif. Dépistage. Traitement.

Le 30 Déc 20

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Préservatif. Dépistage. Traitement.

Les bons réflexes pour se protéger du VIH/sida et des IST

Une toute nouvelle campagne de sensibilisation

La Plate-forme Prévention Sida lance une nouvelle campagne de sensibilisation au VIH/sida et aux infections sexuellement transmissibles (IST). Cette campagne vise la population générale et aborde la notion de prévention combinée.

Ces dernières années les recherches menées dans le cadre de la lutte contre le sida ont mis à jour de nombreuses avancées scientifiques et médicales qui ont fait naître cette nouvelle approche de la maladie.

De la théorie à la pratique

La prévention combinée revient à combiner l’usage du préservatif et du lubrifiant avec la connaissance de son statut sérologique par le dépistage répété et avec l’accès au traitement anti-VIH. Elle s’adresse aux personnes séropositives dans le but de rendre leur charge virale indétectable, ce qui réduit fortement la transmission vers d’autres personnes (TasP). Elle vise aussi le traitement pris de manière préventive (PrEP, TPE) par des personnes séronégatives pour éviter l’infection.

Pour imager ce concept de prévention combinée, un parallèle peut être fait avec la prévention routière qui combine plusieurs outils pour réduire la mortalité sur la route. En voiture, on attache sa ceinture, mais on ajoute la protection de l’airbag en cas de choc, on améliore l’état des routes, on perfectionne le freinage: on combine plusieurs outils qui s’ajoutent les uns aux autres. La prévention combinée repose sur le même principe.

Le préservatif, socle de la prévention combinée

Le préservatif reste l’outil de prévention à privilégier, avec le lubrifiant, pour se protéger. Favoriser son accessibilité et sa gratuité, et continuer à promouvoir son utilisation auprès de tous les publics est fondamental.

Le dépistage, pour savoir et agir en conséquence

La connaissance de son statut sérologique est essentielle. Tant au niveau individuel pour pouvoir être pris en charge médicalement le plus tôt possible si l’on est porteur du VIH et conserver une espérance et une qualité de vie normales que d’un point de vue collectif car une personne se sachant porteuse du VIH va adapter ses pratiques pour limiter la transmission.

A contrario, l’ignorance de son statut positif, toujours trop importante en Belgique (43% de dépistage tardif en 2013), participe très activement à la diffusion de l’épidémie.

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Le traitement précoce d’une personne séropositive comme moyen de prévention: le TasP

La probabilité de transmission du VIH est directement corrélée au nombre de copies du virus en circulation dans le corps de la personne séropositive, on appelle cela la charge virale.Si le traitement est efficace, alors la charge virale peut devenir indétectable, c’est-à-dire qu’il n’y a presque plus de virus dans l’organisme. Dans ce cas, le risque de transmission du VIH est considérablement réduit, voire proche de zéro.

Favoriser la mise sous traitement d’une personne séropositive est une stratégie très efficace pour limiter la transmission vers d’autres personnes.

Le traitement pour réduire la transmission de la mère vers l’enfant

La prise du traitement de manière régulière et suivie par la mère lors de la grossesse et de l’accouchement, ainsi que par le nouveau-né pendant ses six premiers mois de vie, permet de réduire la transmission de la mère à l’enfant avec 99% d’efficacité.

Le traitement d’urgence après une prise de risque: le TPE

Le Traitement Post Exposition (TPE), appelé traitement d’urgence est donné à une personne séronégative dans les premières heures (maximum 48h) après une prise de risque élevée. Le TPE bloque la mise en place de l’infection par l’apport d’une trithérapie à suivre durant 28 jours.

Le traitement préventif des personnes séronégatives très exposées au VIH: la PrEP

La PrEP consiste à prendre une bithérapie avant et après un rapport sexuel pour éviter l’infection. Des études récentes montrent que cette stratégie est très efficace si les schémas de prise sont scrupuleusement respectés.

Cette utilisation du traitement pour éviter l’infection n’est pas envisageable pour n’importe qui, ni à n’importe quel moment. Néanmoins, pour des personnes qui s’exposent au VIH régulièrement et qui sont en échec avec d’autres outils fiables (le préservatif par exemple), la PrEP peut s’avérer utile pour éviter une infection. Et pour une infection aujourd’hui évitée, ce sont plusieurs autres qui n’auront pas lieu demain…

Concertation autour de la campagne

Afin de réaliser une campagne de grande qualité, la Plate-forme Prévention Sida s’est entourée d’un grand nombre d’acteurs du secteur de la promotion de la santé de manière large:

  • un groupe d’experts ayant défini les grandes lignes du projet;
  • un groupe de travail composé d’associations de la promotion de la santé et/ou de la prévention du VIH/sida, s’est réuni afin d’échanger autour de chaque étape clé de la conception de la campagne;
  • l’Observatoire du sida et des sexualités;
  • plusieurs médecins des centres de référence sida, afin de garantir la diffusion d’informations médicales de qualité.

La Plate-forme Prévention Sida fait également participer le public cible de la campagne à sa création en organisant de nombreux focus groups de prétest des idées et outils à développer. Au total, 122 personnes de profils divers ont été sondées.

Les outils

  • 1 spot TV
  • 1 spot radio
  • 7 affiches
  • 7 cartes postales
  • 7 autocollants
  • 4 pochettes «préservatifs»
  • Une brochure informative
  • Une vidéo pédagogique
  • Un site internet de la campagne www.les-bons-réflexes.org.

Si vous désirez recevoir du matériel provenant de cette campagne, contactez le CPLS de votre région ou la Plate-forme Prévention Sida via info@preventionsida.org. Pour plus d’informations, surfez sur www.preventionsida.org.

Un site internet flambant neuf pour Éducation Santé (2e partie)

Le 30 Déc 20

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Dans le numéro précédent d’Éducation Santé, le développeur du nouveau site de la revue, Jonathan Liuti, nous a expliqué sa démarche pour aboutir à un résultat intégrant le plus rationnellement possible un maximum d’activités liées au projet.

En coulisses… Le travail de l’équipe d’Éducation Santé

Ne croyez pas, après avoir pris connaissance le mois dernier du travail du développeur de notre nouveau site, que nous nous sommes contentés de suivre de loin ses progressions vers le ‘produit final’. Voici résumé notre travail en quelques phases clés. Toutes ces choses auxquelles on ne pense pas forcément…

Avant la mise en ligne

L’appel d’offres

La toute première chose que nous avons dû faire était évidemment de rédiger un appel d’offres. Nous avons voulu que celui-ci soit détaillé afin que les prestataires interrogés nous remettent le devis le plus complet possible. Quand on sait qu’il faut généralement compter 15 à 20% de marge de manoeuvre par rapport au devis initial, nous préférions être prudents. Nous avons envoyé la demande de prix à 5 firmes et avons reçu 3 offres. Celle que nous avons retenue était la moins chère et nous semblait le mieux correspondre à nos besoins.

L’expression des besoins

Une fois le prestataire sélectionné, nous avons rédigé une sorte de cahier des charges fonctionnel, reflétant l’expression de nos besoins et décrivant les différents modules attendus. C’est sur cette base et après de nombreux échanges, que le développeur a commencé le travail technique à proprement parler.

Les tests (et re-tests) du front– et back-end

Le développeur avait prévu différentes phases et dates butoirs pour lesquelles il s’engageait à mettre en place un certain nombre de fonctionnalités et nous à les tester. Nous devions ensuite encoder dans l’outil de reporting tout ce qui nous semblait ne pas fonctionner ou ne pas répondre pleinement à la demande initiale. Et enfin, re-tester une fois les corrections effectuées. C’est le travail qui a pris le plus de temps puisqu’il s’agissait à la fois de tester le front-end (ce que voit le public) que le back-end (la partie administration, qui permet d’encoder des articles, de créer une lettre d’information électronique, etc.). Cela a pris plusieurs mois.

Après la mise en ligne

Les problèmes de typographie

Une fois la base de données d’articles importée de l’ancien site vers le nouveau, des problèmes de typographie sont inévitablement apparus (caractères en italique quand ça ne devait pas être le cas, liens non cliquables, etc.). Les 25 derniers numéros ont pour l’instant été traités et corrigés…

Une liste de mots-clés validés

Chaque article de la revue, quand il est encodé sur le site, doit être doté de mots-clés. En important les anciens mots-clés, nous nous sommes rendu compte que ceux-ci étaient au nombre de… 546. Nous avons donc demandé à l’UCL-RESO, Service communautaire spécialisé en documentation, de nous aider à restreindre cette longue liste aux mots les plus couramment utilisés, et les plus pertinents. Le RESO s’est basé sur son thésaurus en promotion de la santé, validé par un grand nombre d’acteurs du secteur, pour créer cette liste, actuellement composée de 135 mots-clés. Une fameuse amélioration, pas prévue au départ du projet !

Les redirections

Il ne suffit pas de changer de site pour qu’il continue à être consulté. Nous avons dû rediriger toutes les pages de l’ancien site les mieux référencées sur Google et sur les sites de nos partenaires, vers les pages du nouveau site correspondantes. Ainsi, plus de 400 redirections ont été effectuéesNote bas de page, afin de tenter de ne perdre aucun visiteur, ou presqu’aucun… Aujourd’hui, nous recevons un mail chaque fois qu’une personne tente de cliquer sur un ancien lien non valide. Cela nous permet d’aller le rediriger vers la nouvelle URLNote bas de page. Un système très pratique, mis en place par notre développeur.

De nouvelles données sur Google Analytics

Nous utilisions déjà Google Analytics par le passé, mais la structure des adresses de l’ancien site ne nous permettait pas d’avoir une vue précise des pages les plus consultées. Aujourd’hui, c’est chose faite. Nous avons configuré Google Analytics et pensé le site afin de disposer de statistiques beaucoup plus précises.

Que trouve-t-on sur le nouveau site ?

Pour vous…

Le nouveau site d’Éducation Santé compte cinq entrées.

La page d’accueil sur laquelle on trouve, au centre, un champ de recherche. Le site constituant avant tout une base de données d’articles, nous avons jugé pertinent de mettre en évidence cet aspect. Au centre de la page, on trouve bien sûr aussi le dernier numéro paru et son article de couverture, de même que le PDF à télécharger. À droite, un bloc d’actualités reprenant les informations postées récemment sur la page Facebook et le compte Twitter de la revue.

Quand on déroule cette page d’accueil grâce à une petite flèche en bas de l’écran, on trouve le sommaire complet du dernier numéro avec un accès à ses articlesNote bas de page, ainsi que les couvertures des 4 derniers numéros parus, en bas de page. Enfin, deux onglets noirs à droite de la page d’accueil permettent de s’abonner ou de se désabonner à la revue ‘papier’ et à la lettre d’information électronique. Ces accès directs permettent au visiteur de passer à l’action (s’abonner) très rapidement. Ils sont présents sur toutes les pages du site.

Une partie ‘La revue’, qui présente le projet et son équipe, en images.

Une partie ‘Rechercher’, grâce à laquelle on peut retrouver les 154 premiers numéros en PDF et faire une recherche par revue ou par numéro, sur l’ensemble des articles, du n°155 au plus récent. La recherche d’articles peut se faire par mot(s)-clé(s), avec des opérateurs logiques (et/ou/non). Des filtres sont aussi prévus pour restreindre le nombre de résultats et affiner la recherche : date de parution, numéro de revue, auteurs, et même rubriques. Il est possible également d’exclure les hors série des résultats obtenus et de choisir l’ordre de tri (croissant/décroissant ou par auteur/rubrique/numéro).

Une partie ‘Liens’ reprenant une grande partie des sites de promotion de la santé du secteur.

Une partie ‘Contact’ classique, qui permet aux visiteurs du site d’obtenir de notre part une réponse personnalisée à leur(s) question(s).

À noter : une version imprimable ‘écologique’ des articles est disponible, à peu près comme sur l’ancien site. Il est possible d’imprimer chaque article dans un format favorisant l’économie d’encre et de papier (pas d’images, de couleurs, etc.).

Pour nous…

Derrière le site que vous pouvez voir, une interface d’administration permet à la fois d’encoder les revues et articles, de gérer les abonnés papier, de créer la lettre d’information électronique, d’organiser les redirections des anciennes pages vers les nouvelles… Plein de choses utiles pour faciliter notre gestion au quotidien ! Et pour l’édition des articles déjà en ligne, rien de plus simple, nous naviguons comme vous sur le site, mais avec nos accès d’administrateurs, nous pouvons le modifier directement.

En ‘avoir pour son argent’

Le budget consacré au projet est d’environ 20.000 euros au totalNote bas de page, une somme non négligeable a priori mais vous l’avez compris, nous avons opté pour un outil et un CMS très professionnels. Nous avons ainsi privilégié l’évolutivité et le sur-mesure, afin que notre site réponde parfaitement à nos besoins et à ceux de nos visiteurs, au fil du temps.Ci-dessous, nous vous proposons un petit tableau illustrant la plus-value du site, par rapport à son ancienne version.

Fonctionnalité

Site 2002

Site 2014

Disponibilité des articles

Disponibilité des archives n°1 à 154
Disponibilités des articles en ligne n°155 à aujourd’hui

Gestion des articles

Édition des contenus ‘sur place’, sur le site tel que visibleNote bas de page
Choix du template graphiqueNote bas de page pour chaque article
Possibilité de mettre des images, notes de bas de page, tableaux, etc. dans les articles
Gestion systématique des auteursNote bas de page
Gestion systématique des rubriquesNote bas de page
Gestion systématique des mots-clésNote bas de page
Version imprimable écologique des articles

Moteur de rechercheNote bas de page

Recherche simple (mots-clés et opérateurs logiques)
Recherche avancée (avec filtres par auteurs, rubriques, etc.)
Moteur d’indexation des contenus

Réseaux sociauxNote bas de page

Possibilité de liker la page de la revue ou de suivre son compte Twitter
Possibilité de partage des contenus sur les réseaux sociaux
Visualisation des actualités publiées sur les réseaux sociaux

Abonnement à la revue papierNote bas de page

Possibilité de s’abonner/se désabonner en ligne à la revue papier (formulaire)
Gestion centralisée des abonnements en ligne (via le site)

Lettre d’information électronique

Possibilité de s’abonner/se désabonner en ligne à la lettre d’information(formulaire)
Auto-génération de la lettre d’information (lien avec MailChimp)

Fonctionnalités annexes

Téléchargement des PDF des revues
Visualisation des sommaires des revues
Auto-génération des sommairesNote bas de page
Mise en évidence automatique de l’article de couverture
Mise en évidence automatique des quatre derniers numéros parus
Choix des couleurs des rubriquesNote bas de page
Gestion des images et pdf (bibliothèque)Note bas de page
Liens vers d’autres sites
Formulaire de contact
Gestion des redirectionsNote bas de page
Mails d’avertissement des liens mortsNote bas de page
Message d’erreur en cas d’URL non valideNote bas de page
Lien avec Google Analytics

Cela représente environ un quart des articles de la base.

La nouvelle ‘adresse’ où l’article est consultable.

Service gratuit d’analyse d’audience de Google.

Dont chaque mois quelques articles exclusivement disponibles en ligne.

Il a fallu trouver ce montant à l’intérieur de l’enveloppe fermée dont dispose la revue, d’autant que le pouvoir subsidiant a refusé que nous répartissions ce coût exceptionnel sur les deux années de notre convention.

Possiblité d’éditer les contenus directement dans le texte, moyennant des droits d’administration.

Un template est un modèle de mise page où l’on place images et textes. Pour le site de la revue, trois templates ont été créés et peuvent être choisis lors de l’encodage d’un article: image à droite, à gauche ou centrée sur toute la largeur.

Le site comprend une base d’auteurs. Auparavant, ceux-ci étaient encodés à la main pour chaque article. Aujourd’hui, il suffit de sélectionner l’ (ou les) auteur(s) dans une liste pré-existante et éditable par nos soins.

Les rubriques sont prédéfinies dans le système et éditables.

Comme évoqué dans l’article, le site comprend une base de mots-clés parmi lesquels on peut choisir les plus pertinents lors de l’encodage d’un article. Auparavant, ils étaient encodés à la main. Lors de la création du nouveau site, nous avons constaté de nombreux doublons pour une même thématique. Ils ont maintenant été rationnalisés.

Pour plus de détails, lire l’interview de Jonathan Liuti dans le numéro précédent.

Idem.

Idem.

Lorsque les articles d’un numéro sont encodés et reliés à un numéro de revue, le sommaire se construit automatiquement.

Chaque rubrique du site a sa propre couleur, que nous pouvons facilement modifier nous-mêmes à présent.

On trouve dans l’interface d’administration une bibliothèque de tous les médias utilisés sur le site (images de couverture, pdf, images intérieures, graphiques, etc.).

Pour plus d’infos, lire ci-dessus ‘Après la mise en ligne’.

Idem.

Aujourd’hui, si une personne tente d’accéder à un de nos contenus avec l’adresse de l’ancien site, non seulement un mail nous en avertit, mais en plus, cette personne sera tout de même redirigée vers notre nouveau site. Elle recevra une page avec un message lui indiquant que le site a été revu et lui proposant de chercher les articles qui l’intéressent grâce au nouveau moteur de recherche.

Images et santé mentale: à vous de voir

Le 30 Déc 20

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Images et santé mentale: à vous de voir

Du mercredi 11 au vendredi 13 février derniers, le 7e Festival Images mentales proposé par l’asbl PsymagesNote bas de page battait son plein à l’Espace Delvaux de Watermael-Boitsfort. Trois soirées et deux journées de courts, moyens et longs métrages, de films d’ateliers, docu-reportages, animations et fictions. Il est évidemment impossible de tout voir, et même de relater tout ce que l’on a vu. On va tenter de vous mettre l’eau à la bouche.

Mais commençons par avouer un tour de passe-passe : comme je n’aurais pas pu me libérer pour voir Dans la cour (Pierre Salvadori, 2014), projeté dans le cadre des ‘Ciné-apéros’ du mercredi soir, je l’avais troqué contre son homologue de janvier.

Je ne m’attendais pas à ce que The Homesman (Tommy Lee Jones, 2014, 123′) colle aussi bien au thème du festival, malgré son point de départ. En 1854, dans l’Ouest américain, trois femmes sont rendues folles par la cruauté de leur vie : délabrement, abandon, épidémie, mais aussi hommes immatures voire complètement tarés (et je n’exagère pas).

Dans le programme on lisait : «un magnifique anti-western». Mais ne vous y trompez pas : même si une demi-douzaine d’Indiens se pointent, s’il y a des chevaux et quelques coups de feu, c’est plutôt un film noir (avec une pointe d’humour). La folie est partout, en lien avec la fécondation, la génération, l’identité sexuelle, la mort, la peur, la solitude, le désespoir, l’illusion du profit.

Et c’est aussi un film d’amour. L’amour qui manque, l’amour que l’on offre ou demande maladroitement et qui est refusé, l’amour qui arrive trop tard, ou tombe à côté. Hilary Swank (révélée dans le Million Dollar Baby de Clint Eastwood en 2004) est fantastique. Elle incarne la pionnière déterminée qui convoie les trois femmes vers un autre État et entraîne, bien malgré lui, un vieux briscard désabusé interprété par Tommy Lee Jones. Un rôle plus classique, qui rappelle le Rooster Cogburn du True Grit des frères Coen (2010), en moins fanfaron.

Vous trouvez que j’exagère avec mes références ? Attendez. Le premier Rooster, c’est John Wayne (Cent dollars pour un shérif, Henry Hathaway, 1969). Le dernier film de Wayne, en 1976, est un western crépusculaire de Don Siegel : The Shootist. Siegel est le mentor revendiqué d’Eastwood. Dans le film des Coen, le personnage de Mattie Ross est joué par Hailee Steinfeld, qui, à la fin de Homesman, interprète le rôle bref mais marquant d’une jeune servante. Et voici ma carte maîtresse : The Homesman est tiré d’un roman de Glendon Swarthout. Comme The Shootist… Alors, hein ?

Bon, assez d’érudition. Je passe rapidement sur les autres longs métrages et mets carrément de côté les ‘moyens’ (moins de 60′). Pour ces derniers, c’est vache, je le reconnais, mais faut bien faire des choix dans la vie. Pour l’un des premiers, prenons un raccourci : un numéro hors série de la revue Mental’idéesNote bas de page offre une lecture très intéressante, par Sophie Tortolano et Laurence Mons, du film de Paul Newman De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites (1972, 96′), projeté le jeudi soir. On y trouvera aussi une longue interview, par Denis Desbonnet, d’Éric D’Agostino, co-auteur avec Patrick Lemy de La Nef des fous (2014, 75′), projeté le vendredi soir dans une salle où les places se disputaient.

Enfermement versus hospitalité

La Nef des fous est issu de deux années de travail à l’annexe psychiatrique de la prison de Forest. Un film sans complaisance ni parti-pris, que ce soit envers les détenus ou envers les gardiens. Des regards, des paroles. Ni misérabilisme ni froideur : les images et les sons – roulement des chariots, grincement et claquement des portes, cris et appels – parlent d’eux-mêmes. Le confinement et la promiscuité, l’exploitation financière des détenus, le passé terrifiant de certains (Memed, la trentaine, meurtrier, compte 21 ans en psychiatrie), la distribution massive de médicaments (Memed est complètement blindé) ne font pas oublier l’empathie du ‘chef Jean’, ni l’ambiguïté de ce détenu âgé qui essaie de rester proche de sa fille, analyse le contexte de la prison avec distance et pragmatisme, puis relate sans émotion apparente le meurtre de l’inconnue qui a eu le tort de croiser son chemin au mauvais moment…

Contraste avec Chez Lise (Jeanne Pope et James Galwey, 2013, 87′), même si là aussi un travail de plusieurs années se niche derrière les images. Dans un faubourg de Montréal, Lise Bissonnette accueille depuis longtemps, dans une sorte de pension de famille, des dizaines de personnes vivant de l’aide sociale, dont beaucoup souffrent de maladies mentales. Lise est à la fois propriétaire, gestionnaire, médiatrice, confidente, et ce contre vents et marées. Cette maison, c’est sa vie : «J’y resterai aussi longtemps que je pourrai». Malgré les difficultés financières, le déficit de médecins hospitaliers et le cancer de son quartier-maître François.

Le film se centre sur deux pensionnaires : Deanna, diabétique sévère et maniaco-dépressive, et Gordon, schizophrène parfois mégalo, parfois agressif voire dangereux, notamment avec elle. Ils ont chacun une histoire affreuse (maltraitance grave, décès précoce des proches, abandon…) et mènent tant bien que mal une relation à éclipses.

Ils finiront par se séparer car elle doit être définitivement hospitalisée. On comprend alors le rôle que chacun a joué pour l’autre : Gordon, accueilli chez Lise, avait rencontré Deanna à l’hôpital, et c’est Lise qui avait insisté pour accueillir celle-ci. «C’est important qu’il sache qu’il a été quelqu’un dans sa vie. Si elle est restée si longtemps, c’est aussi grâce à lui. Il lui a permis de vivre ces moments-là.» Et toi, Lise?… Tu n’y es pas pour rien.

Seize sur dix !

Cette année, superbe moisson de courts-métrages : pas moins de seize au programme; j’en verrai dix, tous de qualité. Commençons par les quatre présentés le jeudi.

Dans le drôle et percutant Voilà quoi (2014, France, 6′), Pierre Le Roy se met en scène, face caméra, dans la nature, sur une musique énergique. Il se dit homo (voire bi) et schizophrène. Vidéaste ? Oui, «mais j’aime bien donner des cours de math aussi». À retenir : «Quand tu vas mal, on te traite mal; quand tu vas bien, on te traite bien.» Pas mal vu.

Suivent trois films d’animation.

L’homme qui avait perdu la tête (Fred Joyeux, 2014, France, 9′) offre un travail graphique très élaboré, coloré, rythmé; ici aussi la musique joue un grand rôle. «Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? – Du bruit. Parfois aussi j’écoute le vent. J’écris une encyclopédie, ‘Le vent musicien’.»

Les journaux de Lipsett (Theodore Ushev, 2010, Canada, 14′) joue sur le contraste ombre/lumière et commence dans les marrons, les sépias, les beiges, les jaunes-orangés, sur un air de cinéma muet. Puis, avec la disparition de la mère du personnage, les couleurs deviennent plus contrastées, plus dures : noir, rouge, blanc. Surgissent des images de mort, d’exécution, de charniers. Lipsett s’est ôté la vie en 1986; ses ‘carnets’ n’ont jamais été retrouvés…

Le labyrinthe (Mathieu Labaye, 2014, Belgique, 9′), je ne sais trop pourquoi, m’a rappelé Valse avec Bachir (Ari Folman, 2009, Israël, 86’). Par la rencontre d’une personne incarcérée pendant 15 ans, ce film nous plonge dans l’insupportable monotonie du labyrinthe de la prison. «Une expérience de l’ordre de l’irrationnel : c’est ça la matière du film», dit le réalisateur.

Le vendredi matin, la salle comble verra d’abord trois films réalisés dans le cadre de l’Heure Atelier, centre d’expression et de créativité du SSM La Gerbe, à Schaerbeek. J’épinglerai Miroirs, de Saïd Estuki (12′), qui est découpé en un prologue (le visage, l’image, l’apparence) et trois actes : le premier, angoissant, allonge sur les planches des corps souffrants, contractés, qui se débattent; le deuxième, érotico-comique, sur fond du Stabat Mater de Pergolèse, moque le voyeurisme et la fascination pour la technologie; le troisième montre enfin des corps qui se touchent, s’enlacent, ventre contre dos, dos à dos, tête contre tête, sur la clarinette de Sidney Bechet (Petite Fleur). Le réalisateur dit avoir appris beaucoup avec des gens en souffrance : l’image des corps qui rament comme dans une galère vient tout droit de ce qui se passe en psychiatrie.

FwistrasyonNote bas de page (Les Gnômes à poêle / L’Autre «lieu», 8′) use des ressorts du cinéma muet et du burlesque : tôt le même matin, trois personnages sont confrontés à la révolte des objets et à la malchance: le premier renverse son café sur sa chemise, l’eau est coupée alors que la deuxième se lave les cheveux (et par la suite elle recevra un seau d’eau sale sur la tête !), le troisième se retrouve coincé dans l’ascenseur. Onze heures : les deux premiers, dépités, font la queue dans les locaux d’Actiris lorsqu’arrive enfin l’homme de l’ascenseur. C’était le fonctionnaire qui leur avait donné rendez-vous !… Un film très écrit, dont la production complète s’est étalée sur 4 mois. Pourtant, «on n’avait pas envie de se prendre la tête; on s’est surtout fait plaisir».

Ce que je veux montrer de moi (Atelier cinéma de Psynergie, 18′) permet aux participants, qui vivent en habitations protégées à Namur d’aller s’enquérir, dans un parc, dans la rue, de ce qu’est le bonheur pour les gens, de ce qui les rend heureux. C’est aussi l’occasion de se familiariser avec la prise d’images et de sons, et de se mettre en scène : «Quand on se voit dans un film, on a une tout autre image de soi; c’est différent du miroir», dira l’un. Et cet autre : «C’est une nouvelle porte qui s’est ouverte pour moi. Et il y en aura d’autres.»

Terminons cette évocation avec le clou de la matinée : Best friend (Anastasia / CTJ Ado, 14′). Chaque jeune accueilli dans ce centre thérapeutique de jour, à Charleroi, est amené à réaliser un film de son cru et participe aux films des autres. On a ici une franche comédie où la réalisatrice se met elle-même en scène dans le rôle d’une vraie petite peste, agressive, «carrément méchante, jamais contente», qui finit par en venir aux mains avec une autre fille de l’école. L’intervention maladroite du proviseur suscite une alliance entre les deux filles et entre leurs parents respectifs.

Ce personnage, dira Anastasia après la projection, «c’est vraiment moi». Dans la salle, deux spectateurs ne tarissent pas d’éloges et l’engagent vivement à poursuivre comme comédienne : «Si vous n’aimez pas l’école, faites du théâtre, vous avez un vrai talent !» et «Vous êtes peut-être la nouvelle Florence Foresti !»… Mieux que les Césars.

Avec ses nombreux soutiens (Fédération Wallonie-Bruxelles, COCOF Santé, COCOF Culture, Wallonie) et partenaires (Centre culturel La Vénerie, Point Culture, CRESAM, L’Équipe, L’Autre «lieu», LBFSM).

Le hors-série de Mental’idées, intitulé «Séances décalées!», a été diffusé lors du festival et, si j’ai bien entendu, il était question d’en faire un nouveau tirage (renseignements: lbfsm@skynet.be).

C’est du créole. Pas trop difficile à traduire…

Un site internet flambant neuf pour Éducation Santé (1ère partie)

Le 30 Déc 20

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Un site internet flambant neuf pour Éducation Santé (1ère partie)

Le 17 octobre dernier, la revue a profité de la fête organisée à l’occasion de son numéro 300 et des 60 ans de son rédacteur en chef pour lancer officiellement son nouveau site internet www.educationsante.be. Un projet en cours depuis de longs mois, enfin concrétisé !

Le site internet d’Éducation Santé dans sa version précédente a été créé au printemps 2002 par un collaborateur bénévoleNote bas de page. Depuis lors, il a quelque peu évolué, en fonction des besoins et demandes de l’équipe et des utilisateurs mais, bien qu’il était tout à fait fonctionnel, sa structure et son graphisme sont restés inchangés pendant 12 ansNote bas de page.

Aujourd’hui tout bouge, car, par la même occasion, l’équipe a choisi de faire évoluer l’identité visuelle de la revue.

Nous avons interviewé pour vous Jonathan Liuti, de la firme Octopus, qui a développé le nouveau site, afin de faire le bilan des principales difficultés rencontrées au fur et à mesure du projet, mais aussi d’envisager déjà de nouvelles perspectives.

Django Unchained

Éducation Santé : Le site d’Éducation Santé vient de sortir, alors, heureux?

Jonathan Liuti, développeur Web chez Octopus : Heureux, oui… soulagé même (sourire). Ce fut un travail de longue haleine, un travail de discussion, d’allers et retours incessants entre vous et nous, de compromis aussi, et ce de chaque côté. Comme pour tout projet sur le Web, il s’agissait des mois durant de bien comprendre les besoins du client et d’en négocier avec lui les aspects techniques et pratiques, pour arriver à la meilleure concrétisation possible dans les limites du budget disponible.

ES : Combien de temps avez-vous passé à développer le nouveau site ?

JL : Cela a duré 6 mois au moins… On a commencé par des réunions de prise de contact, et explication des besoins, en mars 2014. Et ça s’est terminé en beauté le 17 octobre passé, avec la mise en ligne officielle pendant la fête du numéro 300 de la revue. Je tenais à offrir ce cadeau à mon client à l’occasion de ce double anniversaire, je n’ai pas beaucoup dormi la veille !

ES : Sur quelle base avez-vous commencé le développement du site ?

JL : On a établi un cahier des charges fonctionnel, qui consistait en l’expression des besoins pour le nouveau site, rédigé par la responsable Web de l’équipe. C’est dans ce document qu’elle m’a indiqué leurs souhaits et les fonctionnalités attendues. C’est à partir de ce document que j’ai écrit un autre cahier des charges plus spécifique, comprenant l’analyse et la description des besoins, en termes techniques. Ces documents ont été validés par les deux parties afin de s’assurer qu’on se comprenait bien. C’est sur cette base que j’ai commencé le développement.

ES : Quels sont le frameworkNote bas de page et le CMSNote bas de page utilisés pour le site d’Éducation Santé ? Pourquoi ?

JL : J’ai utilisé Django comme framework et Django CMS pour l’édition des contenus. Ce sont des technologies que je maîtrise et que j’ai l’habitude d’utiliser. Je les affectionne particulièrement car elles sont, selon moi, parmi les meilleures, pour plusieurs raisons.

D’abord, elles sont open source, c’est-à-dire libres et ouvertes.

Libres parce qu’il ne faut pas acheter de licence pour les utiliser. Elles sont mises à disposition des développeurs par la communauté constituée par leurs collègues. Ceci permet de consacrer la plus grande partie du budget aux fonctionnalités attendues par le client et non à l’achat de licences.

Ouvertes parce que le développeur peut complètement en maîtriser le code. Il peut le comprendre, le modifier, le corriger, l’adapter si besoin. Une bonne maîtrise du code est essentielle, à mon sens, car elle permet au développeur d’avoir un contrôle complet de ce qu’il fait, d’assurer la stabilité du site et aussi, d’éviter un grand nombre de bugsNote bas de page. Ensuite, l’écosystème de Django et la philosophie autour du framework sont basés sur l’avenir et la stabilité. Plus que d’autres CMS (en PHPNote bas de page par exemple) qui se focalisent sur la création continuelle de nouvelles fonctionnalités, Django se soucie fortement de maintenir la compatibilité du code (source) vers les versions ultérieures.

En réalité, Django et Django CMS sont réputés pour assurer une rétro-compatibilité lors de leur mise à jour, ce qui a pour effet de simplifier le processus de mise à jour et d’éviter de trop devoir modifier le code qui a été fait sur-mesure. Concrètement, cela évite de ‘casser’ le code du site lors de la mise à jour du CMS ou du framework lui-même, ce qui arrive fréquemment avec d’autres plateformes.

Il n’est pas rare de voir les fonctionnalités d’un site complètement revues et réécrites (ce qui peut représenter un coût non négligeable), à cause des limitations de son framework. Django quant à lui coûte plus cher à la mise en place mais permet, à terme, une plus grande évolutivité et un meilleur contrôle du site, tant au niveau des possibilités d’améliorations que financièrement (les changements coûteront moins cher par la suite car la base est solide dès le départ).

Par ailleurs, toutes les applications Django sont facilement personnalisables, ce qui permet d’obtenir exactement le résultat attendu par le client final, contrairement à d’autres plateformes qui ne proposent que des applications ‘clé en main’ difficilement personnalisables et très contraignantes pour le client.

Enfin, d’un point de vue purement pratique pour l’éditeur du site : avec Django CMS, l’édition se fait via le front-endNote bas de page, c’est-à-dire directement sur le site visible en ligne. Cela veut dire que les contenus peuvent être édités ‘sur place’. Une personne ayant les droits d’édition peut se rendre sur la page et immédiatement, par simple double clic, éditer le contenu affiché. Cela s’avère très pratique !

Nombreuses améliorations

ES : À vous entendre, Django c’est la perfection… Des désavantages peut-être ?

JL : Un petit bémol… Il n’y a pas de support officiel. Des gens sont là pour donner des pistes de solutions, partager leurs expériences, etc. Mais les développeurs sont un peu livrés à eux-mêmes et à leurs compétences si des problèmes surviennent. Seuls des professionnels peuvent s’en servir correctement. Ceci étant, tout ce qui se fait en Django est toujours très bien documenté. C’est un outil professionnel pour les sites de qualité professionnelle. Autrement dit, à condition de savoir ce que l’on fait et de les maîtriser, il s’agit pour moi d’excellents outils.

ES : Le design du site a été complètement repensé, de même que le logo de la revue. Quels sont les critères actuels pour avoir un site au design moderne ? Quelques conseils pour nos lecteurs ?

JL: Actuellement, contrairement à ce qu’on voyait il n’y a pas si longtemps encore sur le Net, on préconise des sites simples et sobres. On parle de ‘flat design’ : absence d’effets de volumes, pas d’effets d’ombre, ni de boutons ronds (on leur préférera des aplats de couleurs), des couleurs pastel, mais aussi des contrastes forts pour améliorer la lisibilité, des icônes stylisées, etc. On pourrait définir le flat design comme un style de design Web qui exclut tous détails superflus. Il est minimaliste, clair et épuré, à l’inverse des années passées où les web designers appliquaient à profusion des effets afin de montrer leurs capacités techniques. Aujourd’hui, la priorité est donnée au contenu et à la hiérarchisation des informations. Ce n’est pas plus mal à mon avis !

ES : Le moteur de recherche d’un site comme celui d’Éducation Santé est très important puisqu’il s’agit avant tout d’une base de données d’articles. Celui-ci doit être efficace. Comment avez-vous envisagé sa mise en place ? Quelles sont ses caractéristiques principales ?

JL : On a vraiment orienté le développement sur le moteur de recherche, qui constituait la plus importante customisationNote bas de page. On a utilisé une technologie en parallèle de la base de données d’articles, un moteur d’indexation à proprement parler. Cela a surtout l’avantage d’optimiser le temps de recherche, nettement raccourci par rapport à des requêtes de type SQL (interrogations classiques d’une base de données). Par ailleurs, cela permet d’effectuer des recherches de manière beaucoup plus efficace. On peut faire des recherches ‘par facette’, ce qui permet de savoir quels filtres sont pertinents pour la recherche effectuée par l’utilisateur.

Concrètement par exemple, lorsqu’un visiteur introduit un mot-clé, il a la possibilité de restreindre les résultats obtenus en y ajoutant un filtre ‘auteurs’ (c’est-à-dire, de demander les articles contenant un ou plusieurs mot(s)-clé(s), mais écrit(s) par un ou plusieurs auteur(s) en particulier). Le nombre des résultats est alors réduit. Le moteur d’indexation dans ce cas va permettre de ne proposer au visiteur, après introduction du mot-clé, que les auteurs dont les articles contiennent effectivement ce mot. Les autres auteurs n’ayant jamais rien écrit contenant ce mot-clé ou un mot-clé apparenté, ne seront même pas proposés dans le résultat.

Un autre exemple… le moteur d’indexation va permettre de faire des recherches ‘permissives’, c’est-à-dire qu’elles vont intelligemment détecter les mots ayant la même racine (si le mot ‘obèse’ est introduit dans le moteur de recherche, le système va aussi sortir les articles contenant le mot ‘obésité’ par exemple). De la même façon, il va supprimer de ses résultats les mots inutiles.

J’invite les lecteurs à se rendre sur le site d’Éducation Santé pour mieux comprendre tout ça et se rendre compte des potentialités d’un tel outil.

Cela demande évidemment un travail supplémentaire pour le développeur, en matière d’indexation des contenus (il faut notamment décrire les différents éléments de la base de données). Cependant, très clairement, les requêtes classiques SQL sont moins efficaces et permettent moins de choses, dans un budget raisonnable. Si de telles fonctionnalités doivent être appliquées à un moteur de recherche envoyant des requêtes SQL classiques, le budget risque vite de grimper. L’outil qu’on a utilisé pour Éducation Santé doit seulement être configuré correctement, pas besoin de ré-écrire du code. Un gain de temps et d’argent, pour une meilleure efficacité en somme !

ES : Qu’en est-il des réseaux sociaux ? Quelles solutions avez-vous choisies pour faire le lien avec le site et pourquoi ?

JL : On a intégré les fonctionnalités les plus répandues : la possibilité de liker la page Facebook de la revue, ou d’en suivre le compte Twitter et le partage ou le tweet d’articles.

Mais on ne s’est pas arrêté là. On a choisi de synchroniser les contenus des différentes plateformes, c’est-à-dire qu’on a synchronisé les actualités publiées sur Facebook et Twitter avec la base de données du site, pour qu’elles s’y affichent automatiquement. Concrètement, tout ce qui est publié sur Facebook est répercuté automatiquement dans la section ‘Actus’ du site en page d’accueil. Pour Twitter, la volonté de l’équipe était de montrer que le compte de la revue était suivi par un nombre important de personnes et que les informations du secteur étaient répercutées, même en dehors de la Belgique. Ainsi, les tweets et retweets concernant Éducation Santé sont également répercutés dans la même section. Cela donne un chouette résultat avec les flux croisés de Facebook et Twitter.

ES : Je sais de source sûre que vous avez également activé différents outils facilitant le travail quotidien des collaborateurs de la revue. Dites-nous en davantage…

JL : J’ai principalement travaillé sur un outil permettant la gestion des abonnés à la revue papier. Celui-ci permet en fait d’avoir une gestion centralisée des abonnés via une base de données liée au site. Un processus de validation via email et de confirmation à plusieurs niveaux a été mis en place afin de garantir l’identité des nouveaux abonnés et de valider les inscriptions de manière simple et rapide (vérification de l’exactitude des données encodées, etc.). Cet outil permet aussi d’exporter facilement la base mise à jour chaque mois pour le routeur. Les membres de l’équipe disposent ainsi d’une seule interface pour gérer les données des abonnés.

Au niveau de la lettre d’information électronique, l’inscription peut aussi se faire via le site. Les données des nouveaux abonnés sont directement injectées dans MailChimpNote bas de page, l’outil utilisé par l’équipe pour la gestion des lettres d’information. Ainsi, pas besoin de développer un nouvel outil à part entière qui aurait la même vocation. Autant combiner le site avec un outil de mailing qui fonctionne bien et qui a fait ses preuves.

Pour la création des lettres d’information, on a mis en place un système d’auto-génération des contenus de celles-ci, sur base des contenus se trouvant sur le site, pour éviter un double encodage. Concrètement, l’administration du site permet, à un endroit bien spécifique, de sélectionner les contenus (articles et actualités) qu’on souhaite voir apparaître dans la lettre d’information. On génère alors celle-ci en un clic à partir du site, dans l’outil de mailingNote bas de page. La lettre d’information est éditable avant envoi si besoin. L’envoi quant à lui se fait donc directement dans MailChimp.

Enfin, comme déjà évoqué, la mise en place d’une synchronisation entre Facebook, Twitter et le site permet que les actualités soient répercutées automatiquement sur le site en ne les encodant qu’à un seul endroit.

Cette intégration multiple permet aux administrateurs du site d’être déchargés de pas mal de tâches ingrates…

Un dialogue permanent pour surmonter les difficultés

ES : Comment s’est passé le travail technique avec les collaborateurs de la revue ?

JL : On a mis en place un outil de reporting. Cet outil était utilisé par l’équipe pour me signaler un problème technique, un objet manquant, une fonctionnalité non opérationnelle, une nouvelle demande, etc. via ce que l’on appelle un ‘ticket’ (une demande écrite décrivant le problème/la demande). Cela permet un suivi précis de part et d’autre. Au total, pratiquement 200 tickets ont été créés et gérés.

ES : Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées pour ce projet ?

JL : D’abord, au niveau du graphisme, on a voulu que le site soit responsiveNote bas de page. Cela a demandé un travail supplémentaire au niveau de la recherche graphique et de la mise en page puisqu’un site visible sur un écran d’ordinateur ne ressemble que peu, au niveau de la disposition des éléments, à un site visible sur une tablette ou un smartphone… Cela nécessitait évidemment aussi un développement technique supplémentaire.

Au niveau technique, le moteur de recherche était un véritable défi pour moi car il s’agit d’une technologie récente. Par ailleurs, c’est une discipline bien à part qui a sa propre nomenclature, ses propres codes, et devient rapidement complexe. La pratiquer demande de bien comprendre ce que signifie faire de l’indexation ! C’est très pointu et cela demande beaucoup de précision.

L’import des articles de l’ancien site vers le nouveau était compliqué également, car lié à une technologie complètement différente de celle que j’utilise. De plus, le modèle de base de données de l’ancien site n’a pas été prévu initialement pour cet import.

C’est toujours très compliqué de récupérer les articles dans leur état initial car il est particulièrement difficile de parvenir à représenter tous les concepts de l’ancien système dans le nouveau. Par exemple, la définition de ce qu’est un ‘auteur’ dans l’ancien système n’est pas forcément la même que dans le nouveau. L’un pourrait l’identifier comme étant un seul champ où l’on met ce que l’on veut (nom et prénom par exemple), alors que l’autre prévoirait plusieurs champs (un pour le nom, un autre pour le prénom). Dans ce cas de figure, il faut trouver un schéma qui permet de diviser la zone unique de l’ancien système (nom, prénom mélangés), en deux zones différentes dans le nouveau (nom et prénom dans deux champs différents). C’est assez complexe. Au-delà de ça, l’import demande parfois de contourner les erreurs ou incohérences des anciennes données pour qu’elles n’apparaissent plus dans la nouvelle base. Plus la base est importante, plus il risque d’y en avoir. Et celle d’Éducation Santé était assez conséquente, plus de 1600 articles au moment de la récupération des données.

L’intégration de Facebook et Twitter telle qu’envisagée était aussi compliquée car il existe des limitations inhérentes à chaque réseau social, on ne peut pas y avoir accès tout le temps. En outre, ces deux réseaux possèdent des interfaces de programmation différentes qui ne permettent d’accéder à leurs données (les actus postées, les tweets, etc.) que d’une manière très singulière. Cela demande un certain effort technique.

J’ai aussi dû assurer la compatibilité avec un certain nombre de browsers (navigateurs internetNote bas de page). Pour Éducation Santé, la demande était raisonnableNote bas de page. Mais lorsque le site doit être supporté sur un grand nombre de navigateurs, y compris des anciens (parfois encore très utilisés dans les administrations par exemple), il faut ajouter toutes sortes d’éléments qui peuvent ralentir le site sur des browsers plus récents. Il arrive souvent aussi que la demande de compatibilité avec d’anciens navigateurs rende certaines fonctionnalités inutilisables, tout simplement parce qu’elles n’existent pas dans les anciennes versions… Il faut alors parfois les abandonner… ou payer très cher le développement de solutions alternatives. Un vrai casse-tête !

Enfin, je dirais que la dernière difficulté que j’ai rencontrée est plus liée aux tentatives de hack (piratage) sur le site une fois en ligne. Quand on est sur le Net, on est évidemment aussi exposé à des robots, utilisés par des hackers, qui tentent de prendre le contrôle du serveur où se trouve le site afin de l’utiliser à d’autres fins… Le site d’Éducation Santé a été l’objet de ce genre de tentatives une quinzaine de fois à peu près entre le mois d’octobre et le mois de décembre de l’année passée. J’ai donc dû mettre des dispositifs en place sur le serveur afin qu’il détecte automatiquement les tentatives d’intrusion et les bloque.

ES : Des perspectives déjà pour les prochaines années de vie du site ?

JL : Oui, certainement. On parle de simplifier quelque peu le moteur de recherche. Il a été construit sur base de la demande initiale, qui correspondait en partie à ce qui était en place sur l’ancien site. Mais les opérateurs logiques mis en place pour les mots-clés (et/ou/non) ne correspondent plus, comme je le craignais, au mode de recherche ‘à la Google’ des internautes… L’équipe a déjà reçu quelques remarques en ce sens.

Quelques changements mineurs de design sont aussi envisagés pour améliorer la compréhension de la structure du site et son ergonomie. On a enfin évoqué, par exemple, la possibilité de voir apparaître, sous chaque article, une liste d’articles connexes pouvant potentiellement intéresser le lecteur, ou la possibilité de gérer la procédure de ré-abonnement via le Web. Je suis certain que l’équipe a encore plein d’idées intéressantes à mettre en place !

Le mois prochain, nous vous expliquerons l’impact du développement et de la gestion du nouveau site sur de travail de l’équipe de la revue.

Lire à ce propos: www.educationsante.be, Henkinbrant J. et Van Audenhaege M., in Éducation Santé 170, juin 2002.

À l’heure actuelle, on dit qu’il convient de changer de site internet tous les 3 à 5 ans maximum. Les facteurs influençant sa durée de vie sont d’ordre interne (internationalisation, fusion, réorganisation des services, changement d’identité graphique, etc. les entreprises évoluent plus vite que par le passé) et/ou externe (évolution des technologies de développement, des équipements, effets de mode, stratégie des concurrents, etc.).

En programmation, un framework (ou ‘cadre de travail’) est un ensemble cohérent d’ ‘outils’ (bibliothèques, logiciels, etc.), et un ensemble de préconisations pour la conception et le développement informatique. Dans ce cas-ci, il s’agit de ce qui constitue la base du site, ses fondations.

CMS ou ‘Content Management System’: logiciel destiné à la conception et à la mise à jour dynamiques de sites web et d’applications multimédias. Un CMS vous permet de créer et d’éditer des contenus sans savoir coder.

Un bug est un défaut de conception d’un programme informatique à l’origine d’un dysfonctionnement. Le dysfonctionnement peut être de plusieurs ordres: erreur de manipulation, virus, mémoire pleine, réseau saturé, non compatibilité, etc.

Le PHP est un langage de programmation.

Le front-end est la partie visible du site, ce que vous voyez quand vous naviguez sur celui-ci en tant que visiteur.

Personnalisation, sur-mesure.

MailChimp est un outil de mailing gratuit en ligne, permettant de concevoir des lettres d’information électroniques professionnelles. Il est très convivial et de plus en plus populaire d’ailleurs.

Son design a été défini auparavant et intégré à MailChimp par le développeur.

C’est-à-dire qu’il s’adapte automatiquement à l’espace disponible sur l’écran, que l’on navigue sur ordinateur, tablette ou smartphone.

Comme Internet Explorer, Mozilla Firefox, Google Chrome, Safari, etc.

Le site de la revue est optimisé pour être consulté avec Internet Explorer 9+, Chrome 31+, Safari 7.0.1+, Firefox 26+ et leurs équivalents mobiles. Nous recommandons à ceux qui utilisent une version antérieure d’Explorer d’installer (gratuitement) Chrome pour un meilleur confort de consultation.

La métamorphose : APES-ULG reloaded

Le 30 Déc 20

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La métamorphose : APES-ULG reloaded

‘… Voyager, n’est-ce pas triompher, se débarrasser des passions enracinées qui sont attachées à notre environnement habituel et avoir ainsi une chance d’en cultiver de nouvelles, ce qui est tout de même bien une espèce de métamorphose.’ Walter Benjamin, Écrits autobiographiques, ‘Espagne 1932

L’APES-ULg ouvre un nouveau site plus beau, plus rapide, plus ergonomique, plus riche en contenu… et surtout beaucoup plus tourné vers les utilisateurs. Dix ans, c’est un âge vénérable pour le site précédent dans cette période d’accélérations technologiques. Pour peu, l’ancien site constituait une couche archéologique ‘du web d’avant’.

Ne soyons pas tartuffe, le nouveau site n’a pas été pensé que pour vous. L’APES-ULg, c’est bientôt 35 ans d’actions, de réflexions, d’évaluations et de recherches au service de la promotion de la santé comme système de valeurs et champ de connaissances à activer. 35 ans, c’est déjà pas mal et c’est aussi une incroyable accumulation de textes et d’outils produits par les membres de l’équipe. La réalisation d’un nouveau site est, pour nous, l’occasion de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur, d’ouvrir les archives et les fichiers, d’en sélectionner les éléments clés. Ce coup d’œil n’est pas nostalgique d’un âge d’or de la promotion de la santé, il était nécessaire pour mieux comprendre ce que nous sommes devenus. Et pourquoi pas, redécouvrir quelques pépites toujours utiles.

L’APES-ULg est à la fois un service d’appui méthodologique et stratégique et une unité de recherche. Cela nous met en tension entre différentes formes de savoirs, ce que certains résument souvent et simplement par «le terrain contre la théorie». Cette double appartenance, nous l’assumons dans notre nouveau site, d’autant plus que l’APES-ULg s’est toujours présentée comme une interface entre les différents savoirs et acteurs.

Le nouveau site présente des onglets orientés vers l’appui et d’autres orientés vers la recherche. Du côté de l’appui, vous trouverez les rubriques enfants et jeunes (en ce compris la promotion de la santé et du bien-être à l’école), la vaccination (la contribution de l’APES-ULg à l’association PROVAC), l’appui aux pratiques et la formation. La rubrique évaluation organise la transition de l’appui vers l’unité de recherche. Elle est à la fois utile aux acteurs de terrain, aux décideurs et aux chercheurs.

Le nouveau site est entièrement conçu selon l’idée du courtage de connaissances, de l’organisation de médiation entre les savoirs et leurs usages pour l’action.

Dans l’onglet d’en-tête de chaque rubrique, nous présentons en quelques mot les cadres de référence qui structurent nos réalisations et positionnent nos orientations de travail. Outre la présentation de notre offre de service et de nos réalisations, nous avons aussi choisi de donner le plus grand accès possible aux productions de l’équipe en matière d’outils, d’articles et de réflexions afin que le site soit l’un des supports du courtage de connaissances. En complément du site, l’équipe ouvre une page Facebook qui lui permet de partager de manière souple et rapide des actualités ou des références.

Le site a été réalisé avec la collaboration du service Communication de l’Université de Liège et d’une étudiante en art.

Un petit guide pour voyager

Insérés dans le texte, de nombreux liens renvoient aux documents pertinents pour l’illustrer (outils, rapports, articles).

Chaque rubrique comprend un onglet outils et un onglet à partager. Les onglets outils regroupent les liens vers des outils directement mobilisables pour l’action, construits par l’APES-ULg ou que nous avons sélectionnés pour vous. Les onglets à partager regroupent des réflexions, des références que nous jugeons enrichissantes à un moment donné.

Le site dispose d’un menu sur son côté droit: réalisations, actualités, publications, agenda, contact. Ce menu vous donne accès aux éléments relatifs à la rubrique dans laquelle vous vous trouvez.

Une liste d’événements vous signale les activités prévues par l’APES-ULg. En cliquant sur une activité, vous aurez accès aux détails complémentaires et à un agenda global. Si vous cherchez quelque chose de précis, vous pourrez utiliser la zone de recherche au-dessus de la liste.

Nous espérons que ce site métamorphosé sera tout autant le vôtre. Nous vous invitons à y voyager en mémoire et actualité à cette adresse www.apes.be.

L’APES-ULg change de logo. Le nouveau logo inscrit l’appui en promotion de la santé dans un cercle ouvert.

Le cercle ouvert visualise le positionnement de l’APES-ULg comme interface, comme espace de courtage des connaissances. Il s’agit d’un lieu pour la promotion de la santé ouvert à l’ensemble des acteurs, des secteurs et des disciplines qui tissent la santé tout au long de la vie.

La télé, un membre de la famille à surveiller

Le 30 Déc 20

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Contexte

‘Surveillez la télé’ est une nouvelle campagne audiovisuelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles diffusée depuis le 3 février 2014 en télé et en radio, dans le cadre de la politique de protection des mineurs contre les contenus audiovisuels susceptibles de nuire à leur épanouissement physique, mental ou moral.

A l’heure des services non linéaires, où le téléspectateur peut décider le moment et la programmation de sa consommation télé, il est important de rappeler que les jeunes – et particulièrement les enfants de moins de trois ans – doivent être protégés des contenus inadaptés à la télévision.

Que cela soit par des scènes de violence ou de sexe, le petit écran est susceptible de nuire à la santé et au bien-être des mineurs. Pour les protéger, des outils de protection sont à la disposition des parents : les signes d’avertissement (-10, -12, -16 et -18) et le code parental.

Quelques chiffres

La télévision résiste bien aux autres modes de consommation de médias et son audience continue de progresser.
Selon le Centre d’information sur les médias (CIM), la télévision touche près de trois quart de la population et sa durée de consommation moyenne atteint 224 minutes par jour (305 minutes par téléspectateur actif). C’est principalement à la maison (95% de la consommation) et en soirée que le Belge passe le plus de temps devant son téléviseur, le plus souvent (dans 63% des cas) en famille ou avec des amis. Par ailleurs, le nombre de chaînes ne cesse d’augmenter : 40 chaînes TV ciblent spécifiquement le public belge francophone.

Quasi tous les jeunes ont un téléviseur à la maison (99%) rapporte le CRIOC (1). Et 4 à 6 enfants sur 10 en possèdent un dans leur chambre. Presque trois quarts des jeunes ne se voient pas imposer de règles relatives à l’utilisation de la télévision par leurs parents. Ces règles concernent le plus souvent la durée d’exposition au petit écran et moins le choix du programme.

Selon une étude de Médiamétrie (2), grâce aux différentes plateformes mises à leur disposition, les enfants n’ont jamais autant consommé de contenus TV. Au premier semestre 2013, les enfants en Europe consommaient en moyenne 2h14 par jour. Parmi les nombreux programmes jeunesse proposés, l’animation reste le genre préféré des enfants.

La télévision sur tous les écrans

Le bilan TV du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) pour l’année 2013 souligne une nouvelle tendance observée chez près de 15% des Belges francophones : nous regardons de plus en plus la télévision sur de nouveaux écrans (tablettes, ordinateurs, smartphones…), alternatives au téléviseur classique.

Ce mode de consommation touche un public important, en particulier les plus jeunes. Actuellement, il reste néanmoins marginal, pas plus d’1% de la consommation TV totale.

Ces nouveaux écrans et les nouvelles plateformes numériques interactives (sur Internet ou via décodeur) offrent en outre de plus en plus de possibilités de ‘délinéariser’ la consommation télévisuelle.

Le danger pour le mineur de pouvoir accéder à du contenu non adapté à son âge est donc de plus en plus présent. Les parents ont un rôle essentiel à jouer dans l’éducation des enfants face aux contenus télévisuels.

La campagne

La campagne se décline en un spot télé (30 secondes), trois spots radios (30 secondes) et un site Internet ‘https://www.surveillezlatele.be’. Elle sera diffusée en plusieurs vagues de deux semaines tout au long de cette année.
Une famille apparemment parfaite prend son petit-déjeuner. Elle est rejointe au fur et à mesure par des personnages incongrus – à caractère érotique, guerrier ou horrifiant – personnifiant les programmes télévisuels susceptibles de heurter la sensibilité des enfants.

On observe l’absence de réaction des parents, comme souvent face aux programmes diffusés par la télévision… (3)
Elle a été conçue et réalisée par l’agence VO Communication, sous la supervision du Service Général de l’Audiovisuel et des Multimédias de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Objectifs

Le but de la campagne est de sensibiliser le grand public – et en particulier les parents – à l’importance d’utiliser les dispositifs de protection des mineurs contre les programmes inadaptés. Elle vise un objectif de santé, qui est de protéger les mineurs à l’égard de contenus audiovisuels qui pourraient porter préjudice à leur épanouissement physique, mental ou moral. Et un objectif éducatif, qui est de sensibiliser les parents à l’importance du respect de la signalétique et du code parental, en leur faisant prendre conscience que leur rôle est essentiel pour protéger correctement leurs enfants.

Elle vise également à rappeler l’existence d’outils de protection tels que les signes d’avertissement (-10, -12, -16 et -18) et le code parental.

Un autre message essentiel qui est adressé aux parents est celui de ne pas divulguer le code parental à leurs enfants, ni même le code d’achat qui peut faire office de code parental.

La campagne ‘Surveillez la télé’ conseille également d’éviter de mettre les enfants de moins de trois ans devant la télévision, celle-ci pouvant freiner leur développement, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux (4).

Les outils de protection

Les signes d’avertissement

La signalétique est un garde-fou et un appel à la responsabilisation des différents intervenants (télévision, entourage familial et éducatif de l’enfant, CSA…) pour assurer la protection des mineurs contre des programmes audiovisuels susceptibles de nuire à leur épanouissement.

Pour garantir son efficacité, la signalétique doit être relayée par les adultes, par exemple en étant attentif au choix de heures auxquelles les mineurs regardent la télévision, aux avertissements des animateurs ou des présentateurs, et à l’utilisation active du code parental.

Ce classement des programmes en catégories s’accompagne de limitations horaires lorsqu’ils sont diffusés en mode linéaire (télévision traditionnelle).

Le signe ‘- 10’ indique que le programme est déconseillé aux moins de 10 ans. Il identifie donc les programmes qui comportent certaines scènes pouvant perturber un enfant de moins de 10 ans, comme par exemple une bagarre ou un meurtre dans un film.

Le signe ‘-12’ indique que le programme est déconseillé aux moins de 12 ans. Il identifie notamment les programmes dont le scénario recourt de façon répétée à la violence physique ou psychologique. Ces programmes sont interdits de diffusion entre 6 heures et 20 heures, sauf la veille de chaque jour de congé de congé scolaire où la diffusion est interdite entre 6 h et 22 h.

Le signe ‘-16’ indique que le programme est déconseillé aux moins de 16 ans. Il identifie les programmes à caractère érotique ou de grande violence. Ces programmes sont interdits de diffusion entre 6 heures et 22 heures.

Le signe ‘-18’ indique que le programme est déconseillé aux moins de 18 ans. Il identifie les programmes à caractère pornographique ou de très grande violence (violence très réaliste notamment). Ces programmes ne peuvent être diffusés qu’entre minuit et 5 heures, en mode crypté.

Ces limitations horaires ne sont pas d’application sur les services diffusés de manière non linéaire (programmes audiovisuels à la demande) ou sur les services linéaires si un dispositif technique permet de conditionner l’accès aux programmes à l’introduction d’un code parental.

Le code parental

Grâce aux décodeurs numériques, il est maintenant possible d’empêcher le visionnement de certains programmes en conditionnant leur accès à l’introduction d’un code secret (code parental). La réglementation exige ainsi que tous les décodeurs mis à disposition du public par les distributeurs de services de télévision (Voo, Belgacom, BeTV, Numéricable, Telenet, etc.) disposent d’un système de protection des mineurs par code d’accès.

Certains décodeurs permettent de paramétrer le système de protection des mineurs. Il est ainsi possible, par exemple, de lever le niveau de protection sur tous les films identifiés par le signe -12, si l’on n’a pas d’enfant de moins de 12 ans. En principe, la configuration par défaut du décodeur bloque tous les programmes identifiés par un -12, -16 et -18 dans le catalogue et le guide électronique des programmes.

Recommandations

Voici les trois messages principaux que la Fédération Wallonie-Bruxelles souhaite communiquer aux parents et tuteurs d’enfants, via la campagne ‘La télé. Un membre de la famille à surveiller’ :
‘La télévision peut, dans certains cas, représenter un risque pour vos enfants. Protégez-les.’
‘Utilisez pour ce faire les outils de protection mis à votre disposition tels que la signalétique et le code parental.’
‘Ne communiquez pas votre code parental et votre code d’achat à vos enfants. Ces codes les protègent contre des contenus qui peuvent leur être préjudiciables.’

Accompagner

Interdire complètement la télévision n’est pas une solution réaliste vu le mode de vie actuel de la plupart des familles.
La Fédération Wallonie-Bruxelles invite les parents/tuteurs, responsables de la consommation de la télévision des mineurs dont ils ont la garde, à instaurer un climat de dialogue. Après avoir vu un contenu télévisé, il est en effet important de laisser l’enfant s’exprimer.

Dans cet espace de communication qui doit être serein et ouvert, le mineur pourra raconter ce qu’il a vu ou poser d’éventuelles questions. Cela limitera l’impact négatif que peuvent avoir ces contenus chez ce public en pleine croissance.

(1) ‘Les jeunes et les médias’, CRIOC, novembre 2011.
(2) ‘Kids TV Report’, Médiamétrie et Eurodata TV Worldwide, septembre 2013.
(3) Visuellement, la campagne semble inspirée de la communication de BNP Paribas Fortis en tant que ‘partenaire actif du cinéma belge’ (ndlr)
(4) Plus d’infos sur le site de Yapaka : https://www.yapaka.be/livre/les-dangers-de-la-tele-pour-les-bebes

Images mentales: clap! Sixième

Le 30 Déc 20

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L’asbl Psymages, quinze ans cette année, proposait en février dernier la 6e édition de son festival ‘Images mentales’ à l’Espace Delvaux du Centre culturel de Watermael-Boitsfort.

Deux journées et deux soirées d’images autour de la santé mentale, de l’étrangeté, de la folie, de la psychiatrie: des métrages courts et longs, des documentaires, des reportages, des films d’ateliers vidéo et des fictions. Avec un public de plus en plus nombreux pour une programmation de grande qualité. Et avec toujours le même enjeu : nous sensibiliser à l’idée que cette personne qui a un problème mental, elle n’est pas si loin de moi. Elle vit, pense, aime, crée, joue, rit, pleure, regarde, communique. Elle peut même me toucher au coeur.
Petit florilège.

Longs et beaux

Lame de fond (57′, 2013), de Perrine Michel, s’ouvre sur une sorte de berceuse, une comptine un peu inquiétante. La vente d’une grande maison de famille, en pleine campagne, déclenche des souvenirs d’enfance qui, progressivement, se teintent d’ambiguïté : cette ancienne ferme est un lieu austère mais où l’on se sentait bien; elle accueillait tout un chacun dans une sorte de communauté post-soixante-huitarde, mêlant féminisme et amours libres… D’où une incertitude, chez la narratrice, quant à sa filiation. Ainsi qu’une puberté difficile et, plus profondément, une identité de femme incertaine elle aussi (suis-je une poupée Barbie ?). Les prises de vue en extérieur – arbres, branches, feuilles, écorces – alternent avec des images fixes – y figurent les seuls visages visibles – qui semblent extraites d’un album de famille. La voix off de la narratrice se surexpose à celles de son frère et de sa soeur. Les images construisent des oppositions : ombre/lumière, ouverture/fermeture. La souffrance en sourdine se fait soudain jour avec la confidence de violences sexuelles voire d’inceste. Le spectateur croit avoir compris mais il s’aperçoit bien vite que ce qu’il entend est aussi de l’ordre du délire. La narratrice, dans le métro, se sent suivie, espionnée par le pouvoir en place ou l’extrême-droite, fait un lien explicite entre politique et folie (1). Elle s’exclame «Je ne sais plus ce qui est vrai et ce qui est faux», confirmant le spectateur dans son propre trouble. Les images deviennent surréalistes (collages, montages, animation). Pourtant ce n’est pas éclaté, tout est maîtrisé, amenant le spectateur à se demander quelles sont les parts de l’imaginaire, de l’autobiographie et de la fiction. Un beau film qui brouille les limites.

Tout autre forme avec La Chasse au Snark (100′, 2013), reportage dans un centre louviérois qui, depuis quarante ans, accueille en semaine une trentaine de mineurs ‘inadaptés au système scolaire’. Traduction : ces jeunes se trimballent généralement de sacrées casseroles, des histoires familiales chaotiques, violentes. François-Xavier Drouet nous les montre mais aussi leurs éducateurs. On a le temps de s’attacher à tous.
D’abord les adultes – c’est ainsi qu’ils s’auto-nomment -, au Snark. Des paroles et des regards, du coeur et de la rigueur. Ils disent «l’affectif» parce que la pudeur les empêche de dire «affection». Ils ne la ramènent pas mais tiennent bon. Ils interrogent la tentation de ces ados de foutre les choses en l’air, d’exploser le lieu où «ça va bien» alors qu’ils ne touchent rien là où «ça ne va pas» – et sollicitent leur envie de construire, de moins souffrir. Pas d’angélisme. Ensuite les jeunes, dont les mots conjuguent parfois drôlerie et justesse : «Celui qui ne pète jamais un câble, il est fou» (Sullivan), «c’est trop dangereux la vie» (Hamza), «ici, sans insultes, y a pas de dialogue» (Angèle). Ou tristesse et sincérité : «J’ai quand même une vie de merde» (Luis, laissant enfin tomber le masque), «chez moi, c’est pas chez moi» : Angèle encore, 14 ans, toujours dans l’opposition, toujours boutonnée jusqu’au cou. Un éducateur lui parle de «Celle que tu caches bien tout au fond» … Angèle dont la silhouette s’éloigne à la fin du film, Pierrot androgyne, Paulette Godard sans Charlie Chaplin. Au fait, font-ils la chasse au Snark ? Ils iraient plutôt à la pêche. La main est ferme. Mais ça mord souvent, faut mettre des gants.

Mardi soir, très bonne surprise avec Harvey, comédie de Henry Coster (104’, 1950) adaptée d’une pièce de Broadway datant de 1942. James Stewart y joue le rôle d’Elwood P. Dowd, alcoolique mondain mais surtout excentrique halluciné, qui contrevient aux codes de la bonne société. Sa soeur s’inquiète ! Entrée en scène de psychiatres mâtinés de psychanalyse mais toujours prompts à sortir la seringue contenant le médicament salvateur. En contrepoint : un chauffeur de taxi qui a, lui, les yeux ouverts et les pieds sur terre. Jimmy Stewart entre ses rôles de naïf sympathique et sincère chez Capra à la charnière des années 1930-40 (2) et ses personnages plus durs ou ambigus de la décennie 1950 (3).
Ah oui : Harvey est un grand lapin blanc (1 m 91) qu’Elwood est seul à voir et avec qui il parle. Tiens, tiens. Le lapin blanc d’Alice et le Snark que l’on chasse dans certain poème surréaliste sont de la même main… Celle de Lewis Carroll. Vous avez dit bizarre ? Comme c’est étrange.

Courts mais bons

Mercredi est le jour des courts métrages : réalisations collectives (films d’ateliers) ou individuelles (souvent par des personnes ayant fréquenté une institution). Petit choix personnel.

Space School (La Petite Maison, 8’,2013) met en scène une ‘école spéciale d’enseignement spatial’ qui se livre à une entreprise de décervelage électronique. Deux élèves résistent ! S’ensuit une course-poursuite dans un univers de science-fiction, effets spéciaux compris. Happy end avec commentaire de la surveillante : «Ceux-là, ils ne feront jamais comme les autres» … Dans la réalité, on est dans l’enseignement spécialisé, avec une population proche de celle du Snark. Ici, les élèves, même s’ils sont coscénaristes et acteurs, travaillent sous contrainte. L’absentéisme est élevé et le contexte violent, avec beaucoup de passages à l’acte. L’implication des adultes est d’autant plus importante : le vidéaste, dira Pierre Jadot , doit lui aussi «mouiller sa chemise» devant la caméra.

Handicap, toi-même (À chacun son cinéma / Le Potelier des Pilifs, 23’, 2013) donne d’abord le micro à des adultes handicapés qui le tendent à tout un chacun dans la rue : c’est quoi, pour vous, le handicap ? Des réponses intéressantes, on est loin du micro-trottoir vite-fait-mal-fait. Le propos du film est clairement de démystifier le handicap, il s’attarde – de façon didactique mais légère (et utile) – sur l’étymologie du mot, et débusque ce qui sous-tend l’exclusion des personnes handicapées : «Je rejette ce que je ne veux pas voir en moi, cette part de différence, d’anormalité, d’irrationalité supposée». L’intention très évidente des promoteurs est heureusement contrebalancée par le professionnalisme, l’humour et une recherche formelle sans excès (mélange de collages, d’images retravaillées, d’interviews). Le film, visible sur Youtube, se double d’une valisette pédagogique (https://www.handicaptoimeme.be). Avis aux animateurs/trices !

Ma peau aime (11’, 2013) repose formellement sur un travail de peinture sur vitre photographié puis mis en mouvement. Le point de départ est double : un groupe de parole au Centre Sésame, sur la vie affective et sexuelle de personnes handicapées, et l’envie d’une animatrice de faire un film avec Alice Moens , de l’Atelier Graphoui. Les thèmes : l’intimité, le désir, le corps, la peau, la sexualité. Le film se construit en cinq jours au départ de cette phrase : «Le sourire de la grenouille ne part pas en vapeur» (sic)… Bon. Et ensuite ? L’équipe de tournage n’est pas démontée par la question : «On va là où on ne croyait pas aller et, à partir de là, on poursuit la démarche jour après jour»… Nous, on est épatés par le résultat.

Klönne Morpheus (6’, 2013) est un autre film d’animation. Participant à un atelier ‘terre cuite’ de l’Equipe, Agnès Simon construit à partir d’un reste de terre un personnage qui lui donne envie de poursuivre l’expérience. Surgissent d’autres bustes (qui peuvent faire penser aux pièces du jeu d’échecs) qu’elle appelle «mes petites têtes», puis des cubes qui évoquent le jeu de dés et qu’elle nomme «dé-braillés» (poinçonnés comme pour l’écriture Braille). Le film démarre sur la voix off d’une sorte de démiurge perpétuellement hilare et se poursuit sur une musique de kermesse, des cris, des feux d’artifice. Il en ressort une impression de drôlerie loufoque et de liberté. L’auteure dira : «Soit on rentre dans un délire, soit on s’offre un petit espace pour délirer» . Une bonne chute, non ?

(1) Ce qui nous fait penser au court métrage Mon délire , de René Paquot (1973), présenté lors de la 4e édition du même festival en 2012… Et ce fantasme n’est pas si dingue lorsqu’on pense à l’espionnage tous azimuts de la National Security Agency étatsunienne via les nouvelles technologies!
(2) You can’t take it with you, Mr. Smith goes to Washington et It’s a wonderful life.
(3) Notamment les quatre thrillers pour Hitchcock (dont Fenêtre sur cour et Vertigo ) et cinq westerns pour Anthony Mann, où le thème de la vengeance est omniprésent et qui méritent d’être (re)découverts.

ImagéSanté, un festival pour promouvoir la formation et l’information en matière de santé

Le 30 Déc 20

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Une marraine charismatique, 125 films en compétition, 35 opérations chirurgicales en direct, 110 ateliers pédagogiques ayant réuni près de 4000 élèves, plus de 2000 personnes présentes aux 6 soirées thématiques, 30 000 connexions sur la Web TV du salon, plus de 10.000 participants à l’ensemble des activités aux Amphis de Médecine du CHU de Liège et sur les divers lieux décentralisés du festival: ImagéSanté , au fil de ses éditions, maintient le cap. Un festival de plus en plus prestigieux et dont le rayonnement grandit à l’international. Éducation Santé en était et vous fait partager cette intéressante et agréable expérience.

17 mars

La soirée inaugurale a commencé par différentes tables rondes. Au rendez-vous : un intéressant panel de personnalités liégeoises issues du monde politique, du CHU ou de l’ULg, partenaires de l’événement, le tout animé et commenté par Philippe Reynaerts et Maureen Louys (RTBF).

L’asbl Enjeu, organisatrice de l’événement depuis plusieurs années, avait mis les petits plats dans les grands à l’occasion de cette 20e édition en nous proposant comme marraine la toujours aussi ravissante Emmanuelle Béart, qui a profité de l’occasion pour nous confier son attachement à la Belgique, et plus particulièrement au festival et au secteur du film documentaire. C’est tantôt avec humour tantôt avec pudeur qu’elle a présenté à l’assemblée deux de ses récents films (projetés aux Grignoux pour l’occasion) : ‘Les yeux jaunes des crocodiles’ où elle campe le rôle d’Iris, jolie blonde sophistiquée et mondaine, mariée à un riche avocat et menant une vie futile, que tout oppose à sa sœur Joséphine (Julie Depardieu), rouquine, historienne spécialiste du Moyen-Âge, dont la vie va pourtant lier les destins; ‘Ma compagne de nuit’, un film intimiste qui n’a pas été distribué en Belgique, dont elle dira qu’il a «changé son regard sur la fin de vie». Elle y interprète le rôle de Julia, jeune architecte atteinte d’un cancer généralisé, qui a choisi de mourir chez elle, accompagnée par une autre femme, son aide-ménagère, Marine (Hafsia Herzi).

La soirée d’ouverture s’est poursuivie par la projection en avant-première du film ‘Her’ (Spike Jonze, 2014), dans lequel un homme récemment séparé (Joaquin Phoenix) tombe amoureux d’un système d’exploitation doté d’une intelligence artificielle et nommé Samantha (porté par la voix suave de Scarlett Johansson). Entre sentiments virtuels (ou plutôt bien réels) et humour, il apprend vite qu’à l’époque où, grâce aux progrès technologiques, tout devient possible, tout le monde n’est pas prêt à accepter la nouvelle relation dans laquelle il se jette corps et âme, nous bouleversant par l’intensité et la sincérité de ses émotions. Lorsque Samantha lui apprend qu’elle a 8752 autres ‘amants’ de par le monde, la vie virtuelle qu’il s’était créée et dans laquelle il s’était enfermé, s’effondre. Sa chute est plus douloureuse encore lorsqu’il apprend que sa bien-aimée doit être ‘reprogrammée’.

Du 18 au 21 mars

Les différents jurys du festival (10 au total, composés de spécialistes internationaux et d’acteurs locaux du monde de la santé) ont visionné les 125 films en compétition pendant 4 jours, dans 7 salles en parallèle. Éducation Santé a participé au jury Sexualité & Santé. Sa collaboratrice a pu visionner 15 films abordant des sujets aussi diversifiés qu’originaux, allant de la classique mais bien actuelle question de la sexualité des personnes handicapées, au phénomène moins connu de l’intersexualité, en passant par les grossesses après la ménopause ou encore la difficile problématique de l’excision dans les pays du Sud.

Le travail de la cinquantaine de jurés a permis de produire un palmarès très riche (disponible sur le site https://www.imagesante.be). Le Grand Prix a été attribué à une production allemande ‘Ne m’oublie pas’, un film aux personnages attachants, traitant de la maladie d’Alzheimer et du souhait de prolonger les souvenirs le plus longtemps possible, au sein d’une famille qui se retrouve.

Le Prix du Public, attribué par les spectateurs du festival lors des projections, a été remis au ‘Cerveau d’Hugo’, qui traite avec émotion (et avec la voix de Sophie Marceau) de la question de l’autisme. Être né avec un cerveau autiste au pays des ‘neurotypiques’ est une épreuve et un combat de chaque jour pour Hugo… Quant au Prix des Mutualités, c’est le film ‘Le ventre, notre deuxième cerveau’ qui l’a emporté. On y apprend qu’il y a quelques années, les scientifiques ont découvert en nous l’existence d’un deuxième cerveau, notre ventre. Celui-ci contient en effet deux cents millions de neurones qui veillent à notre digestion et échangent des informations avec notre ‘tête’. Les chercheurs commencent à peine à décrypter cette conversation secrète et cela suscite d’immenses espoirs thérapeutiques, notamment pour le traitement des maladies neurodégénératives, comme Parkinson, qui pourraient trouver leur origine… dans notre ventre.

Le 21 mars, à l’initiative du Centre liégeois de promotion de la santé, le festival proposait, pour son avant-dernier jour, une ‘foire aux outils pédagogiques’, lors de laquelle le stand d’Éducation Santé été dévalisé en quelques heures à peine. Pas étonnant quand on sait que le festival accueillait ce jour-là pas moins de 1400 jeunes étudiants et leurs professeurs afin de leur proposer diverses animations sur des thèmes tels que l’alimentation, la relation entre santé mentale et normes sociales, les inégalités face aux attitudes environnementales, etc.

22 mars

La soirée de clôture de l’événement s’est déroulée dans le cadre prestigieux du Cercle de Wallonie à Seraing, où 300 personnes étaient attendues pour un repas de gala et une sélection d’extraits des films primés tout aussi délicieuse. Emmanuelle Béart, toujours au rendez-vous, y a déclaré ne plus vouloir participer en tant que marraine, mais plutôt en tant que membre d’un jury, afin de pouvoir découvrir la nouvelle sélection de films qui sera proposée en 2016.

En attendant 2016, ImagéSanté proposera bientôt une soirée ‘best of’ lors de laquelle seront projetés les films primés au festival. Ensuite, un ciné-club ImagéSanté sera organisé avec Les Grignoux , qui proposeront tous les deux mois, dans la région liégeoise, la projection d’un long métrage, suivie d’un débat avec des professionnels de la santé.
On peut dire que le festival fut une jolie réussite. Preuve en est, la couverture presse impressionnante dont il a pu bénéficier cette année: une capsule dans l’émission OPositif (RTBF/La Première), la une de La Libre Belgique , une pleine page dans Le Soir … Il était difficile de passer à côté… «Pas étonnant avec une telle marraine» , nous a d’ailleurs confié à ce sujet le Prof Philippe Kolh , heureux président du festival.

Ce succès fut possible notamment grâce au professionnalisme, à la disponibilité et la proactivité des membres de l’équipe d’ Enjeu , aux petits soins pour sa marraine, ses jurys et ses participants. ImagéSanté fut une belle occasion de découvrir des reportages étonnants, de retrouver des collègues, de faire de nouvelles rencontres et tout simplement… de passer un bon moment d’apprentissage et de détente.

Éducation Santé et le Web 2.0 : bilan d’une année de présence sur les réseaux sociaux

Le 30 Déc 20

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Début septembre 2012, après quelques semaines de rodage pendant les vacances, Éducation Santé se lançait sur Facebook et Twitter. Un mois plus tard, la page comptait déjà 111 fans et le compte, 97 followers . Aujourd’hui, un peu plus d’un an après, ce sont 480 personnes qui suivent les actualités du secteur sur notre page et 650 tweetos (1) qui sont abonnés à notre compte, soit 40 à 50 nouveaux adhérents par mois. Des résultats plutôt encourageants…

Des profils variés… ou pas tant que ça…

Parmi nos 470 likers sur Facebook, 72% de femmes, un chiffre qui reflète assez bien la répartition des genres dans le secteur de la promotion de la santé. 20% sont âgés de 18 à 24 ans, 36% de 25 à 34 ans et 40% ont plus de 35 ans; la plupart vivent en Belgique. Comme pour la revue papier, on compte davantage de Wallons que de Bruxellois. Viennent ensuite quelques Français et Nord-Africains.

Nous avions pour ambition avec cette page de favoriser un réseautage national, voire international, des différents acteurs de la promotion de la santé et de toucher un nouveau public, plus large, en quelques clics. Cet objectif est atteint car notre page compte un grand nombre d’acteurs plus ou moins proches du secteur (documentalistes, acteurs de terrain, direction d’associations, infirmières…). Et l’international n’est pas en reste puisque pour notre compte Twitter, la majorité de nos followers sont des acteurs de la santé français. Ceux-ci nous suivent mais nous retweetent aussi ! Parmi eux, des acteurs du monde associatif, des médecins, des psychologues, des journalistes santé, des associations d’étudiants, des acteurs de formation ou des pédagogues par exemple.

La manière dont nous avons ‘recruté’ nos likers (mail aux travailleurs du secteur, annonce dans la revue et newsletter, échange de like entre pages…) et nos followers (retweets, #FF, abonnements…) et le fait de publier régulièrement des actualités diversifiées ne sont sans doute pas étrangers à ce petit succès. Nous avons pu constater que la page Facebook et le compte Twitter vivaient moins et engrangeaient moins de likers et de followers dès que diminuait la fréquence de publication.

Petit lexique de Facebook et Twitter

Facebook

(Fan) page : page spécifique créée dans le but de promouvoir quelque chose (une marque, un produit, un artiste…), à laquelle les personnes ayant un profil sur Facebook peuvent choisir d’adhérer.

Liker : personne adhérant à une (fan) page.

Journal : espace dédié à chaque utilisateur sur Facebook, regroupant toutes ses actions et publications. Vous pouvez autoriser vos likers à publier sur le journal de votre (fan) page.

Statut : message (généralement bref) que l’on publie sur sa (fan) page (ou son profil). S’exprimer sur Facebook se fait notamment via le statut. Ainsi, vous pouvez publier du texte, des liens, des photos, des vidéos… Chaque nouveau statut apparaîtra sur votre journal, et bien entendu, dans le fil d’actualités de vos likers.

Like : sous chaque publication, l’internaute a la possibilité de signifier qu’il en aime le contenu (c’est le désormais célèbre pouce levé). Cela permet de mesurer la popularité de la publication en question.

Commentaire : sous chaque publication, l’internaute a la possibilité, si cela a été autorisé par l’administrateur, de commenter la publication, d’émettre son avis, de poser une question… Ces commentaires sont visibles par tous, à moins que l’administrateur en ait décidé autrement.

Partage : sous chaque publication, il est possible de la partager. Cette fonctionnalité permet de republier le statut d’un ami, d’une (fan) page, pour le répercuter auprès de ses propres amis.

Twitter

Tweeto(s) : utilisateur(s) de Twitter.

Follower : utilisateur de Twitter abonné à votre compte, en français ‘suiveur’.

Tweet/tweeter : publication de maximum 140 caractères, publiée sur votre compte Twitter. Ce message est potentiellement visible par tous (par recherche par mots-clés par exemple). Il n’y a que les personnes qui sont abonnées à votre compte (vos followers ) qui recevront une notification sur leur compte, pour les avertir que vous avez publié quelque chose. Cela leur permet de suivre vos publications.

Retweet/retweeter (RT) : le retweet repose sur le principe du transfert de courriels. Le but est de faire suivre, partager avec tous ses contacts ( followers ), la publication de quelqu’un d’autre. Par exemple: «RT@pipsa_be: publication de Pipsa» signifie que je retweete cette publication de Pipsa pour la répercuter auprès de mes followers . Je lui donne ainsi plus de visibilité.

Mention (@) : attribut permettant de mentionner les autres utilisateurs (de les citer ou de leur adresser un message). Par exemple: «@pipsa_be: Merci de nous avoir retweeté!».

Hashtag (#) : marqueur couramment utilisé sur Internet, permettant de marquer un contenu avec un mot-clé. Il permet d’identifier la thématique d’un message. Par exemple, je tweeterai ‘Campagne de lutte contre l’#obésité sur www.mc.be. #adolescence #surpoids’. Les hashtags permettent notamment de trouver un contenu sur Twitter.
#FF (Follow Friday) : hashtag spécifique permettant, tous les vendredis, de mettre en évidence les personnes/comptes que l’on souhaite promouvoir. C’est une manière de les présenter à vos propres followers , ou de leur rendre hommage. Par exemple, nous devrions plus souvent mentionner les vendredis: «#FF @pipsa_be»…

Par ailleurs, il est à noter qu’en matière de recrutement, hormis pour le lancement, nous avons pris le pli de ne pas importuner nos likers à coups de messages privés (2), pouvant être ressentis comme invasifs. Ceux qui le souhaitent peuvent s’abonner à notre newsletter, mais nous les harcelons pas pour qu’ils le fassent.

Des objectifs ambitieux

L’un des objectifs que nous poursuivions avec cette page était de faire partie des premiers dans le secteur à se lancer et de devenir un nœud de réseautage des acteurs. C’est chose faite puisque notre page compte un grand nombre de partenaires et de noms bien connus en promotion de la santé en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Elle fait partie des rares pages du secteur dont le nombre de likers augmente chaque mois, pour le moment. Par ailleurs, nous avons déjà été contactés par plusieurs de nos collègues, intéressés de savoir comment nous gérions notre présence sur les réseaux sociaux, afin de se lancer eux-mêmes. Un bel encouragement donc.

Nous souhaitions aussi offrir un point de contact supplémentaire pour s’abonner à la revue. Nous n’avons pas encore beaucoup travaillé à cela. Gageons que ce sera davantage le cas lorsque nous pourrons, dans quelques mois si tout va bien, renvoyer les internautes vers un nouveau formulaire d’abonnement en ligne… sur un tout nouveau site ! Nous ne manquerons pas non plus de mettre plus en évidence notre newsletter, tout récemment relookée.

Nous voulions aussi profiter des réseaux sociaux pour diffuser largement des informations, initiatives et campagnes, profitant ainsi de la puissance du marketing viral, pour une fois au service d’une ‘juste cause’.

Les types de contenus que nous publions sont majoritairement des mises en avant d’initiatives (locales, communautaires, nationales…), d’événements ponctuels (formations, journées portes ouvertes…) ou des communiqués de presse (mutualités, Centre fédéral d’expertise des soins de santé…). Nous publions aussi parfois des photos d’événements ou des articles inédits, non publiés dans la revue papier. Sans oublier, bien sûr, l’annonce de la parution de chaque nouveau numéro et la mise en évidence de l’article phare du mois.

En cela, nous contribuons à visibiliser et promouvoir les actions des acteurs de la promotion de la santé. Ainsi, nous avons mis en avant environ 400 actions cette année via Facebook et tweeté 700 fois (3). Un pareil volume d’informations diffusées était tout simplement impossible du temps de la seule revue ‘papier’ !

Sur Facebook, si la portée des informations que nous publions est globalement bonne (une centaine de personnes par mois voient nos actualités et le même nombre clique pour en savoir plus), dès qu’il s’agit de se positionner ou de s’engager (aimer l’information, la partager ou la commenter), on retombe à une moyenne de 1 à 2 par mois seulement! Il en faudra donc plus pour faire bouger nos likers. Ces résultats ne sont pas pour autant insuffisants: d’après le Baromètre Agora Pulse (4), qui évalue les résultats moyens des pages Facebook en en analysant plus de 1200 comptant le même nombre de likers , la portée moyenne d’une page sur ses fans est de 22,9% alors que celle de la page d’Éducation Santé est un peu supérieure (24,2%).

Au niveau du taux de clics sur les publications, la moyenne se situe à 3,9%, notre page en est à 1,9%. L’engagement moyen (nombre de personnes ayant aimé, partagé, commenté ou cliqué sur une publication) est de 8%. Pour la page de la revue, nous ne sommes qu’à 4% de taux d’engagement. Nos likers seraient-ils donc un peu timides ?

Parmi les contenus qui plaisent, ce sont les statuts que nous publions (petites phrases courtes présentant très brièvement une information) qui rencontrent le plus de succès et ensuite les liens vers d’autres sites. Par contre, lorsqu’il s’agit de cliquer sur une publication, ce sont les photos (d’événements par exemple) qui remportent la palme.

Pas vraiment surprenant s’agissant de Facebook ! La publication ayant rencontré le plus de succès est ainsi le texte d’hommage de Chantal Leva à Roger Lonfils à l’occasion de sa retraite, qui a remporté pas moins de 21 mentions j’aime. Bravo Roger ! Quant à la publication la plus cliquée, il s’agit des photos de l’événement du 29 octobre dernier, co-organisé par Éducation Santé, le FARES et Question Santé, ‘Un peu d’animation, cela fait du bien !’, qui a accueilli à Bruxelles Alain Douiller pour la présentation de son livre ‘25 techniques d’animation en promotion de la santé’ (5). Preuve que nos collègues aiment recevoir des informations au plus proche d’eux.

Pour Twitter, Éducation Santé a son petit succès puisque son compte a été mentionné 123 fois depuis son lancement, et ses tweets ont été répercutés 199 fois. Nos tweets ont aussi été placés en favoris 39 fois. Les organismes nous mentionnant le plus sont nos collègues de Pipsa (@pipsa_be, merci à eux !), le Centre de documentation du Pôle Promotion de la Santé de la Sauvegarde du Nord en France (@InfodocPPS) et Dominique Noël (@NoelDominique), Présidente du Festival de la Communication Santé en France, qui fait partie de nos followers les plus influents puisqu’elle compte plus de 2500 followers elle-même…

Les publications les plus retweetées sont un communiqué de presse de la Mutualité chrétienne à propos de la campagne de sensibilisation sur les somnifères et les calmants du SPF Santé publique en janvier 2013 et un zoom sur un article de la revue portant sur les stratégies québécoises en matière de prévention du suicide (de notre correspondante au Canada, Pascale Dupuis ). On remarque qu’ensuite, ce sont les publications ayant trait aux enfants qui sont les plus répercutées (initiatives de l’association française Sparadrap, guide de la Fondation Roi Baudouin sur la pauvreté des enfants en Belgique, Journée sur la douleur de l’enfant à Paris, etc.).

Par contre, peu de nos publications comportent de hashtags. Cela est dû au fait que nos tweets sont générés automatiquement à partir de Facebook, où les hashtags ne sont pas nécessaires. Ainsi, nos tweets sont plus difficiles à trouver sur la twittosphère par des tweetos ne nous suivant pas encore. Un travail mériterait d’être entrepris spécifiquement sur Twitter afin de se faire connaître davantage (publications spécifiques à Twitter, multiplication des hashtags , travail de veille et de retweet , remerciements des followers lors d’un retweet …) mais le public français n’est cependant pas notre public prioritaire.

Des perspectives…

Ainsi, on peut dire que globalement, même si l’on pourrait travailler à augmenter le nombre de nos likers et followers et y investir du temps, la page Facebook et le compte Twitter d’Éducation Santé offrent déjà une belle vitrine aux acteurs du secteur, même si, côté Facebook tout au moins, un grand nombre de ses likers sont sans doute déjà des convaincus de la promotion de la santé.

Ceci étant, si elle permet de faire connaître les initiatives des uns aux autres, elle remplit déjà parfaitement la mission d’Éducation Santé: être un instrument d’information, de formation, d’échange et de contact destiné à tous les acteurs de la promotion de la santé en Belgique francophone. Il serait peut-être opportun, dans un second temps, de mener une réflexion sur la manière de toucher un autre public (enseignants, éducateurs de rue, parents, professionnels du monde médical et para-médical…) via ce canal. Par contre, sur Twitter, l’objectif est atteint. Notre compte rassemble un grand nombre de profils divers et variés, mais très peu de Belges. Pas étonnant quand on sait que les utilisateurs belges représentaient en 2012, selon Le Soir, seulement 0,28% de la twittosphère mondiale, contre 5 fois plus en France.

En matière d’interactivité, les objectifs visés sont loin d’être atteints, même si notre moyenne n’est pas si mauvaise par rapport à 1200 autres pages du même acabit. Nos likers s’expriment peu. Facebook mêle vie privée et vie professionnelle puisque c’est souvent avec un profil personnel que vous allez liker une page professionnelle. Ainsi, si la démarche d’ ‘aimer’ une publication semble simple, elle n’est pas anodine, elle demande de s’engager ‘dans la vraie vie’. Cela explique sans doute en partie ce manque (cette abstention?) de réactivité sur notre page. Nous aurons à cœur d’essayer de lever ce frein, pourquoi pas en vous sollicitant davantage via nos autres canaux, en vous demandant de réagir par des sondages, en vous invitant à des événements… À suivre !

Lorsque la revue aura lancé son nouveau site en 2014, il s’agira aussi de travailler plus avant sur la complémentarité des canaux. Espace ‘actus’ avec les dernières infos publiées sur Facebook ou les derniers retweets de nos followers, tout reste à faire. Un beau projet qui demandera de réfléchir plus sérieusement encore à une véritable stratégie de communication digitale.

Cela étant, nous sommes convaincus qu’il est essentiel que tous les acteurs du secteur de la promotion de la santé s’interrogent tout comme nous sur leur présence sur le Web et les réseaux sociaux. Même si les budgets sont déjà trop courts, on ne peut ignorer cette évolution vers le tout-numérique. À l’heure où 35% de la population mondiale utilise Internet (63% en Europe, 81% en Belgique!) (6), il convient de se pencher sur la question de la place de la prévention et de la promotion de la santé sur le Web et de définir un positionnement clair dans cette niche en y faisant bon usage de la proactivité et de la proximité qu’elle offre. Et pourquoi pas rêver d’une plate-forme commune à tous, un lieu de réseautage, d’échange, de diffusion ? À bon entendeur…

Promotion de la santé et Web 2.0? Parlons-en! (7)

En 2013, 20% de la population mondiale utilise les réseaux sociaux, ce qui représente 1,7 milliards de personnes connectées de par le monde. En Belgique, nous sommes 69% à en faire usage, nous connectant au moins une fois par jour.

La santé a elle aussi indubitablement investi le Web, transformant les modalités de transmission des savoirs. La recherche d’informations en santé est aujourd’hui faite d’allers-retours entre différentes sources (entourage, médecin, médias traditionnels, forums de discussions web…) qui doivent être considérées comme complémentaires. Face à cela, le secteur non-marchand, et plus spécifiquement celui de la promotion de la santé, s’interroge. Le phénomène du web social séduit, non sans amener son lot de questions. Quelles informations diffuser ? Dans quel but ? Peut-on viser des changements de comportement par ce biais ? Comment cibler nos publics ? Quelle confidentialité ? Comment attirer de nouveaux likers ? Faut-il développer des applications mobiles ? Ne risque-t-on pas de tomber dans le commercial ? Où s’arrêter ? Quel impact des publications en ligne ? Comment le mesurer ? Quelles personnes-ressources en la matière ? Quel temps et quel budget investir dans cette nouvelle forme de communication ? Et les inégalités dans tout ça ?

Les avis divergent. Certains parlent d’investissement fainéant, d’autres, d’énorme potentialité de participation citoyenne.

Ces questions ont déjà fait l’objet, à Modus Vivendi, en collaboration avec Question Santé, d’un ‘petit déjeuner des risques’, moment d’échange et de partage entre acteurs du secteur. Celui-ci a rencontré un vif succès puisqu’il a réuni une petite trentaine d’organismes ayant déjà expérimenté l’usage du Web, que ce soit avec une page Facebook, des applications mobiles, un chat ou des e-permanences par exemple. Chacun y a présenté son outil, ses limites, les difficultés rencontrées et les bénéfices qu’il en a retiré, sous le regard attentif d’un spécialiste du marketing viral, qui n’a pas manqué de donner un avis ou tout simplement des conseils éclairés aux personnes présentes, désireuses d’en apprendre plus.

Dans la même optique et dans le prolongement de cette matinée, Question Santé, forte de son expertise en communication et de son expérience en gestion de sites Internet, pages Facebook et autres médias numériques, se propose de rédiger une note de synthèse reprenant les grandes questions mises en exergue lors de cette matinée, de même que celles se posant en matière de présence numérique en promotion de la santé. L’asbl vous invitera bientôt à un premier moment plus large de débat et d’échange, avec l’ensemble du secteur, dans le courant du premier trimestre 2014.

Pour en savoir plus ou pour partager une expérience lors de cet événement, n’hésitez pas à contacter Question Santé, par téléphone au 02 512 41 74 ou par mail, puisque le sujet s’y prête bien, à info@questionsante.org.

(1) Chiffres au 20/11/13
(2) Une page Facebook, contrairement à un profil, ne permet pas de s’adresser directement à ses likers par message privé, et c’est tant mieux.
(3) Certains tweets ne sont pas des informations à proprement parler, mais de simples interactions avec nos followers (messages de bienvenue, retweets, #FF…).
(4) Agora Pulse est un CRM (Customer Relationship Management) pour Facebook, permettant entre autres, de gérer sa page et d’avoir un suivi complet de son activité (statistiques, mesures de performance …).
(5) Voir l’article de Christian De Bock , ‘Un peu d’animation en Fédération Wallonie-Bruxelles’, Éducation Santé n° 295, décembre 2013, p. 8 à 10, https://www.educationsante.be/es/article.php?id=1636
(6) Chiffres de juin 2012, d’après internetworldstats.com.
(7) Texte de Laurence Lefever et Carole Feulien , Question Santé asbl.

0-5-30 : trois chiffres à retenir pour votre santé

Le 30 Déc 20

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Tous les sondages le confirment, la santé représente une valeur prioritaire pour nos concitoyens. Ces dernières années, les messages se référant à la santé se multiplient dans la sphère quotidienne. Très souvent il s’agit de communication à visée publicitaire dont la motivation première n’est pas la promotion de la santé, mais l’augmentation de parts de marché. Le foisonnement des messages et l’hétérogénéité de leur valeur scientifique créent un bruit de fond d’informations de qualité variable. Cela n’aide pas nécessairement les gens à faire la part des choses. Dans ce contexte, la communication d’intérêt général portée par les pouvoirs publics, c’est-à-dire sans défendre d’intérêt partisan et en s’appuyant sur des connaissances validées, a pour mandat d’éclairer les choix, les priorités et les enjeux.

Tel est l’objet de la campagne ‘0-5-30’. Son argumentaire repose d’une part sur le constat de la prédominance des maladies chroniques non transmissibles dans notre société et d’autre part sur la démonstration de l’efficacité d’actions préventives et de promotion de la santé. Détaillons.Maladies cardiovasculaires, cancers, maladies respiratoires et diabète représentent 67% des causes de décès en Wallonie, soit quelque 24 600 décès annuels.

D’après l’OMS, les pathologies non-transmissibles au sens large représentent 77% de la charge de morbidité en Europe. Par charge de morbidité, on entend le poids des années de vie perdues prématurément (avant 70 ans) et des années vécues avec les maladies et les handicaps qu’elles occasionnent. Elles sont aussi responsables de près d’un tiers des hospitalisations.

Enfin, et c’est un argument majeur pour motiver l’intervention, ces pathologies et les facteurs de risque associés sont plus fréquents dans les groupes de populations défavorisées sur le plan des revenus, des formations ou de l’emploi. Ces problèmes de santé constituent une manifestation importante des inégalités sociales de santé qui persistent en Wallonie.

L’OMS et la plupart des organisations internationales de santé publique et médicales s’accordent pour lier ces problèmes de santé à quatre facteurs de risque principaux sur lesquels il est possible d’intervenir : le tabagisme, le déséquilibre alimentaire, la sédentarité et une consommation abusive d’alcool.

Ce constat validé par des centaines d’études et recommandations scientifiques sous-tend la stratégie de communication de la campagne. En agissant prioritairement sur les 3 premiers facteurs de risque communs, on peut espérer réduire de 50% la charge des maladies chroniques.

Les règles de la communication médiatique incitent à faire passer les messages dans un format ramassé. D’où le message d’accroche ‘0-5-30 combinaison santé’ emprunté avec leur aimable autorisation et nos vifs remerciements aux autorités de santé publique du Québec .

0 comme 0 fumée de tabac dans l’air que nous respirons;
5 comme 5 portions de fruits et légumes par jour, un élément-clé d’une alimentation équilibrée;
30 comme 30 minutes d’activité physique par jour.

L’usage abusif d’alcool n’est pas directement abordé dans cette campagne, mais l’est indirectement via le concept d’alimentation équilibrée.

Un slogan n’est pas suffisant pour délivrer aux citoyens des connaissances utiles et les connaissances ne suffisent pas à améliorer les modes de vie. Pour être efficace, la communication doit s’inscrire dans une stratégie de santé publique multisectorielle jouant sur la durée.

La brochure ‘0-5-30 combinaison santé’ permet aux citoyens d’en savoir plus pour aller plus loin dans leur volonté de changement. Son texte se veut accessible à un maximum de lecteurs, les conseils sont pratiques et le ton n’est ni moralisateur ni culpabilisant. L’enjeu est d’ouvrir des portes sur des changements possibles et non de formater la pensée et les comportements.

Ce document contient les coordonnées et l’offre de service de nombreuses organisations à travers les provinces wallonnes. Il est largement diffusé en mobilisant des relais locaux (communes, hôpitaux, mutuelles, pharmacies, médecins généralistes…).Mais si la transmission de connaissances et la prise de conscience sont des prémices aux changements, c’est le travail structurel sur les cadres et conditions de vie qui permettra d’améliorer la situation. À cet égard, la campagne devra sensibiliser les décideurs locaux de la nécessité de mettre en œuvre des actions sur les conditions de vie pour faciliter des habitudes de vie favorables à la santé. Les leviers de l’action publique collective sont nombreux (qualité de la restauration dans les collectivités, travail dans les écoles, mobilité douce, espaces verts, accessibilité d’activités ‘sport pour tous’ etc.). Notons que sur de nombreux points, ces interventions rejoignent les agendas de développement durable et de cohésion sociale.

Campagne des cinq provinces wallonnes en collaboration avec le SCPS Question Santé asbl et avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les spots radio et TV de 30 secondes sont diffusés en 4 vagues jusqu’en septembre 2013 par les chaînes de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La brochure ‘0-5-30 combinaison santé’ est disponible gratuitement au 0800 20000.

(1) Le slogan des spots, quelque peu différent, dit quant à lui ‘0-5-30, trois chiffres à retenir pour votre santé!’

«C’est où, avec qui, comme vous voulez, mais toujours protégés»

Le 30 Déc 20

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En juin 2012, pour la première fois sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Plate-Forme Prévention Sida lancait une campagne de prévention des IST/sida à l’attention d’un public d’adultes. En effet, que ce soit au niveau épidémiologique ou parce qu’ils sont susceptibles de rencontrer des situations de vulnérabilité particulières (rupture, célibat, multipartenaires, etc.) les adultes sont également concernés par les IST/sida.

Cette campagne avait donc pour objectif de les sensibiliser au fait qu’ils représentent également un public cible pouvant être touché par les IST/sida, en leur rappelant l’importance de l’utilisation du préservatif et du recours au dépistage afin de connaître son statut sérologique.

Afin d’améliorer les nombreux outils créés dans le cadre de cette campagne pour leur réédition cet été 2013, la Plate-Forme Prévention Sida a effectué un travail d’évaluation. Le public cible a été sondé lors de nombreuses rencontres mais aussi les asbl de toute la Fédération Wallonie-Bruxelles engagées au quotidien dans la lutte contre le sida.

Une évaluation réalisée auprès du public et des acteurs de la promotion de la santé

Globalement, à travers les différentes sources et méthodes d’évaluation, la campagne est majoritairement appréciée, que ce soit par les partenaires du groupe de travail qui ont participé à la construction de la campagne, les relais travaillant dans la promotion de la santé ou les adultes ayant participé aux post tests. La campagne est, selon eux, claire et explicite, et donc accessible à tous.

Les outils de la campagne 2012

3 spots TV: couple hétéro sous la douche, femme discutant sur un site de rencontre, couple homosexuel dans une chambre d’hôtel;
1 spot radio mettant en avant une série de situations favorables à la prise de risques;
10 affiches présentant chacune une situation à risque (voir l’illustration);
9 cartes postales;
1 brochure de prévention de 36 pages destinée aux adultes, le Safe Sex Mag ;
1 dépliant sur le dépistage;
1 outil interactif Internet, My Safe Sex Tape .

Le gros point fort de la campagne est sa diversité , qui la rend très complète et permet de toucher un grand nombre de personnes aux profils variés: diversité des modèles et donc des sous-publics, diversité des situations présentées, et diversité des supports/outils. Le point faible récurrent pour toutes les parties sondées est le manque de visibilité de la campagne.

Les adultes, un groupe cible à ne pas oublier

Tous, relais et adultes, trouvent cela pertinent de cibler les adultes dans une campagne de prévention du sida car c’est un public qui est peu informé et qui, souvent, ne se sent pas concerné. Pourtant, il peut se retrouver dans des situations de vulnérabilité par rapport à l’infection au VIH : célibat, divorce, relations extraconjugales, libertinage, etc. Toutefois, certains adultes et relais craignent qu’en ciblant un public précis, on donne l’impression aux autres qu’ils ne sont pas/plus concernés par les IST/sida. De plus, beaucoup d’adultes pensent souvent plus à la prévention du sida pour leurs enfants ou pour les plus jeunes que pour eux-mêmes.

Beaucoup de participants aux post tests pensent que la campagne s’adresse à tout le monde et pas spécifiquement aux adultes. Néanmoins, 75% d’entre eux se sentent concernés par la campagne, mais ils pensent qu’elle est aussi parlante pour les plus jeunes. De fait, les jeunes sondés confirment cette idée et affirment qu’ils s’identifient à un grand nombre des situations qu’ils qualifient de réelles et pas choquantes.

Des situations de vulnérabilité par rapport aux IST/Sida spécifiques aux adultes

L’idée de mettre en avant des situations de vulnérabilité est majoritairement apprécié, tant par les adultes que les relais.
Beaucoup qualifient les situations de réelles et estiment qu’elles sont bien choisies. Ils apprécient surtout leur diversité: on montre tant des vécus plus classiques (lit, douche…) que des vécus très spécifiques (prostitution, homosexualité, notamment). Cette variété permet de toucher plusieurs publics différents et donc un plus grand nombre de personnes.

De son coté l’Observatoire du Sida et des Sexualités pointe le fait que l’on ne perçoit pas clairement «où se situe» la vulnérabilité, quels sont les facteurs qui peuvent favoriser une prise de risque. De plus, il serait intéressant de donner davantage d’informations sur les moyens de protection: quand et comment utiliser/arrêter le préservatif ou faire un dépistage, mais aussi rappeler l’existence et les conditions d’octroi du traitement post exposition (TPE).

Pour la majorité (adultes et relais), le slogan est très clair et compréhensible, et il résume bien toutes les situations présentées dans la campagne. Certains adultes apprécient particulièrement le côté non moralisateur et sans jugement de ce slogan qui respecte les choix de chacun. Néanmoins, quelques relais et adultes soulignent que cela donne l’impression que l’on banalise des situations délicates, ou même qu’on incite un peu à faire «tout et n’importe quoi».
Tous apprécient aussi le double thème de la campagne, à savoir inviter le public non seulement à utiliser le préservatif mais aussi à se dépister. Néanmoins, certains pensent qu’on devrait insister davantage sur ce deuxième aspect.

Les outils papier de la campagne

Au niveau des visuels des affiches, certains sont mieux accueillis que d’autres.
Pour les adultes, ce sont les visuels hétéro, lit, voiture et douche qui sont les plus appréciés. Ces situations sont plutôt classiques et certainement vécues par un grand nombre, elles plaisent donc à davantage de personnes.
Au contraire, les situations sauna, bois et alliance sont les moins appréciées. Cela s’explique par le fait qu’elle concerne des sujets, tels que l’homosexualité et les relations extraconjugales, qui sont encore fort tabous dans notre société. Néanmoins, un certain nombre d’adultes pointent qu’il est très pertinent d’aborder ces sous-publics car ils sont plus vulnérables par rapport à l’infection.
Tant les adultes que les relais estiment que le visuel voiture n’est pas très clair, on ne comprend pas où on est. L’affiche ascenseur ne semble pas très lisible pour les partenaires, et trop irréaliste pour les adultes. Le visuel internet est considéré comme très actuel par les adultes, qui pensent aussi qu’il concerne plus les jeunes, car ils sont plus familiers avec les nouvelles technologies.

La majorité des relais et des adultes estime que les visuels ne sont pas choquants, ils sont explicites tout en restant pudiques, vu que les relations sexuelles sont simplement suggérées. Une minorité d’adultes aurait préféré des visuels plus osés pour marquer davantage les esprits. Enfin, quelques adultes, des femmes d’origine africaine en particulier, les trouvent trop choquants, vulgaires, voire pornographiques.

Les pochettes préservatif sont toujours très appréciées tant par les relais que le public cible. C’est l’outil le plus diffusé par les relais et le public est toujours demandeur d’en recevoir car il estime que cela coûte cher. Toutefois, certains relais et adultes regrettent qu’il n’y ait pas systématiquement du lubrifiant dans les pochettes.

Le Safe Sex Mag et le dépliant sont intéressants car ils donnent une info large plus concrète, l’un de manière succincte et résumée et l’autre de manière plus complète et détaillée. La mise en page du dépliant est souvent jugée trop chargée et peu illustrée.

Les outils audiovisuels de la campagne

La majorité des participants aux focus groups apprécie beaucoup les spots TV , jugés beaux, directs et faciles à comprendre, pas choquants et réalistes. Les relais les qualifient de compréhensibles, originaux et adaptés au public. Tous, relais et adultes, estiment que les spots TV, mais aussi radio, ne sont pas assez visibles/audibles . La décision de la Ministre Fadila Laanan de diffuser les spots après 22h afin d’éviter de choquer un public plus jeune ou non averti a certainement désavantagé leur visibilité.

Le spot douche est jugé le plus osé (bande son) mais très parlant pour beaucoup car c’est un classique. Le spot homosexuel est interpellant par son aspect sans son et plus sentimental, mais une faible minorité le trouve choquant car l’homosexualité est encore très taboue. Le spot internet est le plus actuel, et certainement plus parlant pour les plus jeunes.

Pour le spot radio , la majorité estime qu’il est bien fait, clair, compréhensible et explicite. On retrouve bien toutes les situations et leur énumération suscite la curiosité. Pour certains, cette énumération est trop rapide et trop longue, ce qui rend le spot peu interpellant voir lassant, et difficile à comprendre.

Et pour l’édition 2013 de la campagne

Sur base des éléments mis en avant lors de l’évaluation, la Plate-Forme Prévention Sida a retravaillé certains outils de la campagne. La volonté est d’être plus clair sur les vulnérabilités sur lesquelles la campagne attire l’attention mais aussi d’en proposer des nouvelles telles que le fait d’avoir des relations sexuelles à plusieurs, entre filles ou avec une personne séropositive, le risque de ne pas se protéger lors de nouvelles rencontres notamment après une longue relation. À découvrir dès maintenant sur https://www.preventionsida.org !

Plate-Forme Prévention Sida, rue Jourdan 151, 1060 Bruxelles. Courriel : info@preventionsida.org.

Cinomade, ou l’éducation pour la santé et par le cinéma

Le 30 Déc 20

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Cinomade, comme son nom l’indique, est à la fois un moyen de communication, le cinéma et une grande mobilité dans l’action sur le terrain. C’est une équipe qui sillonne les pays africains pour sensibiliser les populations à diverses problématiques de santé publique, aux droits humains et à l’environnement. Sa force : elle va chercher la population là où elle se trouve, plante son écran géant, projette un film et ouvre le débat. Cinomade est une association française, basée à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, dont l’objectif est la création et la diffusion d’outils de sensibilisation. Elle réalise, diffuse et distribue des films documentaires, de fiction ou d’animation, des clips vidéos… sur des thématiques telles que le VIH/Sida, les médicaments de la rue, l’intégration des personnes handicapées, la planification familiale, l’appauvrissement des sols, etc.

Ses films sont utilisés dans ses propres programmes de sensibilisation interactive, notamment lors des séances de «Cinéma-Débat Interactif» (voir plus loin dans cet article). D’autres outils sont également développés comme des affiches, des bandes dessinées, des photographies, des spots et émissions radiophoniques et des guides d’animation, afin de compléter l’offre cinématographique.

L’unité de gestion de projets est composée d’une trentaine de personnes: coordinateurs de volets, cellule administrative, responsables de volets, techniciens audiovisuels et animateurs. La plupart des activités sont menées en Afrique (Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Sénégal, Congo, Tchad, Gabon et Togo), mais aussi en France auprès de populations immigrées d’origines africaines.

La production d’outils de sensibilisation

Cinomade possède à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) une unité de tournage, un studio de montage et un studio son. Des films documentaires ou d’animation et des clips musicaux y sont réalisés, produits, distribués et dupliqués, en français ou en langues locales, doublés et sous-titrés. Des guides d’animation sont aussi créés pour les accompagner afin d’optimiser leur utilisation.

Quelques exemples témoignent de la variété des thématiques abordées dans les productions de Cinomade :
– «Agathe et Zak, la capote de A à Z», film d’animation de 5 minutes, réalisé par Daphné Serelle et Justin Zerbo. Accessible à tous les âges, doublé en 5 langues et existant aussi en version sourds-muets, ce court métrage vise une sensibilisation aux IST et au VIH/Sida. Dans une ambiance décontractée, suivez Agathe et Zak dans une chambre, pour savoir comment utiliser correctement le préservatif masculin…
– «Tiim» : les témoignages francs et ouverts de vendeurs et consommateurs mettent en évidence la complexité de la problématique des médicaments de la rue au Burkina. Les motivations, les croyances et les interrogations des uns et des autres nous éclairent sur les techniques de vente et le succès des marchands ambulants.
– «Ti-tiimou, nos sols» : le Burkina Faso, comme de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, constate que ses ressources naturelles s’appauvrissent. Sécheresse, sédentarisation des populations, exploitation intensive du coton, utilisation d’engrais chimiques et de pesticides sont autant de facteurs expliquant ce phénomène. Ce film offre une approche originale qui privilégie le témoignage sur les réalités du terrain. L’objectif est de s’adresser avant tout aux populations rurales et de susciter le débat autour du devenir des sols.
– «Bènè, la production du sésame au Burkina Faso» : outil pédagogique permettant d’appuyer les acteurs de la filière du sésame, ainsi que les projets de développement rural.
– «Den Ko, parlons d’enfants» (1) (et son guide d’animation) : le Burkina est en pleine explosion démographique. Entre convictions ethniques, croyances religieuses, statuts et conditions sociales, des femmes et des hommes s’expriment sur l’importance d’avoir des enfants, le choix de leur nombre, le rôle de l’homme dans la planification familiale…
– «Jeunessida, les jeunes parlent du VIH/Sida» : ce documentaire conçu pour et par les jeunes s’appuie sur leurs points de vue, leurs inquiétudes et leurs espoirs concernant le VIH/Sida.
– La série «Le micro à ta portée» : des centaines d’heures de micro-trottoirs qui ont servi à la réalisation de 6 films sur le thème du VIH/Sida (rapports homme/femme, stigmatisation des personnes porteuses du VIH, utilisation du préservatif…).
– «Blanc & Noir : crimes de couleur»: documentaire abordant l’albinisme.

Pour en savoir davantage, demandez à recevoir le catalogue des films de Cinomade. Internet : www.cinomade.org.
Cinomade réalise également des émissions radiophoniques sur le thème du VIH/Sida (épisodes disponibles en CD ou en ligne sur le site www.cinomade.org). Il s’agit d’émissions enregistrées lors des séances de sensibilisation menées dans les quartiers et les établissements scolaires.

Enfin, Cinomade a conçu deux plaquettes de sensibilisation au port du préservatif masculin et féminin, sous forme de bande dessinée. Ces plaquettes sont distribuées massivement aux acteurs de la sensibilisation au VIH/Sida, aux formations sanitaires, aux associations, aux écoles, etc.

La diffusion de films de sensibilisation

Cet important travail s’inscrit dans quatre directions : Cinéma-Débat Itinérant, quartiers, jeunes, entreprises.

Volet Cinéma-Débat Itinérant

Il s’agit de séances de «Cinéma-Débat Interactif», en milieu urbain, sur écran géant et en plein air (voir plus loin la partie formation). Depuis 2010, ce volet donne la priorité aux zones frontalières du Burkina Faso, ainsi qu’aux sites traditionnels d’extraction de l’or, zones considérées à risque, pour ses séances de sensibilisation au VIH/Sida.

L’objectif est de sensibiliser les populations avec un outil permettant une prise de conscience pour un changement de comportement. Parmi les résultats attendus : une amélioration du dialogue homme/femme, une augmentation du nombre de tests de dépistage, une augmentation du port du préservatif et une diminution de la stigmatisation des personnes atteintes du VIH/Sida.

Ce volet a fait l’objet de deux études socio-anthropologiques qui ont montré l’intérêt de l’outil et ont permis de l’améliorer. Depuis, des ajustements ont régulièrement lieu.

Le volet Cinéma-Débat Itinérant de Cinomade a déjà mené 600 séances de sensibilisation interactive au VIH/ Sida et ce sont environ 170 000 personnes qui ont été directement touchées !

Volet Quartiers

Cinomade organise des séances de sensibilisation interactives dans les quartiers centraux et périphériques des grandes villes, dans la rue, sur un téléviseur (avec son amplifié), généralement à côté des cabarets (lieux de consommation de la bière de mil) et des vidéoclubs (mini-cinémas populaires de proximité).

En 2009, une émission radiophonique montée à partir des débats menés lors des animations réalisées dans les quartiers a été diffusée sur 4 radios burkinabè.

Jusqu’à aujourd’hui, 900 soirées ont été organisées et 100 000 personnes ont été touchées par ce type d’animation.

Volet Jeunes

Il s’agit de séances de sensibilisation interactives sur téléviseur, dans les établissements scolaires et les centres de formation.
700 séances ont déjà eu lieu depuis leur création.

Volet Entreprises

Des ateliers de sensibilisation interactive sur petit écran sont organisés en entreprises, et sont suivis de formation d’interacteurs au sein même de l’entreprise (voir ci-dessous). Par exemple, Cinomade propose des ateliers de sensibilisation dans le cadre de la prévention des accidents. Des interacteurs sont alors formés pour effectuer les visites de sécurité et encourager chacun à adopter un comportement à moindre risque.

Il est à noter que les films Cinomade sont aussi distribués à de nombreux organismes pour une utilisation sur le terrain. Ils sont diffusés sur les réseaux TV en Afrique et en Europe, sélectionnés lors de festivals de films internationaux, projetés lors de forums, utilisés comme support à la recherche socio-anthropologique et servent dans le cadre de l’enseignement universitaire.

La formation

Pour pérenniser son action, Cinomade a élaboré une approche communautaire novatrice pour maintenir le débat et rendre disponible l’information à toute la population. Cette méthode consiste à former des interacteurs, c’est-à-dire des personnes reconnues pour leur dynamisme et leur aptitude à la communication, issues de chaque site et choisies par leur communauté.

Ces personnes reçoivent une formation leur permettant d’intégrer les informations essentielles sur le thème abordé et de savoir les utiliser de manière active dans le cadre de discussions courantes de la vie quotidienne.

Ces personnes sont ensuite présentées à leur communauté dans leur rôle d’interacteurs, lors d’une animation Cinomade. Ainsi, elles deviennent référentes pour soulever ou éclaircir divers aspects liés à la thématique et délivrer la bonne information dans le cercle familial, amical et autres relations de proximité. Dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida par exemple, elles sont chargées d’orienter la population vers les centres de dépistage et les structures de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida ainsi que de promouvoir le port du préservatif.

C’est ainsi que se crée un réseau de personnes ressources utiles aux diverses activités de Cinomade : elles sont pas moins de 1200 actuellement. Elles peuvent en effet servir de relais et permettent le renforcement des contacts avec les populations locales.

Formation à la méthode «Cinéma-Débat Interactif»

Cinomade forme d’autres structures de sensibilisation à utiliser sa méthode de Cinéma-Débat Interactif dans leurs domaines respectifs, comme ce fut le cas en 2011 avec la formation de 10 associations burkinabè sur la thématique de la planification familiale.

Au fil de son expérience, l’association a développé sa propre méthode d’intervention, le «Cinéma-Débat Interactif». L’écran se transforme en miroir, le spectateur en acteur. Le débat ainsi lancé a pour but de susciter une prise de conscience et de contribuer à changer les comportements.

Le Cinéma-Débat Interactif, ce sont :
– des micro-trottoirs réalisés et projetés le soir même à la population (séquences interactives);
– des projections, sur petit ou grand écran, de films qui reflètent la problématique abordée en mettant en avant les comportements au travers de témoignages, d’interviews ou de mises en scènes;
– un débat s’appuyant sur les films et les séquences interactives. Le micro est à la portée de tous. Chacun peut s’exprimer librement.

La sensibilisation se fait toujours en langue locale, de manière à toucher le plus grand nombre de gens. Les équipes de Cinomade se déplacent là où personne ne va, dans les quartiers ou les régions reculées où l’information n’est jamais diffusée. Les animations sont toujours préparées avec la population concernée. Les rencontres avec les responsables administratifs, le corps médical, la société civile etc. sont aussi l’occasion de s’informer des us et coutumes locales. C’est pour Cinomade une étape fondamentale dans l’organisation des séances. Elle permet une promotion efficace et une participation active. En début de programme, un recyclage des animateurs Cinomade a également lieu pour consolider les acquis. En cours de programme, après une série d’animations, l’équipe se réunit à nouveau pour discuter des difficultés rencontrées et des améliorations à apporter. Enfin, un suivi-évaluation est effectué systématiquement.

Les soirées de Ciné-Débat Interactif rassemblent toute la population: jeunes, vieux, femmes, enfants … Tous se hâtent de se rendre à cet événement festif et populaire. Il est attendu et préparé au sein de la communauté. Ces soirées marquent longtemps les esprits et leur impact est très fort. Il l’est encore davantage grâce aux interacteurs formés qui, mois après mois, poursuivent la sensibilisation et pérennisent l’action de Cinomade.
Cette méthode pour le moins novatrice semble porter ses fruits puisque ce sont plus d’un million et demi de personnes qui ont déjà été directement touchées par les activités de Cinomade.

À épingler : Cinomade propose des formations à cette méthode, adaptables en fonction des objectifs de la structure.

«Allo allo cinéma cadeau. Cinéma contre sida»

Patrice Raynal et David Foucher ont réalisé un intéressant documentaire de 51’ au Burkina Faso. Ils y présentent l’association Cinomade sillonnant le pays pour sensibiliser les populations à la problématique du sida grâce au cinéma.
L’éducation par le cinéma, un outil à découvrir absolument au travers de cette vidéo témoin pour le moins dépaysante.
DVD en vente au prix de 20 euros pour un usage privé ou 150 euros pour une diffusion publique. Pour toute demande: tmf@tournemontefilms.fr ou par téléphone au (+33)(0)9 52 27 89 05. Association Tourné Monté Films, 32 rue du Prêche, 33130 Bègles (France). Internet : https://www.tournemontefilms.fr.

Quoi de neuf en 2013 ?

Cinomade mène actuellement un projet de cinéma africain itinérant «Ciné à ciel ouvert». Il s’agit d’un cinéma en plein air, gratuit et populaire, qui se déplace là où se trouve le public. Il propose des projections de films ou documentaires africains (en français et en langues locales) sur écran géant dans les quartiers populaires des grandes villes, afin d’offrir à tous un accès aux loisirs et à la culture, alors même que de plus en plus de salles de cinéma ferment leurs portes en Afrique de l’Ouest. Les réalisateurs des films sont invités à discuter avec le public. Une large promotion a été mise en œuvre pour faire connaître l’événement.

De janvier à juin 2013, le volet “Adultes en devenir” sensibilise la population sur la stigmatisation VIH/Sida dans les Grandes Écoles, Universités et centres de formation de la ville de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso). À l’issue de ces animations, une émission radiophonique intitulée “Ya pas palabre” est montée et diffusée sur quatre radios locales.

Cinomade, BP 415 Bobo-Dioulasso – Burkina Faso ou en France, 100 rue Molière
94200 Ivry/Seine. Tél.: (+226) 20 97 74 35 (Burkina) ou (+33) (0)1 46 71 30 68 (France), info@cinomade.org. Surfez vite sur https://www.cinomade.org , vous y trouverez toutes ses actions, son actualité, ses films, etc. (films disponibles à l’achat en DVD). Retrouvez aussi Cinomade sur Facebook: https://www.facebook.com/Cinomade.

(1) Sélectionné pour le Festival International du Film de Santé, ImagéSanté, Liège, 2012.

Une page Facebook et un compte Twitter pour Éducation Santé

Le 30 Déc 20

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Dès ce mois de septembre, notre mensuel renforcera sa présence sur Internet. Notre site https://www.educationsante.be continue son petit bonhomme de chemin, bien entendu (1). Il sera complété dorénavant par une page Facebook et un compte Twitter. Carole Feulien, collaboratrice de la revue depuis 2005, en charge aujourd’hui du développement sur les réseaux sociaux et Simon Trappeniers, collaborateur occasionnel d’ Éducation Santé nous en disent plus.

ES : Pourquoi créer une page Facebook et un compte Twitter Éducation Santé en 2012 ?

Carole Feulien : Tout simplement parce qu’il ne nous semblait plus possible de faire autrement et de continuer à snober les réseaux sociaux, qui sont maintenant devenus incontournables. Quelques chiffres sur la situation fin 2011 vous éclaireront : près de 70% de la population belge en ligne utilise les réseaux sociaux; Facebook est le 3e site le plus consulté sur le net; il y a plus de 4 000 000 d’utilisateurs de Facebook en Belgique, soit près de 40 % de la population; 23% des fanpages sont vraiment suivies, et ont plus de 1000 fans; 43 % des inscrits sont francophones. Et ces chiffres sont sûrement dépassés aujourd’hui ! En ce qui concerne Twitter , début 2012, le réseau comptait pas moins de 465 millions de comptes et 175 millions de tweets (2) par jour !

Le projet de page Facebook et de compte Twitter d’ Éducation Santé s’intègre dans le développement actuel des réseaux sociaux (web 2.0) et entend répondre à l’évolution des habitudes d’utilisation de l’écrit, principalement de la part des nouvelles générations mais pas exclusivement: les études montrent qu’au-delà de ce qu’on appelle la génération Y(3), la population entre 23 et 42 ans est actuellement très présente et active sur les réseaux sociaux. La moyenne d’âge des utilisateurs se situe à 31 ans, ce qui contredit le cliché du média des adolescents en recherche d’identité et de reconnaissance !

Simon Trappeniers : Avec 2 milliards d’internautes dans le monde (contre seulement 250 millions en l’an 2000, c’est dire l’importance que la toile a pris dans le quotidien des gens en une dizaine d’années seulement), nous sommes définitivement dans l’ère numérique. Éducation Santé, en tant que publication reconnue par les professionnels de la promotion de la santé francophone ne pouvait rester en dehors du monde du web social (web 2.0), il se devait de définir un positionnement clair dans cette niche en y faisant un bon usage de la proactivité et de la proximité.

ES : Pourquoi avoir attendu si longtemps alors ?

C. F. : Tout est relatif : le secteur non-marchand dans son ensemble est frileux en la matière, et celui de la prévention semble encore plus réticent. En proposant sa page Facebook et son compte Twitter aujourd’hui, Éducation Santé s’installe dans un paysage assez clairsemé pour le moment.

Facebook et Twitter en quelques chiffres

Qui donnent le tournis !
Facebook
800 millions d’utilisateurs actifs par mois.
483 millions d’utilisateurs très actifs par jour.
100 milliards de connexions entre amis fin 2011.
7 millions d’applications ou de sites web intégrés.
300 millions de photos téléchargées chaque jour.
668 millions de dollars de bénéfice net sur un chiffre d’affaires de 3,7 milliards (4).
2,7 milliards de ‘J’aime’ et de commentaires chaque jour.
40% des Belges sont inscrits, pour seulement 28% des Allemands et 6% des Japonais.
Source : Le Nouvel Observateur du 3 mai 2012 et Le Soir du 8 août 2012
Twitter
3 ans, 2 mois et 1 jour : le temps qu’il a fallu pour envoyer le premier milliard de tweets,
1 semaine : le temps qu’il faut aujourd’hui pour envoyer un milliard de tweets.
50 millions : la moyenne du nombre de tweets envoyés chaque jour, en 2010 ; 140 millions : la moyenne du nombre de tweets envoyés chaque jour, en 2011.
177 millions : le nombre record de tweets envoyés en un jour.
456: le nombre de tweets par second (TPS) envoyés lors de la mort de Michael Jackson le 25/06/09
460000 : la moyenne des comptes créés chaque jour.
182% : le taux de croissance du nombre d’utilisateurs sur mobile en un an.
Source : Twitter , 2011

Une autre raison tient à des contraintes purement matérielles : la revue fonctionne avec un budget fermé, dont la majeure partie est indispensable pour fournir tous les mois la revue imprimée à ses 2000 abonnés.
Il a déjà fallu faire preuve d’imagination pour développer https://www.educationsante.be, le site archive qui propose gratuitement tous les articles publiés depuis une bonne dizaine d’année, soit 1500 références augmentées chaque mois. Cela ne marche pas trop mal : après quelques années de progression régulière, le site est maintenant visité par plus de 15.000 personnes chaque mois. Nous appliquerons les mêmes recettes de ‘bonne gestion’ à la page Facebook et au compte Twitter, et nous nous débrouillerons avec les moyens que la Fédération Wallonie-Bruxelles met à notre disposition. Le site ne générera bien entendu aucun revenu publicitaire. Ce serait contraire à nos valeurs.

ES : En se lançant sur les réseaux sociaux, la revue n’obéit-elle pas à un effet de mode ?

S. T. : L’utilisation des réseaux sociaux n’est plus du tout marginale. Les chiffres montrent que les internautes souhaitent de plus en plus être acteurs de l’information, et plus seulement consommateurs. Ce n’est pas un phénomène de mode, mais bien une évolution fondamentale des comportements dans notre société en pleine mutation: chacun a intégré le fait de recevoir une info «poussée» ou «à la carte» et de pouvoir commenter, partager, poser des questions, etc. En quelques mots: choisir les infos qu’il souhaite recevoir et interagir avec les producteurs des infos et les autres ‘récepteurs’. Éducation Santé ne peut rester sourd à cette évolution et à cette demande.
Le mouvement d’ouverture est inévitable: il faut donc l’accompagner et non le combattre ou l’ignorer. Plus tôt les acteurs de la prévention investiront le web social, mieux ils en comprendront le fonctionnement, la culture et les modes d’interaction, et mieux ils seront préparés à s’adapter aux changements et évolutions à venir. Sans oublier que Facebook et Twitter sont des outils géniaux pour soutenir le plaidoyer tellement nécessaire en faveur de la promotion de la santé dans un environnement où triomphe toujours le tout au curatif !

C’est particulièrement important pour une publication comme la nôtre. Qui dit que la revue sera encore imprimée dans deux ou trois ans? L’évolution récente de la presse quotidienne, confrontée à des difficultés qui vont jusqu’à mettre en question sa survie dans certains cas confirme ces bouleversements radicaux.

ES : Soyons concrets. Pouvez-vous nous préciser son contenu éditorial ?

C. F.: Vous y trouverez pas mal de choses : le sommaire du numéro actuel, cela va de soi, ainsi que l’annonce du contenu du numéro suivant ; des articles émanant de la publication seront mis en évidence à chaque parution; un agenda mensuel reprendra certains événements du mois, mais aussi des événements particuliers mis en avant via publication sur le ‘mur’, l’avantage de ce canal étant de pouvoir ‘rappeler’ un événement en fonction de l’actualité et de visibiliser les personnes qui y seront présentes; des appels à collaborer activement à la revue sous forme d’articles de fond ou d’opinions plus courtes; des appels aux internautes à donner leur avis (sur une couverture, un sujet d’actualité, une thématique pour un futur numéro…); de petits sondages d’opinion express (sans en abuser, ils ont souvent un côté ‘micro-trottoir’ gadget sans beaucoup d’intérêt); l’annonce des événements organisés par Éducation Santé et ses amis (colloques, conférences, procédures de réabonnement, évaluation…); des photos prises lors de colloques et séminaires pourront aussi être publiées; des vidéos – nous pensons aux campagnes labellisées Fédération Wallonie Bruxelles – pourront être vues via la page également; il y aura des présentations et liens vers d’autres sites, des résumés et liens vers des articles ou dossiers en ligne de partenaires de la revue et d’autres choses encore.

ES : Qu’est-ce que ces pages virtuelles apporteront de plus que le mensuel imprimé et le site actuel ?

C. F. : Elles permettront de consolider la présence de la revue dans le paysage francophone de la prévention : renforcement de sa position de référent en matière de promotion de la santé au sein de la Fédération; renforcement de sa politique éditoriale par une stratégie multi-canaux; constitution du noyau de réseautage des acteurs qui créeront plus tard leur propre page.
Elles contribueront aussi à développer l’identité numérique d’ Éducation Santé en faisant transparaître le côté accessible de la revue et en positionnant la revue comme ouverte aux jeunes adultes engagés dans la prévention.
Nous espérons aussi que la puissance de Facebook et de Twitter nous permettra de générer du trafic vers le site https://www.educationsante.be et vers d’autres sites ‘amis’.

D’autres bénéfices sont encore espérés : offrir un point de contact supplémentaire pour s’abonner à la revue, notamment via le site; favoriser un réseautage national (voire international) des différents acteurs de la promotion de la santé; contribuer à rendre plus visibles et promouvoir les actions et les initiatives des acteurs de la promotion de la santé; profiter du réseau social pour diffuser largement des informations, initiatives, campagnes (pour une fois, c’est bien notre tour, utiliser le marketing viral pour une bonne cause…); optimiser les contacts via les actualités d’Éducation Santé pour les abonnés mais aussi via l’utilisation de la messagerie associée à chaque profil des abonnés puisque l’on sait par exemple que Facebook supplante maintenant les messageries traditionnelles en termes de volume de contenu partagé; promouvoir le pouvoir organisateur (Mutualité chrétienne), le financeur public (Fédération Wallonie Bruxelles) d’ Éducation Santé et ses partenaires privilégiés.

Et la liste est loin d’être exhaustive. L’avantage majeur par rapport au site et à la revue imprimée réside dans la rapidité de la diffusion de l’information et aussi dans l’interactivité immédiate, inimaginable autrement. Il est à noter que la page Facebook et le compte Twitter seront complémentaires à la revue et au site et non concurrents! On n’y trouvera pas tous les articles que nous publions chaque mois, ni la base de données de 1500 articles qui constitue le cœur du site https://www.educationsante.be.

ES : Vous visez quel public précisément ?

C. F.: Comme je l’ai déjà évoqué plus haut, nous souhaitons étendre notre impact au-delà du périmètre de diffusion du magazine imprimé. Déjà aujourd’hui, il y a plus de contacts avec la revue par l’intermédiaire de son site que par la diffusion de sa version ‘papier’ ou électronique (lettre d’information paraissant chaque mois quelques jours avant l’envoi aux abonnés).
Un certain nombre d’acteurs en promotion de la santé ont déjà pu être identifiés sur les réseaux sociaux et pourront d’emblée être ‘invités’ via l’application Facebook à rejoindre la page d’ Éducation Santé , ou seront approchés via Twitter .
Les abonnés pourront y être invités aussi, via d’autres canaux de communication. Enfin, un public plus large pourra, s’il le souhaite, devenir fan de la page ou abonné à nos tweets.

ES : Ce projet n’est-il pas discriminatoire pour les non-utilisateurs de Facebook/ Twitter ?

S.T.: Toutes les précautions seront prises pour que ce ne le soit pas. En effet, une bonne partie des informations publiées sur la page peuvent se retrouver par ailleurs (et d’abord dans la revue et sur le site de la revue et ensuite sur d’autres sources d’informations extérieures à Éducation Santé ). C’est toute la force du multi-canal : les ‘lecteurs’ ont la possibilité d’accéder à une même information via le ou les canaux de communication qui leur conviennent le mieux. Certaines personnes ne fréquentent pas le site, mais se trouvent sur les réseaux sociaux: pourquoi se priver de pouvoir mettre en évidence une info, de faire un rappel concernant un événement, de proposer de la veille active? L’idée est d’aller chercher les utilisateurs là où ils se trouvent. De plus, les gens l’ignorent souvent, techniquement, les pages Facebook et les tweets sont accessibles pour consultation à tout le monde, même à ceux qui ne sont pas inscrits sur ces réseaux. Toutes les publications (articles, photos, événements) sont visibles sans inscription, mais il faut avoir bien entendu un profil pour laisser des commentaires ou réagir.

ES : Je me fais maintenant l’avocat du diable. Les réseaux sociaux, c’est pour s’amuser, pas pour travailler ! Votre page s’adresse avant tout à des professionnels, et beaucoup d’entreprises sont réticentes à l’idée que leur personnel ait la possibilité de consulter les réseaux sociaux pendant les heures de bureau. Que leur répondez-vous ?

S.T.: Les utilisations des réseaux sociaux sont multiples. Il y a bien sûr une utilisation purement ‘sociale’, récréative, qui est la plus connue. Mais les entreprises investissent également de plus en plus le web social à des fins de notoriété, de communication, de marketing…
Et pourquoi pas pour la promotion de la santé ? C’est ce que nous voulons faire: expérimenter ce nouveau canal de communication pour aller à la rencontre des professionnels et des ‘futurs’ pros, et même d’un public plus large. Éducation Santé a certainement une place à prendre dans ce paysage numérique.

Il faut savoir que d’autres utilisations des réseaux sociaux existent: à des fins pédagogiques, de veille, de networking, etc. Les frontières entre utilisations ‘récréative’ et ‘sérieuse’ d’Internet sont de plus en plus floues. Pensons aux serious games , qui allient objectif pédagogique et aspect ludique.
Enfin, la possibilité de publier du contenu multimédia (sur Facebook ) constitue également un argument positif pour utiliser cette plate-forme. Impossible d’avoir la même souplesse sur le site de la revue sans des investissements humains et financiers qu’elle ne peut pas se permettre.

ES : N’importe qui pourra s’exprimer sur la page ou adresser des tweets à la revue ? Allez-vous exercer un contrôle préalable sur les contenus et commentaires proposés par les internautes? Dans le cas contraire, ne craignez-vous pas des dérapages, assez fréquents sur la toile ?

C.F.: Notre page Facebook et notre compte Twitter possède plusieurs administrateurs, qui ont des droits étendus. Ceux-ci peuvent définir ce qui est permis ou non: poster une vidéo, des photos, commenter le mur, contribuer à un forum de discussion, etc.
Cela permet d’éviter tout ‘dérapage’ éventuel. En outre, nous avons placé en tête de la page un code de bonne conduite que les contributeurs s’engagent à respecter dans leurs commentaires et apports divers. Au départ, nous jouerons franchement le jeu, on verra rapidement s’il faut corriger le tir !

ES : Reste une question. Comment dois-je faire si je veux devenir ‘fan’ d’Éducation Santé ou suivre ses tweets ?

C.F.: C’est tout simple, il vous suffit d’aller voir sur https://www.facebook.com/revueeducationsante. Que vous soyez ou non membres de la communauté Facebook, vous pourrez juger vous-mêmes de l’intérêt de notre initiative. Pour Twitter, c’est sur twitter.com/EducationSante que vous pourrez nous suivre.
Venez nombreux, vous ne le regretterez pas !

Propos recueillis par Christian De Bock

(1) Nous lui ferons subir une refonte complète prochainement.
(2) Un tweet désigne un message court (140 caractères maximum) envoyé via Twitter.
(3) Pour faire simple, il s’agit de la génération qui est née avec le développement massif de l’informatique à partir des années 80.
(4) Ces beaux chiffres n’ont pas empêché l’action Facebook de perdre près de la moitié de sa valeur trois mois après son introduction en bourse…